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Avr/16

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Cerveau et société

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Une émission de radio sur France culture m’a été indiquée par un ami facebook , et je dois dire que cela faisait longtemps que je n’avais pas entendu une émission aussi intéressante.

Etienne Klein reçoit sur France Culture, Lionel Naccache , neurologue et chercheur en sciences cognitives au centre de recherche de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, pour son dernier livre.

 

« Comprendre le cerveau aide-t-il à comprendre la société ?

Que se passerait-il si pour comprendre les individus, on partait non des sciences sociales, mais de l’étude de l’homme en tant que lui-même, plus précisément de l’étude de son cerveau ?

En général, lorsque l’on veut comprendre la dimension sociale des individus qui composent une société, on part de l’étude de la société elle-même. On décortique ses caractéristiques culturelles, historiques, politiques, religieuses et, à partir d’elles, on tente de comprendre comment celles-ci agissent sur les individus, sur leurs décisions, leurs comportements, leurs opinions ou leurs croyances. Cette démarche qui ne manque pas d’arguments procède de l’idée que c’est la connaissance de la totalité qui permet d’accéder à celle de ses parties. Mais que se passerait-il si on faisait les choses à l’envers ? Si on raisonnait dans l’autre sens ? Si, pour comprendre les individus, on partait non des sciences sociales, mais de l’étude de l’homme en tant que lui-même, plus précisément de l’étude de son cerveau ? Une bonne description des interactions entre nos neurones permettrait-elle de mieux comprendre les relations qu’ont les individus en société ? »

Pour écouter l’émission d’une heure  cliquer sur   la page   La conversation scientifique

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4 Comments pour Cerveau et société

lonnoy | 16 avril 2016 à 8 h 11 min

Bonjour,
j’ai essayé d’écouter cet entretien et j’ai eu du mal à suivre. Bravo au journaliste.
Monsieur ou plutôt le docteur Naccache a énormément de choses à dire mais il est inaudible. Soit il s’adresse à des gens qui connaissent le sujet et sont capables d’extraire au passage la plus-value de son propos, soit les auditeurs sont aussi speed que lui, ce qui réduit considérablement la taille de l’auditoire.

Dommage. J’ai bien aimé la partie sur les analogies.
Nous vivons dans un monde dont la description se digitalise. On abandonne de plus en plus le mode analogique, forts du constat que « la température n’est pas ce que donne le thermomètre ». Il me semble que sur ce point les personnes du commun, dont je fais partie, se trouvent de plus en plus séparées du monde scientifique et intellectuel car l’analogie est ce qui permet de faire le pont entre les deux mondes. Bla bla…

Nadine Kirchgessner | 21 avril 2016 à 11 h 25 min

bonjour lonnoy
Vous avez raison, le niveau était très élevé. A écouter deux fois !
pour l’analogie, vous avez entièrement raison aussi. si les scientifiques ont un langage abscons, inaudible, à quoi bon ? cela veut souvent dire qu’ils ne comprennent pas trop ce qu’ils disent, et emploient des mots savants « pour faire bien « . mais pas dans ce cas.
je ne comprends pas bien votre phrase  » « la température n’est pas ce que donne le thermomètre ». Vous voulez dire pas seulement ?

lonnoy | 1 mai 2016 à 20 h 28 min

Bonsoir,
« La température n’est pas ce que donne le thermomètre ». Je fais référence à la fois au fait que le thermomètre donne une représentation analogique de ce qu’est la température (un liquide qui se dilate), et au fait que l’explication du monde se digitalise de plus en plus (se manifeste à nous comme digital), de nombreux phénomènes étant par exemple liés à ce qui se passe dans l’infiniment petit. En l’absence de cette approche, nous ne travaillons qu’avec des symptômes, en l’occurrence un liquide qui se dilate et un niveau qui monte dans un tube en regard d’une graduation. Ça ne dit pas ce qu’est la température mais tout le monde sait qu’on observe la température et sa variation sur un thermomètre.

Qui peut comprendre que la température est une expression de l’augmentation de l’agitation moléculaire (énergie cinétique des molécules) ?

Qui peut comprendre que ce n’est pas l’homme qui lutte pour sa survie sur Terre mais que ce serait plutôt nos gènes ?

Qui peut comprendre qu’en quelques années, grâce à la
physique quantique, on a pu améliorer par 100 la mesure du temps par les horloges atomiques ?

La science crée un vide de plus en plus important entre ceux qui sont initiés, les scientifiques et les personnes suffisamment intelligentes pour comprendre (et dont je ne fais pas partie en dépit de mes études scientifiques. Il est vrai que je place la barre haut en matière de compréhension), et le reste de la population qui vit dans le figuratif, au mieux l’analogique.

Qui comprend ce qui se passe vraiment quand il est connecté en permanence ? je conseille de lire la série des Hypérion de Dan Simons. La conclusion est édifiante. Par analogie, je comparais cela au fonctionnement de l’OTAN.

Bref l’analogie va être de plus en plus, n’en déplaise à de nombreuses personnes qui se placent au-dessus de la populace, la technique nécessaire pour maintenir le contact entre les sachants et les savants, et les autres. Bla bla…

Nadine Kirchgessner | 7 mai 2016 à 7 h 15 min

Je suis d’accord avec vous sur ce monde « connecté ». Il serait plutôt « déconnecté » en fait. Mais le n’ai pas lu cette série des Hypérion.

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