Planète surdoués | Un espace d'information et de recherche sur la douance

Enkidu

 

Enkidu est un jeune adulte à haut potentiel. Je diffuse son témoignage sur mon site, mais il faut avoir à m’esprit que c’est un témoignage singulier, et que l’on ne peut pas généraliser.

Ce témoignage souligne le fait que Mensa est peut-être imprégné de « zèbritude » et je crois que c’est un fait que ce témoin a remarqué « de l’intérieur » dans sa région. Il faut souligner que toutes les régions ne sont pas égales de ce point de vue.

Néanmoins, je pense que Mensa pourra comprendre que je diffuse ce témoignage, car l’intelligence est inhérente à cette association. Ce témoignage pourra peut-être servir de base de réflexion pour améliorer l’image des personnes à haut potentiel, qui devient un peu négative depuis une dizaine d’années, et intégrer tous les hauts potentiels quels qu’ils soient, en France. 🙂 

Ajout à cet article du 11.10.2016

Des personnes de MENSA m’ont signalé avoir été blessées par ce témoignage, et que  Enkidu n’a pas signalé des mails agressifs de sa part envers des membres de MENSA. J’ajoute donc cette information pour avoir les deux sons de cloche dans ce qui ressemble à un conflit, et bien sûr, je ne peux ni ne veux pas participer à ce conflit.  Je n’enlève pas le témoignage, parce que je ne censure pas les témoignages. Si des personnes de MENSA veulent s’exprimer sur le site, sur ce sujet, je ne censurerai pas également.

Ajout à cet article du 17.01.2017

Je reprends l’ajout que j’avais écrit car Enkidu ne l’a pas apprécié.  Il m’a donné des documents à lire, et j’ai compris ainsi l’origine des problèmes.  Au début,  il a été incompris par des membres de Mensa, il s’est ensuite défendu, parfois maladroitement peut-être, vivement aussi, mais sans agressivité, comme il a été reproché.  Je ne veux pas prendre part à ce conflit, mais je pense que MENSA s’est privée d’un élément qui avait un esprit novateur et de bonne volonté. D’ailleurs certaines de ses idées ont été reprises une fois qu’il avait quitté l’association. Enfin, il faut considérer qu’il s’agit d’un témoignage, rien de plus, à ne pas généraliser, donc.

 

« Qui néglige de punir le mal, le cautionne »

   Léonard de Vinci

 

La France possède un terrible retard, tant dans la douance, que dans le spectre autistique. Il existe pleins d’associations et de forums « pour aider » les surdoués (enfants ou adultes), mais pratiquement rien « pour » les surdoués (si vous ne voyez pas la nuance, remplacer le mot « surdoués » par « joueur d’échec »). Heureusement, il existe Mensa International, une association avec des buts différents.

Je ne suis pas un zèbre, je ne suis pas un hyper-sensible (ni dans un hyper-contrôle) et je ne suis pas malheureux. Pourtant, je suis un surdoué. Et je m’en vais vous raconter ma mauvaise expérience avec Mensa France. Afin de me protéger, j’utiliserai l’anonymat.

Mensa est créée à Oxford, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. L’une des ambitions de ces fondateurs est d’assurer la paix en mettant des esprits intelligents au service de la société (Wikipédia).

Mensa France existe depuis 1965, elle se compose de 17 associations régionales, qui ont toutes des fonctionnements (politique, gestion, trésorerie, ambiance, ambition, règles associatives, activités, dynamisme, ouverture, etc.) différents.

Il n’y a qu’en France, que Mensa fonctionne de cette façon, et bien que cela déplaise à Mensa International, rien ne change. Mensa France se démarque, donc, de Mensa International (et de l’esprit Mensa) à travers sa structure.

Ensuite, l’association Mensa International, se compose à travers le monde, de:

_ 50 000 membres aux États-Unis (sur 318,9 millions d’habitants)

_ 10 000 membres en Allemagne (sur 80,62 millions d’habitant)

_ 20 000 membres en Angleterre (sur 53,01 millions d’habitants)

_ 2 000 membres en France (sur 65 millions d’habitants)

_ Etc.

Mensa France existe depuis 51 ans et ne possède que 2 000 membres (avec une moyenne de 30% d’actifs) et plus de la moitié se trouvent en Ile-de-France.
D’après la courbe de Gauss, environs 2,5% des citoyens sont surdoués. Donc, en France il existerait 1,6 millions de Haut Potentiel Intellectuel.

Le peu de membres à Mensa France, influence son image publique (considérée parfois comme «renfermée» ou «suffisante», cela dépend des associations régionales), son économie et ses activités. Mensa France se démarque aussi de Mensa International (et de l’esprit Mensa) à travers son développement.

D’après l’article 1.3 des statuts de l’association Mensa France, ses buts sont :

_ détecter et développer l’intelligence humaine pour le bénéfice de l’humanité ;

_ encourager la recherche sur la nature, les caractéristiques et les emplois de l’intelligence ;

_ fournir à ses membres un environnement intellectuel et social stimulant ;

le tout dans un esprit d’entraide et d’amitié.

Peu de membres le savent, mais la phrase «le tout dans un esprit d’entraide et d’amitié», est un rajout de Mensa France dans son statut associatif, pour imposer une certaine forme de «camaraderie».

La camaraderie (à ne pas confondre avec de la sympathie ou de l’amitié) est parfois* employé par certains, empêchant alors tout travail coopératif entre deux humains qui n’ont pas d’affinité. Et cela est contradictoire à l’esprit de Mensa (Mensa France préférant mettre des esprits identiques aux services de leur propre paix). La camaraderie étant très proche du « communautarisme », cela vaudra à Mensa France sa réputation involontaire et injuste de «secte».

Pour mieux constater les méfaits du communautarisme des surdoués de type «zèbre» dans une association qui concerne tous types de surdoués, voici mon parcours (de surdoué de type « non-zèbre ») :

Lorsque cela m’est possible, avant d’interagir dans un environnement, je l’analyse et je m’y adapte. Donc, durant plusieurs mois, je me suis habitué au fonctionnement de Mensa France, dans ma région.

Chaque mois, l’association propose un dîner pour regrouper les membres entre eux (et faire des rencontres). Cet évènement est l’équivalent d’un dîner lambda entre amis. Cela n’a aucun rapport avec la douance, ni avec les buts de l’association, mais pourtant, c’est le principal atout de l’association. Afin de m’intégrer (et plus tard, légitimer mon volontariat) je me suis conformé à cette modalité, alors que je m’en serais bien passé (mon quotidien me l’offrant déjà). Parfois*, on réalise d’autres activités. La majorité des activités se font chez les membres, car il n’y a pas de lieu commun extérieur neutre, cela peut avoir un aspect intrusif.

J’ai évité quelques activités lambda (normal, de type « social » ou « relationnel », n’ayant aucun rapport avec la douance ou les buts de l’association). Car, je ne suis pas rentré dans cette association pour chercher une vie sociale ou des amis (je ne m’interdis pas d’en faire, mais si cela arrive, se sera un bonus, pas un dû), mais pour mon intérêt à ses buts.

Je ne me suis pas soucié des activités qui ne m’intéressaient pas, tel que les groupes de lecture (pour s’échanger des livres), ou les groupes de couture (pour apprendre à coudre) et les groupes de danse (…) qui peuvent être stimulants pour certains (mais pas pour moi).

Plutôt que de payer une cotisation annuelle de 60€ pour un club de rencontre amicale, qui ne me stimule pas, j’ai décidé, après un certain temps, de devenir actif pour profiter aux buts de l’association.
J’ai réalisé beaucoup d’activités de groupe, dans le but de nous stimuler intellectuellement. Et j’ai proposé quelques activités de groupe, en partenariat avec d’autres organismes (membres, associations, Etat, professionnels), dans le but de s’ouvrir à la société (pour être utile et servir les buts de l’association). Mais n’ayant pas développé ma « camaraderie » avec certains personnages influents, la majorité de ces propositions (certaines déjà défendues par d’autres personnes, avant moi) se sont vues refusées (même quand la logique, l’expérience et d’autres membres m’approuvaient).

Durant la présentation d’un projet, une personne est allée jusqu’à me menacer de venir chez moi pour me frapper, parce que j’ai osé me défendre face à son camarade qui donné de fausses informations (pour éviter de réaliser un projet). J’ai voulus rejoindre le Bureau de l’association pour être plus pertinent, donner concrètement mon temps et mon énergie au service des membres (et des surdoués de tous types). Car ce n’est pas le refus de mes propositions (pour ensuite les réaliser dans mon dos), la suffisance et la procrastination des membres du Bureau associatif, qui changera quoi que ce soit. Mais là encore, bien évidemment, je me suis vu éconduit.

Mais je respecte la hiérarchie et la démocratie. Si je ne peux rien faire pour Mensa [ma Région], peut-être que je peux me rendre utile pour Mensa France. De la même façon, si je m’ennuie dans Mensa [ma Région], peut-être que ma cotisation se verra utile pour Mensa France. J’ai donc participé à une assemblée générale. Et là, je n’ai pas compris en quoi Mensa France était une association de Surdoués. Je n’ai vu là que des comportements humains, normaux. De la sensiblerie, de l’immaturité, des manipulations politiques, des disputes d’ego et des guerres de pouvoir, comme dans n’importe quelle autre association.

Par exemple : Mensa France proposait des tests psychométriques mis au point par un psychiatre. Mais cela n’était pas conforme au règlement de Mensa International. Donc, pour éviter d’autres démêlés, un psychologue remplaça le psychiatre.

La passation de pouvoir entre «psy » de Mensa France s’est très mal passée et a bloqué des séances de tests et des corrections de tests durant presque un an. Les responsables de cette perte de temps, se nomment : Ego, pouvoir, manipulation et hyper-susceptibilité.

Par la suite, en discutant avec le personnel de Mensa France, j’ai proposé plusieurs idées dans différents domaines (comme d’autres avant moi).

Mais les personnes influentes qui m’ont bloqué à Mensa [ma Région] ne voulaient pas non plus que je participe à Mensa France, mais surtout que je reporte le manque de tenue et de correction de Mensa [ma Région].

Donc, de fil en aiguille, avec leur influence, leur réseau à travers leur «camaraderie», de diffamation en diffamation, je me suis vu diabolisé, puis censuré, sans rien pouvoir y faire (comme d’autres avant moi).

Par exemple : Le gestionnaire de communauté (Statut officiel de Mensa France) qui est originaire de Mensa [ma Région] a pris parti (sans connaissance de cause) de la minorité influente des gens qui voulaient me nuire. Et après avoir fait passer la rumeur que j’étais dangereux, il a enlevé tous les moyens, que j’avais, pour communiquer avec les autres membres (m’empêchant ainsi de dénoncer leurs méfaits). La seule raison de ce comportement, c’est parce qu’il le voulait et le pouvait. Je n’ai jamais reçu d’avertissement, ni d’explication officielle de la part de Mensa France (comme d’autres avant moi).

Avant de pouvoir porter plainte contre ces comportements incompétents, incorrects et illégaux, je suis obligé de passer par le médiateur de l’association. Le très vieux médiateur refusant l’idée qu’une défense (ma défense) puisse être dynamique, il ne donnera aucune importance à mon dossier. Le président de Mensa France ira jusqu’à me menacer par mail, de me bannir, à cause de mon manque de « camaraderie » ; Alors que celui-ci n’a jamais pris la peine de me contacter pour me remercier ou me féliciter de mes nombreuses initiatives et propositions d’idée (qui ont plu).

Finalement, je cotisais et participais à une association qui ne m’apportait rien et qui voulait me forcer à devenir «amis» avec des gens qui ne respectent pas ma différence, ni les buts de l’association (sinon ils me censurent lorsque j’ai les moyens de dénoncer leur incompétence), et au pire je dois porter plainte pour faire reconnaitre leur manque de correction (sachant que dans ce genre d’affaire, la justice n’aboutit à rien). Comme d’autres membres avant moi, je n’avais donc plus aucune raison de rester à Mensa France.

Si mon parcours ne vous invite pas à vous poser les bonnes questions sur le comportement de cette communauté. Peut-être que ces autres défauts de Mensa France, vous y amèneront :
Mensa recrute ces membres sur un seul critère (être surdoué), mais il existe deux manières d’y parvenir.

_ Par dossier.    Il suffit d’envoyer le bilan du Psy ayant réalisé votre test de QI.

Un test de QI chez un psy, coute entre 200€ et 400€ (cela dépend du niveau de vie, de la morale, de la notoriété, de la qualité et du suivi).

_ Par séance de test.  Mensa France propose des séances de tests psychométriques surveillés (2 h environ, coût : 40 Euros)

Ces tests ne mesurent pas un QI, mais permettent seulement de situer un candidat par rapport au seuil d’admission de Mensa France.

Est-ce que ces deux méthodes se valent ?

mensa tests

Mensa France ne peut pas proposer des tests de QI qui rentreraient en compétition avec la profession de Psy’.

Donc grâce aux chiffres présentés par le Président de Mensa France, dans une interview (le 5 Octobre) sur Planète douance, 50% des membres (qui rentrent sous dossier) sont officiellement surdoués, et les autres 50% (qui passent des tests psychométriques) sont dans un seuil d’admissibilité de Mensa France. Mensa France est-elle vraiment une association de surdoués (ou une asso de zèbres)

D’après l’article 1.3 des statuts de l’association Mensa France, ces buts sont :

_ détecter et développer l’intelligence humaine pour le bénéfice de l’humanité ;

_ encourager la recherche sur la nature, les caractéristiques et les emplois de l’intelligence ;

_ fournir à ses membres un environnement intellectuel et social stimulant ;

le tout dans un esprit d’entraide et d’amitié.

Avez-vous déjà remarqué la présence de Mensa France, dans ces trois fonctions ?

_ Détecter et développer l’intelligence humaine. Cela peut se voir à travers les séances de tests psychométrique, proposé tous les 6 mois*. Mais trouvez-vous cela vraiment suffisant ?

_ Encourager la recherche sur la nature et l’emploi de l’intelligence. Avec les moteurs de recherche, le dernier article sur Mensa France date de 2011, et cela n’encourage rien, ni personne. Et à l’intérieur de l’association, je n’ai rien remarqué (et ce n’est pas faute d’avoir cherché).

_ Fournir à ses membres un environnement intellectuel et social stimulant*

Pensez-vous que réaliser un «diner » tous les mois, pour parler de la pluie et du beau temps soit socialement stimulant ?

Pensez-vous que faire du tourisme dans les grottes du village d’à côté, soit stimulant socialement ou intellectuellement ?

Pensez-vous que des groupes de « couture », ou de « danse », soit stimulant intellectuellement ?

Sans doute, cela l’est-il pour certains des 2 000 membres de Mensa France. Mais qu’en est-il des 1,6 millions de surdoués de France ?
Moi, j’ai mes réponses et je suis parti.

Je ne cotise pas pour m’ennuyer, ni pour chercher des amis, ni pour chercher une vie sociale, ni pour desservir les buts de l’association Mensa International, ni pour partir en guerre juridique contre des gens incompétents et incorrects qui se focalisent sur un genre de surdoué (zèbre, hyper-sensible, …).

Attention, ne me faites pas dire, ce que je n’ai pas dit !

Mensa France c’est aussi des choses positives, parfois* !

Mensa France, c’est aussi, parfois*, des partenariats avec d’autres associations, avec certains* pôle emploi, avec certains* milieux professionnels (psychologue, psychiatre, neurologue, chercheur), avec certains* enfants (ou adultes) surdoués ayant besoin d’aide (psychologique et/ou économique).

Mensa France, c’est aussi, parfois*, des groupes de parole (dans le sens intellectuel ou psychologique).

Mensa France, c’est aussi, parfois* des groupes de jeu (intellectuel, ou autre), des groupe de philosophie, des groupes d’amusement (soirée festive, bar, boite de nuit), des groupes de sport, des groupes de culture.

Mensa France, c’est parfois* des journées portes ouvertes ou des activités ouvertes à des gens qui ne sont pas surdoués (0<QI <130), et/ou à des gens qui sont presque surdoués (120<QI<130).

Mensa France, c’est parfois* des vacances en commun, pour s’amuser à faire du sport, des énigmes, des jeux, des rencontres (etc).

Mensa France, c’est aussi parfois* de belles rencontres, des amis, voire plus, et parfois* des connards (la douance n’empêche pas d’être humain).

Mais, pour moi, il y a eu plus de choses négatives, que positives.

Mensa France se démarque juste de Mensa International, principalement par ses défauts et sa culture.

Car, la France semble amalgamer l’intelligence au malheur.

Et Mensa France favorise un « type » de surdoués (zèbre / hypersensible).

C’est ce qui explique la majorité de ses défauts !

Beaucoup de surdoués (en France) ne s’y reconnaissent pas. Et par conséquent, ils ne s’intéressent pas/plus à cette association.

C’est un cercle vicieux.

mensa

Mensa France, favorise un certains «genre» de surdoué. Ce qui explique leur petit nombre de membre. Le peu de membre influence les activités, la trésorerie, et l’ouverture d’esprit (beaucoup sont craintifs, voire ont une timidité maladive).

L’hypersensibilité engendre une hyper-susceptibilité (parfois* sous forme d’intolérance), et parfois* une hyper-agressivité qui n’apporte rien de bon à la gestion de l’association ou la convivialité entre membres.

N’oublions pas non plus, qu’un environnement fortement rempli de psychologie fragile (hyper-sensible), a tendance à rameuter des manipulateurs peu scrupuleux, qui ferait n’importe quoi pour garder leur petit pouvoir.

Merci à planetesurdoues.fr de faire entendre ma voix.

Même si je ne suis personne, même si je suis différent, je reste un surdoué et j’appartiens à cette planète 😉

Ce n’est pas toujours facile de s’exprimer, surtout quand on se remet souvent en cause (parfois j’ai l’impression d’être Don Quichotte), ou que l’on se bat contre plus fort que soi.

Merci à ceux qui me soutiennent ou me comprennent.

Merci à ceux qui ne seront pas d’accord, de tolérer l’existence de cet avis.

Enkidu.

* : Cela dépend des associations régionales.

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