Laurent Simons

J’éprouve une certaine tristesse pour cet enfant quand je découvre ces images. Ces parents ne se rendent vraiment pas compte de la situation infligée à leur enfant. Les médias peuvent détruire leur enfant. Un haut QI ne suffit pas à remplir une vie.  Apparemment cet enfant n’a pas d’amis, ce n’est pas parce que l’on a un QI de 145 que l’on ne peut pas avoir d’amis. Il est enfant unique , déjà, ce qui fait qu’il ne se frotte pas aux relations sociales.  Je me demande quelle sera la suite, la vie d’adolescent de cet enfant, et sa vie de jeune adulte. Il ne suffit pas “d’être fier” , phrase qui n’a vraiment aucun sens.

Aucun sens également la phrase “chercheur à 7 ans”, lorsque l’on connaît comme moi ce que c’est que des enfants à THQI et ce que veux dire “chercheur”. Le ridicule ne tue pas, mais quand même.

https://www.courrierinternational.com/article/surdoue-laurent-simons-le-jeune-belge-qui-veut-preparer-un-doctorat-9-ans

Je remercie encore une fois Arielle Adda, par le biais de cet article, qui nous avait conseillés de ne faire prendre que deux ans d’avance pour nos enfants. C’est un conseil des plus judicieux, que je vérifie régulièrement. les parents doivent penser à l’adolescence de leur enfant, puis à la vie du jeune adulte, aux relations amoureuses et amicales, à la vie en général.

Quelques articles sur ce sujet :

https://etudiant.lefigaro.fr/article/laurent-simons-petit-surdoue-bientot-diplome-de-l-universite-a-neuf-ans_e564a362-0d2a-11ea-a553-007f373e0233/

https://www.courrierinternational.com/article/surdoue-laurent-simons-le-jeune-belge-qui-veut-preparer-un-doctorat-9-ans

https://www.franceinter.fr/emissions/le-quart-d-heure-de-celebrite/le-quart-d-heure-de-celebrite-22-novembre-2019?fbclid=IwAR3XFhvHLvpcw8xLWrp7jMaC1NcGyEQ61w7mZzuyfAukFNREpG6VT4zhzTg

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5 réflexions sur « Laurent Simons »

  1. Désolée pour les petites coquilles en cours et fin de texte.
    – J’ai malheureusement complété mon commentaire à la hâte! –

    Belle semaine à vous,

    C.O

  2. PS: aussi les enfants uniques peuvent bien plus que d’autres se frotter à de riches et vives confrontations sociales.
    Chaque cas et différents: la profession des parents, les milieux fréquentés, la présence ou non de multiples générations aux domiciles familial, les cousins et cousines, des mentors, les clubs etc. fréquentés par les parents, les amis de famille, les clubs sportifs et autres activités.

    Je suis enfants uniques et ai toujours été au contact de multiples personnes et groupes variés dans mon enfance.
    Je finissais imanquablement par rechercher au contraire plus de solitude et de calme pour lire, projeter mes idées, dessiner, écrire, observer.

    Enfance unique ne rime pas avec autarcie sociale.
    De même que fratrie ne rime pas avec vie sociale enrichie.
    Rien de plus faux!
    Seul l’analyse au cas par cas est valable dans ces cas tant les multiples paramètres de vécus et d’organisation du quotidien offrent des situations aux visages multiples et variables.

    Ensuite pour ce qui est de la fierté je pense que c’est un bien.
    Une fin en soi.
    C’est un positionnement de sentiment de complétude et
    de satisfaction par rapport à la maîtrise et à la direction pleine et épanouie d’un vécu – variable et subjective effectivement mais on ne peut juger de ce sentiment à la place d’autrui – .

    Je suis pour le sentiment de fierté et le narcissisme qui sont
    des valeurs positives de constructions individualités fortes, pleines et créatives (du fait d’avoir nourri ses aspirations et d’avoir été pleinement ouvert à l’écoute de ses subjectivités)

    La pleine exploitation de ses capacités et l’épanouissement de l’accès aux savoirs ainsi que la pleine satisfaction des curiosités et des possibles de créations sont à mon sens une valeur s’accomplissent de vie effective en soi.

    Tant mieux pour ceux qui plus vite, plus jeune prennent
    ainsi le chemin du labyrinthe des savoirs, des sciences,
    des philosophies et des arts! Personnellement si je n’en étais pas j’imagine que je les envierai ou que je les jalouserai.

    Ils prennent leur temps de réalisation de vie à bras le corps.
    Ce sont des graines de géants en devenir.

    C.O

  3. Bonjour,

    Je me permets d’enrichir l’approche avec un témoignage
    divergent. (Je ne porte aucunement votre parole à tort,
    mais ouvre le commentaire à la subjectivité effective
    d’un vécu sincère et fort)

    Le besoin impérieux de solitude est d’introspection forte, notamment dans l’enfance est une caractéristique
    que je rencontre chez l’ensemble de mes amis THQI
    et que je partage plus qu’à 500% (c’est dire!)

    C’est également une caractéristique largement convoquée dans les biographie des grands génies, artistiques, scientifiques et autres domaines confondus que cette Terre a portés. (Je ne vais pas les énumérer; j’ai plus d’une centaine de noms en têtes. De la peinture, à la musique en passant par la philosophie, le cinéma les sciences et les arts martiaux, le fait est récurrent).

    La sacro-sainte notion d’Amitié et de Camaraderie – de l’enfance – est peut-être une notion galvaudée à re-évévaluer:
    Tous et toutes n’ont pas forcément besoin d’être entourés d’amis du même âges, certains se font d’amis des mentors, des professeurs, des référents, des rencontres éparses et multiples, ponctuelles et anachroniques.
    Mes amies chinoises pour autre exemple, enfants uniques ont vécues en RPC l’enfance typique des rejetons uniques des middle class chinoises, avec “a lot of work & little leisure time”. Elles sont aujourd’hui universitaire et post universitaires internationales brillantes et épanouies. Mes camarades d’écoles d’Art HQI et THQI qui forment aujourd’hui nos groupes d’amitiés post université ont tous relatés des souvenirs de besoins d’isolement et d’études extrêmement marqués dans l’enfance et c’est un fait systématique: rejetant les situations de collectifs qui “volaient le temps”, “empêchait” ou “embêtait” ou pour ma part – car c’était mon cas aussi avec déjà un langage fleuri “me faisait carrément chier” certains enfants vont revendiquer un besoin d’indépendance et d’isolement et ceux dès le plus jeune âge tout en étant capables de grandes extraversions, de capacités de contacts et d’élocution et de confrontations à autrui spontanés forts et évidents lorsque le besoin, la nécessité et surtout l’envie leur prend.

    Le fait que le collectif soit devenu si prévalant comme valeur positive et constructive de l’enfance et de l’adulte est malgré tout une valeur assez récente. La solitude n’est devenue une valeur à connotation négative que très récemment et de manière assez géocentrée (cf> “Histoire de la solitude”, Georges Minois, “L’Esprit de Solitude”, Jacqueline Kelen ou l’excellent “Histoire du silence”, Alain Corbin).

    Certains enfants peuvent revendiquer un besoin éloquent et argumenté de solitude et de vitesse de réussite et d’ambition fort dès un âge “précoce”. Et au risque de créer de graves regrets de sous-exploitation des potentiels à l’âge adulte, il faut prendre en compte ces désirs particuliers au sérieux.
    (ceci a pour part été mon cas. Un sentiment de temporalité mal et sous-exploité aussi! Le sentiment d’avoir été entravée par des imbéciles à la lenteur révoltante aussi.)

    La pression du groupe et la normalisation se cache
    dans les détails.

    Certains peuvent également avoir dès le plus jeune âge une conscience accrue de la brièveté de la vie et de la menace constante de l’interruption de temporalité active induite par la mort.

    J’ai écrit un texte sur le sujet à 7 ans. Avec mes mots et la liste
    de tout ce que je voulais entreprendre avant de mourir.
    À 10 ans j’ai rempilé avec tout ce que je voulais lire et apprendre en notant “la vie est trop courte pour la gaspiller à n’importe quoi avec n’importe qui”. Le catéchisme était dit.

    Qui exprime le besoin de performer plus rapidement dans ses domaines d’études et de passions dans la limites de ses capacités physiques et de sa maturité physique –
    pour la pratique de sports notamment – doit pouvoir le faire.
    Et avoir également les amis qu’ils désire au moment
    où il le désire. Et si ces amis se nomme introspection,
    tenu d’objectifs, étude, grands maîtres de pensée et persévérance alors tant mieux!

    Rien ne l’empêchera une fois adulte de rejoindre des groupes de pairs, riche de sa vivacité d’esprit et d’existence!
    Libre de s’être affranchi des contraintes de groupe
    et de norme et d’en être plus épanouis encore que
    si il avait été entravés et freiné.

    Il y a des enfants adultes avant l’heure et de ceci il faut aussi prendre acte. Ne pas trop positiver le vivre ensemble et le collectivisme qui sont aussi des outils d’oppression et de conformation du groupe sur l’individu. Il vaut mieux une tête bien faite et si il s’agit d’être mal accompagné – à chacun ici d’appliquer ses valeurs propres- autant s’adonner à une – plus riche! – solitude que l’on enrichit à loisir de rencontre libres
    et imprévues – souvent les plus enrichissantes!

    Il y a des génies. C’est aussi une réalité.
    Leurs parcours déroute, surprends.
    Il serait criminels de contraindre leur éclosion.
    Et très souvent la maturation dans la solitude introspective, active éveillée et studieuse va au-delà de leurs simples désirs
    superficiels et capricieux – ou pris comme tels par les valeurs éducatives – : une nécessité exprimée et utile qui ne les transforme ni en autistes – on peut l’entendre – ni en timorés!
    (De toutes façons, ils ne se laisseront pas aisément faire!)

    Il y a des forces de vie aux chemins inattendus et explosifs
    qui étonnent, bousculent et font finalement dates.

    Bien entendu il ne faut pas aller à l’encontre de ces désirs intelligents et exprimés.
    Mais il est important de savoir que malgré les évidences apparentes, ce qui fait le bien des uns ne fait absolument
    pas le bien des autres!

    J’ajoute comme précisé précédemment ce mots non pas en contradiction de votre analyse mais pour un apport personnel et élargi. Mon expérience et celle de mes pairs, de personnalité assez combatives et fortes, plus individualistes que collectivistes il est vrai – mais selon mon approche politique: ceci est loin d’être mal sur le court et long terme en terme de redistribution globale des réussites et compétences à la société et de rayonnement culturel et technique – présentent une expérience divergente qui appuie plutôt d’un regard
    positif l’expérience du jeune THQI présenté dans l’article.

    Après nos amis anglo-saxon ont une expression éloquente:
    “that’s lonely at the top” 🙂

    Mais peut-être est-ce aussi affaires de mœurs et de valeurs.
    Et cela est éminemment subjectif et personnel!

    Amicalement à tous les lecteurs de votre site.

    C.O

    (et pour la blague cette image me fait toujours beaucoup rire:

    https://ballmemes.com/i/24hoursuccess-its-lonely-at-the-top-thats-why-a-bugatti-79044bf4d72146a3817aadc965f370da

    )

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