Planète surdoués | Un espace d'information et de recherche sur la douance

Témoignages d’adultes – Page 5

Les adultes surdoués

J’ai créé cette page 5 pour que ce soit plus lisible, car la page 4 est assez longue. Merci à tous pour vos témoignages qui rendent ce site si vivant. j’ai aussi beaucoup d’émotions de vous lire , et je vous remercie de participer!  Continuons ce feuillet virtuel ! Augusto, j’ai visionné tous les spams ( j’en avais plus de 4000…). je note cette phrase de vous que je trouve excellente : « L’intelligence est considérée comme une maladie ? Répondez leur que malheureusement pour eux vous n’êtes pas contagieux. » !!!!! Même si je ne réponds pas à tous , par manque de temps, sachez que je lis tout évidemment pour approuver les commentaires, je tâche de corriger toutes les fautes d’orthographe, ne craignez pas d’en faire (je dis cela pour les dyslexiques). Il me semble que les interactions sont aussi importantes que les réponses que je peux apporter. Ce sont les témoignages , nombreux, qui permettront d’avancer et de faire comprendre aux incrédules que oui, nous existons ! et que nous sommes , somme toute, assez normaux…avec quelques caractéristiques en plus, ou en moins, comme tout le monde finalement. si vous lisez le blog, vous verrez un article sur la psychanalyse et les surdoués. N’hésitez pas à témoigner si vous avez eu des expériences  avec la psychanalyse.

Bien sûr, n’hésitez pas à lire mon livre « Des femmes surdouées » . Ce livre s’adresse aux hommes et aux femmes ! le chapitre 1 décrit la douance en général.

Les adultes à haut potentiel sont peu étudiés. Peu d’études relatent le devenir des enfants doués. Dans ce site je relate des témoignages d’adultes et j’en cherche toujours pour pouvoir mieux comprendre les adultes surdoués.

Je vais donner quelques pistes de réflexion dans lesquelles les personnes en questionnement peuvent  s’y retrouver. Tout en sachant qu’il faut se diriger  vers les psychologues compétents spécialistes de la question. Les psychologues peuvent vous faire passer un test pour adultes , le WAIS. Mais, comme pour les enfants, ce test est un paramètre, et un entretien clinique très approfondi avec un professionnel averti au sujet du haut potentiel sera indispensable pour bien tenir compte de tous les indices. Si vous rencontrez des professionnels qui ne vous proposent que de passer un test sans entretien, il vaut mieux chercher ailleurs.

Voici quelques caractéristiques qui correspondent aux adultes, c’est une liste non exhaustive et toutes ne sont pas forcément présentes.

Les adultes doués se présentent souvent comme des personnes que l’on remarque, que ce soit parce qu’elles sont très brillantes ou alors parce qu’elles sont très introverties, éteintes si on les compare à ce qu’elles étaient lorsqu’ils étaient enfants.. Ils ont quelque chose de spécial, mal défini mais présent.

Ils ou elles se questionnent sans cesse, ne sont jamais satisfaits, très exigeants pour eux-mêmes et pour leur entourage. Ils ou elles ont besoin de challenge.

Ils ou elles ont une grande mémoire.

Ils ou elles ont une grande sensibilité, une grande compréhension des autres, de la compassion, ou au contraire ils paraissent froids et distants.

Ils ou elles montrent une très grande susceptibilité.

Ils ou elles ont un caractère entier, pas de demi-mesure. Ils sont passionnés.

Ils ou elles ont un humour décalé, ils peuvent avoir des réflexions à côté de la plaque.

Ils ou elles présentent une grande curiosité, parfois dans des domaines étonnants.

Ils ou elles sont un peu « trop » en tout, dans des domaines très variés.ils sont caractérisés par leurs excès. Ils ou elles sont plus facilement dépendants , à l’alcool, aux drogues.

Ils ou elles peuvent se concentrer sur quelque chose avec une ténacité hors du commun jusqu’à ce qu’ils obtiennent ce à quoi ils croient intensément. La persévérance est une des grandes caractéristiques de ces adultes, ils ou elles sont sur motivés dans un projet s’ils ou elles sont sûrs d’avoir la bonne idée.

Ils ou elles développent une hyperesthésie (très réactifs au niveau des cinq sens, que ce soit l’ouïe, la vue, le toucher, l’odorat et le goût).

Ils ou elles ont une naïveté, un enthousiasme déconcertants parfois, qui peuvent  être pris à tort pour de l’immaturité.

Ce sont de très grands lecteurs, un ou plusieurs livres par semaine. Ce qui les rend très cultivés. Ils ou elles ont un langage, une façon de parler peu commune. Ils ou elles ont parfois appris à lire très jeunes, avant le CP.

Ils ou elles aiment apprendre les langues étrangères et les apprennent facilement.

Ils ou elles ont une grande imagination, une grande capacité de travail et de raisonnement.

Ils ou elles ne tolèrent  pas l’injustice, pour eux et pour les autres.

Ils ou elles s’adaptent rapidement dans le monde professionnel, mais s’y ennuient rapidement. En conséquence ils changent souvent de travail, d’où une certaine instabilité et insatisfaction permanente.

Ils ou elles ont souvent de bonnes intuitions mais en même temps peuvent douter de tout et surtout d’eux-mêmes, car ils ont une grande lucidité sur tout.

Ils font preuve d’une grande créativité.

Ils ou elles sont en réussite malgré une adversité flagrante.

Ils ou elles somatisent à l’extrême face aux difficultés de la vie.

Ils ou elles ressentent un ennui profond.

Dans leur vie, ils ou elles ont vécu des histoires peu banales, hors des sentiers battus, ceci dû à leur extrême curiosité.

Ils ou elles manifestent  peu d’importance aux différences d’âges dans leur relations et leurs amitiés.

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78 Comments pour Témoignages d’adultes – Page 5

Nadine Kirchgessner | 17 avril 2015 à 20 h 57 min

Agnès , au diable la prudence car vous êtes un poète, je dis poète car le mot poétesse n’est pas très joli!
à vous lire on ressent avec vous la plénitude que vous inspire ce que vous lisez sur le site…alors MERCI

Sylvain | 14 août 2015 à 13 h 35 min

Bonjour,

Je sais que l’article n’est pas récent mais en le lisant je me suis dis qu’il fallait que je laisse un commentaire en bas de la page. Je suis un (jeune) adulte de 20 ans. Je suis tombé par hasard sur ces articles et ces « traits » qui peuvent être communs aux adultes surdoués. Personnellement je ne me suis jamais considéré comme surdoué ou encore meilleur que les autres. A l’école je me suis toujours ennuyé profondément, il fallait donc que je fasse toujours le pitre afin de rester « éveillé » si je puis dire. J’ai toujours été un grand lecteur, un être pourvu d’une grande imagination et encore aujourd’hui c’est le cas … Le monde m’ennuie profondément, j’ai l’impression de ne pas comprendre comment être heureux ici-bas. Je m’invente des mondes dans lesquels je deviens une autre personne, cela permet de m’évader un peu mais le retour à la réalité est toujours difficile et complexe … Est-ce là la preuve d’une intelligence ? Je n’en sais vraiment rien. Le fait est que je me reconnais dans de nombreux traits : un humour décalé que peu de personne comprennent ? Pour ma part c’est tout moi. Mon cerveau est toujours en ébullition, je ne peux m’empêcher de me questionner sur tout et sur rien à la fois … Je « capte » très bien les personnes autour de moi, comment elles fonctionnent, les rouages de leurs esprits, ect … Je ne sais même pas comment l’expliquer. Je suis également « trop » en tout et d’une persévérance sans fin lorsque j’estime que l’idée correspond au souhait de mon cœur. Et pourtant malgré tout ces traits qui semblent me décrire avec une précision quasi chirurgicale … eh bien je me dis que ne suis pas quelqu’un de très doué. Les autres me disent que j’apprends vite, très vite, ils sont parfois envieux de ma mémoire, ect … Néanmoins ils réussissent autant que moi si ce n’est plus (en travaillant beaucoup plus aussi … Je précise que je suis étudiant en sciences humaines). Les gens ne cessent de parler du QI, je n’en ai jamais fait, il faut dire que je ne comprends pas la logique même … Pour moi rien n’est logique et un chemin unique n’existe pas, il y a des possibilités multiples et nombreuses qui s’offrenù à la vie. Je trouve le QI bien réducteur d’où ma réticence d’en passer un … Je pense sincèrement que l’intelligence passe par une autre voie comme la sensibilité par exemple dont je fais preuve, ect. J’aimerais parler avec quelqu’un, je me sens seul et incompris, je n’ai jamais parlé de tout cela à ma famille proche ou bien à mes amis …

Nadine Kirchgessner | 18 août 2015 à 23 h 50 min

Bonjour Sylvain, merci pour votre commentaire très touchant. je pense que vous semblez avoir certaines caractéristiques de douance. continuez à lire le site et les témoignages, vous trouverez des réponses, peut-être et parlez-en à vos proches, si possible. Si c’est impossible, n’hésitez pas à parler avec nous. Etre à haut potentiel, ce n’est pas être « meilleur que les autres ». vous pouvez en parlez à un professionnel avisé et peut-être passer le test un jour ? en prenant ce test pour ce qu’il est, un test d’efficience intellectuelle.

lili | 26 août 2015 à 15 h 16 min

Bonjour,
Je ne sais pas quoi penser, et surtout je n’ose pas retourner consulter en proposant une piste à ma psy…
Je me reconnais beaucoup dans ce profil que vous dressez, et je me reconnais beaucoup dans mon fils, pour qui j’ai commencé à me renseigner sur ce sujet.
Par contre, je ne me sens pas vraiment plus intelligente que les autres. Plus lucide, plus terre à terre même si extrêmement rêveuse, en décalage, incomprise, angoissée, oui… intelligente pas plus que la moyenne… et souvent gauche et à côté de la plaque ça oui… ce qui ne me donne pas franchement confiance en moi… je ne me sens pas particulièrement douée dans le regard des autres quoi 😉
Pour mon fils, il a 7 ans maintenant, c’est pareil, je le reconnais dans la plupart des signes de reconnaissance que l’on trouve sur les différents sites sur le sujet, mais il n’a pas su lire avant le CP, et je n’ai pas l’impression que ça l’intéresse plus que ça. Par contre il est très curieux, très en décalage, il s’exprime très bien depuis bébé, très sensible,… je me fais du souci pour lui, il a du mal à se faire des amis lui qui allait facilement vers les autres, il commence à avoir des tics (cligne des paupières et racle sa gorge par épisode)…
Bref, je suis preneuse de conseils… pour lui, et pour moi aussi… en recherche de bien être… de moi même…
Merci de m’avoir lue.

Nadine Kirchgessner | 28 août 2015 à 23 h 00 min

lili si je puis me permettre , vous pouvez passer des tests tous les deux et vous saurez, tout simplement. Tous les enfants à haut potentiel n’apprennent pas à lire avant le CP.

Lili28 | 28 août 2015 à 23 h 53 min

Comment presenter les choses au papa ? Les relations entre lui et son fils sont de plus en plus difficiles. Il le trouve trop sensible et ne le comprend pas. J’ai essayé de lui parler d’une possible précocité… mais il ne m’entend pas. Avez vous des conseils ?

Cyclobearnais | 30 août 2015 à 21 h 13 min

Si je peux me permettre: il n’ « entend » pas, ou bien il n’ « écoute » pas? Si mon commentaire paraît déplacé, c’est parce que cette question a eu (et a toujours) son importance dans mon cas (et est toujours d’actualité pour beaucoup de sujets, même banaux).

lili | 2 septembre 2015 à 18 h 10 min

Bonjour Cyclobearnais,

Le papa a accepté de lire quelques articles, dans lesquels il ne reconnaît pas spécialement son fils… Maintenant, il ne comprend pas les réactions émotionnelles en général, là où je vois de la sensibilité, il voit de la faiblesse, là où je vois de l’angoisse, il voit de la faiblesse, là ou je vois de l’excitation, il voit un comportement inadapté. Il oublie souvent que son fils n’a que 7 ans, et ne le comprend pas dans ses attitudes. R. passe du rire aux larmes assez facilement, et vice versa, il s’attache aux souvenirs en tout genre, et parfois tellement dans son monde qu’il ne nous entend plus,…
Je suis vraiment preneuse de conseils, je ne pense pas aller faire le test. La psy que l’on a vue l’an dernier me dit que ce n’est pas nécessaire tant que ça ne le gêne pas dans ses apprentissages…

stef'd'anie | 5 octobre 2015 à 10 h 13 min

Bonjour,
Je suis en pleine découverte de ce que je peux être et je vis un rêve.
Quand cette possibilité a été évoquée, j’ai eu l’impression qu’un voile se déchirait devant mes yeux et que j’avais enfin compris ce que je faisais sur terre.
Je suis heureuse même si du chemin reste à parcourir.

Nadine Kirchgessner | 8 octobre 2015 à 11 h 57 min

Heureuse pour vous stef’d’anie ! Le chemin est beau même s’il ne sera pas toujours forcément facile. Mais quand c’est trop facile…ce n’est pas forcément intéressant ! Lisez les autres témoignages si vous voulez.

isabelle | 20 octobre 2015 à 22 h 53 min

Bonjour,
Je viens d’être diagnostiquée HP à l’âge de 50 ans; Cette description correspond vraiment et je dois dire que cela me fait beaucoup de bien de pouvoir mettre un nom sur mon atypie
Merci à vous

Nadine Kirchgessner | 24 octobre 2015 à 18 h 18 min

merci beaucoup Isabelle !

Lila | 26 octobre 2015 à 4 h 57 min

Bonjour

Je n’ai pas eu le courage de lire tous les commentaires. Je le ferai. J’avais néanmoins envie/besoin de faire part de mes doutes.

J’ai eu une scolarité assez facile. Même à la fac j’ai obtenu de bonnes notes sans forcer j’ai frôlé la mention bien, dommage. J’ai réussi le CAPES de SVT «par hasard» j’avais arrêté la prépa quelques mois avant et ai passé l’écrit de peur qu’on me demande de restituer la bourse versée. Et puis j’ai eu l’oral. Mal classée. Genre 638ème sur 650 admis cette année là.
J’ai démissionné au bout de 2 ans. Depuis j’ai enchaîné les petits boulots alimentaires et les reprises d’étude. D’abord un DEA de paléontologie à 25 ans. Obtenu mais mal classée. 10ème sur 15, pas le droit de postuler à une bourse dans mon école doctorale. J’ai mis des années à cesser les regrets. Ma seule consolation étant qu’en fait je n’avais certainement pas les capacités de travail pour y arriver.
Ensuite un master gestion des eaux à 32 ans. Je redoutais que ce soit difficile, d’être perdue, ramolie face aux jeunes aiguisés par la fac. J’ai donc travaillé beaucoup et fini major.
Puis 4 ans dans une association d’éducation à l’environnement, mon plus long travail. J’ai réalisé que je n’étais pas faite pour travailler avec les autres. Alors me voici une fois encore sur les bancs de l’école pour être agricultrice.

Mes relations aux autres sont assez complexes depuis toujours. Comme pour le travail, l’enthousiasme des débuts fait place à l’ennui et à la déception. Je supporte assez mal le manque de finesse général. Dans mon dernier travail je supportais de plus en plus mal l’espèce de petit chef au dessus de moi. Incompétente selon mes critères et pourtant si sûre d’elle et de sa valeur professionnelle. J’ai choisi de garder certains amis que j’apprécie même si je n’ai pas vraiment grand chose à dire. C’est plus facile avec ceux qui parlent tout le temps, il suffit de les écouter.

Mon couple a explosé. 7 ans, la plus longue relation. Nous avons vu une psy pendant un an et demi. Une femme géniale, fine, intelligente, percutante.
J’avais vu des psys déjà. Aucun comme elle. Elle m’a dit plus d’une fois que jamais dans son cabinet les gens ne saisissent si vite. Parfois j’allais trop vite et je la perdais. En parallèle au détour d’une conversation une amie d’enfance retrouvée m’a dit être haut potentiel sans expliquer car son propos était ailleurs. Cette info m’a marquée. J’ai lu «Trop intelligent pour être heureux» j’ai reconnu certaines choses et pas d’autres. Notamment cette pensée en arborescence. J’ai amené cette idée à la psy plusieurs fois (victime d’un pervers narcissique je voyais la une piste) elle a un peu botté en touche. Me confirmant juste que j’ai une sensibilité peu commune et me parlant de zebra l’association a Marseille.

J’ai un peu continué à creuser. Les gens auxquels j’en ai parlé pensent que c’est possible, très possible. Pour ma part j’y crois de moins en moins. Notamment cette pensée en arborescence. J’ai récemment questionné sur ce point le blog du petit zèbre et je confirme que je ne suis pas comme ça.

DOnc pas de pensée en arborescente, pas la moindre trace de «génie» dans un domaine. Touche à tout, je réussis un peu tout ce que je fais, mais je ne vais jamais loin. La certitude d’être intelligente mais pour quoi faire ?Juste le sentiment d’un énorme gâchis. Je suis capable de tout faire mais je n’ai rien réussi.
Et puis ce mal être quasi-permanent. Ce léger décalage qui fait qu’on ne se sent pas comme il faut. Toujours douter de ses capacités quand ceux qui font moins bien sont sûrs d’eux. Cette hypersensibilité qui fait vivre très mal les événements difficile. Cette sensibilité longtemps cachée (pas question qu’on me voit pleurer pendant un film par exemple) finit par déborder depuis 3 ans que je suis maman.

Alors voilà de plus en plus convaincue d’être juste normale et pas très heureuse, je ne peux pourtant pas me sortir cette idée de la tête depuis deux ans : et si… ?
Sans y croire j’ai juste l’espoir d’être sauvée par un diagnostic extérieur qui viendra me dire que c’était pas vraiment de ma faute. Et quelle peur face à ça. Si «j’echoue», non seulement je ne suis qu’une personne légèrement dépressive, mais en plus j’ai eu la présomption de croire en cette intelligence qui ne serait «que» normale.
Je crois pourtant qu’il faudra que je passe le test bientôt. Car j’ai beau trouver tous les preuves que je ne suis pas surdouée, je suis incapable d’oublier l’idée. Et surtout pour mon fils qu’une amie trouve terriblement ressemblant au sien, récemment diagnostiqué, quand il avait son âge !

Mon témoignage (trop long) n’apportera rien sur la douance (puisqu’on ne sait pas si je le suis) mais ça m’a fait du bien de trouver ici un espace où formuler enfin tous ces doutes.

Nadine Kirchgessner | 27 octobre 2015 à 23 h 08 min

Merci Lila pour votre témoignage et votre confiance. Je suis stupéfaite que vous puissiez penser ne pas être à haut potentiel à cause de la pensée en arborescence que vous n’auriez pas… L’arborescence n’est pas un concept scientifique…les concepts scientifiques sont la pensée divergente et la pensée convergente. Vous pouvez envisager de passer les tests car vous en avez certaines caractéristiques, mais il vaut mieux rencontrer un psychologue qui connaît la douance.
quelques articles :
http://planetesurdoues.fr/index.php/2014/11/30/pensee-divergente-pensee-convergente/
http://planetesurdoues.fr/index.php/2015/05/05/raisonnement-divergent-et-raisonnement-convergent/
http://planetesurdoues.fr/index.php/2014/04/30/arbore-sens/

Lila | 13 avril 2016 à 21 h 51 min

Bonjour Nadine

Grâce à vos encouragements j’ai enfin passé les tests la semaine dernière. J’ai eu les résultats aujourd’hui. Je suis donc un adulte HP. Avec un QI très élevé. Là tout de suite je suis un peu perdue. En fait c’est une confirmation de ce que je ressentais sans vouloir ou oser y croire.
J’imagine qu’il va bien falloir que je trouve que faire de cette info.
En attendant je voulais juste vous remercier. Et venir éclairer mon témoignage précédent par cette confirmation.

Lila

Cam's | 6 novembre 2015 à 3 h 35 min

Bonjour,

J’ai découvert par une de mes tantes qui m’a offert en 2009 le fameux livre qu’on ne présente plus « trop intelligent pour être heureux » ce que suggère « le profil général » d’un adulte HP . Voila la réponse, ou plutôt l’excuse sur laquelle je peux dorénavant me glisser pour dénoncer ma situation actuelle : 25 ans, solitaire, terriblement angoissé sur à peu près tout, le corps, les battements de mon coeur, l’obscurité du sommeil, les milliards de pixels se culbutant lorsque je ferme les yeux, l’avenir du monde, du mien, les mystères de la physique, l’origine de « l’univers » et de ce semblant de réalité qui défile de manière inexplicable, les relations humaines etc etc… Je suis différent c’est pour ça que je n’y arrive pas ! STUPIDE ! je suis fou? Certainement… différent? On l’est tous pas vrai? alors pourquoi plus qu’un autre? pourquoi à 2h du mat’ je crois que poster un ridicule assemblage de mots qui ne définit rien d’autre que ce qu’il me passe par la tête à cet instant ( et les mots ne suffisent jamais on le sait tous…) me soulagera de cette nouvelle douloureuse insomnie?

Je suppose que chaque « HP » a ses propres particularités, plus ou moins prononcées, ( j’ai fait le WAIS en Mars dernier, le test hors de prix pour adulte en perdition, et il a été établi que j’avais un « profil HP » QI > ou = à 130 soit 2% de la population selon la répartition normal blabla on s’en branle) je ne considère pas par exemple posséder une mémoire hors norme, ou une capacité à raisonner génialissime, mais je suis certain d’être constamment foudroyé par ce qui se passe autour de moi, par chaque son, chaque regard, mot, expression, odeur etc… les informations déferlent à une telle vitesse que bien qu’ayant parfaitement analysé la situation, je reste un simple observateur submergé et rêveur, affecté par chaque détail. Et lorsque le moment est venu pour moi d’agir, de m’intégrer à ce monde de finesse : les détails sont trop nombreux, les imperfections trop compliquées à enduire de vérité (ma vérité, qui n’est pas la vérité, qui ne veut rien dire mais qui s’apparente à ce que me dicte mes instincts). C’est ainsi qu’établir des relations a toujours été pour moi une difficulté immonde, pas par simple manque de confiance en moi, timidité naturelle (bien que ce soit aussi effectivement le cas) ou tempérament solitaire, non, par ce problème d’analyse, de précision dans l’attitude, de sensibilité à respecter, et ce souci de montrer tout sauf ce que je suis, car j’admets par vanité que ce que je perçois du monde n’affecte pas autrui avec autant puissance que cela me transperce. Par « ce que je suis » je ne parle pas d’un univers infréquentable de talents innés, de connaissances fantastiques que je ne révèlerai jamais par modestie, « ce que je suis » est simplement un capteur biologique sensoriel submergé d’informations qui ne sait comment les traiter, autrement dit pas grand chose.

J’ai le sentiment que le problème majeur sur la « précocité » (et ce que je dis est purement subjectif (bien entendu) puisque cela fait référence à mon vécu) est la structuration de la personnalité lors des premières années de la vie. Cette hyper sensibilité qui me conduit jusqu’à l’angoisse physique et l’hyper vigilance est la conséquence de ma structuration d’Homme et amplifié par ma personnalité « haut potentiel ». Je ne suis pas sur un divan et ce serait trop prétentieux et inutile d’expliquer en quelques lignes ce que je crois être dans mon vécu les explications cohérentes qui ont déterminé ce que je suis aujourd’hui, mais tout ça pour dire qu’il y a une chose qui me semble (et que je n’ai pas malheureusement) primordiale, vitale, peu importe l’adjectif, pour vivre un minimum correctement ou au moins mener à bien en toute sobriété des projets, des loisirs, des rencontres etc… : la confiance en soi, et dieu sait qu’un HP doute de tout puisque extrêmement lucide, mais je pense que la lucidité ne devrait pas être immanquablement une route qui conduit à l’angoisse (et par angoisse je ne parle pas de sueur, de gorge nouée ou de connerie de stressé hypochondriaque, je parle de terreur, de noir, d’impasse infranchissable), elle s’acquiert à mon avis soit par un travail de résilience (mais comment bordel de merde?), soit par autorité et bienveillance transmise d’une figure parentale (dans l’enfance/ pré adolescence) qui amène à un sentiment de sécurité, et ce sentiment de sécurité permet d’être inconsciemment persuadé pour la suite que la tranquillité existe, donc que nos efforts ne sont pas toujours vains, donc on est plus amené à avoir confiance en ce l’on fait… blabla je pars un peu loin dans mes explications d’homme torturé, qui sont sans doute erronées héhé, mais bon on est ici pour ça?

bref je m’arrête là !

ps 1 : merci à vos commentaires qui ont rendu pour une fois plus cool ma solide insomnie

ps 2 : désolé pour l’orthographe, contrairement à ce qui est dit des « surdoués » en haut de cette page, non je ne suis pas un grand lecteur, bien qu’extrêmement curieux donc les deux ne sont pas incompatibles, donc mon manque de lecture me fait écrire souvent des énormités par manque de connaissance.

ps 3 : j’ai bien peur que mon mal de vivre, comme celui de Barbara, ne disparaisse que justement le jour de ma disparition, hélas…

alicebyss | 26 novembre 2015 à 13 h 10 min

Je ne pense pas écrire quoi que ce soit qui n’ait pas déjà été dit, je me poserai ce soir pour tout lire.
Je me sens moins seule…mais où êtes vous tous :(?
En ce moment je me sens si décalée que du haut de mes 38 ans j’ai arrêté de lire arrêté de me cultiver bloqué toutes ces parties de moi car avec qui échanger? avec qui en parler?
Avant j’en parlais à mon (maintenant ex) mari mais depuis notre séparation, c’est simple, je n’ai aucun échange réellement intellectuel de façon continue, assez constant pour m’aider…..
Je me demande à quoi ça sert d’être surdouée si c’est pour avoir un travail moyen, une vie moyenne, et d’être seul….sûrement on pourrait faire qqch de mieux de ces capacités? Au lieu de ça je ne vois que la souffrance que cela m’apporte, surtout au niveau de mon empathie qui est ingérable (humains et animaux).
Merci de m’avoir lue…

Nadine Kirchgessner | 5 décembre 2015 à 8 h 50 min

Merci Alicebyss, vous pouvez peut-être rejoindre un groupe de surdoués sur des fora, ou intégrer une association comme Mensa pour échanger avec d’autres. Mais ne cessez pas de vous cultiver ! Etre surdouée va vous aider à remonter la pente. Sachez que vous avez en vous de grandes capacités de résilience.

@ Cam’s , le « fameux livre qu’on ne présente plus « trop intelligent pour être heureux » comme vous dîtes, vous a donné des pistes pour croire qu’être surdoué est une catastrophe. J’en suis désolée pour vous…Il faut savoir que ce n’est pas tout à fait la vérité. les données scientifiques remettent en cause ces fausses croyances. Ce n’est qu’un livre, et ce n’est pas l’évangile (même l’évangile n’est pas la vérité)… Il vaut mieux lire plusieurs livres. Vous l’énoncez très bien d’ailleurs : « Voilà la réponse, ou plutôt l’excuse sur laquelle je peux dorénavant me glisser pour dénoncer ma situation actuelle… » Votre assemblage de mots n’est pas ridicule et les mots suffisent parfois à expliquer et à aller mieux. Je vous suggère d’intégrer votre douance en POSITIF. Même si vous avez « raté » entre guillemets vos premières années de vie car ne sachant pas votre particularité, (mais n’est-ce dû qu’à cela ? ) vous le savez aujourd’hui et il ne tient qu’à vous d’en faire quelque chose de POSITIF. Je sais, ce n’est pas facile. Croyez-moi, il n’y a aucune raison pour que vous n’ayez pas confiance en vous, surtout en sachant aujourd’hui que vous avez de grandes capacités. Votre sensibilité ne doit pas être un moins mais un plus, à vous d’en faire quelque chose ! Je vous suggère de lire de la littérature si vous avez des insomnies et de lire tout mon site et surtout cet article :
http://planetesurdoues.fr/index.php/2012/09/17/penser-differemment-a-manier-avec-precaution/
bien à vous
j’ajoute ces publications , vous aurez plus d’informations…observez les dates…
http://planetesurdoues.fr/index.php/publications-scientifiques/que-sont-les-enfants-doues-devenus-1996/ (1989 première parution)
http://planetesurdoues.fr/index.php/publications-scientifiques/itineraire-de-ladulte-doue-une-indicible-desolation-interieure-a-adda-2003/

Laure | 2 mars 2016 à 22 h 21 min

Bonjour.
J’ai 35. Je suis suivie en psychiatrie depuis 2001, reconnue adulte handicapé et travaillant avec la RQTH. « Coupée » du monde réel entre 2003 et 2010: hospitalisations (psy) et foyer de vie. Sous traitements neuroleptiques, mais aucun diagnostic posé: je présente des symptômes d’un peu toutes les maladies psy. En couple depuis 4 ans (mon compagnon n’a aucun trouble psy), nous voulions un enfant. Traitements arrêtés, « la grossesse protège », j’ai refusé la reprise préventive des traitements sur les dernières semaines de la grossesse. Ma fille a 7 mois, je n’ai AUCUN symptôme d’une quelconque pathologie.
Je dis que depuis la naissance de ma fille, « j’ai acquis des certitudes, des assurances en la vie et en moi, mais que pour l’instant je ne sais pas encore vivre avec ça ». Avec pas mal de « dommages collatéraux » dans mon entourage, et aussi dans mon travail (reprise après 8 mois d’absence, je travaille en milieu ordinaire). Je vis dans un bouillonnement perpétuel de pensées, je m’empêtre dans mes mots, je veux être sur tous les fronts, j’analyse mes paroles et mes actes pendant les conversations, analysant les mots/propos/gestes… de mes interlocuteurs, « j’interprète », bref les journées sont épuisantes, le soir je me couche et j’appuie sur le bouton off pour dormir. Je vis surtout avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête: est-ce que je perds pied avec la réalité? Est-ce que je ne suis pas vraiement malade? est-ce qu’il va me falloir de nouveau des traitements? Et ma fille? Et mon compagnon?
Il y a quelques jours, à force de circonvolutions internes, une idée: « et si j’étais surdouée? » Je me renseigne sur Internet, et j’ai l’impression de correspondre aux descriptions des « adultes surdoués ». Je n’ai pas encore parlé de cette hypothèse à ma psy. Ceci dit, partant de cette hypothèse, depuis quelques jours je me positionne différemment face à mon entourage. Et comme par magie, ça va mieux.
C’est comme si, depuis l’arrêt des neuroleptiques, je conduisais une voiture avec un brutal turbo, sans que j’y sois préparée, un booster ultra puissant, qui me fait causer bcp d’accidents; j’arrive peu à peu à maitriser la voiture, j’ai encore des accrochages et des dérapages par-ci par-là.

Si vraiment je suis « sur-stimulée », je m’interroge:
1/ Comment savoir vraiment? Qui consulter?
2/ Comment aborder la question avec mon compagnon?
3/ avec ma famille (ils sont très impliqués depuis la découverte de mes « problèmes », j’ai peur qu’ils vivent mal de n’avoir pas su « le voir »
4/ j’ai lu que c’était héréditaire: je m’interroge sur plusieurs personnes dans mon entourage proche (1 ado, 1 enfant 6 ans, entre autres, qui souffrent actuellement)
5/ Et bien sûr ma fille. Elle n’a que 7 mois, mais elle a des comportements depuis sa naissance qui m’interpellent. Une capacité d’observation, d’adaptation, de communication(ou non d’ailleurs)… qui me semblent trop précoces. D’ailleurs tout le monde la trouve précoce, plus elle grandit plus les personnes extérieures le remarquent aussi. Ça me fait peur, pour elle plus tard bien sûr (je sais comment j’ai souffert avec les autres enfants). Si c’est le cas, j’aimerais savoir/pouvoir l’accompagner d’une manière adéquate pour tous.
Voilà, je ne sais pas si je peux trouver ici des réponses à ces interrogations, mais ça fait du bien de le partager.
Merci

Nadine Kirchgessner | 7 mars 2016 à 12 h 20 min

je vous conseille de consulter un médecin psy qui connaisse le haut potentiel. il y en a peu , interrogez les associations pour avoir des adresses.
des hauts potentiels sont mal diagnostiqués, parfois.

Amandine | 25 mars 2016 à 5 h 16 min

Bonjour Nadine, cet article est visiblement assez ancien, mais je ne peux pas m’empêcher d’y réagir. Je viens à peine de tomber dessus et j’ai fondu en larmes à la lecture des caractéristiques que vous décrivez. Elles me correspondent presque toutes (à part l’adversité flagrante, car j’ai eu la chance de naître dans un environnement non-défavorable), mais c’est bien la première qui m’a le plus touchée. J’ai eu un éclair de lucidité et soudainement toute ma vivacité, ma joie et mon exubérance de quand j’étais enfant me sont revenues. Je pense pouvoir dire sans trop me tromper que j’étais une enfant solaire, je suis désormais une jeune adulte éteinte. Introvertie au maximum. C’est assez simple, malgré mon excellence académique et « ma finesse d’analyse » louée par mes professeurs, je n’arrive tout simplement pas à interagir avec les autres -comme si il me manquait des clés de lecture que tout le monde aurait acquises il y a bien longtemps, mais que je n’ai jamais réussi à intégrer. Pour résumer, je parle couramment trois langues et en apprend deux autres en ce moment, mais je ne comprends pas l’humain. Je reste cependant pas trop mauvaise quand il s’agit de « faire semblant » et de reprendre des codes d’interaction pour être normale, mais c’est un déguisement qui devient parfois bien trop lourd à porter…
Le pire, c’est que ma réussite académique est perçue comme une obligation au bonheur par de nombreuses personnes -si je suis si « intelligente », de quoi je me plains? Je dois être forcément heureuse, non? Ce qu’ils ne semblent pas comprendre, c’est que si on me disait que pour décrocher une petite amie j’avais le choix entre écrire un essay en anglais et aller à une fête pour flirter, je choisirai largement l’essay.
Autrement, hyperesthésie, curiosité, créativité, ténacité, mémoire, (hyper)sensibilité, somatisation, ennui, tout y est (et encore je ne parle pas de questionnement et de doute, je pense que ça paraît évident à la lecture des lignes précédentes). Je n’ai jamais été testée en revanche: la possibilité que je sois surdouée est quelque chose que j’ai toujours enterré au plus profond de moi-même, et démenti quand mes proches me décrivaient comme telle. C’est une différence dont je ne voulais pas, et que je ne suis toujours pas sûre de vouloir. Je sais qu’au contraire je devrais essayer de l’embrasser et d’en tirer parti, mais ce serait tellement plus simple si je pouvais fonctionner comme tout le monde.

Nadine Kirchgessner | 1 avril 2016 à 12 h 47 min

Bonjour Amandine, je suis touchée par ce que vous écrivez. Il me semble que vous ne pouvez pas « vous changer » et il n’y a qu’une seule chose à faire, selon moi, vous acceptez, acceptez qui vous êtes. Vous verrez, cela améliorera toute votre vie et vos relations aux autres. Dirigez-vous vers des gens qui vous ressemblent ou qui vous accepteront telle que vous êtes ! Et apparemment, si j’en crois ce que vous nous écrivez, vous avez d’énormes qualités. Ne cherchez pas à être comme tout le monde ! Chacun est unique ! retrouvez votre exubérance d’enfant !

Nadine Kirchgessner | 14 avril 2016 à 11 h 01 min

Merci Lila, votre témoignage est super, et j’espère que vous allez doucement intégrer ce nouveau paramètre. Lisez tous les commentaires et mon livre aussi « Des femmes surdouées » ! Votre témoignage est hyper intéressant. On voit bien comment cette invention de l’arborescence trouble les esprits. Il était évident, au vu de votre récit de vie que vous aviez de grandes capacités. On voit bien aussi qu’il faut lire les informations pertinentes, et pas forcément celles qui sont sur-médiatisées. Aujourd’hui, vous ne douterez plus, et c’est déjà énorme. Vous avez un sentiment de gâchis, je le comprends, mais objectivement, relisez votre histoire, et vous verrez que vous êtes un peu pessimiste, non ? Avec tout ce que vous avez réalisé, et avec une meilleure confiance en vous grâce à ces tests, vous verrez que cela ira mieux. Mais il faudra un peu de temps pour bien les comprendre et en faire quelque chose de positif. Et trouver peut-être votre moitié. je vois que vous avez un enfant de 3 ans , observez-le bien . Déjà, votre témoignage est ultra positif pour tous mes lecteurs et lectrices ! Et cela me rebooste pour ma journée !

http://planetesurdoues.fr/index.php/biblio/
http://planetesurdoues.fr/index.php/2015/12/15/uberisation-de-la-psychologie/
http://planetesurdoues.fr/index.php/2014/04/30/arbore-sens/

Vincent | 17 avril 2016 à 0 h 39 min

Bonjour à toutes et à tous,

Ma tête grouille grouille tellement j’ai de choses à en sortir..

Effectivement comme bon nombre de personnes ici présentes, l’introduction sera la même. Ce désir de prouver à soi ou aux autres que nous sommes surdoués est- il la question la plus existentielle qui soit ?

Moi-même ayant une seule peur dans la vie, qui se résume à un mot :
« La mort » (représentée par le néant)

La question est simple, le plus important est dans l’image de soi ou l’essence de soi ?

Bref, une chose qui me freine tant à faire un test de QI est la suivante :
– Je pars du Postulat que personne n’est meilleure qu’une autre, toute personne a ses qualité et ses défauts, il n’y a pas de personnes meilleures ou moins bonnes qu’une autre, tout est une question d’expérience et de volonté.
– En clair, le pouvoir de l’évolution est plus fort que notre matière première.
– On en revient toujours à se poser la question, qui est le plus fort « pouvoir » ou « vouloir » ?

A cause de cela, je ne souhaite pas faire de test car je ne souhaite pas me comparer et pouvoir me distinguer des autres.

Maintenant que je l’écris moi-même, je me rends compte que c’est finalement une second peur que j’ai et qui nous anime tous dans ce monde « la peur de l’abandon ». Nous souhaitons tous appartenir à un groupe, raison pour laquelle nous sommes ici en train de nous regrouper sur ce site pour se retrouver avec des personnes semblables à nous.

La question plus existentielle qui me semble en ressort, le plus important est l’union ou l’originalité.
La réponse est évidente quand on l’a dit, l’union dans notre originalité. Mais où s’arrête ou commence l’union, ou s’arrête et comme l’originalité. Question bien souvent décrite dans les commentaires précédents.

Pour revenir au sujet du test du QI qui me trouble particulièrement, il y a 2 solutions possibles :
– Le test est réussi, nous nous sentons soulagé d’apprendre notre différence sachant qu’elle est connue et qu’on va pouvoir se rapprocher de personnes semblables qui nous permettront de nous sentir moins seules et comprises
– Le test est raté, et nous sommes d’une part « pas différent » grâce à notre intelligence, mais en plus pas si intelligent que cela et toujours « différent » donc c’est qu’on est idiot ? Cette remarque est brute mais c’est mon ressenti personnel

Une grosse pression s’accumule avec cette peur de ne « pas être intelligent » et donc d’expliquer sa différence. Maintenant si je prends du recul sur ce que je viens d’écrire et par conséquent, pour contrôler ses limites il faut d’abord accepter de s’y confronter et pour cela de les reconnaître, donc j’ai moi-même ma réponse à ma question.

Après avoir éluder cette introduction si dure mais nécessaire à transcrire, je pense que je vais vous partager moi-aussi quelques bribes de ma vie qui est un labyrinthe et un abyme de situation peu banales. Moi-même on m’a souvent dit que je pourrai écrire un livre avec tout ce que j’ai pu vivre.

Je ne sais pas par où commencer alors je démarrerai par une différence que je dénote pour ma part avec les autres personnes écrivant ici-présentes.

Je ne manque en aucun cas de confiance en moi, mais je n’appellerai pas cela de la confiance en moi, mais plutôt de l’annihilassement de la portée de la vision d’autrui sur ma personne. En clair, l’impact d’autrui à mon égard s’est envolé avec l’événement le plus marquant de ma vie.

Je suis passé près de la mort. Il y a maintenant plus de 8 ans de cela, et j’en ai aujourd’hui 31.

Ce bouleversement dans ma vie m’a emmené à aller voir une thérapeute.

Moi-même avant cet évènement idiot comme je l’étais, je me pensais assez grand et fier pour être capable de gérer les situations que je pouvais rencontrer dans la vie. (En ayant vécu des moments dans le passé également assez difficiles « abandon », déracinement & solitude, suppression de valeurs, indépendance à très jeune âge, perte d’ami proche du jour au lendemain, soutien de personnes en vivant avec mon ex où sa Maman était atteinte d’un Cancer pendant 2 ans et décédant suite à cela, et on en restera là pour le moment)

J’ai donc été voir cette thérapeute car mon « corps » me lâchait littéralement sur mes capacités à encaisser ce coup dur de la vie.

Je vous explique, je me suis retrouvé devant cet enfant de 10ans qui s’appelait Vincent comme moi… Qui m’a exposé un dilemme qui a changé ma vie à tout jamais. Cette phrase… Nous étions sur le bord de la plage, il est arrivé en pleurant et en disant « J’ai mon Papa, ma sœur et ma cousine qui sont en train de se noyer, pouvez-vous prévenir les secours ? » tout cela en me montrant du doigt la cabane des sauveteurs déjà fermée à la tombée de la nuit, et là j’ai parcouru 200 mètres en courant (sachant que je mettais lever à 6h du matin pour travailler dans une usine avec un travail très dur, ayant fait 2h de route ensuite, et 2h de marche à pied, avant d’arriver à ce moment-là de ma vie) pour aller prévenir les secours dans le restaurant le plus proche. Les personnes ne se pressaient pas en me demandant si c’était d’autres personnes sur le bord de la plage, et j’ai répondu « non ce ne sont pas elles, prévenez les secours je leur ai dit ». Voyons leur manque de réactivité et leur incapacité à comprendre l’ampleur de ce qui se passait devant eux, je suis reparti en courant, arrivant épuisé sur le bord de la plage, et les 2 filles qui m’avaient accompagné pendant les 2h de marche étaient là devant moi tirant le « Papa » hors de l’eau sur le dos avec le petit garçon à côté. Je demandai alors, « Où sont passées les 2 filles ? » et ils m’ont répondu « Elles sont encore à l’eau » A ce moment-là, je ne pourrai jamais expliquer ce qui m’a traversé l’esprit, car finalement « rien », j’ai fais ce que j’étais là pour faire, aucune pensée n’avaient de place à ce moment-là, l’action était la seule et unique réponse à chaque instant qui séparait les filles de la vie ou de la mort. Je suis parti à l’eau et j’ai nagé nagé nagé, jusqu’à me retrouver au milieu de l’océan… Et là, j’ai eu le choc de ma vie…

Jamais au grand jamais, je n’aurais pensé un jour être confronté à cette réalité si implacable et que je pouvais être voué à vouloir entendre un jour. Et cette vérité venue de ma propre bouche…

« Tu as voulu faire le héros, mais maintenant, c’est toi qui va crever. »

Aussi dur soit-il les mots que j’ai employé sont les mêmes que j’ai vécus, l’instinct animal à mon sens est bien ressorti…

Et à ce moment-là, je me suis donc dis plus simplement, il va falloir que tu apprennes à penser à toi… Moi qui avait toujours imaginé, pensé, utiliser toutes mes compétences pour aider mes proches (humains) autour de moi pour aider ce monde à être meilleur… Ces mots que je me suis dit, ils raisonneront à tout jamais dans ma tête…

Car oui, quand je me suis retourné épuisé en regardant le bord de la plage, je ne voyais que l’horizon et plus un grain de sable, les lumières des lampadaires commençaient à s’allumer, les 2 personnes au courant et lucides qui étaient au courant que j’étais parti à l’eau n’avaient pas prévenu les secours pour moi, « moi » j’avais prévenu les secours pour les autres, mais personne ne l’avait fait pour moi… Tellement d’impuissance face à cette triste réalité, que personne moi, viendrait me sauver…

Alors, j’ai tenté de trouver une solution, avec cette mer déchaînée avec des vagues à plus d’un mètre au dessus de ma tête qui me tombaient dessus, plus aucune force et plus que la volonté de survivre…

Et c’est là que le miracle s’est produit, je me suis souvenu qu’un jour dans mon passé, j’avais oublié ma planche de body et que j’avais tenté de faire emporter par les vagues en faisant la planche comme mon body et que cela avait fonctionné… Et voilà la raison qui fait que je vous écris encore aujourd’hui… Grâce à cette unique pensée qui m’a sauvé la vie… Alors j’ai pris mon courage à deux mains et ma détermination et à chaque vague qui arrivait, je plongeais la tête sous l’eau en ayant pris ma respiration avant, et je me laissais emporter par les vagues en me servant de leur force…

Et là, je ne pourrai pas pour vous dire le 2ème miracle que la vie m’a offert… Le plus beau je pense… En revenant sur le bord, j’ai touché une des 2 filles dans l’océan « Marion » (18ans radieuse et adorable dans sa vie de tous les jours, d’après son Papa…) Il faut s’imaginer que j’avais une chance sur un milliard de toucher 1 des 2 filles dans cette océan déchaîné… Et pourtant…

J’ai réussi à la 2ème reprise à l’attraper et à crier qu’elle était là… Et un 3ème miracle s’est produit… J’ai eu pied… 1 sauveteur est arrivé et 2 autres hommes sont venus aider pour la récupérer et la sortir de l’eau, je ne pouvais plus aider, je n’avais plus aucune force… je suis littéralement tombé sur le sable tout en ayant ma tête tournée vers Marion qu’on tentait de ranimer… Car quand je l’ai récupéré, elle était inanimée… La dernière phrase que je me souviens qu’on lui a dit avant qu’on l’a transporte était « Sortez la vite de là, il ne faut pas qu’elle reboive la tasse ».

Donc après cette tragédie, étant totalement traumatisé, j’ai passé 20min à suffoquer pour encaisser le choc. Dans la nuit qui suivit, j’ai fermé les yeux et je me disais, alors c’est à cela que ressemble quand on existe plus… Le néant… Plus rien…

Et j’ai compris une chose essentielle… Quand on naît dans ce monde, on naît PARMI ce monde et on essaye de s’adapter à CE monde. Tant bien que mal on essaye de faire sa place. Alors que quand on passe près de la mort, CE monde, n’est plus LE monde, mais SON monde. Car un fait simple et totalement brut, si nous n’existons plus, ce monde n’existe plus… S’il n’existe plus pour nous, il n’existe plus tout simplement, car la seule et unique conscience importante qui a un lien avec son monde, c’est la sienne… Donc CE monde est lié à SA conscience. A partir de là, j’ai commencé à comprendre également une chose, le grand égoïsme qui régnait dans ce monde. Un exemple très simple que je me suis dit, si demain je me mettais à me promener tout nu dans un supermarché, tout le monde riraient sur le coup, mais le lendemain tout le monde m’auraient oublié… Car c’est leur vie avant tout qui est importante pour eux… Alors pourquoi j’accordais tant d’importances à la vie des autres alors qu’eux même ne m’accordaient que peu d’importance… Finalement, j’ai commencé à penser que tout venait de moi… Que j’étais l’essence de CE monde qui était MON monde. Que toutes les personnes qui m’entouraient sont simplement les réactions de ce que j’impactais à MON monde. Tout action personnelle emmenant une réaction de mon entourage. Choisissant moi-même mon propre entourage dans tout cette vie. Par conséquent les personnes autour de moi n’étaient que des marionnettes par rapport à ce que je souhaitais émettre comme actions et avoir en réactions. Sachant que comme je l’ai lu dans plusieurs commentaires, l’homme est cent fois plus prévisible qu’il peut l’imaginer. Raison pour laquelle beaucoup d’entre nous ne font que répéter les actions que d’autres personnes souhaitent qu’elles fassent et les manipule aisément. D’ailleurs j’ai même appris, que plus l’on croit être libre de penser et « intouchable » et finalement plus on l’est. Disons qu’on est tellement près du poteau rose qu’on fait tout pour ne pas le voir…

Bref, j’ai développé quelque chose qui me caractérise aujourd’hui, cette totale indifférence de la vision des personnes sur moi et ma vie.

En fait, j’ai comparé ce passage de la mort à une étoile qui s’éteint et qui explose en étoile filante. Je m’explique quand une étoile implose jusqu’à fait un trou noir, il n’est censé plus rien rester. Et pourtant de ce vide immense, explose et jaillit une lumière plus brillante que jamais et qui file parmi la galaxie à une allure phénoménale et tellement resplendissante qu’elle éblouit tout le monde.

Et bien, je ressens la même chose, je me suis éteins jusqu’à passer près de la mort, pour comprendre une chose unique. Mon bonheur passe par moi, j’ai trouvé ma voie intérieure pour faire resplendir tout ma lumière intérieure et apprendre à me sentir bien à l’intérieur de moi. A partir de là, maintenant, je peux transmettre toute cette lumière et je file à travers cette vie à une allure phénoménale en éblouissant toutes les personnes qui me croisent.

Car aujourd’hui, je n’ai aucune peur d’accomplir mon destin et de partager toutes mes expériences et ma vie avec CE monde qui est MON monde. Car j’ai compris également une chose très importante.

J’ai vécu toutes ces choses pour comprendre une chose importante dans ma vie. Il faut apprendre à penser à moi, avant de penser ou essayer d’éclairer les autres. Comment voulez –vous faire jaillir la lumière chez l’autre, si vous ne l’avez-vous-même pas fait jaillir en vous ? Trouvez la lumière en vous et ensuite vous pourrez la montrer à ce qui vous entoure.

Mais ce que j’ai compris, c’est surtout que c’est maintenant MA responsabilité que de transmettre ce savoir, cette épanouissement personnel et ce bien être intérieur. Car « Dieu » où vous l’appelez comme vous souhaitez m’a donné la chance de vivre ce moment unique dans ma vie pour me rendre le plus heureux des hommes. Et il est de mon devoir de transmettre tout ce bonheur que j’ai enfin trouvé à l’intérieur de moi et cette sérénité.

Néanmoins, je ne vous cache pas que je suis passé par plusieurs stades avant d’en arriver à cette lucidité et ma thérapeute m’y a bien aidé.

Quand je suis allé la voir, j’étais en colère contre la vie, j’avais la rage. Car selon moi, je n’avais pas eu le choix de me retrouver devant ce petit garçon et d’avoir ce dilemme devant moi. Soit d’aller dans l’eau et d’avoir ma vie changée du tout au tout car plus aucune peur ne m’habitait, soit je n’y allais pas et je serai un lâche toute ma vie ce qui ne pouvait être concevable pour moi. Bref, j’étais en colère que ma vie devait littéralement changer et que je n’avais rien demandé… Pourquoi moi… J’ai toujours fais tout ce que je pouvais pour aider mes semblables, tant de fois à l’écoute des personnes autour de moi et donner de ma personne, et les premières personnes étaient ma Mère et ma Sœur. Bref, pourquoi le sort s’acharnait contre moi… Car il faut dire qu’entre l’événement, et le moment où j’ai décidé d’aller voir la thérapeute bon nombre de choses se sont passées.

Pour commencer la fin de l’histoire, après 2 jours après l’événement je suis parti à l’hôpital pour voir la suite de l’état de santé des 2 filles (dont la 2ème avait été ramenée par les vagues). J’ai toqué à la porte de la 1ère fille et quand la porte s’est ouverte, la famille m’a vu et m’a demandé « vous êtes qui ? » et j’ai dit « je suis la personne qui a appelé les secours » et j’ai refermé la porte… Car mon âme était apaisée, elle était en vie… Et ensuite, je suis parti voir Marion… Où j’ai vu son frère Vincent de 10ans, le père, sa sœur et sa mère qui n’osait même pas me dire « bonjour » tellement elle était traumatisée. Sachant que Marion était en salle de réanimation dans le coma artificiel et que par conséquent, je n’ai pas pu aller la voir. Le reste très brièvement, Marion est décédée 3 semaines plus tard. Mais apparemment, j’ai aidé la famille à ne pas avoir une rupture trop brute avec la mort de leur fille et qu’ils ont eu le temps de faire leur deuil… Et que c’était très important… Moi, j’avais joué mon rôle et je ne pouvais rien faire de plus, ce qui devait arriver arriva. Et j’ai coupé doucement les ponts avec le père qui m’invita aux funérailles mais que je n’ai pu y assister car je ne me sentais pas à ma place…

Suite à cela, je suis devenu très solitaire dans mon esprit. A ce moment-là, concernant les filles je n’avais plus aucune peur, timidité ou introversion. J’étais totalement désinhibé de l’impact ou des conséquences de leur vision à mon égard. Je ne parlais plus, je ne perdais plus aucun moment à parler ou discuter, j’étais simplement pour « faire » et « agir » sans aucune peur des réactions ou « visions » de ce qu’on pourrait penser à mon égard. Et à cet effet, je me suis rendu compte que j’augmentais par 3 mes chances de succès, je passais de 3 filles sur 10 à avoir du succès à 9 filles sur 10. Car simplement, les femmes étaient attirées par ce qu’elles pensaient appeler le « charisme » par ce que j’appelais « l’indifférence totale du regard d’autrui ». Mais bref, cela fonctionnait, je me suis retrouvé d’ailleurs avec des femmes 2 fois plus âgées que moi tout en maîtrisant totalement les situations. Et quelques mois plus tard, j’ouvrais les yeux en faisant un arrêt sur image, je me retrouvais avec une nouvelle fille en me disant « mais c’est qui encore celle-là » ? Et là, je me suis dit que je me sentais vraiment seul, car celle-ci ne me connaissait pas, et que c’était une de plus, sachant que j’avais 2 copines par semaine en répétant les mêmes actions, en ayant tout ce que je voulais mais que finalement cela n’avait plus aucun « sens »…

A ce moment là, j’ai fais le vide autour de moi… Et j’ai commencé à remettre des barrières, des limites, des peurs…

Je fis une découverte très importante dans cette vie, que rien n’y personne n’a de sens s’il n’a pas d’intensité… De profondeur…

Un cube juste avec le périmètre n’a aucune valeur si on ne le remplit pas… L’espace est vide, si l’on ne remplit pas d’émotions, d’intensité, de source de vie…

J’ai commencé à comprendre que les limites, les peurs et les barrières nous permettent de délimiter une ligne qu’on peut repousser, mais surtout analyser et accepter.

Si nous n’avons pas déterminé de limites, nous ne pouvons pas les travailler… Nos limites sont délimitées par nos peurs… Celles-ci sont nécessaires à notre évolution… Les erreurs (qui sont quand ont atteint nos limites) ne sont pas des accidents mais des ingrédients… (selon Thomas D’asembourg sur sa conférence sur « le Bonheur n’est pas nécessairement confortable »)

Bref après cette période critique j’acceptai d’aller voir une thérapeute pour apprendre à connaître mes limites et contrôler toutes ces forces que je ne connaissais pas encore.

Celle-ci me permit d’apprendre sur moi, plus que jamais je n’en avais appris.

Aujourd’hui, je finirai juste ce commentaire. Je suis heureux de qui je suis, de que j’ai vécu, et de la chance que j’ai d’être parmi ces humains. Mais en même temps, je ne suis en aucun cas touché par la peur de ces derniers, qui leur appartient du fait qu’ils ne se sont pas accomplis personnellement et qui ont peur de montrer qui ils sont. Je n’ai pas peur de montrer qui je suis. Je respecte autrui mais je me respecte avant tout.

Mon but le plus précieux est de partager mon savoir pour permettre au plus grand nombre d’emprunter le chemin de la sagesse car chaque jour mon unique leitmotiv « La seule chose que je sais, c’est que je ne sais pas ».

Je ne sais pas si je suis « doué » mais j’ai une chose qui me caractérise dans ma vie, je n’ai pas peur d’agir et de mettre en application mes pensées.

Raison pour laquelle, je me suis expatrié en Pologne, non sans mal à me couper de ma famille mais pour mon plus grand bien et trouver mon moi intérieur. Je travaille pour moi et monte ma société avec une équipe que j’essaye de manager, mais non sans mal non plus. Car je ne laisserai pas les peurs des autres les arrêter et m’arrêter dans ma détermination de transmettre au plus grand nombre la voie pour s’en sortir dans ce monde où tout est vouée à « l’argent ». Alors pour combattre le fer, j’ai choisi de travailler « le fer » pour le donner au plus grand nombre et de permettre à tous d’y voir plus clair à l’intérieur de celui-ci, s’il est une finalité en soi, ou simplement un passage à un état supérieur de conscience qui est « la spiritualité » et le bonheur « véritable » qui vient de l’intérieur de soi…

Je ne sais pas si mon commentaire sera publié, mais je vous remercie du fond du cœur pour tout ce que vous avez écrit, car effectivement, je me sens moins seul dans ce monde où peu de personnes vont dans le fond des choses… Et tentent d’y trouver des réponses…

Je reviendrai vous parler d’autres signes me caractérisant face à tous les aspects des personnes dotées de « douances » dans lesquels je me retrouve.

La seule chose que je vous dirai pour vous finir.

« Avant de rendre heureux les autres, trouver votre paix intérieure, c’est l’unique source de votre véritable lumière à propager »

Amen, Merci à vous tous d’avoir lu ce message,

Vincent

Nadine Kirchgessner | 27 avril 2016 à 8 h 57 min

merci Vincent, vous avez raison, aucune personne n’est meilleure qu’une autre (quoique…il existe des personnes très malveillantes !…  ). Mais passer le test, ce n’est pas chercher la meilleure personne. Si vous passez le test, il est évident que vous serez « intelligent ». Même s’il existe des personnes surdouées, cela ne veut pas dire que les autres ne sont pas intelligentes. Merci pour ce récit que vous partagez avec nous. Vous en avez retiré une philosophie de vie de cette expérience. Vous dîtes que vous n’aviez pas votre place aux funérailles, mais je crois que vous aviez votre place, car vous avez fait tout ce que vous avez pu. c’est ce que je pense en lisant votre réflexion. Si on fait tout ce que l’on peut, alors on peut être Soi. Merci à vous.

Hilda | 29 avril 2016 à 17 h 50 min

Bonjour,

J’écris ce commentaire car je me pose sérieusement des questions sur le fait que je sois « surdouée ».

En effet, j’ai 20 ans, je suis étudiante sage-femme et je me pose beaucoup de questions par rapport à moi et ma place dans le reste de la société.

Quand j’étais petite, à la maternelle, j’étais dans un petit groupe de copines puis vers 4 ans, sans que je me souvienne pourquoi, je me suis retrouvée toute seule dans la cour pendant la récréation. J’ai longtemps été une petite fille très solitaire, passant 95% de mes récréations seule à vagabonder dans la cour, en pleine rêverie, ou un bouquin à la main. Les autres enfants me demandaient parfois pourquoi j’étais toujours toute seule. Cette question me mettait mal à l’aise et je leur répondais que je restais seule car les jeux, les conversations et les centres d’intérêts de mes camarades ne m’intéressaient pas. Pour ce qui est de ma scolarité j’ai toujours été une excellente élève.
Chez moi je n’avais jamais de mal à m’occuper toute seule. J’adorais faire des constructions en lego ou en kapla, puis prendre des figurines et créer des univers et des histoires imaginaires. J’ai beaucoup dessiné aussi étant petite.

Puis en 5e, je suis rentrée en pension. Pendant ces trois ans, j’ai appris en quelque sorte à m’ouvrir aux autres, à parler avec les gens. Et je me suis rendue compte que j’appréciais cela, que les gens avaient aussi plus ou moins leur histoire et pouvaient être intéressants. Ces trois ans en pension ont été pour moi vraiment décisifs car c’est là où j’ai commencé à aimer les gens en général, et à voir que je pouvais entretenir des relations sociales avec eux.

Pendant cette période, les autres filles me faisaient souvent remarquer que j’étais « originale » et « artiste ». Elles trouvaient ça génial mais je n’appréciais pas beaucoup ces qualificatifs, surtout celui de « fille originale » car j’avais l’impression qu’elle me « discriminaient » sans le vouloir, qu’elle disaient que j’étais l’alien de la classe.

Je ne saurais pas comment qualifier mes années lycée tant il y a eu du bon et du mauvais. Du mauvais surtout parce que je trouvais la plupart des gens particulièrement ennuyeux et superficiels. Mais ces aussi pendant ces années lycée que j’ai rencontré celles qui sont encore mes deux meilleures amies, deux filles très décalées elles aussi mais dans leur genre à elle.

J’ai passé mon bac S avec mention très bien sans trop d’effort, les mathématiques étant faciles pour moi.

C’est aussi pendant ces années lycée que ma mère a commencé à faire des recherches un peu en cachette sur la douance. Puis un jour elle nous a posé des questions puis elle a nous a avoué qu’elle se demandait si elle, moi et ma soeur n’étions pas surdouées. Ma mère a commencé à faire ces recherches car elle sentait que dans un groupe elle possédait un mode de fonctionnement rapide mais en décalage avec le reste des personnes, qui avaient besoin selon elle, de prendre plus de temps pour parcourir certaines étapes de compréhension intellectuelle. Par ailleurs, elle nous a dit que notre oncle a été diagnostiqué surdoué dans son enfance. En outre, une de mes soeurs ainées a eu un developpement psycho-moteur particulièrement précoce lors de la petite enfance. Puis nous n’avons plus jamais reparlé vraiment de la question par la suite. J’ai le sentiment que la question est en quelque sorte un peu taboue pour ma mère, qu’elle ne souhaite pas être diagnostiquée.

Puis je suis rentrée en PACES après mon bac. J’ai décidé pendant cette année de devenir sage-femme. J’ai eu mon concours à la fin de l’année, en travaillant mais sans l’impression d’en avoir fait des masses et des masses comme beaucoup peuvent en témoigner après cette fameuse première année de médecine, même si un certains travail a été fourni de ma part. Chose étonnante car je suis une fille relativement paresseuse pour ce qui est du travail scolaire surtout. J’ai toujours été une bonne élève car je comprends facilement les concepts intelectuels, mais je déteste le par coeur, d’autant plus s’il n’y a pas de finalité particulière derrière hormis celui de faire de la sélection pure et dure.

Bref à la rentrée dernière j’ai commencé réellement mes études de sage-femme.
Je crois que c’est en me retrouvant dans une petite promo d’une trentaine de fille que j’ai recommencé à me poser des questions sur moi-même, et ma capacité à m’intégrer. En effet, depuis le début de l’année, je n’ai aucune réelle copine au sein de cette promotion. Je ne parle pas beaucoup et je passe la plupart des pauses seule dans mon coin. Les sujets de discussion des autres filles me paraissent souvent futiles. J’ai l’impression que la petite fille solitaire et en décalage existe toujours au fond de moi et que tout le chemin que j’ai parcouru n’existe pas. Mes interventions en cours sont vraiment étranges : j’ai l’impression que celles-ci sont complétement à côté de la plaque ou au contraire extrêmement brillantes au point que j’ai peur que mes camarades pensent que je me la « pète ».
Je me suis néanmoins rapprochée de d’autres étudiants dans d’autres filières en sortant mais malgré la diversité de ces rencontres, j’ai toujours l’impression d’être en décalage avec le monde, que personne ne peut réellement me comprendre ou ne fonctionne comme moi. Paradoxalement les personnes de mon entourage sociale ont l’air de vraiment m’apprécier. Je n’ai pas l’impression d’être rejetée mais je vis mal mon décalage. Je reste assez solitaire mais je l’assume moins qu’étant petite. Je souhaite avant tout faire partie d’un groupe et me sentir inclue dans la communauté humaine, malgré mon décalage. Les gens qui me connaissent disent que je suis extrêmement drôle, que je suis spéciale mais visiblement appréciable. Beaucoup noterons aussi une grande réserve, aussi j’inhibe beaucoup mon humour et les étranges associations que je fais dans ma tête, de peur que celles-ci paraissent trop tordues pour le commun des mortels.
Par ailleurs, je n’ai pas une grande estime de moi-même, j’ai parfois le mauvais sentiment d’être un « déchet » de la société.

Je n’ai jamais été réellement en couple pour l’instant. Il y a bien eu quelques tensions amoureuses avec des garçons ces dernières années mais je ne me sentais pas capable d’être en couple avec eux, pensant que le couple ne durerait pas ou que j’étais trop décalée pour le garçon.

Du coup je me suis rappelée des recherches qu’avait faites ma mère et j’ai également parcouru quelques articles sur la douance sur internet. Même si je ne me reconnais pas à 100% dans toutes les caractéristiques, je me retrouve quand même beaucoup dans les traits et dans tous le reste des témoignages. J’ai fait quelques tests de QI par ci par là sur internet, je fais des scores d’en moyenne 130 mais je sais qu’il faut prendre ces résultats avec des pincettes.

J’hésite à me faire diagnostiquer surdouée. J’ai peur d’une part des coûts financiers que peuvent représenter les consultations. D’autres part je n’en vois pas réellement l’intérêt que ce soit pour ma vie professionnelle ou sociale.

Je ne sais pas si je suis réellement « surdouée » ou pas, mais si c’était le cas, je considérerais cela avant tout comme un handicap social.

Je ne pense pas que je sois réellement malheureuse, je pense qu’il y a infiniment plus de personnes à plaindre que moi, avec des parcours bien plus difficiles. Néanmoins je suis fatiguée de traîner ce boulet de mon sentiment de décalage. J’ai aujourd’hui une vie sociale mais je me sens toujours, voire encore plus isolée que quand j’étais petite…

Nadine Kirchgessner | 3 mai 2016 à 12 h 08 min

Merci Hilda pour votre long témoignage. Je pense que vous devriez songer à passer les tests, comme cela vous saurez ! Vous avez beaucoup de caractéristiques et vous avez quelqu’un de la famille qui est surdoué… Vous devez les faire que si vous en ressentez le besoin, et comme vous dîtes, vous n’êtes pas malheureuse. Vous êtes appréciée mais ressentez un décalage. En tous cas, ce n’est pas un handicap social que d’être surdouée ! Et je me pose une question, pourquoi voulez-vous faire partie d’un groupe ? Vous devez juste être vous-même. Bien à vous

beatrice34 | 15 mai 2016 à 14 h 59 min

es ce un com que je vous fait ou le témoignage d ‘un très long parcours an psychothérapie qui au bout du compte m ‘a permis d me découvrir et de m’accepter telle que je suis ,un passé rempli de traumatismes ce qui ma bien sur mené à une prise en charge thérapeutique,bien sur depuis enfant ce qui ma sauvé je dirais ma vision en 3D mon hypersensibilité et ma solitude , j ‘en suis à bientôt 21 de thérapies donc coté psy j’en est vu défiler ,j ‘en suis à m enrichir le cerveau à travers les conférences que je trouve sur internet ou des livres .le plus dur est de faire comprendre au milieu psychiatrique qui je suis et leur donner ce quil attende de moi c’est a dire une borderline ou tpl , ce qui reste dans leur compétence ,perso je sais qui je suis et à chaque fois ,je m’amuse je les analyses et j’apprend leur métier , et quand je vois leur sensibilité apparaître tout le monde a l abrs je prend la distance car bonjour le transfert .bref sais terrible de vivre avec ce cadeau empoisonné vivre isolé du monde pour éviter d absorber et de ce comporter en bon patient afin de ne pas devoir justifier son intelligence .pour moi je me suis fait une raison, mais sais a tous ses gens mal diagnostiquer ou ces generations futur qui hélas vont devoir subir l ignorance de la psychiatrie , car je souhaite a personne de vivre ou devrais je dire survivre dans un monde qui hélas régresse .merci a tous

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