Planète surdoués | Un espace d'information et de recherche sur la douance

Déc/11

20

Mensa,Thierry Brunel à l’émission C à dire

L’émission C à dire sur france  a invité Thierry Brunel pour parler de la douance et du haut potentiel.

 

« C’est une association internationale étonnante. Fondée à Oxford en 1946, Mensa – la table, en latin – compte aujourd’hui 110 000 membres à travers le monde, dont 1 100 en France. Sa particularité ? Ce cercle fédère les personnes à fort potentiel intellectuel, autrement dit, celles qui ont obtenu un score de plus de 135 aux tests de Quotient Intellectuel (QI), soit la barrière à partir de laquelle on est considéré comme surdoué.

« Ses tests de psychologues », explique Thierry Brunel, responsable de la communication de Mensa France, « testent onze dimensions d’intelligence. Il y a donc aussi bien la place pour des littéraires que pour des matheux, et puis pour des faux non-matheux qui seraient bloqués à un moment de leur éducation et qui sont en fait bons. On teste aussi bien l’analyse, la performance, la compréhension logique, un certain nombre de dimensions importantes. Mais », souligne-t-il, « la réalité psychologique de la précocité ou du potentiel, on le sait depuis un certain nombre d‘années maintenant, c’est un plus grand nombre de synapses et non pas un plus grand nombre de neurones. C’est-à-dire qu’il y a plus de connexions entre les neurones, donc l’information circule plus vite, ce qui donne une caractéristique commune aux mensans : c’est une grande capacité d’intuition ».

Aujourd’hui, « 99 % des hauts potentiels ne le savent pas », affirme notre invité. « On se doute que l’on a des facilités, mais on peut avoir été tellement bloqué à l’école par un contexte peu favorable, plus des repères familiaux pas posés, et ainsi ne pas du tout être au courant du sujet ».

Toutefois, ajoute notre invité, « il y a un certain nombre de signes qui peuvent permettre de faire une conjonction de preuves. Une des caractéristiques communes, c’est l’hypersensibilité, l’hyper-susceptibilité, l’hyperesthésie au bruit. Un enfant, par exemple, qui se bouche les oreilles alors qu’il est devant un concert qui n’est pas très fort, cela peut être un signe assez facile de détection. Et puis, il peut y avoir des enfants qui sont à l’aise à l’école ou des enfants qui peuvent sur-réagir à un événement relativement banal ».

Enfin, indique Thiery Brunel, il faut savoir que « tant que le précoce ou le haut potentiel ne s’est pas trouvé ou n’a pas compris, n’est pas ancré dans ce qu’il est, il a un énorme complexe, un mal-être. Et généralement, il peut avoir, sur des petits domaines, à cause de ce mal-être, des complexes de supériorité, mais c’est souvent le contraire. Ce qui est sûr, c’est que s’il n’y a pas compréhension, il peut y avoir de gros dégâts, parce qu’il n’y a pas d’ancrage identitaire ». »

http://www.france5.fr/c-a-dire/index-fr.php?page=emission&id_article=1717

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