Planète surdoués | Un espace d'information et de recherche sur la douance

Sep/12

17

Penser différemment, à manier avec précaution…

Lire et relire ça et là, diffusé en petites touches subversives à mon sens , que les personnes et enfants surdoués pensent différemment me pose question.  Qu’est-ce que cela veut dire concrètement? Chacun pense différemment , c’est-à dire que chacun a sa pensée, sa personnalité, sa façon de concevoir les choses et le monde, que l’on soit surdoué ou non. Inculquer aux enfants précoces qu’ils pensent différemment me semble dommageable, voire très dommageable. Si l’on m’avait dit cela après mes tests de QI lorsque j’avais 8 ans , je pense, je suis sûre que cela m’aurait beaucoup angoissée. Ma mère n’a rien dit, rien fait et c’est sans doute une meilleure chose que si elle m’avait dit que je pensais différemment….je crois que cela m’aurait donné une image déformée de moi-même et je n’aurais pas pu être bien avec les autres et avoir des amis. Bien sûr les enfants surdoués ont des réflexions philosophiques (parfois ou souvent), bien sûr ils vont très vite, (parfois ou souvent), bien sûr ils calculent très vite (parfois ou souvent), bien sûr ils ressentent fort les évènements, (parfois ou souvent). Leur éducation n’est pas simple, mais si on leur inculque cette idée d’état de différence extrême de pensée, il sera encore moins simple de les guider dans ce monde qui n’est déjà pas toujours facile pour eux. Dans un article j’ai même lu qu’aujourd’hui leur éducation était pensée sur le même plan que les enfants déficients ou autistes…il faut raison garder…l’éducation des enfants surdoués est mille fois plus facile que ces enfants précités. On ne peut vraiment pas mettre sur le même plan les enfants déficients et autistes et les enfants EIP.  Au sujet de la pensée en arborescence ,  j’ai réécouté très attentivement l’intervention du Pr Michel Habib dans le premier congrès virtuel de la précocité (mai 2011) . La pensée en arborescence est une invention non scientifique, qui est calquée sur les enfants surdoués qui vont mal . Plus précisément : comment étayer une théorie avec des enfants que l’on voit en consultation , c’est-à-dire des enfants qui sont en difficulté , voire en grande difficulté.  Il faut bien définir ce que veut dire « mode de pensée différent ». les personnes surdouées hiérarchisent également leurs idées , peuvent avoir un traitement cognitif séquentiel . C’est l’apprentissage des très jeunes enfants qui leur apprend justement à bien « penser », à hiérarchiser leurs idées, à bien s’expliquer.

 

Je retranscris l’intervention du Professeur Michel Habib , neurologue à La Timone à Marseille    au premier congrès virtuel de la précocité  (mai 2011).

Neurologie de la précocité intellectuelle

« Résumé du point de vue scientifique sur les particularités du cerveau des enfants et adultes précoces avec plusieurs méthodes :

Méthodes Electrophysiologiques   : Elles montrent que le cerveau des personnes précoces fonctionne plus en cohérence, les différentes parties du cerveau sont probablement plus en relation les unes avec les autres. D’où l’idée au départ d’une intelligence qualitativement différente et d’une intelligence en arborescence qui s’opposerait à l’intelligence standard qui serait une intelligence à succession d’évènements . Mais cela est battu en brèche par l’IRM fonctionnel.

IRM fonctionnel : l’imagerie fonctionnelle cérébrale apporte une contradiction à cette idée en arborescence montrant que certaines zones différaient de façon significative ,  les zones frontales et pariétales.

Comparaison de deux groupes :  surdoués QI > 130-135     et  non surdoués   avec l’IRM

La comparaison des zones qui sont impliquées dans la notion de précocité montre une particularité fonctionnelle mais dans le sens d’une accentuation du fonctionnement de certaines zones, frontales et pariétales. Il ne s’agirait pas d’une particularité globale de fonctionnement du cerveau des précoces.

Imagerie morphologique :  La substance blanche est constituée de fibres, elle est mesurée finement  par la méthode DTI , l’organisation de ces fibres chez les précoces a une plus riche connectivité  dans les lobes frontal et pariétal. L’approche négligée mais intéressante est d’observer  les  patterns des circonvolutions sur la surface du cerveau ; on a montré que dans les  familles de précocité intellectuelle mais avec aussi des cas de dyslexie, il existe aussi  ces particularités du cerveau morphologiquement différentes ;  ces différences d’anatomie du  cerveau sont présentes dès la naissance, donc c’est constitutionnel.

Enfant précoces ayant une hétérogénéité de leur profil cognitif, avec des difficultés d’appprentissages associées à la précocité :  précocité + troubles dys, (dyslexiques, dyspraxies) est assez fréquente.

M. Noelle Magnier de Nice a montré dans une étude qui utilise les potentiels évoqués,    que les enfants qui ont profil inhomogène ont un fonctionnement électrique différent que ceux qui ont un profil homogène.  Les profils hétérogènes avec supériorité  de la fonction verbale se reposent sur leur hémisphere droit.

Les méthodes IRM sont prometteuses et sous utilisées comme moyen de compréhension du fonctionnement des précoces , l’avenir apportera des informations très importantes. »

 

 

Vidéo  visible sur  http://www.congres-virtuels.com/

 

En conclusion l’idée que les enfants surdoués et adultes surdoués penseraient différemment , dans tous les sens, de façon anarchique est un concept qui est faux. Ce concept est à manier avec une grande précaution. Ce d’autant plus qu’il ne reflète pas la réalité de nombreuses personnes surdouées.

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29 Comments pour Penser différemment, à manier avec précaution…

pensées sauvages | 30 septembre 2012 à 16 h 18 min

Quand même, ne pas dire à un-e enfant comment il fonctionne, est-ce une si bonne chose ? Peut-être n’est-ce pas un problème si par ailleurs on respecte ce qu’il est ? Parce que être hp mais ne pas le savoir, et n’être pas comprise et respectée dans sa différence, c’est l’enfer. Mais peut-être le vis-je comme ça parce que je suis hétérogène, et là… c’est dur, vraiment dur. Je fais partie de ces hp hétérogènes avec fort indice verbal, je me repose en effet énormément sur mon cerveau droit, surtout maintenant que je sais qui je suis et que je ne lutte plus contre, mais j’ai quand même, étant gamine, été orientée vers la voie scientifique, autant dire que j’ai vécu l’enfer de la suradaptation.

Nadine Kirchgessner | 30 septembre 2012 à 23 h 00 min

Je n’ai pas dit de ne pas dire à l’enfant qu’il est surdoué…mais de faire attention lorsque l’on dit qu’il pense différemment…car ce peut être angoissant pour l’enfant. surtout bien définir ce que l’on entend par « penser différemment ».

Valérie | 4 octobre 2012 à 14 h 36 min

Bonjour,

Je suis tout à fait d’accord avec ce qui est écrit ici.

Il n’y a pas que des surdoués à problèmes qui ne savent que faire des nombreuses informations qu’ils ingurgitent.

Mon fils (testé THQI) va très bien. Il est pour le moment, toujours excellent en classe. Il ne réfléchit absolument pas « dans tous les sens ». Il sait parfaitement trier les informations. Depuis qu’il est petit, il est très méthodique et fluide. Il n’a que 6 ans mais parle souvent en disant « premièrement’, « deuxièmement…
Il adore dessiner des plans, donner des consignes et organiser des jeux ou des pseudo « chantiers de construction ». Je peux vous assurer qu’il a une pensée très bien articulée et structurée.

Nadine Kirchgessner | 5 octobre 2012 à 11 h 57 min

Merci Valérie pour ce témoignage très positif , très important et qui est agréable à lire. Enfin . J’avoue que j’ai peine à lire partout (ou presque ) que d’être surdoué serait toujours un problème, que les enfants surdoués penseraient « dans tous les sens ». Votre témoignage me fait penser très exactement à ce que j’ai observé chez mes enfants, l’extrême précision de la pensée à un très jeune âge.

malmignatte | 16 octobre 2012 à 2 h 29 min

Entièrement d’accord avec ça.

Maman aussi d’un fils thqi, élève en collège, qui va très bien, n’a aucun soucis, ni scolaire, ni comportemental. Lui aussi trie ses informations, a une pensée logique, construite, est très mature (et l’a toujours été).
Et je ne lui ai jamais dit qu’il avait une pensée différente..car je ne le pense pas du tout.
La psy qui l’avait testé avait d’ailleurs comme consigne (par moi) de pas dire le mot surdoué ni de dire pensée différente. Mettre dans la tête de l’enfant qu’il pense différemment des autres n’est pas lui rendre service, peut être anxiogène , en plus d’être faux. Ses connexions sont plus rapides, il a plus de mémoire, mais être dans le plus n’est pas un mode de fonctionnement différent.

Cette notion de pensée arborescente liée à la précocité est un concept franco français (voire d’une personne).

La pensée divergente (pourquoi inventer un nouveau vocable si ce n’est pour se faire mousser ?) dans la littérature scientifique anglo saxonne est bien documentée depuis longtemps, et liée à la CREATIVITE…et pas au QI (les études sont nettes à ce sujet).

Et rien ne dit qu’une pensée n’est que divergente ou que linéaire. La créativité fait appel à une pensée qui associe beaucoup d’idées, mais n’empêche pas une pensée linéaire, dite logique en parallèle. Et avoir un qi élevé n’est pas corrélé avec un esprit créatif, on ne le sait que trop bien.

D’après moi, les psys médiatisés en France font plus de mal que de bien sur ce sujet, en induisant des dogmes faux dans la tête des parents.

Maud | 11 décembre 2014 à 12 h 33 min

Bonjour,

enfin quelqu’un qui pense différemment 😉

Ceci est un trait d’humour, vous l’aurez bien compris.

Merci pour ce bel article car je commençais à m’inquiéter de la pensée dominante qui envahit littéralement le monde de la surdouance : les EIP auraient une pensée, voire même un cerveau différent.

Je vous confirme qu’ici, ce type de discours peut se révéler tout à fait angoissant.

Mon fils (testé EIP) a au détour d’une conversation, a entendu dire que les surdoués auraient un cerveau pensant « différemment ».

Réaction immédiate et indignée : « Moi, le mien est comme celui des autres, hein ! Je comprends vite, c’est tout !

Nous l’avons évidemment très vite rassuré en lui expliquant qu’il ne fallait pas prendre tout ce qui était dit pour argent comptant.

Les recherches scientifiques, ce sont aussi des remises en question permanentes… que c’était aussi cela, la science, des remises en question… et il a dit « ah, oui, comme Galilée 🙂 »

Hormis le fait que cette théorie  » fumeuse » peut, à mon avis, engendrer des peurs chez les enfants, je ne puis m’empêcher de me demander la chose suivante :

« Mais à qui profite le « crime » ?  »

Il est tout de même bizarre qu’un peu partout (dans la littérature, à l’école) ne soient mis en avant que les « soucis » rencontrés par les enfants intellectuellement précoces !!!

Qu’il est facile de mettre les « problèmes » des surdoués sur le compte de leur fonctionnement différent et non sur l’environnement.

Et bien oui, il n’a qu’à se remettre en cause et puis s’il est si intelligent, le surdoué n’a qu’à s’adapter. On le lui fait assez remarquer d’ailleurs : «  S’il est si intelligent que cela, qu’il prouve sa faculté d’adaptation !. »

Nous rejoignons un problème général, celui de la culpabilisation à outrance des individus de la société qui engendre de plus en plus de dépressions.

C’est de votre faute, pas celui de l’environnement… (c’est pareil pour les chômeurs par exemple alors qu’on sait parfaitement que l’augmentation de la productivité induit une pénurie croissante des emplois ).

Bravo pour le progrès social !

Restons comme nous sommes, tout va bien dans le meilleur des monde !!

Vous l’aurez compris, je suis très en colère.

Ce qui est bien avec votre blog, c’est qu’on peut venir l’exprimer 🙂

Je ne dis pas qu’il faut totalement dédouaner l’individu mais c’est un fait, la société ne va pas bien (le fait que ce soit pire ailleurs n’excuse rien).

Dans le cas des surdoués pourtant, la solution serait celle du simple bon sens et même économique :

Adapter un peu l’environnement afin que la personne qui comprend et raisonne mieux – on ose à peine le dire mais il s’agit bien de cela et QUE de cela – puisse s’épanouir au mieux dans notre système éducatif.

Des questions auxquelles j’invite à réfléchir (désolée pour cet inventaire à la Prévert, mais je n’ai pas le temps de développer…)

– Pourquoi est-ce si difficile d’apporter une aide concrète aux enfants surdoués car cela ne COÛTERAIT RIEN à la société, au contraire !
– Pourquoi ce parcours du combattant des parents à l’école pour obtenir un simple saut de classe (quand on voit la facilité avec laquelle ils s’adaptent la plupart du temps, c’est une HONTE ! Je parle en tant que maman qui a du recul par rapport à la situation…)
– Quels sont les intérêts en jeux ?
– Qui dérange-t-on ???????

Beaucoup de questions… peu de réponses officielles

🙁

Anna | 7 avril 2015 à 3 h 07 min

J’ai une question… pouquoi est-ce que l’idée qu’on puisse penser, fonctionner différemment est-elle si perturbante ?
Quand une personne est bien dans sa vie, pourquoi pas finalement ?

CycloBearnais | 13 décembre 2014 à 4 h 55 min

à Maud:

Peut-être s’agit-il seulement d’une question de point de vue. En partant de l’hypothèse que les surdoués ont des problèmes et qu’ils ne parviennent pas à y arriver seuls (sinon il n’y aurait pas de problème apparent et nous n’en parlerions pas), alors les gens moins concernés (voire pas du tout concernés) prennent les décisions pour les surdoués selon leur propre critère et non selon le point de vue des surdoués. Ces critères sont corrects pour le point de vue de ceux qui prennent les décisions selon leur point de vue, donc tout devrait fonctionner… selon eux.

Du moins, ce n’est qu’une supposition.

Nadine Kirchgessner | 17 décembre 2014 à 11 h 50 min

Vous posez de grandes questions d’ordre éthique et presque philosophique, Maud.je pense qu’il faut chercher du côté du « bon sens », tout simplement. Les enfants n’apprennent plus à lire correctement depuis 30 ans environ, le niveau baisse, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, les jeunes adultes , même des enseignants (même des enseignants d’université) ne connaissent pas l’orthographe, donc ne comprennent pas les textes …alors les enfants doués sont de plus en plus décalés…c’est une hypothèse. quand on évoque ce sujet, on est qualifié de « ringard »…j’ai une anecdote, un enfant de CP…sa maîtresse corrige sur son cahier : « il s’écrit » dans une bulle de dialogue…mais le sens du texte était « il s’écrie », venant du verbe s’écrier…tout est dit dans cette triste affaire…et oui , tout est question de point de vue… car , si l’enseignant pense que l’enfant qui écrira « s’écrie », donc parfaitement, est nul…et si cet enfant est surdoué…je vous laisse imaginer le marasme…je ne dis pas que les enseignants doivent être irréprochables, mais des fautes d’orthographe de ce niveau posent question.
puisque l’on parle d’éthique, vous écrivez Maud « Vous l’aurez compris, je suis très en colère.
Ce qui est bien avec votre blog, c’est qu’on peut venir l’exprimer 🙂 »
J’ai eu moi-même la triste expérience de vouloir exprimer mon désaccord sur un blog sur une page consacrée à JSF, mon commentaire n’ a pas été publié…après demande d’explication de ma part , j’ai eu comme réponse : « je veux que mon blog soit neutre ». Voici ce que j’exprimais , il me semblait que cela était assez mesuré : »la crainte des conséquences humaines et sociales des diverses définitions très négatives des caractéristiques des personnes à haut potentiel. Cela laisse présager d’un avenir sombre pour nos enfants. Terman l’avait déjà compris…en 1940…Etre constructif, c’est comprendre que diffuser une image négative et trompeuse des surdoués, en la généralisant à tous les surdoués, aura des conséquences que nous ne mesurons pas encore. Suggérons ensemble à notre intelligence collective d’y penser. »

Maryse Mazeres | 18 décembre 2014 à 10 h 53 min

En réponse à Maud, ci-dessus. les surdoués penseraient différemment? mais bien sûr, puisqu’on parle d’arborescence, d’ailleurs, le sujet est vaste, plus vite, différemment, acceptons cela comme un plus, c’est bien ce que pointent les spécialistes des surdoués.
Etre différent, nous le sommes tous, surdoués ou non, et c’est bien. L’accepter nous permet de considérer aussi, que nous mêmes, nous évoluons, que nous serons différents demain, de ce que nous sommes, cessons de vouloir mettre des étiquettes partout, de vouloir mettre les gens dans des boites, si nous critiquons la société qui le fait;

Vous les parents de surdoués, cessez d’être paniqués, vos enfants seront plus heureux; On dit en psycho en général, que lorsqu’un enfant va mal, il faut chercher le souci chez un parent ou le couple; lire le petit bouquin, « les jeunes francais ont il raison d’avoir peur, »? sociologue, olivier Galland, où cet homme explique que les jeunes ont peur de la peur de leurs parents.

De meme Michel Fize écrit pour les ados ayant des parents difficiles!!

j’ai trois grands gars, adultes, 32 28 22, ils vont tous bien, ils évoluent, ils voient les travers du monde, mais savent trouver leur place, et je pense que mon éducation positive y est pour quelque chose, leur père un peu aussi, mais moins puisque je l’ai quitté parce qu’il était malheureux, le revendiquait comme logique dans ce monde .

je suis le plus possible le conseil d’olivier Galland qui dit qu’il nous faut nous adultes, cesser de vouloir mettre l’étiquette adulte sur nos enfants à partir d’une date, d’un moment, et de vouloir que nos enfants soient sans doute ce que nous n’avons pas réussi à être???? Accompagner nos enfants dans la vision du verre à moitié plein, c’est ce qu’enseigne le coaching, le vrai, voir nos potentiels positifs,cela fait baisser l’importance de nos faiblesses. Nos enfants le seront toujours, nous leur devons le respect de leur intimité dans tous les domaines, mais nous pouvons aussi leur exprimer nos richesses, nos joies, les stimuler encore et encore, afin de leur apporter une présence amie;

Vivons notre vie sérieusement, mais ne nous prenons pas au sérieux, sachons nous ouvrir à l’irrationnel,mais de facon sage, pas en voulant encore affirmer des choses bien précises.
notre vie est dirigée par notre inconscient, que bien sûr, nous ne connaissons pas, alors lâchons prise, cessons d’être dans la maitrise, cela ne provoque que des maux du corps, qui s’éreinte à nous parler, à nous crier que nous ne comprenons pas le sens de la vie.

Tiens, j’aimerais échanger sur ce thème, pourquoi sommes-nous sur terre?, j’ai ma réponse, elle est très souriante. Belle journée.

Maryse Mazeres | 18 décembre 2014 à 10 h 30 min

bonjour, Je souhaiterais rebondir sur l’orthographe, l’écriture des enseignants. Affirmer que les professeurs de tous bords ne connaissent pas l’orthographe, donc ne connaissent pas les textes me parait être un raisonnement bien médiocre. Je suis, je le pense surdouée, découverte réellement à plus de 50ans, après lecture de « trop intelligent,,,, »
Je suis une passionnée en autodidacte par la pédagogie, depuis toujours, j’ai suivi une formation privée au coaching, qui m’a vraiment apporté ce que je cherchais. je tiens toutefois à affirmer qu’une formation ne fait pas les élèves, et que des apprenants peuvent bien apprendre et recracher », et être de piètres pratiquants comme certaines personnes dont semble s’entourer madame Facchin, dans son entreprise sur Aix en P.

Un bon professionnel dans tous les domaines est un humain humble, respectueux, qui arrive à l’heure, qui écoute la personne, qui continue à chercher à étudier dans son domaine, et à s’ouvrir. hélas, c’est bien rare. Un bon professionnel dans son domaine est bien souvent un mauvais recruteur, notre pays dans tous les domaines souffre de cela, car on spécialise tout, et on rejette les chercheurs, y compris en sciences et sciences humaines qui veulent dresser des ponts entre les disciplines, bien logiquement. ces personnes de qualité trouvent un bel écho, à l’étranger, mais pas en France.
; recruter, ressentir, être un humain communiquant et heureux ne s’apprend dans aucune école, hélas pour nous Francais, puisqu’il n’y a que les diplomes qui comptent.
Je reviendrais m’exprimer, à bientot 60ans, après une vie d’errance pro, de lecture, de quête de moi même, je me sens enfin bien avec moi même, mais pas mieux avec la société, qui avance si doucement.

Maryse

Je voudrais aussi ajouter, que faire des fautes d’innatention, ou des fautes d’orthographe pure, comme j’en fait, ne signifie rien de l’intelligence d’une personne, cela signifie juste, qu’elle est humaine. le problème avec les profs, c’est qu’ils n’osent pas affirmer leurs faiblesses, et les revendiquer, comme je le fais avec mes élèves, je donne des cours de Francais Anglais, avec l’outil coaching. J’ai de très bons résultats, je rassure, je donne des conseils, j’aide les apprenants à apprendre à apprendre, à découvrir les manuels scolaires, merveilleux, dont les profs ont peur. Les prof ont peur d’etre piègés, de ne pas savoir répondre à tout, donc forcement un bouquin suggère des questions, donc on les ferme, et on tourne en rond autour d’un médiocre polycopié.
Je suis à votre dispo pour échanger à ce sujet. et pour finir, mon dernier garcon, légerement surdoué,(limite) testé à 8ans, heureux d’apprendre, est élève instit, à Auch, ou il s’épanouit, trouvant de bien bons prof, mais hélas, pour une bonne formation, combien de piètres, tout autour!!, médiocrité confirmée par des témoignages divers;

Nadine Kirchgessner | 18 décembre 2014 à 11 h 50 min

Je réponds à votre premier message. En aucun cas, je n’ai exprimé que TOUS les enseignants ne connaissaient pas l’orthographe. (je l’espère !) Mon raisonnement n’est pas médiocre, vous employez un mot très condescendant. Lisez tout mon site et mon livre, vous en saurez plus sur ma pensée. Je ne fais pas de relation hâtive entre l’orthographe et l’intelligence. Affirmer que l’orthographe est pleinement acquis par tous les enseignants et par tous les citoyens français, actuellement, est nier la réalité. Il n’y a qu’à parcourir les fora ou articles pour s’en apercevoir, même des fora de surdoués. J’ai récemment fait des études de psychologie, domaine dans lequel les mots doivent avoir un sens. Je peux vous affirmer que certains enseignants (beaucoup trop) font des fautes d’orthographe des plus élémentaires (donc des enseignants d’université). ET il est visible que ce ne sont pas des fautes d’inattention, ce que chacun peut faire, même moi, de temps en temps. Je ne les blâme pas, ils ont été mal enseignés…c’est un fait, c’est toute une génération qui est sacrifiée. Je vous en donne un seul exemple. J’avais rendu un devoir de psychologie sociale, réponse de l’enseignante (jeune), « si vous aviez développer, cela vous aurez permis d’améliorer votre note »…je n’invente pas…croyez bien que je le déplore…l’enseignante était intelligente et bienveillante , mais cette lacune de son orthographe était très désolante…et je crois que tout ceci est le résultat de l’enseignement de la méthode globale, depuis 30 ans. Je ne suis pas jeune, lorsque j’étais au CM2, ma mère (l’enseignante) ne laissait quitter sa classe aucun enfant ne sachant pas lire ! Et nous apprenions TOUS avec la méthode syllabique. Tous savaient lire, et j’étais dans une école dans laquelle il y avait des enfants très très défavorisés. Les enfants défavorisés ont besoin de l’école ! Cette école qui n’apprend pas bien à lire aux enfants défavorisés creuse les inégalités sociales…mais c’est un vaste sujet.
je ne sais pas quelle école vous avez connue, mais je sais que pour moi, l’école m’a beaucoup apporté, et j’aimerais que cela soit le cas pour tous les enfants.
En réponse au « penser différemment », le concept d’arborescence n’est pas un concept scientifique. Vous pouvez lire l’article pensée divergente/pensée convergente
Vous semblez croire que Maud serait paniquée ? Je ne le crois pas. Elle s’insurge au contraire contre le fait que les « spécialistes » (certains en fait) soient top négatifs. Elle approuve mon article qui exprime le fait que dire aux enfants « qu’ils pensent différemment » est très angoissant, elle l’a vécu avec son fils, et je sais qu’elle n’est pas la seule. Car, cela est souvent dit de façon très négative, comme si les enfants surdoués étaient de petits extraterrestres. C’est assez ridicule. Il est vraiment inutile de les angoisser davantage, nous, adultes, nous devons les guider, et non les marginaliser et les angoisser.

Maud | 18 décembre 2014 à 14 h 56 min

Euh, alors si je vous ai bien compris, vous avez raison et j’ai tout faux dans l’éducation des enfants…

Vous éduquez de façon positive et je panique en angoissant mon enfant…

Je caricature à peine 😉

Où ai-je écrit que je paniquais ?

J’ai juste exprimé un fort mécontentement vis à vis de la tendance actuelle qui se complaît à ne voir que le négatif chez les enfants surdoués.

Etre positif face à la vie ne signifie pas tout accepter non plus.

Mon petit gars va très bien, merci.

Je pense être une maman très positive avec lui. Il ne souffre justement pas d’angoisses contrairement à ce qui est souvent relaté au sujet des très hauts potentiels.

Mon fils est extrêmement joyeux de vivre et peut-être aussi parce que je me suis battue auprès de l’école pour lui faire sauter deux classes (ce n’est qu’une modeste contribution car il est très positif de nature).

Sinon, à part raisonner et comprendre plus vite que la moyenne, mon enfant ne diffère absolument pas des autres (c’était la raison de mon post).

Je suis entièrement d’accord avec Nadine.

Bien à vous

Anna | 7 avril 2015 à 2 h 54 min

Bonjour,
Si votre enfant ne diffère que par ses capacités, c’est peut-être parce que vous avez fait les bons choix.
Reste que le système scolaire est plotôt pensé pour des enfants « standard », voire moins.
Ne vous angoissez pas inutilement. Si votre fils avait un problème avec sa particularité, vous le sauriez déjà…

Maryse Mazeres | 18 décembre 2014 à 19 h 36 min

Sourire à toutes les deux. En bon zèbre, je vais tenter de vous convaincre, et je n’ai pas peur d’être seule contre plusieurs, j’ai l’habitude, les gens aiment bien être plusieurs contre un, c’est un signe de courage!!! toujours avec humour, même si un peu grincant.

Premièrement, en tant qu’enseignante en Francais, responsable, je tiens à faire la différence entre faire des fautes d’orthographe, dans toutes les langues que je pratique, (fréquent recours au dico, y compris devant mes élèves), c’est mon cas, double consonnes fin de mots muets, etc, et faire des fautes de grammaires, de conjugaison, d’accord, de participes passés.

Je pense vraiment que bien des adultes en études supérieures pourraient très rapidement écrire correctement, si ils faisaient attention, et si il prenaient confiance, et conscience qu’ils peuvent réussir.
Notre société rabache que c’est le système qui est responsable, donc les élèves ne se responsabilisent pas. Je parle par expérience, j’accompagne des collègiens, lycéens. Et si les parents écrivaient tous bien, s’appliquaient enseignaient à leurs ados, et enfants à regarder le dictionnaire, à apprendre les mots par famille, par opposé ou synonyme, (je ne vais pas vous faire un cours ici, mais c’est ainsi que je procède).

J’ai trois garcons, dont un très mauvais en orthographe en primaire,seule difficulté, devenu tout à fait correct à partir du moment où il a pris conscience que cela avait autant d’importance que savoir lire et compter.

J’entends tant de parents me répéter les dire des profs, l’enfant n’a pas les bases », c’est totalement faux, ces enfants savent lire écrire, penser, mais ils s’ennuient, ils ne sont pas motivés pour corriger, se relire, il ne savent pas se corriger, j’ai eu le cas d’un élève de 3e, l’an passé.

bref, la méthode de lecture ne doit pas etre incriminée. je vais vous tenir au courant et questionner mon garcon élève instit, lui demander ce qu’il pense de vos affirmations, mais je suis sûre que chaque instit a la possibilité d’utiliser diverses méthodes d’apprentissage de lectures, d’ailleurs, j’ai eu un livre entre les mains, il y a quelques années, elle était mixte, d’après mon souvenir, donc on y apprenait l’alphabet dès le cp.

Bref, pour finir, en bon zèbre, je me demande toujours pourquoi??? et oui, depuis gamine, on me l’a reproché, mais au moins j’ai compris tant de choses, et je continue. Le francais râle, il bèle avec les loups, il rèpète sans vérifier, vous ne rebondissez pas sur mes références de lectures, j’ose espèrer que vous irez jeter un oeil;

Comment avons nous élevé nos enfants? trois garcons, en leur disant que oui, leur éducation était différente de bcp de leurs copains, oui, ils pensaient différemment, et que c’était une chance, d’ailleurs, rapidement ils s’en rendaient compte.
Il n’ont pas été spécialement traumatisés d’avoir à assumer d’avoir des parents qui s’affirment, et donc qui affirment leur différence.

d’ailleurs, je ne comprends pas votre combat, vous souhaitez qu’on ne dise pas que les zèbres soient considérés comme différents? pourquoi leur choisir des méthodes différentes, des écoles, pourquoi revendiquer une différence???

Nos enfants ne doivent pas être élevés en troupeaux bêlant, ainsi ils accepteront toutes différences.

Au plaisir, (toujours avec le sourire).

Maud | 19 décembre 2014 à 9 h 05 min

Maryse, merci pour votre réponse.

Je ne discuterais pas des méthodes pédagogiques car je ne suis pas qualifiée pour le faire.

Mon enfant a appris à lire seul (et moi aussi) et donc la méthode personnellement, on s’en fiche un peu…

De nombreuses études font tout de même ce constat alarmant : de plus en plus d’élèves quittent l’école primaire en ne possédant pas les bases de la lecture et ce depuis l’instauration de la méthode dite « globale »…

Alors à moins qu’il n’y ait un biais dans cette étude (ce qui n’est pas impossible, je le conçois), la conclusion est tout de même édifiante…

Encore une fois, je ne parle pas de nos cas personnels.

Vous semblez être une bonne enseignante, soucieuse de vos élèves mais n’oublions pas certains autres…

Concernant les enfants précoces, je pense qu’une très grande rapidité d’esprit justifie en elle-même une « adaptation ». Nul besoin d’avoir une pensée en arborescence pour cela même si je conçois qu’avoir beaucoup d’imagination (car c’est plutôt de cela qu’il s’agit) peut s’avérer être un handicap sérieux à l’école (HP ou non).

Quand à l’hypersensibilité des surdoués, je suis tout à fait d’accord mais cette dernière n’est absolument pas réservée aux individus à haut potentiel.

Regardez sur les fora et vous constaterez qu’un nombre croissant de personnes se reconnaissent dans les caractéristiques psychologiques du surdoué présentées par JSF.

Ils passent les tests de QI et sont in fine « déçus » par les résultats qui ne répondent pas à leurs attentes …

On n’attire pas les mouches avec du vinaigre…

Enfin, c’est mon avis et il n’engage que moi.

Maryse Mazeres | 19 décembre 2014 à 19 h 05 min

Bonsoir, j’ai envie de répondre sur deux points déjà : les tests, j’ai entendu plusieurs vidéos, lus plusieurs avis dans des ouvrages, qui sont très réservés à propos des test, surtout si on les passe tard, adulte, et que la vie nous a bien tordus.
Perso, je sais que je suis hp, mais le style bien appaisé, à 60ans, enfin.
il y a une étude qui classe les hp en deux catégories, (hier soir, j’ai lu, je crois sur ce site).
hp: on peut etre limite, y compris en passant les tests, et se sentir tout à fait avec les particularités, curiosité, rapidité, intuition, hypersensibilité, mais à priori, il vaut mieux être limite? plus le qi est élevé, plus les enfants et adultes semblent fragiles????

Je ne supporte pas l’abstraction mathématique, les fonctions et tout ce qui n’est accroché à rien de ma vie de tous les jours, alors que j’aime le calcul, y compris mental, je suis très vive, une mémoire moyenne, enfin, tout cela est relatif, car cela dépend à qui on se compare.

l’important, croyez vous, vous qui me lisez, est d’être étiqueté qi, plus de 130? je crois qu’il vaut mieux une belle intelligence de coeur, un équilibre psy correct!.

Pour finir, je pense, qu’élever des enfants c’est leur expliquer qu’ils ne sont pas tout puissants, que personne ne l’est. L’hyperactivité des enfants n’est pas positive, j’ai un de mes garcons ainsi, son frère bien plus calme aimait l’école,même si il ne supportait pas les injustices, et se rebellait ponctuellement y compris contre une instit, une fois.

je pense que nous avons nous les parents, mais aussi les enseignants, le devoir de calmer par tous les moyens, respiration, musique classique, création manuelle ou intellectuelle. Montrer aux enfants qu’en étant plus calme, ils se sentiront mieux, et ils seront mieux acceptés.
Dans certaines familles, on a le culte du résultat, du faire, calmons un peu tout cela, et les surdoués seront mieux dans leur peau.

je sais très bien ce que c’est que penser en permanence, avoir des insomnies à cause de cela, mon dernier garcon aussi, il a en permanence son tube d’homéopathie, en cas de difficulté d’endormissement,
son frère était agité, somnanbule, (j’ai dit qu’il a fait sa crise d’ado bien avant l’âge, et ensuite, il est devenu tellement sage, responsable, rigoureux, meme si il est tellement exigeant avec son entourage, cassant parfois.
, il est moniteur sportif, hiver été, accompagnateur moyenne montagne, directeur de centre, très pédagogue, il aime enseigner, parler aux gens, transmettre, bref, la tête et les jambes, mais il ne peut pas s’arrêter de bouger, de pratiquer un sport, de bricoler, d’inventer.
à 28ans, cela cache une angoisse qui se calme doucement, les causes? héréditaires, je ne vais pas expliquer cela ici, cela lui vient de son père, d’ailleurs il en a toujours été proche.

Soyons humble, ne nous gargarisons pas de performance, de mention aux examens, réjouissons nous d’avoir des enfants heureux, qui choisiront des métiers où ils s’épanouiront, dans les arts, la nature, l’humain, mais soyons circonspect quand aux grandes écoles, qui sont bien destructurantes pour l’humain. Soyons critiques constructivement, et apprenons à nos enfants à l’être de même.

faire passer le qi? si l’enfant peut en tirer un profit, sinon, occupons nous de lui au mieux, y compris si il faut trouver une autre école, ou déscolariser en attendant mieux.

Maryse

Anna | 7 avril 2015 à 3 h 03 min

En cas d’anxiété, je crois que la phytothérapie est plus efficace, mais chacun ses choix. L’homéopatie est une croyance, et pour certains, forcément une religion. Je ne dis pas que c’est votre cas bien sûr Parfois, il faut un peu plus qu’un peu de sucre ou un verre d’eau…

Nadine Kirchgessner | 20 décembre 2014 à 14 h 00 min

Bonjour Maryse
En réponse à votre commentaire précédent :
Vous voulez nous convaincre de quoi exactement ?
S’il s’agit de considérer que les fautes d’orthographe tous les trois mots, ce n’est pas grave, je ne suis pas convaincue. La plupart des fautes d’orthographe aujourd’hui ne sont pas des fautes d’inattention. La grammaire et la syntaxe ne sont pas intégrées. Les communications ne sont plus comprises. Et on peut parler de l’aspect politique et social de ces manques de compréhension des mots, des phrases, des textes, lorsque la langue n’est pas maîtrisée.
S’il s’agit de me convaincre que nous devons être enchantés de vivre dans la zébritude depuis dix ans, je ne suis pas convaincue. Je suis humaine et non un animal. Cela me fait penser à Auschwitz, des hommes et des femmes déshumanisés avec des rayures. Voyez mon imagination débordante…
S’il s’agit de me convaincre de placer à part les enfants dans des écoles « soi-disant » spécialisées, je ne suis pas convaincue.
S’il s’agit de me convaincre que les surdoués réfléchissent plus vite, avec plus de connexions neuronales, et qu’ils sont intelligents : je suis convaincue.

Anna | 7 avril 2015 à 2 h 46 min

Bonjour,
Dans la zébritude depuis dix ans… seulement dix ans ? Les méthodes dites innovantes, n’ont fait que découdre sur quatre décennies, ce qui fonctionnait bien. Je m’étonne d’y avoir échappé.
On a crée de toutes pièces, ces sinistrés du langage, parlé ou écrit. Que devient un pays dont les natifs ne maîtrisent pas leur propre langue ?
Je ne suis pas non plus pour un placement, quels qu’ils soient, des enfants.
Quand on navigue sur internet, on a un aperçu des dégâts.
Je trouve, moi aussi, que c’est consternant.

Nadine Kirchgessner | 20 décembre 2014 à 23 h 08 min

J’ajoute quelques mots pour « le combat », comme dit Maryse, j’ai expliqué ma position dans l’article : pensez différemment à manier avec précaution, ci-dessus. Un débat sur doctissimo est intéressant, également. http://planetesurdoues.fr/index.php/2014/07/08/sur-doctissimo/
Mais vous pouvez avoir un avis différent !
Ce qui est gênant, selon moi, c’est de dire que les enfants surdoués ont une intelligence différente, cela n’est pas une définition. Chacun est différent.

En ce qui concerne les méthodes d’apprentissage de la lecture, il est bien expliqué dans les neurosciences aujourd’hui que la méthode syllabique serait la mieux adaptée, pour tous les enfants.
Voici quelques liens passionnants :
http://www.dailymotion.com/video/x16iwag_les-neurones-de-la-lecture-par-stanislas-dehaene_tech

http://www.college-de-france.fr/site/stanislas-dehaene/course-2007-05-03-09h30.htm

http://www.college-de-france.fr/site/stanislas-dehaene/symposium-2014-11-13-17h00.htm

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-comment-les-pedagogistes-ont-tue-l-ecole-28-11-2014-1885244_1886.php

une enseignante témoigne sur le site en aparte.com
« J’aimais bien la méthode syllabique pour l’apprentissage de la lecture : je me suis fait incendiée (2008) » http://www.en-aparte.com/2013/12/12/jaccuse/

Franck Ramus : Méthodes d’enseignement de la lecture : Huit années de perdues :
http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2014/03/27032014Article635315024444467058.aspx

moncerveaualecole.com

http://www.franceinter.fr/emission-la-tete-au-carre-stanislas-dehaene-neuroscientifique-grand-prix-inserm-2013

http://lamaternelledesenfants.wordpress.com/2014/04/23/inserm-fonctions-cognitives-chez-lenfant/

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/12/31/apprentissage-de-la-lecture-depassons-l-opposition-archaique-entre-methode-syllabique-et-methode-globale_4341366_3232.html
– The neural plasticity of giftedness

– Mathematics Education and Neurosciences: Relating Spatial Structures to the Development of Spatial Sense and Number Sense

– Neuropsychological Studies of Savant Skills: Can They Inform the Neuroscience of Giftedness?

– Bridging the Gap Between Neuroscience and Education
– The neuroscience of learning.

Je ne connais pas olivier Galland mais je connais Michel Fize .
que de lectures !

Anna | 7 avril 2015 à 2 h 29 min

Bonjour,
Je ne suis pas vraiment d’accord avec ce que vous dites. Peut-être parce que les personnes dites surdouées sont des personnes distinctes, et « fonctionnent » différemment les unes des autres malgré ce point commun.
Je fais partie de ces adultes qui ont compris très tôt leur différence. Pas uniquement parce qu’on m’avait fait zapper trois classes. Je ne riais pas aux mêmes choses que les autres, mes centres d’intêret étaient, même à la maison, très différents et inhabituels. J’ai toujours connu ce sentiment de décalage.
Aujourd’hui encore, bien que « normale » en apparence, on me fait ressentir cette différence, très souvent. Parce que mon approche d’une situation est inattendue, ou qu’une question que je pose, ou une réponse que je fais, semblent inédites..
J’ai la certitude de ne pas penser « comme tout le monde », ce qui est parfois difficile à vivre. Loin de moi l’idée de cultiver cette particularité. J’en ai beaucoup souffert, etj’ai parfois des difficultés à comprendre le monde, avec le regard des autres. Socialement, ça n’aide pas.
J’aurais été soulagée que mes parents m’expliquent ma différence, puisque je le savais, évidemment, que je n’étais pas comme les autres. Mon cerveau performant n’a jamais pu vraiment comprendre ce que j’étais, ni où était ma place.
Ne pas savoir, c’est très anxiogène.
Cordialement

Nadine Kirchgessner | 8 avril 2015 à 11 h 17 min

Penser différemment, à manier avec précaution
Nous ne sommes pas obligés d’être en accord, chacun pense ce qu’il veut. Cela fait débat, et c’est tant mieux. C’est la « disputation philosophique » ! Mais trêve de plaisanterie, ce que j’explique dans cet article, et je pense que vous l’avez bien lu, c’est qu’il faut définir ce « penser différemment », car dit comme ça, c’est un concept assez flou. Chacun a une pensée singulière, sa pensée. Certains veulent faire croire que les personnes non surdouées penseraient de façon linéaire, par exemple…les personnes surdouées sont toutes très variées, mais les personnes tout venant aussi, et elles ne pensent pas qu’en linéaire !
L’idée de penser différemment n’est pas perturbante, si cela est défini. Actuellement, dire cela ne veut pas dire grand-chose, c’est le problème. Surtout que cette idée est souvent suivie d’une autre « explication » : ils ne savent pas hiérarchiser leurs idées, ils ne savent pas synthétiser, etc…cette dernière idée concerne peu de surdoués, surtout des personnes qui n’ont pas eu la chance d’être bien scolarisés. C’est la scolarisation progressive qui amène l’enfant à avoir de la méthode, des méthodes, pour par exemple apprendre à disserter, à synthétiser un texte, à démontrer un exercice de maths…tout cela n’est pas acquis à 5 ans, n’est-ce pas ?
Dans ce que vous décrivez, vous semblez avoir des pensées innovantes, des intérêts différents des autres. Vous auriez voulu que vos parents vous expliquent cette différence et pourtant vous la connaissiez. Vous n’avez pas trouvé votre place, peut-être est-ce plutôt de ce côté qu’il faut chercher, et non pas stigmatiser votre attention sur cette « différence » marginalisante. Je ne crois pas que ce soit de ne pas savoir qui est anxiogène, puisque « vous saviez » en fait. Peut-être avez eu avec vos parents un non-dit sur ces questions? Peut-être que vos parents n’ont pas insisté sur la grande chance que vous aviez d’être unique ? Et si vous avez la certitude de ne pas penser « comme tout le monde », eh bien tant mieux ! Chacun est unique.
Mais souvent les enfants veulent avant tout être comme les autres. Les enfants sont très conformistes, ils n’aiment pas être différents même s’ils sentent bien qu’ils vont plus vite, qu’ils sont plus performants ce n’est pas la peine il me semble de les angoisser en disant « toi tu es différent » sans expliquer ce que cela recouvre! Mais c’est mon avis et vous pouvez en avoir un autre.
C’est ce que j’expliquais dans l’article. Si on m’avait dit de but en blanc, « tu penses différemment » sans plus d’explications, cela m’aurais perturbée … dire, de but en blanc, « toi tu penses différemment » sans plus d’explications à un petit enfant comporte énormément de risque à mon sens. Mon fils aîné me disait souvent, après l’école, à 3 ans, « les autres sont bêtes ». Je répondais, non pas du tout, c’est juste parce que tu vas un peu plus vite pour apprendre. Il était décalé certes, comme vous, mais dire , à trois ans « tu penses différemment». …non vraiment , je ne me voyais pas dire cela…
D’autant plus que l’on se sait pas grand-chose encore… Comme je l’ai écrit dans fonctionnement cognitif : Le fonctionnement cognitif englobe la ou les façons de penser, les façons différentes d’envisager et de résoudre les problèmes, d’interpréter les différentes situations, les processus de lecture et de compréhension d’un texte, comprendre les questions et y répondre, les différents processus d’action.
La recherche en fonctionnement cognitif en est à ses débuts, et elle concerne encore peu les personnes à haut potentiel, enfants ou adultes.
Je suis d’accord avec vous sur les sinistrés du langage, consternant…d’ailleurs Des gens, même des journalistes ne comprennent pas ce qui est écrit…ne comprennent pas la syntaxe, les nuances de la langue. Ce que j’argumente dans cet article sur mon livre :
Arboré-sens

Lego | 13 décembre 2015 à 21 h 03 min

Bonjour,

Eh bien je suis plutôt amusé de vous lire parce qu’après un détour dans la sous-culture de la zébritude, je n’avais qu’une très vague idée de ce que pouvait bien être « la pensée linéaire » opposée – dieu sait comment – à la magie arborescente et vice-versa.

D’ailleurs, je ne sais même pas très bien comment je pense, ni en quoi je suis différent ou semblable à d’autres sur ce plan. Je commençais à me demander si même je pensais et je me sens quelque peu rassuré en vous lisant.

Ce qui me semble assez ravageur dans la magnification de cette « pensée arborescente », c’est qu’elle encourage la confusion et la diffluence chez des gamins ou des adultes qui par ailleurs ne présentent guère de signes d’une intelligence brillante. Dans cette éventualité, ils auraient déjà l’usage d’un peu d’ordre, sinon dans leurs pensées, du moins dans l’expression qu’ils en font.

Hélas, la pensée arborescente – visiblement un don de dieu – se présente quasiment comme irréfutable puisque issue d’un cerveau censément différent. Ce qui alimente la certitude que l’expression d’une telle richesse ne saurait être inexacte ou bâclée mais seulement différente et précieuse par sa rareté même. Allez critiquer ce concept libérateur…

Vous avez donc tout faux si vous prétendez de surcroit chipoter sur l’orthographe de l’avenir dans un monde meilleur: un monde de talents différents éclairé par une douance unique.

Un jaloux

Nadine Kirchgessner | 15 décembre 2015 à 11 h 50 min

Merci beaucoup Lego pour votre commentaire très pertinent ! Vous avez raison pour la sous-culture de la zébritude…et comme vous avez raison sur tout. La pensée arborescente n’est pas un concept scientifique. Les concepts sont pensée divergente et pensée convergente.

http://planetesurdoues.fr/index.php/2015/05/05/raisonnement-divergent-et-raisonnement-convergent/

http://planetesurdoues.fr/index.php/2015/05/05/raisonnement-divergent-et-raisonnement-convergent/

Maillard | 17 avril 2016 à 10 h 36 min

Je découvre depuis peu le terme pensée en arborescence. J’ai 55 ans, et j’ai tjs été considéré comme une idiote. Mais j’ai tjs pensé réfléchir de façon différente . À chaque question, chaque débat , je me suis vue comme les branches et les ramifications d’un arbre j’allais chercher l’information dans cette immense arborescence. La question ensuite ne m’intéressait plus j’étais partie au delà alors je me taisais.
Cette façon de penser est épuisante et fatigue ma famille . en fait face à une question je ne réfléchis pas , c’est comme un réseau électrique qui part dans tous les sens pour non pas trouver une réponse mais d’autre questions . Alors ce grand professeur qui pense que cette pensée n’existe pas n’a jamais eu à lutter contre ce mode de raisonnement . Comme quoi l,intelligence ne se mesure pas au poids des bagages et qu’il existe une grande différence entre intelligence et instruction. j’ai rencontré de grands intellectuels que j’ai trouvés d’une bêtise affligeante à l’ego sur dimensionné tout compte je préfère rester une imbécile qui réfléchit en silence

Nadine Kirchgessner | 28 avril 2016 à 11 h 48 min

Bonjour Maillard, que voulez-vous dire exactement ? Je crains que n’ayez pas bien lu l’article, ni lu mon site. Je vous conseille mon nouveau livre, je développe largement cette question de l’arborescence, qui n’est pas un terme scientifique. Ce que vous pensez être de « l’arborescence » est la pensée divergente, qui elle, n’est pas négative (conception négative venant de son auteure) . Le mépris et la condescendance ne sont pas acceptés sur ce site. Mais vous le dîtes vous-même, je n’aurais pas osé : « je ne réfléchis pas »…

Clabots | 11 mai 2016 à 7 h 36 min

Inversement, je n’ai aucunement le sentiment d’être hp mais souffre d’une très grande difficulté à formuler une réponse. En soi, j’ai rarement tort, mais je perds rapidement l’attention de mon interlocuteur. Enfant et suite à un accident, mon cerveau a été surveillé durant au moins 5 ans, et je ne devais pas terminer mes études. Diagnostiqué dyslexique, gaucher, j’ai plutôt le sentiment d’avoir mal été diagnostiqué. Si mon mode de pensée m’avait été expliqué, j’aurais des lors pu disposer d’aide à la gestion de ce mode de pensée me procurant de façon récurrente des soucis. J’ai 48 ans.

Nadine Kirchgessner | 12 mai 2016 à 18 h 00 min

Bonjour Clabots, de quel mode de pensée parlez-vous ? Apparemment, vous avez eu un traumatisme crânien, je ne sais pas à quel âge ? Vous pouvez consulter un neuropsychologue qui vous expliquera tout ça, mais cela a peu à voir avec l’article que j’avais écrit, qui concernait la « pensée en arborescence », invention « romantique » s’il en est. Vous pouvez refaire des tests de dyslexie, ou de trouble de l’attention, et des tests de QI (le WAIS IV pour les adultes). Le mieux serait de consulter un professionnel, bien au fait avec tous ces tests. Vous pouvez poser la question au préalable.

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