Dans la tête d’un surdoué

L’émission démarre avec le témoignage de Thomas qui, non détecté jeune, s’ennuyait énormément à l’école. Mais il était un enfant très sociable, néanmoins. Il est dommage qu’il n’ait pas pu avancer à son rythme quand il était enfant.

Il s’est senti mieux quand on a repéré son QI et laissé avancer. Mais à l’université, les jeunes années d’ennui l’ont rattrapé, il n’avait pas acquis de méthodes de travail, indispensables pour le travail universitaire.

A 7 mn le journaliste interviewe J Siaud-facchin. Elle indique que le fonctionnement est singulier, particulier, qu’ il y a des caractéristiques au niveau de la dynamique de personnalité

On peut lire cet article scientifique de Franck Ramus sur le sujet

Les surdoués ont-ils un fonctionnement cérébral qualitativement différent?

Viennent ensuite des explications au sujet du QI.

A 12 minutes, ils font passer des tests à des enfants, ils ont pris deux groupes :

Le groupe des enfants « classiques » (2 garçons et 2 filles) et le groupe des enfants à haut potentiel (une fille et 4 garçons)

Les expériences sont intéressantes mais cela va être dur quand les enfants classiques vont voir la vidéo…

Bien sûr, on ne peut pas extrapoler et généraliser les résultats de ces expériences à toute la population. Ces expériences ne sont pas représentatives.

A 23 mn : Le journaliste indique que les enfants à haut potentiel ont des difficultés à se concentrer !

Pour l’expérience de la fabrication de la boîte, les enfants sont recrutés dans une école spécialisée, qui concentre certainement des enfants ayant des problèmes de concentration. Car il n’est pas du tout prouvé que les enfants surdoués ne sauraient pas se concentrer. Bien au contraire. Les enfants surdoués savent mieux se concentrer :

Etude de Pascale Planche, il est clairement écrit que les précoces inhibent mieux les distracteurs ! (p509 )

http://www.persee.fr/doc/psy_0003-5033_2000_num_100_3_28657

Ou dans L’expérience de Stroop les enfants surdoués ont des temps de réponse plus courts.

Mais heureusement, à 25 minutes, Nicolas Gauvrit a été interviewé. Il indique les nombreux biais que l’on connaît dans le domaine, et que les résultats des cliniciens sont largement biaisés et non représentatifs. Ils observent les enfants qui viennent consulter.

Alors que :

  • Les troubles sont moins présents
  • Pour les résultats scolaires, plus le QI est élevé, plus les résultats sont hauts

Pour visionner la vidéo, cliquer sur :

https://www.rts.ch/play/tv/dans-la-tete-de/video/dans-la-tete—-dun-surdoue?id=10173134&fbclid=IwAR3Se-RTjwFTRWzF_DEGj_Bm5Co64BYh_24RQxIog5Ni6fZjNaQX_XIE4uc

Quelques articles pour approfondir le sujet :

Les pompiers pyromanes

Le déficit d’inhibition latente

La pseudoscience des surdoués

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