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Sep/18

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Amygdale mon amie

On dit beaucoup de choses sur l’amygdale, cette petite structure du cerveau qui est impliquée dans le contrôle des émotions et du stress.  En fait, il y en a deux. Ce n’est pas du tout le même organe que les amygdales que nous avons au fond de la gorge, que l’on peut enlever sans problème quand on est enfant.

Une émission de France Culture revient sur la taille de ces amygdales pour tenter une explication de la procrastination. On entend aussi souvent dire que les surdoués « procrastinent », sans beaucoup d’argument scientifique.

On apprend dans cet article que « une étude de la Florida Gulf Coast University stipule que les personnes ayant un QI élevé sont plus paresseuses que les autres » .

Tiens donc. Dans peu de temps, on lira certainement que « les surdoués sont paresseux », pourquoi pas ?

Mais heureusement, certains commentateurs parviennent à suivre et à avoir un esprit critique de base :

Pour lire l’article en question, cliquer sur :

https://www.franceculture.fr/sciences/procrastination-cest-la-taille-de-lamygdale-qui-compte

Selon d’autres auteurs, les surdoués auraient une vulnérabilité de l’amygdale. cf cette vidéo de 2016 :

. ou cette vidéo de 2013 à 4 mn:
https://www.youtube.com/watch?v=ZMBsJdNuxFg

Décryptage de la vidéo de 2016 :

http://planetesurdoues.fr/index.php/2016/12/10/decryptage-dune-video-de-j-siaud-facchin-mars-2016/
.

OR, d’après l’article étayé de Franck Ramus :

« Un dernier point qui a nécessité une vérification particulière est le cas particulier de l’amygdale, une petite structure impliquée dans le traitement des émotions et parfois réputée être plus vulnérable chez les surdoués (Siaud-Facchin, 2010). Aucune des études que nous avons mentionnées dans cet article n’a rapporté la moindre différence entre HQI et QI normal dans l’amygdale, ni de corrélation entre une caractéristique de l’amygdale et le QI. Une recherche spécifique dans les bases de données bibliographiques a permis de faire émerger une étude portant sur les corrélats cérébraux du QI et examinant spécifiquement deux structures sous-corticales : l’hippocampe et l’amygdale. Cette étude rapporte des corrélations négatives entre le volume de l’hippocampe et le QI, mais pas la moindre corrélation entre volume ou surface de l’amygdale et QI (Amat et al., 2008).

Conclusion

Les individus à HQI semblent se caractériser par les propriétés cérébrales suivantes :

  • plus grande activation de régions préfrontales et pariétales postérieures ;
  • plus grande connectivité fonctionnelle et anatomique, particulièrement entre les deux hémisphères ;
  • un cerveau plus volumineux ; »

Différence qualitative ?

.
Quelques articles pour approfondir le sujet :

Penser différemment, à manier avec précaution…

Le déficit d’inhibition latente

Les fake news

 

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