Planète surdoués | Un espace d'information et de recherche sur la douance

Juin/17

12

La fabrique du surdoué déprimé

Il est urgent de diffuser ce livre largement car voici comment on « fabrique » de la déprime voire de la dépression chez les surdoués, petit à petit, insidieusement, à grands coups d’articles clairement orientés « malheur » et négativité vis-à-vis de cette population. On peut affirmer, bien sûr, que ce n’est qu’un article, que ce n’est qu’un témoignage… mais ces articles sont martelés, sans cesse, sans contrepoids.

Avec une mauvaise foi affichée, comme dans ce commentaire :

Stéphanie | 2 juin 2017 à 8 h 57 min

« Aucune autre population n’est ainsi dénigrée dans les médias aussi régulièrement que la population des surdoués actuellement » : heu… et les homos?? vous êtes sûre de votre affirmation? A force de vouloir nous défendre, vous en arrivez à écrire des aberrations…

Sur mon article « ça suffit »

Apparemment , les négativistes ont encore de beaux jours devant eux.

Dans cet article , on indique que les surdoués sont plus sujets à la dépression, ce qui n’est pas vérifié scientifiquement :

http://www.allodocteurs.fr/bien-etre-psycho/etre-tres-intelligent-ne-predispose-pas-a-des-troubles-psychologiques_21171.html

  • Les journalistes ne cherchant pas « la vérité » sur le sujet,
  • Les blogs (certains) relayant ces articles , tout en affirmant qu’ils ne contribuent pas à la pathologisation de la douance
  • Des universitaires même plaçant le surdon dans la rubrique « troubles d’apprentissage »

Dans cet article de l’Express d’avril 2017, la journaliste (ou la personne qui témoigne) confond comme souvent, les conséquences du harcèlement scolaire et un mauvais environnement d’apprentissage, avec ce qu’elle nomme « le QI élevé ». La maman rééitère la situation en empêchant ses fils de sauter une classe, tout en leur expliquant que leur cerveau « fonctionne différemment ».

Lire à ce sujet cet article   penser différemment à manier avec précaution

On peut lire cette phrase du témoignage  « En entrant au CP, je savais déjà lire.  »

C’est exactement ce que j’ai cherché dans mon étude    Etude haut potentiel 2015 partie 1

Etude peu aidée et peu relayée par les blogs et associations qui prétendent être « à fond sur le sujet » et qui prétendent (faussement) être positifs. Alors que c’est bien au moment de cet apprentissage de la lecture que certaines choses se jouent et que le décalage immense et l’ennui s’installent durablement.

Alors après, ON dit , qu’il est difficile d’être surdoué (e), comme dans cet article :

EXTRAIT :

« En cette journée mondiale de la Santé sur le thème de la dépression, Marie*, 36 ans, raconte l’influence qu’a eu son QI élevé sur sa santé mentale. Aujourd’hui identifiée comme surdouée, elle revient sur ces années difficiles. Témoignage.

À l’école, j’ai toujours eu du mal à me faire aimer des autres enfants. Malgré tous mes efforts, je n’étais pas comme eux. Ils ne m’aimaient pas et je ne comprenais pas pourquoi.

En entrant au CP, je savais déjà lire. J’étais très en avance. Il a été question de me faire sauter une classe, mais comme je pleurais en permanence, la direction a décidé que je n’étais pas prête à rejoindre des enfants plus âgés. »…

Pour lire l’article de l’Express d’avril 2017, que l’on peut ajouter au florilège sur le blog de Franck Ramus , cliquer sur :

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/surdouee-j-ai-enchaine-les-petits-boulots-et-les-depressions_1896181.html

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8 Comments pour La fabrique du surdoué déprimé

Stéphanie | 12 juin 2017 à 22 h 05 min

Voilà pile l’article qui me manquait pour enlever votre site de mon agrégateur de sites. Dès qu’on n’est pas d’accord avec vous, vous attaquez. Vous ne faites pas du tout avancer la cause des HP comme vous pensez le faire. Vous tournez en rond dans vos arguments. C’est triste. Bonne suite à vous et bon courage à vos futurs lecteurs dissidents!!

Nadine Kirchgessner | 14 juin 2017 à 12 h 50 min

Que répondre à votre commentaire acerbe et injuste ?
Mes « futurs lecteurs dissidents!! » Dissidents avec quoi ? La science ? Vous voulez dire les faux surdoués et/ou ceux qui ne comprennent pas les articles scientifiques ? Vous vous inquiétez inutilement pour eux. Ils ne me manquent pas.
Par contre il vaudrait mieux s’inquiéter pour ceux qui sont englués dans de fausses croyances à cause de messages embrouillés.
Vous voyez de l’agressivité là où il n’y en a pas, vous ne comprenez pas mes articles et ensuite vous prenez la fuite en incitant mes lecteurs à faire de même.
C’est un peu agressif, je trouve. Voyez, je ne fais pas comme certaines, j’ai quand même validé votre commentaire, peu constructif.

Isabelle* LG | 21 juin 2017 à 16 h 59 min

Bonjour Mme Kirchgessner,

je dois avouer que je partage en partie l’opinion de Stéphanie. J’ai trouvé la même phrase « Aucune autre population n’est ainsi dénigrée dans les médias aussi régulièrement que la population des surdoués actuellement » assez mal à propos en effet, j’ai pensé aux homos, mais aussi aux personnes d’obédience musulmane qui font l’objet d’une forte discrimination. Mais votre assertion est peut-être liée à votre implication totale et louable dans votre domaine d’étude (ce n’est qu’une hypothèse !). Je sais par expérience que quand nous nous consacrons avec beaucoup d’énergie à une cause/un projet nous pouvons finir par être un peu exaltés et peu ouverts à la controverse.

J’avoue trouver aussi votre réaction ci-avant (article et commentaire) assez agressive en effet. « Les négativistes ont encore de beaux jours » , « mauvaise foi » !! C’est un peu réducteur, voire même insultant à l’égard de Stéphanie au prétexte qu’elle émet une réserve sur votre propos, et ce peut-être pas tant sur le fond que sur la forme. Elle ne remet pas en cause l’idiotie de qualifier les surdoués de bizarrerie. Le fait que personne ne le relève pour le dénoncer chez les surdoués à l’inverse du cas de l’homosexualité aujourd’hui est peut-être agaçant mais n’a rien à voir avec ce que vous reproche Stéphanie qui comme moi doit sans doute trouver votre propos un peu exacerbé et réducteur énoncé ainsi. Ce qui n’est en rien de la mauvaise foi ! Je précise que je ne la connais pas.

Que dire des « faux surdoués » ? Des gens qui ne comprennent pas les articles scientifiques ? Pris à froid, comme je le fais à l’instant en lisant votre article puis les commentaires, votre propos apparaît comme très agressif, déniant et disqualifiant d’office pour des raisons qui échappent au lecteur, les propos de toute personne qui objecterait, la réduisant au statut d’idiote. Cette réaction n’aide pas votre propos dans le cas présent, cela vous ferait presque passer pour quelqu’un qui se pense très supérieur. La forme n’est pas à votre avantage !

Je consulte votre site régulièrement, et c’est en grande partie grâce à votre blog, votre page de témoignages/commentaires et votre 1er livre que j’ai trouvé le courage il y’a 2 ans (et après deux ans d’hésitations, dont un de consultation psy) de faire le test qui m’a identifié surdouée. Donc je conteste aussi votre article dans sa forme, plus que sur le fond tout en n’étant pas une fausse surdouée.
Ces derniers mois en lisant certains de vos articles, j’avoue avoir été troublée assez régulièrement par votre volonté presque autoritaire et intransigeante d’affirmer que les surdoués sont trop souvent réduits à des personnes qui vont mal. En fait, toute mon enfance et jusqu’encore récemment avant de découvrir mon cas puis encore après, c’est l’inverse que j’ai entendu. Le poncif qui consiste à avancer qu’un surdoué est forcément exceptionnel, qu’il réussit tout, qu’il a tout pour lui, que c’est un génie des maths/de la musique/ du dessin/ du tennis…bref… jamais je n’ai entendu plus que de raison qu’un surdoué allait forcément mal dans la bouche de gens lambda comme moi j’entends (au boulot, en famille, entre amis…).

A force de vous lire et de sentir votre « rejet » de cette souffrance j’ai fini par me sentir niée dans ma souffrance sur votre site que j’appréciais tant. C’était troublant, décevant et comme le dit Stéphanie, j’ai aussi pensé à venir moins vous lire pour me sentir moins déboussolée ou en tout cas, être moins déconcertée. Ce que j’ai fait. Sachant que je ne consultais ni ne consulte aujourd’hui aucun autre site sur le sujet avec autant de régularité. A l’inverse je me dis aussi que toutes les opinions et tous les points de vue méritent d’être entendus donc je continue de vous lire à intervalles réguliers.

Pour ma part, apprendre que je suis surdouée n’a pas changé mon quotidien ni ma personnalité, je me suis juste sentie enfin normale paradoxalement, mais dans une autre normalité : une normale différente ou une différente normale. C’est juste de la sémantique, ce qui compte c’est ce que nous y mettons et ce que nos actes montrent de nous.

A ce titre j’aime bien l’idée du zèbre, et je ne comprends pas bien votre « acharnement » (sans jugement de valeur de ma part) contre cette appellation et le fait que certains praticiens et autres adultes en fassent état. Cette différence neurologique est vraie n’est-ce pas (la douance, pas la « zébritude »), elle ne veut pas dire mieux ou moins bien : un hétéro est différent d’un homo, une brune est différente d’une blonde, une noire est différente d’une blanche, un homme d’1m72 est différente d’un homme d’1m90. C’est vrai est c’est ainsi. Ni bien ni mal. Cela n’empêche en rien les similitudes et le partage de valeurs, de besoins, d’espaces communs. Je me rappelle d’un temps où les homosexuels souhaitaient que soit reconnue leur différence non pour être admirés ou vilipendés mais pour être acceptés et respectés pour cette différence aussi. Un zèbre appartient à la famille des Equideae mais il est différent du cheval, qui est aussi différent de l’âne, qui sont aussi différents de l’hémione.
Il est nécessaire d’identifier les différences et de les reconnaître et de les admettre pour faire société, pour respecter ce que l’on pense être des bizarreries mais qui n’en sont pas, pour adapter notre rapport à l’autre de façon éthique. Les nier n’arrange rien. Se faire appeler zèbre participe de cette acceptation je trouve.
En revanche il est peut-être dommage que cela soit devenu une espèce d’étendard commercial au même titre que « Non mais allô quoi ! »… Et puis passés les 1ers émois, personne ne s’appelle zèbre non, ni ne l’affiche comme un pedigree en dehors des journaux où l’on aime à exhiber le petit jeune de 14 ans qui passe son bac comme un animal de foire : une monstration plus proche de Nabilla que des surdoués normaux en fait. A l’inverse personne n’interviewe l’enfant non surdoué qui rame l’école et se voit déclassé… ça ne fait pas assez rêver les parents sans doute.

Point de fierté, point de honte pour ma part d’être un « zèbre » : soulagée d’être normale différente, reconnue comme telle mais pas folle.

Car oui j’ai souffert sans toujours comprendre pourquoi, pas plus que mon entourage, et je souffre encore. Car à ma nature « cérébrale » qui fait de moi une surdouée s’ajoute ma personnalité et mon parcours perso que ma douance n’a à priori pas facilitée. C’est comme ça, personne n’y peut rien, j’y travaille, mais je ma souffrance est bien réelle et s’exprime dans de nombreux paramètres de ma vie.

Bref, je continuerai de venir vous lire Mme Kirchgessner, mais si je peux me permettre ce conseil, prenez parfois peut-être un peu de distance d’avec ce sujet qui vous tiens à cœur pour de justes raisons, comme on arrête parfois la course à pied quelques jours pour laisser à nos mollets le temps de se détendre et d’évacuer les acides lactiques pour repartir frais et disposés.

Vos fonds sont souvent bons, votre forme parfois malhabile.

Le mieux est l’ennemi du bien.

Bien à vous.

Nadine Kirchgessner | 22 juin 2017 à 11 h 51 min

Votre commentaire est très intéressant.
Merci pour ce moment (cette leçon). Je dirais comme un mathématicien bien célèbre :
« c’est toujours un plaisir de prendre des cours particuliers »
Vous comparez avec l’homosexualité, ce que je trouve très étrange et inapproprié, car la stigmatisation est vraiment différente et incomparable. J’avais répondu à Stéphanie sur cet article http://planetesurdoues.fr/index.php/2017/06/01/ca-suffit/

Je suis étonnée par votre long message, qui demande quelques explications. je vais prendre le temps de vous répondre. Sans doute, vous ne vous rendez pas compte de ce qu’il se passe. C’est normal, il faut être au courant depuis de longues années(au taquet) comme je le suis.

Vous généralisez sur votre cas (comme le font beaucoup de personnes hélas et médias) mais en fait vous ne représentez qu’une minorité de surdoués , donc ceux qui souffrent. Minorité importante dont il faut s’occuper, bien sûr. (cf les chiffres incontestables des études scientifiques).

Mais c’est une minorité dans la minorité qui fait beaucoup de bruit. Ces personnes font les choux gras de thérapeutes qui « profitent » de la situation ou de leur place dans les médias, et qui petit à petit nous enfoncent tous, nous tous, les surdoués.
Finalement vous m’accusez de vous défendre. Soit.

Je me fais sans doute mal comprendre, mais votre message est dans la caricature de la tendance actuelle.
Je viens de lire cet article de MENSA , édifiant, je vous laisse le lire, sans doute les enjeux vous auront échappé ? Vous n’avez pas une vision globale du phénomène car vous êtes ou avez été en souffrance, à cause de la douance, croyez-vous.

Lisez le bien
Dans peu de temps plus personne ne va embaucher des surdoués
https://mensacotedazur.wordpress.com/2016/11/30/comment-manager-les-hauts-potentiels/comment-page-1/#comment-165

Lorsque nos enfants, vos enfants (surdoués) ne trouveront pas de travail parce que « surdoués » vous saurez pourquoi…

Et vous comprendrez à ce moment, mais trop tard, mon action et mes articles.

Vous écrivez ceci : « votre « rejet » de cette souffrance »
Mais de quel rejet parlez-vous ? J’aide tous les jours des personnes en souffrance, qui m’écrivent ou me téléphonent.

Vous me parlez de zèbres, moi je parle d’humains, c’est la différence sûrement. Vous maniez les paradoxes pour valider ce que vous écrivez , fort injustement , mais mes lecteurs (très nombreux) sauront faire la part des choses.

Vous souffrez et avez souffert de cette différence dites-vous ou croyez-vous, je le comprends car vous avez appris tardivement, mais peut-être est-ce la « non connaissance » ou la « non prise en compte » de la douance et/ou peut-être est-ce autre chose ?

Croyez-vous que de vouloir faire groupe (être dans un troupeau de zèbres) et que tous les surdoués souffrent avec vous vous soulagera ?

Vous écrivez ceci : « un peu exaltés et peu ouverts à la controverse. » Je pense que vous parlez de vous ? Ne projetez pas sur moi vos problèmes.

Exaltés, les responsables de ANPEIP 1995 ? J C Terrassier ?
Relisez cet article dans lequel il est relaté que ANPEIP en 1995 écrivait que la « pathologisation du haut potentiel », c’est une absurdité, pour moi, en 2016, dans une conférence à Lausanne, c’est un piège.
http://planetesurdoues.fr/index.php/2016/12/27/anpeip-1995/

Exaltés ? Franck Ramus et Nicolas Gauvrit ?

Relisez cet article
http://www.scilogs.fr/ramus-meninges/la-pseudoscience-des-surdoues/
Et surtout la conclusion :
« De nombreux mythes sur la précocité sont colportés, dont le trait commun est de faire des « surdoués » des victimes et de la précocité une pathologie. Ces légendes noires de la précocité intellectuelle sont diffusées par beaucoup de personnes de bonne foi qui côtoient des surdoués ayant de véritables difficultés. Il ne s’agit pas en effet de prétendre que la précocité immunise contre les problèmes : il existe des surdoués dépressifs, anxieux ou perdant pied à l’école. Lorsqu’une personne est surdouée et souffre d’une difficulté psychologique, il est important de lui venir en aide, mais il ne faut pourtant pas en déduire que la précocité est nécessairement la cause de ses difficultés.
D’autres personnes semblent vouloir répandre l’idée que les surdoués sont des personnes à risque pour des raisons politiques…. »

Et lisez tous les commentaires, un commentaire « exalté » et injuste vient d’y être écrit. La personne confond HQI et personnalité, en s’en prenant à l4ego soi-disant des chercheurs…

Dès 2012, j’écrivais cet article car je voyais la tournure que prenaient les événements. Malheureusement , je ne me suis pas trompée:

Penser différemment à manier avec précaution
http://planetesurdoues.fr/index.php/2012/09/17/penser-differemment-a-manier-avec-precaution/

Vous pensez vraiment qu’il faille éduquer des enfants ( et les adultes) en leur faisant croire que leur intelligence est une tare ?

Tous ces articles stigmatisants, qui font fi des chiffres réels, qui font des généralisations hâtives, sont blessants pour tous les surdoués et contre productifs.

Vous écrivez « passés les 1ers émois, personne ne s’appelle zèbre non »
Je pense que vous vous trompez aussi malheureusement sur ce point précis.

Pour terminer je vais vous citer cette phrase que j’aime bien
« Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. »

Bien à vous
Si vous souhaitez de l’aide positive , écrivez-moi en mp , je vous aiderai, comme je le fais pour tous ceux qui m’écrivent ;
et continuez de lire ce site, mais surtout mon deuxième livre. « Les surdoués atteints de haut potentiel, l’intelligence malmenée » préfacé par J C Terrassier, qui s’y connaît en matière de précocité intellectuelle.

http://www.leseditionsdunet.com/sciences-humaines/4149-les-surdoues-atteints-de-haut-potentiel-nadine-kirchgessner-9782312043296.html

Isa | 23 juin 2017 à 9 h 43 min

Bonjour Nadine,

Je vous lis depuis des années et franchement, je vous admire pour votre courage et votre ténacité sans faille !

Je trouve pour le moins étrange l’attitude de certains de vos détracteurs. Mais après tout, chacun a le droit de critiquer.

Entre parenthèse, j’en profite pour écrire que vous êtes une des rares « blogueuse » sur internet à publier des critiques parfois très virulentes à votre égard. C’est pour moi la meileure preuve que vous êtes dans une démarche totalement sincère et désintéressée.

En effet, d’aucuns ne laissent passer que ce qui les arrange…

Je trouve que votre analyse est très pertinente. La clé de est bien la phrase suivante.

« Croyez-vous que de vouloir faire groupe (être dans un troupeau de zèbres) et que tous les surdoués qui souffrent avec vous vous soulagera ? »

Oui, je pense aussi qu’un certain nombre de zèbres « tournent en rond » depuis de trop nombreuses années maintenant. Je ne pense pas qu’ils se complaisent dans les soucis. En revanche et c’est plus grave, on les y incite très sournoisement…

Les bergers n’ont en effet aucun intérêt à ramener le troupeau vers de plus verts pâturages… Voir leur troupeau « tourner en rond » est bien plus payant (que ce soit en terme d’égo ou de cash).

Parce que rarement, je ne vois émerger des solutions…

Zèbres, vous vous sentez certainement bien mieux en lisant ici ou là que vous êtes « des génies incompris ». Cela vous soulage dans l’instant comme la drogue soulage temporairement beaucoup de douleurs… Mais regardez les choses en face. Allez-vous mieux depuis toutes ces années ? Vos enfants vont-ils mieux ? Parce que là se situe le véritable enjeu. Je vous invite simplement à y réfléchir…

Isabelle* LG | 25 juin 2017 à 13 h 14 min

Bonjour Mme Kirchgessner,

J’ai envisagé vous répondre en MP, puis j’ai pensé que puisque nous avions accepté de jouer le jeu des commentaires en ligne, c’était plus honnête de vous répondre selon le même protocole.

Je vous remercie pour votre longue réponse et les articles que vous me soumettez.
J’essayais juste de comprendre la réaction de Stéphanie et la vôtre, à travers les deux commentaires que celle-ci vous a laissé. Je posais plutôt des questions, mais j’ai sans doute moi-même été malhabile dans la forme. Je crois que c’est une erreur de communiquer par messages écrits interposés. C’est sujet à quiproquos et malentendus, les nuances, les intonations sont difficiles à retranscrire par écrit, et le temps n’est pas le même.

Pour une meilleure lisibilité en ligne, voici le code que je vous propose : vos propos en MAJUSCULES, les miens en minuscules.

« VOTRE COMMENTAIRE EST TRÈS INTÉRESSANT.
MERCI POUR CE MOMENT (CETTE LEÇON) »

Sarcasme… Pas sûre que ce soit le plus haut faits d’armes de l’auteure d’origine, pas plus que cela n’aide votre propos, je dirai même que vous perdez d’emblée en crédibilité.

« JE DIRAIS COMME UN MATHÉMATICIEN BIEN CÉLÈBRE :
« C’EST TOUJOURS UN PLAISIR DE PRENDRE DES COURS PARTICULIERS »

Comme je vous l’ai suggéré dans mon précédent commentaire, cela contribue une fois encore à vous faire passer pour quelqu’un de fat et de moqueur. Citez-le plutôt que de jouer les fausses modestes. Mais je suppose que c’est pour compenser la 1ère référence plutôt basse de plafond.
Je suis navrée que vous le preniez ainsi car il n’était pas dans mon intention de vous donner une leçon. Et finalement vous ne faites guère mieux que moi avec cette tout aussi longue réponse si condescendante.

« VOUS COMPAREZ AVEC L’HOMOSEXUALITÉ, CE QUE JE TROUVE TRÈS ÉTRANGE ET INAPPROPRIÉ, CAR LA STIGMATISATION EST VRAIMENT DIFFÉRENTE ET INCOMPARABLE. J’AVAIS RÉPONDU À STÉPHANIE SUR CET ARTICLEHTTP://PLANETESURDOUES.FR/INDEX.PHP/2017/06/01/CA-SUFFIT/ »

En effet car c’était le point de départ de la crispation entre Stéphanie et vous, crispation que je trouvais dommage et que j’ai tenté de démêler en repartant du même sujet. Je ne trouvais pas son 1er commentaire injuste ou stupide (la comparaison avec la stigmatisation des homosexuels). Je pense qu’elle vous trouvait juste exaltée. Mais vous l’avez sorti de son contexte et tourné en ridicule, de façon sarcastique dans l’article ci-avant. Sarcasme que je retrouve dans la réponse dont vous me gratifiez.

« JE SUIS ÉTONNÉE PAR VOTRE LONG MESSAGE, QUI DEMANDE QUELQUES EXPLICATIONS. JE VAIS PRENDRE LE TEMPS DE VOUS RÉPONDRE. SANS DOUTE, VOUS NE VOUS RENDEZ PAS COMPTE DE CE QU’IL SE PASSE. C’EST NORMAL, IL FAUT ÊTRE AU COURANT DEPUIS DE LONGUES ANNÉES(AU TAQUET) COMME JE LE SUIS. »
Je l’ai reconnu dans mon commentaire. C’est justement par ce que je ne prétends pas être du métier ni dans le domaine d’étude que j’ai essayé de rendre mon propos audible bien que humble. Et que ce faisant pour une personne comme moi ou Stéphanie qui ne sommes pas au fait de tout, car non spécialiste la tournure de vos propos peut parfois sembler exaltée, voire outrancière. Employer le mot « impliquée » et plus loin exaltée (vous dites « au taquet ») n’avait rien de réprobateur, il s’agissait au mieux d’une mise en garde de l’effet « j’y crois tellement que j’exagère un peu ». Moi-même il m’arrive de l’être, donc comment juger ?

« VOUS GÉNÉRALISEZ SUR VOTRE CAS (COMME LE FONT BEAUCOUP DE PERSONNES HÉLAS ET MÉDIAS) MAIS EN FAIT VOUS NE REPRÉSENTEZ QU’UNE MINORITÉ DE SURDOUÉS , DONC CEUX QUI SOUFFRENT. MINORITÉ IMPORTANTE DONT IL FAUT S’OCCUPER, BIEN SÛR. (CF LES CHIFFRES INCONTESTABLES DES ÉTUDES SCIENTIFIQUES). »
Je n’ai pas généralisé, j’ai parlé de mon expérience pour interroger votre propos. Mais il est vrai que nous prenons souvent la parole au regard de « notre » seule expérience (individuelle, amis, proches, collègues), comment faire autrement d’ailleurs, même la lecture de livres écrits par d’autres, l’analyse de données recueillies et validées par d’autres constituent des expériences individuelles propres, marquées de subjectivité, chacun le comprenant, l’interprétant à sa manière propre. C’est valable pour vous aussi, quoi que vous en pensiez. Il ne suffit pas de restituer les pensées et les écrits de vos illustres confrères pour prétendre détenir l’absolue vérité.
Je n’ai jamais prétendu que ceux qui souffrent sont la majorité, c’est vous qui le traduisez ainsi ! J’ai dit que sur votre blog quand on lit beaucoup de vos articles selon son état, on peut se sentir à côté de la plaque d’aller mal ou d’en avoir un peu bavé par le passé. Vous ne pouvez pas l’entendre, pas le comprendre car vous ramenez tout à vous : tant pis.
Vous tombez dans une forme de victimisation répétitive, dans certain de vos articles et ne parlons même pas de cette réponse que vous venez de me faire. Comme si les surdoués qui réussissent étaient niés, oblitérés, ignorés. Peut-être du monde scientifique, je veux bien vous croire, mais est-ce valable pour la population néophyte ? Cela ne correspond pas à ce que j’ai dans ma « non significative » expérience entendu : déjà scolarisée j’ai entendu de nombreux adultes vanter les mérites des camarades de classe surdoués, déjà lors de mon BAC (il y’a 18 ans) les petits « génies » qui réussissaient le leur avec plusieurs années d’avance ou des notes spectaculaires faisaient rêver les adultes et passaient à la radio comme il y’a 15 jours, j’en ai même entendu déplorer qu’une jeune élève si brillante allait gâcher son potentiel en voulant entrer dans l’armée, avec une once d’envie au regard de leur propre enfant. D’où cette incohérence que je questionnais! Grand bien m’en a pris. On n’interroge pas la parole de la maîtresse.

« MAIS C’EST UNE MINORITÉ DANS LA MINORITÉ QUI FAIT BEAUCOUP DE BRUIT. CES PERSONNES FONT LES CHOUX GRAS DE THÉRAPEUTES QUI « PROFITENT » DE LA SITUATION OU DE LEUR PLACE DANS LES MÉDIAS, ET QUI PETIT À PETIT NOUS ENFONCENT TOUS, NOUS TOUS, LES SURDOUÉS.
FINALEMENT VOUS M’ACCUSEZ DE VOUS DÉFENDRE. SOIT. »

Je ne vous ai jamais accusé de quoi que ce soit ni reproché de défendre les surdoués!!! M’avez-vous bien lu ? Où ais-je écris un truc pareil ?
J’ai dit que je vous trouvez dure et injuste avec Stéphanie juste parce qu’elle a osé contester directement votre phrase dans le 1er article concerné. Ne confondez pas ma parole et la sienne. Consternée que vous l’interprétiez ainsi !

« JE ME FAIS SANS DOUTE MAL COMPRENDRE, MAIS VOTRE MESSAGE EST DANS LA CARICATURE DE LA TENDANCE ACTUELLE. «

C’est un peu blessant d’être réduite à une personne caricaturale dans ses propos, alors que je me suis appliquée à les tourner de sorte qu’ils constituent plus une « gigantesque » question un peu naïve peut-être justement parce que je n’ai pas connaissance de tout, qu’un réquisitoire ou une critique gratuite et peu étoffée.
Est-ce que vous avez lu mes véritables propos ou est-ce que vous avez sur interprété, transformé ce qui vous arrange pour vous poser en contemptrice de toute personne circonspecte ?
C’est les transformations que vous faites de mes propos qui font passer ces derniers pour des caricatures ! Pas l’inverse.

« JE VIENS DE LIRE CET ARTICLE DE MENSA , ÉDIFIANT, JE VOUS LAISSE LE LIRE, SANS DOUTE LES ENJEUX VOUS AURONT ÉCHAPPÉ ? VOUS N’AVEZ PAS UNE VISION GLOBALE DU PHÉNOMÈNE CAR VOUS ÊTES OU AVEZ ÉTÉ EN SOUFFRANCE, À CAUSE DE LA DOUANCE, CROYEZ-VOUS »

Je n’avais pas lu cet article donc ne jugez pas de ma capacité à en comprendre les enjeux. Ca c’est injuste. De même qu’il l’est de statuer sans me connaître de ma capacité à avoir ou non une vision globale. Ainsi que je l’ai dit, ma personnalité et mon histoire familiale ont je pense plus d’importance dans ma souffrance que la douance qui n’est qu’un catalyseur et non l’objet.

« LISEZ LE BIEN »
DANS PEU DE TEMPS PLUS PERSONNE NE VA EMBAUCHER DES SURDOUÉS
https://MENSACOTEDAZUR.WORDPRESS.COM/2016/11/30/COMMENT-MANAGER-LES-HAUTS-POTENTIELS/COMMENT-PAGE-1/#COMMENT-165
LORSQUE NOS ENFANTS, VOS ENFANTS (SURDOUÉS) NE TROUVERONT PAS DE TRAVAIL PARCE QUE « SURDOUÉS » VOUS SAUREZ POURQUOI… »

Est-ce seulement possible ? En est-on à ce point-là ? N’êtes-vous pas un peu trop négative? Je ne sais qu’en penser pour être honnête.
Pour ma part je viens de lire cet article sur LinkedIn : https://www.linkedin.com/pulse/le-salari%C3%A9-haut-potentiel-une-caracteristique-sandrine-hartmann?trk=v-feed&lipi=urn%3Ali%3Apage%3Ad_flagship3_profile_view_base_recent_activity_details_all%3BW%2BP0u2rcUaWB%2BjqniNOY7g%3D%3D
Alors attention il est light et très simplifié, mais cela ne traduit-il pas une volonté (même maladroite) de réhabiliter les surdoués? Est-ce que parce que quelque chose est maladroit ou que l’on ne se sent pas encore super expert qu’il ne faut pas le tenter ? A vous lire on pourrait penser que oui, seuls les expert.e.s autoproclamés tel.le.s que vous y semblent autorisés.

« ET VOUS COMPRENDREZ À CE MOMENT, MAIS TROP TARD, MON ACTION ET MES ARTICLES. »
Je comprends votre action, sinon pourquoi m’y intéresserai-je ? Pourquoi aurais-je transformé l’essai en me fiant à vous et votre site? Cependant ce n’est pas parce qu’elle se légitime qu’elle ne peut être critiquée ! Et comme je vous l’ai écrit, sur sa forme bien plus souvent que sur le fond, et je ne parle que de quelques phrases, dans quelques articles ! Vous généralisez bien trop vite.

« VOUS ÉCRIVEZ CECI : « VOTRE « REJET » DE CETTE SOUFFRANCE »
MAIS DE QUEL REJET PARLEZ-VOUS ? J’AIDE TOUS LES JOURS DES PERSONNES EN SOUFFRANCE, QUI M’ÉCRIVENT OU ME TÉLÉPHONENT. »

C’est pour cela que j’y ai mis des guillemets, car le terme me semblait impropre, mais je voulais que vous saisissiez l’effet que j’ai parfois, seulement parfois, ressenti. C’est le problème de l’écrit, il n’a pas d’intonation, l’effet « rejet » peut apparaître à cause de la forme. Mais il faut faire l’effort de lire entre les lignes pour comprendre parfois.
Évidemment vous n’alliez pas me dire que n’aidez personne ! Mais c’est subjectif et peut-être relatif. Il est assez facile d’avoir l’impression d’aider une personne en souffrance qui se montre docile car perdue, encore plus demandeuse qu’elle se trouve face à celle qui semble savoir. Attention au leurre ou à une analyse partielle.

« VOUS ME PARLEZ DE ZÈBRES, MOI JE PARLE D’HUMAINS, C’EST LA DIFFÉRENCE SÛREMENT. VOUS MANIEZ LES PARADOXES POUR VALIDER CE QUE VOUS ÉCRIVEZ , FORT INJUSTEMENT , MAIS MES LECTEURS (TRÈS NOMBREUX) SAURONT FAIRE LA PART DES CHOSES. »

C’est très clivant, je suis une de vos très nombreuse lectrices, le fait que mon point de vue diffère n’est pas un défaut qu’il convient de frapper d’ostracisme. Ce n’est pas très bienveillant comme approche, c’est même carrément autocratique.
Pourquoi pour valoriser, valider votre propos (votre rôle de leader d’opinion ?) m’assenez-vous volontairement entre parenthèse vos (très nombreux) lecteurs ? Ais-je prétendu que vous n’étiez pas digne d’écoute, que personne ne devez-vous faire confiance ? Encore une forme victimaire.
Tous les gourous de toutes les églises ont toujours et auront toujours des ouailles. Cela ne signifie pas qu’ils soient les détenteurs de la seule et absolus vérité.

Quels paradoxes ? Comment cela injustement ? Encore une victimisation, mais dans ce cas cela n’a aucun sens ! Vous sentez-vous victime d’une cabale ? Personne ne vous veut du mal, et certainement pas moi.
Je suppose que c’est l’expression « normale différente ou différente normale» que vous qualifiez de paradoxale. Sémantiquement ça l’est. Mais prenez le temps d’y réfléchir et vous comprendrez peut-être ce que j’ai voulu dire de mon ressenti, et non employé pour valider quoi que ce soit. Ne confondez pas : c’est vous qui tentez agressivement de faire valider vos propos (aux yeux de qui : vos lecteurs crédules ? Vos bons lecteurs ? Vos confrères concurrents ?) par des interprétations déformées à la frontière de la mauvaise foi.
Je vous ai confié mon ressenti à l’issu du test, l’étonnement et le soulagement dans ma voiture. Je me sentais paradoxalement normale, bien qu’ayant d’après le test un fonctionnement (câblage ?) différent. C’était rassurant pour moi, je n’étais pas folle. J’étais normale, dans une autre normalité peut-être mais normale. Voilà ce que j’ai voulu exprimer. Rien de prétentieux, fallacieux, rien de l’ordre de la malhonnêteté intellectuelle comme vous semblez le croire. C’est ahurissant.

Le terme zèbre et le rejet qui en ait fait m’intrigue c’est vrai. Où ais-je été injuste alors que je ne tendais qu’à vous interroger (sans piège, sans arrières pensées) et certainement pas à vous disqualifier. Pour le coup c’est encore vous qui êtes injuste.

« VOUS SOUFFREZ ET AVEZ SOUFFERT DE CETTE DIFFÉRENCE DITES-VOUS OU CROYEZ-VOUS, JE LE COMPRENDS CAR VOUS AVEZ APPRIS TARDIVEMENT, MAIS PEUT-ÊTRE EST-CE LA « NON CONNAISSANCE » OU LA « NON PRISE EN COMPTE » DE LA DOUANCE ET/OU PEUT-ÊTRE EST-CE AUTRE CHOSE ? »

J’ai souffert de me sentir différente oui dans la perception des situations, et de la perplexité de mon entourage, et c’est sans doute la non connaissance de la douance qui y était pour quelque chose. Je n’ai jamais prétendu le contraire.

« CROYEZ-VOUS QUE DE VOULOIR FAIRE GROUPE (ÊTRE DANS UN TROUPEAU DE ZÈBRES) ET QUE TOUS LES SURDOUÉS SOUFFRENT AVEC VOUS VOUS SOULAGERA ? »

Ais-je jamais dis vouloir que tous les surdoués souffrent ?!!!!! Êtes-vous sérieuse ?
On peut être différent et heureux non ? Sinon à quoi bon tenter de se connaître soi-même.
Êtes-vous à ce point malhonnête que vous prétendez que nous tous Humains, animaux sociaux, dès lors que nous vivons en société n’avons pas besoin, consciemment ou non, de nous rattacher à un ou plusieurs groupes, pour différentes raison ?
En ce qui me concerne et cela n’engage que moi, parfois avoir l’impression de se rattacher à un groupe ou de faire partie d’un groupe permet de se sentir moins seule.

Je n’avais pas saisi que le terme « zèbre » était étiqueté à ceux qui souffrent. A moins qu’il le soit à ceux qui aiment s’en vanter. Si c’est cela en effet, la perspective change.

Pour réagir au propos de la seconde Isabelle des commentaires : je ne me sens pas un génie. Incomprise peut-être un temps, mais pas un génie, ni avant la découverte, ni depuis. Je n’ai jamais pris le mot zèbre, ou surdoué pour cela. Pour moi un cheval a autant de valeur qu’un zèbre, ils sont beaux tous les deux, adaptés à leur milieu, mais différents, c’est factuel. Ni mieux, ni moins bien.
Ne vous y trompez pas, je n’ai pas envie d’être prise pour ce que je ne suis pas et il ne me viendrai même pas à l’idée de le crier sur tous les toits de peur que l’on me trouve prétentieuse.
Je me méfie des effets corporatistes et donc de l’effet « zèbre » dans l’une et l’autre des acceptions que j’invoque. Pas plus que je n’ai eu envie de rejoindre la MENSA, car je suis circonspecte sur le clivage et la classification qui est faite des surdoués dans cette asso. Quelles drôles d’approches, excluantes et limite eugénistes !

« VOUS ÉCRIVEZ CECI : « UN PEU EXALTÉS ET PEU OUVERTS À LA CONTROVERSE. » JE PENSE QUE VOUS PARLEZ DE VOUS ? NE PROJETEZ PAS SUR MOI VOS PROBLÈMES. »

Là c’est carrément du dédain !
Non je parle bien de vous, et votre réponse ne fait que corroboré ce qui n’était à l’origine qu’une remarque interrogative. Il m’est aussi arrivé de prendre fait et cause pour un « sujet » et parfois comme je vous l’ai dit précédemment, mes interlocuteurs n’ont pas compris mon « exaltation », ou m’ont repris avec virulence (un peu comme Stéphanie l’a fait avec vous), je me souviens aussi avoir parfois contre argumenté avec autant de virulence.
Voilà tout, aucune projection, juste un échange d’expérience. Mais pour cela encore faut-il être capable de connaître ses propres limites et de faire preuve d’autocritique.
Je vous retourne votre pensée et vous laisse seule responsable de le prendre aussi mal.

« EXALTÉS, LES RESPONSABLES DE ANPEIP 1995 ? J C TERRASSIER ? »

Je ne parlais pas d’eux. Juste de votre tournure dans les deux articles au sujet desquels nous réagissons vous, Stéphanie et moi-même. Voilà encore un exemple du manque de mesure et de la mauvaise foi dont vous faites preuve.

« RELISEZ CET ARTICLE DANS LEQUEL IL EST RELATÉ QUE ANPEIP EN 1995 ÉCRIVAIT QUE LA « PATHOLOGISATION DU HAUT POTENTIEL », C’EST UNE ABSURDITÉ, POUR MOI, EN 2016, DANS UNE CONFÉRENCE À LAUSANNE, C’EST UN PIÈGE.
http://PLANETESURDOUES.FR/INDEX.PHP/2016/12/27/ANPEIP-1995/
EXALTÉS ? FRANCK RAMUS ET NICOLAS GAUVRIT ? «

Idem

« RELISEZ CET ARTICLE
http://WWW.SCILOGS.FR/RAMUS-MENINGES/LA-PSEUDOSCIENCE-DES-SURDOUES/
ET SURTOUT LA CONCLUSION :
« DE NOMBREUX MYTHES SUR LA PRÉCOCITÉ SONT COLPORTÉS, DONT LE TRAIT COMMUN EST DE FAIRE DES « SURDOUÉS » DES VICTIMES ET DE LA PRÉCOCITÉ UNE PATHOLOGIE. CES LÉGENDES NOIRES DE LA PRÉCOCITÉ INTELLECTUELLE SONT DIFFUSÉES PAR BEAUCOUP DE PERSONNES DE BONNE FOI QUI CÔTOIENT DES SURDOUÉS AYANT DE VÉRITABLES DIFFICULTÉS. IL NE S’AGIT PAS EN EFFET DE PRÉTENDRE QUE LA PRÉCOCITÉ IMMUNISE CONTRE LES PROBLÈMES : IL EXISTE DES SURDOUÉS DÉPRESSIFS, ANXIEUX OU PERDANT PIED À L’ÉCOLE. LORSQU’UNE PERSONNE EST SURDOUÉE ET SOUFFRE D’UNE DIFFICULTÉ PSYCHOLOGIQUE, IL EST IMPORTANT DE LUI VENIR EN AIDE, MAIS IL NE FAUT POURTANT PAS EN DÉDUIRE QUE LA PRÉCOCITÉ EST NÉCESSAIREMENT LA CAUSE DE SES DIFFICULTÉS.
D’AUTRES PERSONNES SEMBLENT VOULOIR RÉPANDRE L’IDÉE QUE LES SURDOUÉS SONT DES PERSONNES À RISQUE POUR DES RAISONS POLITIQUES…. »
ET LISEZ TOUS LES COMMENTAIRES, UN COMMENTAIRE « EXALTÉ » ET INJUSTE VIENT D’Y ÊTRE ÉCRIT. LA PERSONNE CONFOND HQI ET PERSONNALITÉ, EN S’EN PRENANT À L4EGO SOI-DISANT DES CHERCHEURS… »

Attention être exalté peut aussi arriver aux personnes malveillantes en effet ! Je vois souvent des commentaires de personnes désagréables qui pensent que nous nous prétendons surdoués juste pour nous la jouer. Cela me navre. Je me dis que ces personnes doivent être mal construites et qu’elles doutent certainement beaucoup d’elles mêmes.

Pour revenir sur les articles en question, ils ne sont pas exaltés.
C’est encore vous qui me prêtez des intentions que je n’ai pas : je ne parlais que de vous et dans un cas bien précis. M’avez-vous vraiment bien lu ?
Ces articles sont pertinents et nécessaires. Mais ils ne sont pas non plus rédigés de la même façon que vous avez rédigé la phrase à l’origine de toute cette discussion. Encore une fois, la forme que vous avez employée a nui au fond.

« DÈS 2012, J’ÉCRIVAIS CET ARTICLE CAR JE VOYAIS LA TOURNURE QUE PRENAIENT LES ÉVÉNEMENTS. MALHEUREUSEMENT , JE NE ME SUIS PAS TROMPÉE:
PENSER DIFFÉREMMENT À MANIER AVEC PRÉCAUTION
http://PLANETESURDOUES.FR/INDEX.PHP/2012/09/17/PENSER-DIFFEREMMENT-A-MANIER-AVEC-PRECAUTION/
VOUS PENSEZ VRAIMENT QU’IL FAILLE ÉDUQUER DES ENFANTS ( ET LES ADULTES) EN LEUR FAISANT CROIRE QUE LEUR INTELLIGENCE EST UNE TARE ? »

Ais-je prétendu cela ???? Ou avez-vous lu ou compris cela dans mon message ?
Vous déformez complètement mon propos. Encore une fois vous inventez des propos que je n’ai pas tenu, ça devient un peu trop systématique, vous faites des surinterprétations graves qui nuisent à tout échange aussi honnête soit-il !
Mais cette fois cela m’atteint à plus forte raison que je ne pense pas qu’être surdoué, comme je ne pense pas qu’être différent de quelque façon soit une tare !!!!! Je l’ai dit en essayant d’être simple et un peu drôle, (un brun est différent d’un blond, etc… raté ! ) : ce n’est ni bien ni mal, ni mieux ni plus grave. C’est physiologique, donc factuel. Un surdoué est différent, mais un non surdoué est aussi différent d’un surdoué. Le problème c’est le sens sous-jacent que vous-même et la plupart d’entre nous entendent par différent. L’acception que j’ai du mot différent (et que je préfère) est que cela ouvre des perspectives intéressantes et enrichissantes (peut-être pas la couleur des cheveux elle-même bien sûre !), que ces différences donnent naissances à autant de dimensions, qui peuvent s’interpénétrer dans la réalité quand nous faisons société.
Êtes-vous bien sûre que ce n’est pas vous qui projetez vos doutes sur moi pour le coup ?

« TOUS CES ARTICLES STIGMATISANTS, QUI FONT FI DES CHIFFRES RÉELS, QUI FONT DES GÉNÉRALISATIONS HÂTIVES, SONT BLESSANTS
POUR TOUS LES SURDOUÉS ET CONTRE PRODUCTIFS.
VOUS ÉCRIVEZ « PASSÉS LES 1ERS ÉMOIS, PERSONNE NE S’APPELLE ZÈBRE NON »
JE PENSE QUE VOUS VOUS TROMPEZ AUSSI MALHEUREUSEMENT SUR CE POINT PRÉCIS. »

Est-ce vrai ? Il y’a vraiment des personnes qui se nomment ainsi ? Si vous le dites je veux bien vous croire…c’est bizarre tout de même. Dans quel sens s’appellent-elles zèbres ? Dans le sens de la bizarrerie, de la honte, de l’autosatisfaction ? Cela ne me viendrait pas à l’esprit, pas plus que de dire que je suis hétéro. Qu’est-ce que cela apporte à une relation ?

« POUR TERMINER JE VAIS VOUS CITER CETTE PHRASE QUE J’AIME BIEN
« AU ROYAUME DES AVEUGLES, LES BORGNES SONT ROIS. »

Encore une fois des sarcasmes ! Ce n’est pas très sympathique et encore très clivant.
Je ne vois pas en quoi poser des questions, soumettre un point de vue divergent à la discussion, fait de moi une aveugle qui bâtie une autoroute pour les borgnes malveillants qui aiment stigmatiser les pauvres surdoués qui vont bien.
Justement j’ose soumettre mon point de vue, ou plutôt mon étonnement et mes questions intérieurs pour éclairer ma lanterne quand je ne comprends pas quelque chose, au risque comme vous venez malheureusement de me le prouver de me faire descendre en flamme de façon agressive et condescendante.

« BIEN À VOUS
SI VOUS SOUHAITEZ DE L’AIDE POSITIVE , ÉCRIVEZ-MOI EN MP , JE VOUS AIDERAI, COMME JE LE FAIS POUR TOUS CEUX QUI M’ÉCRIVENT ;
ET CONTINUEZ DE LIRE CE SITE, MAIS SURTOUT MON DEUXIÈME LIVRE. « LES SURDOUÉS ATTEINTS DE HAUT POTENTIEL, L’INTELLIGENCE MALMENÉE » PRÉFACÉ PAR J C TERRASSIER, QUI S’Y CONNAÎT EN MATIÈRE DE PRÉCOCITÉ INTELLECTUELLE.
http://WWW.LESEDITIONSDUNET.COM/SCIENCES-HUMAINES/4149-LES-SURDOUES-ATTEINTS-DE-HAUT-POTENTIEL-NADINE-KIRCHGESSNER-9782312043296.HTML »

Après m’avoir abreuvée de tombereaux de sarcasmes ou de petites phrases assassines à tendance humiliantes, et tenté de m’écraser sous votre érudition rageuse, vous essayez finalement de me vendre votre livre ???!! Tout s’éclaire !
Vous ne valez finalement pas mieux que toutes les Jeanne Siaud-Facchin et autres spécialistes négativistes chouchous des médias que vous conspuez si ardemment. Vous êtes mue par la notoriété. Et cette petite notoriété acquise par votre travail (dont l’intention était louable) via votre blog vous est montée à la tête. On dirait des gourous 2.0. qui se disputent les followers à coup de « C’est moi qui détient la vérité ! ». Pathétique.

Finalement ce que je voulais mettre sur le compte d’une outrance passagère liée à une grande implication et due à un ras le bol, est en fait votre tempérament. Je pensais que la forme avait seulement nui au fond. Dans le cas de notre échange la forme est révélatrice de votre fond. Vous êtes agressive, grossière, sarcastique, pleine de rancœur, condescendante, de mauvaise foi, malhonnête intellectuellement et incapable de vous remettre en cause. Ne parlons même pas de votre modestie qui n’a d’égale que votre manque de discernement. Qui de la bienveillance ?

La façon dont vous m’assenez vos articles et vos connaissances en me rappelant à quel point je suis ignorante est de l’ordre du narcissisme mal soigné. Bien sûr que j’ignore beaucoup de chose de la douance, ce n’est pas mon domaine d’étude et je n’ai pas cette prétention, mais j’aime à croire que l’on peut échanger sur un sujet sans nécessairement être un expert, en vue d’apprendre, de comprendre. Parce que selon vous, je n’ai pas le niveau requis de compréhension/connaissance vous balayez dédaigneusement l’expression de mes doutes, pire de mes ressentis. D’ailleurs vous faites ouvertement une distinction entre vos bons lecteurs capables de comprendre et ceux qui comme Stéphanie et moi ayant exprimé des doutes, ou plutôt des bémols, sommes des « mauvais » lecteurs qui ne comprenons rien.

Ce serait drôle si ce n’était pas si décevant et navrant : toute surdouée que vous êtes, vous n’êtes finalement pas très intelligente.
Les masques finissent toujours par tomber et les vernis par craquer. Mais rassurez-vous-même si votre masque tombe un peu devant vos lecteurs/fans comme il vient de le faire pour moi, vous en aurez toujours pour vous lire et louer vos bons offices ; tant qu’ils ne vous contrediront pas.

Je vous remercie pour l’aide que vous me proposez, mais non merci. Je doute qu’une personne aussi bourrée de préjugés et aussi récalcitrante à la critique soit en mesure d’aider véritablement qui que ce soit.
En tout cas pas moi. Je ne souffre pas à cause de ma douance. Je souffre à cause de mon parcours familial et individuel. Mais ça c’est d’un autre ressort et l’aide en question est d’une autre nature. A chaque thérapeute sa spécialité, une place pour chaque personne.

Parce que votre blog m’a aidé, il me tenait à cœur par estime et reconnaissance à votre égard de vous parler honnêtement et de vous confier ma circonspection. Je ne m’attendais pas à une volée de bois vert en retour. Mais toute expérience est bonne à prendre, et je fais feu de tout bois (puisque vous avez l’air d’aimer les petites phrases).
Comme je vous l’ai dit je continuerai néanmoins de vous lire car je suis curieuse et que je nourrie mes réflexions même de ce avec quoi je ne suis pas en accord. Car pour critiquer, il faut essayer de comprendre, il faut donc s’informer, comparer, débattre.

Bien à vous.

Isabelle*

VERONIQUE | 26 juin 2017 à 20 h 19 min

Bonsoir,

@Isa: j’adore votre commentaire; c’est vrai, le moins qu’on puisse dire est que Nadine a le sens critique comme tout(e) bon(ne) scientifique. N’en déplaise…
En tant que lectrice « dissidente » j’aimerais ajouter ceci: l’explication de texte très personnelle (ou commentaire) qui suit aurait pu en effet faire l’objet d’un message privé…
Mais c’est vrai, tout le monde a le droit de s’exprimer et de ne pas être d’accord. Et heureusement d’ailleurs!

Véronique

Nadine Kirchgessner | 27 juin 2017 à 0 h 11 min

merci véronique
Isabelle LG J’ai été courtoise avec vous mais vous déformez mes propos et les propos du début ; je n’apprécie pas ce code de majuscule qui signifie « crier », ce que je ne fais pas. Vous attaquez ma personne, rien sur le fond du sujet. Je fais un bref rappel donc, car je pense que le lecteur ne lira pas votre longue prose déformante et sera trompé.
Dans mon article du 1.06.2017 « ça suffit », on pouvait lire que dans un article de presse, les surdoués sont qualifiés de « bizarres de service »
Stéphanie écrit: « A force de vouloir nous défendre, vous en arrivez à écrire des aberrations… »
Moi à Stéphanie : « vous ressentez de l’agressivité qui n’existe pas ! »
le 12.06.2017 voyant encore un autre article larmoyant j’écris cet article La fabrique du surdoué déprimé
Vous intervenez en écrivant que je suis « exaltée et peu ouverte à la controverse… agressive et d’autres adjectifs irrespectueux, vous inventez mon « « rejet » de cette souffrance », vous inventez que j’aurais tourné Stéphanie en ridicule….
Je vous remercie donc : Merci pour ce moment (cette leçon).
Ce à quoi vous répondez par une diatribe insultante. D’ores et déjà, je peux vous dire que si votre commentaire prochain est de cet acabit, je ne le publierai pas.
Bonne continuation.

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