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vrais et faux surdoués

Voici une émission de France 5  le magazine allo docteur du 14 mai 2009.

Entretien entre Arielle Adda, spécialiste des enfants surdoués , auteur de « Le livre de l’enfant doué » et « L’enfant doué- l’intelligence réconciliée »  

et Didier Pleux, auteur de notamment  « De l’enfant roi à l’enfant tyran »  et  « Peut mieux faire « .

 Débat entre A. Adda et D. Pleux.

 

 

Réflexions au sujet de ce débat  :

Le débat entre Arielle Adda était des plus intéressants, et je vous engage à l’écouter attentivement .  Didier Pleux considère que le surdoué doit être en réussite . Sur ce point , on ne peut qu’être d’accord, mais malheureusement ce n’est pas la réalité pour un tiers d’entre eux.  Les surdoués   qui ont justement une très grande intelligence relationnelle cachent leurs talents, surtout lorsqu’ils sont jeunes, pour avoir des amis !   Ce faisant ils régressent et ne peuvent réussir, et c’est dans ce cadre que la situation est difficile pour eux .  Ils ne comprennent pas ce qu’il se passe.

Didier Pleux pense que le passage de QI se fait sans conversation avec le ou la  psychologue.

J’ai l’expérience  de passage de QI avec  le RASED  pour mon fils aîné et avec  Arielle Adda, pour ma fille.    En plus du QI,  les différents facteurs de l’intelligence ont été évalués lors de nombreuses conversations avec les parents et l’enfant, afin de connaître le fonctionnement de l’enfant.

Didier Pleux pense que les surdoués s’intéressent  au scolaire pur, ce n’est pas forcément vrai, ce n’était pas vrai pour mes enfants.

Par contre je suis d’accord  pour les classes spéciales, il vaut mieux les éviter et les considérer comme un dernier recours. Dans cette optique, je suis d’accord également au sujet de l’apprentissage à la frustration qui est quasiment obligatoire.   Ils ne peuvent faire et apprendre que ce qu’ils veulent sous prétexte qu’ils sont surdoués.

 

Extrait  Aaron Coriat  « Les enfants surdoués, approche psychodynamique et théorique » editions du centurion 1987.

Page 85 : L’identification précoce.

« Faut-il prendre en charge les surdoués à un très jeune âge ? Avant même la scolarisation ?

De nombreux éducateurs et psychologues répondent par l’affirmative…

Ponjart, de l’université libre de Bruxelles estime que l’on peut déjà parler de surdoué à propos d’un enfant de 13 mois. Si, selon la théorie piagécienne, dit-il, 18 mois est l’âge de transition entre le stade sensorimoteur et le stade de pensée pré opérationnel (période marquée par la performance des objets), pour un surdoué cet âge 18 mois peut être amené a 13. De même, l’âge de 7 ans ou se réalise le passage de la pensée pré opératoire a la pensé opératoire, devrait-être amené à 5 ans si on veut admettre qu’un enfant est surdoué…

Bien que l’âge de passation des tests (13 mois) appelle quelques réserves, l’idée de concevoir la précocité, non tellement sur la base des acquisitions ou des performances ni même sur la motivation et le niveau d’inspiration, mais principalement sur la capacité de structurer l’environnement, est une idée séduisante.

 

Page 86 :

le jugement des parents sur leurs enfants peut être un excellent indice, du fait qu’ils peuvent observer à loisir les petits dans leurs activités quotidiennes et sous une variété de conditions. On peut leur demander de rapporter des exemples précis de comportements qui les ont convaincus de la précocité de leur enfant. »

4 commentaires pour vrais et faux surdoués

stéph | 12 mars 2010 à 14 h 47 min

J’ai écouté attentivement la vidéo. Je connais Didier Pleux de nom et par le biais de divers articles qu’il a pu écrire. Il est intéressant d’avoir le point de vue de « spécialistes » (en quoi, on peut légitimmement se poser la question peut-être…), surtout lorsque ceux-ci affirment qu’un vrai surdoué ne connait pas d’échec. Je dois dire que si c’était vrai, nous viverions alors dans un monde merveilleux. Surdouée, je ne l’ai su qu’une fois mariée avec des enfants… surdoués! Mon parcours scolaire fut sans embûches – apparemment- jusqu’à la classe de quatrième. Ce fut ensuite une véritable descente aux enfers pour finalement atteindre un généreux 3 de moyenne générale en fin de seconde. A l’époque, je trouvais cela tellement incroyable que cela me faisait rire (je cherchais alors à obtenir désespérément les résultats les plus bas)! Bien sûr, les profs qui rencontraient ma mère la plaignaient sans doute, ne m’imaginant même pas capable d’obtenir un BEP. Elle a tenu bon pourtant, me trouvant mille excuses – sauf celle d’un surdouement – et elle a réussi à me faire intégrer une deuxième seconde ailleurs. J’ai finalement passé mon bac, ai fait une licence puis à trente ans passés, j’ai repris des études pour finalement obtenir un master… en sciences de l’éducation. Oui, comme dirait Monsieur Pleux, je suis une surdouée, preuve en est ma brillante réussite! J’aurai en tout cas suffisamment de vécu pour envisager une thèse sur l’échec scolaire des… surdoués, peut-être… Voici en quelques mots de quoi alimenter la démarche de ce site et peut-être donner réflexion à Monsieur Pleux!

LE TALLEC | 22 avril 2010 à 20 h 29 min

Cliché, méconnaissance, bétise, prétention à connaitre ce qu’ils ne métrisent pas.
Et pendant ce temps, il y a un océan de souffrances qui monte au ciel chaque jour.
Ecoutez et lisez Jeanne Siaud Facchin, au moins elle, elle maitrise un peu son sujet.

Nadine Kirchgessner | 25 avril 2010 à 9 h 37 min

Que voulez-vous dire ? pouvez-vous préciser ?

CHIVRACmarc | 25 avril 2012 à 22 h 38 min

le rôle de la famille dans la détection d’un surdoué est primordiale,le contraire mène à l’échec.

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