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Mar/16

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La journée de la femme

des-femmes-surdouees--nadine-kirchgessner

Une discussion avec mon dernier dernièrement me donne l’idée de cet article sur la journée de la femme.

« Pourquoi, dit-il, une journée de la femme, est-ce qu’il y a besoin ? il n’y a pas une journée de l’homme ! »

J’ai répondu que oui ! Tant qu’il y aura des femmes sous une burqa et des femmes violées dans le monde, oui. Je sais bien qu’il y a aussi des hommes violentés, mais à ma connaissance, il n’y a pas d’homme obligés de vivre sous une burqa.

J’aurais pu ajouter que oui, tant qu’il y aura des remarques sexistes sur les femmes politiques.

J’aurais pu ajouter que oui, tant qu’à travail égal, les femmes gagneront toujours moins que les hommes.

J’aurais pu ajouter que oui, tant que les femmes qui décident de s’occuper de leurs enfants à plein temps seront dénigrées, et désignées uniquement comme « mères au foyer » !

J’aurais pu ajouter que oui, tant que mon livre sur les femmes surdouées ne sera pas plus pris en compte. C’est tout un symbole.

Je cite un extrait de mon livre « Des femmes surdouées »

« Dans son livre ‘L’origine des génies’ Claude Thélot a abouti à une liste de 350 génies avec un très faible nombre de femmes. Un génie sur deux est issu d’un milieu supérieur. 11 différents domaines, artistiques (littéraires, musique, peinture-sculpture-architecture, philosophie, cinéma), scientifiques (math physique, chimie biologie, inventeurs) sciences humaines et action collective sont étudiés. Dans son tableau de la page 42 nous pouvons lire dans les colonnes : purs génies, hommes exceptionnels, hommes remarquables. Néanmoins il n’a pas prétendu avoir accompli un choix objectif. Page 63 nous apprenons qu’il n’y a que des hommes presque exclusivement. Page12 : « Les critiques ne manqueront pas sur ma liste des 350 génies : pourquoi cet homme-ci plutôt que cet homme-là ?… » Tout est dit !

8 femmes parmi les 350 génies, même pas 2 %… »

J’aurais pu ajouter que oui, tant qu’au Panthéon, il y aura une très petite minorité de femmes.

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14 Comments pour La journée de la femme

Flavie | 8 mars 2016 à 17 h 30 min

Bonjour,

oh mais c’est amusant ça ! Mon fils (9 ans), m’a fait également la même remarque.
« Et il n’y a pas de journée dédiée à l’homme » ?

Je crois que la plupart des hommes n’ont pas réellement conscience des inégalités hommes/femmes. Pour eux, tout semble parfaitement normal, du moins en France.
C’est en tous les cas ce que je déduis de ce genre de remarques (en ne sous-estimant pas les pressions que subissent les hommes dans d’autres domaines).

Les inégalités, même si elles ne sont pas « apparentes », restent toutefois encore prégnantes et assez sournoises.

Je trouve très bien qu’il y ait une « journée de la femme » qui permet à minima une prise de conscience de faits qui, de par le monde, vont de « un peu » à « terriblement » injustes !

Encore merci pour votre travail.

Je consulte régulièrement votre blog – d’une qualité rare- et même si je commente peu, je suis une lectrice assidue (je vous lis depuis le début, continuez 🙂 )

lonnoy | 8 mars 2016 à 21 h 06 min

Bonsoir,

la journée de la femme est la « journée du droit des femmes ». C’est important pour des millions de femmes qui vivent dans des pays où elles ne bénéficient pas des mêmes droits que les hommes, sachant que dans la grande majorité des pays sur la planète, les « droits de l’homme » ne sont pas respectés… en France par exemple.

En France nous devrions faire de cette journée, la journée de l’égalité hommes – femmes. Ce serait plus facile à expliquer à nos enfants son intérêt chez nous, et ne pas éluder le problème en faisant diversion en évoquant de plus mal lotis que nous.

La journée de la femme me semble devenue chez nous presque commerciale, si elle n’est pas folklorique, car il me semble que tout le monde soit d’accord pour dire que les droits de la femme sont respectés. Si hommes et femmes sont à égalité dans ce domaine, il n’y a rien de rassurant puisque l’inégalité est ailleurs. Une telle journée serait l’opportunité de répondre à une question pertinente de nos enfants, pour la génération future, puisque la solution ne semble pas ressortir du droit mais de l’éducation. Bla bla 🙂

lonnoy | 9 mars 2016 à 9 h 20 min

Bonjour,
il me semble que j’aie beaucoup utilisé « il me semble » dans mon post ci-dessus 😉

Je n’étais donc pas vraiment sûr de moi, mais plus « j’avance » et moins je le suis. Comme je ne l’ai jamais été, ça devient de plus en plus compliqué d’écrire un truc sans penser immédiatement à toutes les autres interprétations possibles…

L’expression d’une opinion ne relèverait-elle pas de la « physique quantique » qui affirme que l’on ne peut définir à la fois la position et la vitesse d’une particule. Une vérité serait une particule. La vérité doit exister comme une particule doit exister puisque nous l’expérimentons ou nous en expérimentons les effets dans notre vie quotidienne.

La vérité est proche de la réalité qui en serait un critère essentiel. Une chose constatée existe ou pas et ce qu’on en dit (ou pense) est vrai ou pas. Elle se traduit par le déroulement des événements. Cependant, quand on veut exprimer une vérité, on veut exprimer généralement notre perception de la réalité, on butte alors sur le fait qu’on ne peut pas à la fois faire un constat / tirer une conclusion objective et l’associer à un fait originel indiscutable.

Les femmes venant de Vénus, les Martiens que nous sommes n’ont donc pas fini d’avoir une fausse perception de qui elles sont et de vouloir les écarter. Bla bla… 🙂

Nadine Kirchgessner | 10 mars 2016 à 12 h 40 min

Merci Flavie ! Je n’avais pas l’intention d’arrêter ! :)

Nadine Kirchgessner | 10 mars 2016 à 12 h 41 min

@ lonnoyTout le monde n’est pas d’accord pour dire que les droits des femmes sont respectés, il me semble. J’aurais pu parler des mariages forcés et de l’excision.

lonnoy | 10 mars 2016 à 13 h 44 min

Bonjour,
bah alors, j’ai pourtant bien écrit en France (et encore, j’écris dans le paragraphe précédent, qu’en France les droits ne sont pas (tous) respectés).

Sur ce point les hommes et les femmes en France sont à égalité. Certains droits , en France, ne sont pas plus respectés pour la femme que pour l’homme. Nos institutions ne font pas de ségrégation dans ce domaine. :-).

Nadine Kirchgessner | 10 mars 2016 à 14 h 00 min

je répondais à votre phrase :

« La journée de la femme me semble devenue chez nous presque commerciale, si elle n’est pas folklorique, car il me semble que tout le monde soit d’accord pour dire que les droits de la femme sont respectés. « 

lonnoy | 10 mars 2016 à 19 h 23 min

bah je persiste 🙂

julienselignac | 11 mars 2016 à 0 h 05 min

Bon. J’ai hésité à laisser un commentaire, mais là il me semble que ça s’impose. Ionnoy, vos commentaires sont très contradictoires: vous commencez par rappeler avec raison qu’il s’agit de la journée des droits des femmes (donc en lien avec une revendication politique d’égalité des droits) puis vous dépolitisez complétement votre propos: 1)en disant que l’inégalité est ailleurs (où ça?) 2)en affirmant qu’il existe autant d’inégalités pour les hommes que pour les femmes (ça sort d’où? une statistique?une étude?) quand bien même cela serait exact, je vois mal en quoi l’égalité viendrait du fait de subir le même nombre d’inégalités? cela me parait un retournement spécieux et justement dépolitisant de cette question. Enfin, vous achevez cette évacuation du politique en psychologisant ce problème, à savoir que la non prise en compte des femmes viendrait du fait que houla, nous sommes très différents et que par conséquent les hommes martiens ne comprendrait pas les femmes vénusiennes. D’une part, le contraire de l’égalité ce n’est pas la différence, mais bien l’inégalité. Les hommes et les femmes ne sont pas inégaux sur le plan des rémunérations salariales par exemple, parce qu’ils seraient différents, mais bien parce qu’il existe des rapports de hiérarchisation et de domination construit socialement. Et on peut aussi être différents et avoir les mêmes droits, cela n’implique aucune réduction à l’identique. d’autre part, comme on disait dans les années 70, le privé est politique: à savoir que la séparation public/privé est un effet de la domination masculine, qui sexualise les espaces, l’espace public étant le territoire des hommes (la politique justement) le privé celui des femmes (les tâches ménagères, les histoires d’amour)or, dans les relations amoureuses par exemple, se retrouvent des rapports de pouvoir,car la coupure entre vie sociale et vie privée est une construction sociale justement. Ainsi, cette construction sociale a des effets, car elle peut empêcher une compréhension globale du système dans lequel on est pris, et dépolitise les enjeux: tenter de ramener un système organisé socialement à des rapports d’incompréhension entre individus empêche de saisir l’aspect politique et donc collectif, et donc systémique de ces inégalités.

lonnoy | 16 mars 2016 à 9 h 14 min

Bonjour Julienselignac,
Vous voyez dans mon propos des contradictions, car il ne doit pas être assez clair.
Je ne dépolitise rien car je ne fais pas de politique.

La question des relations hommes femmes a une dimension politique et sociale. Politique, elle se traduit par du droit au sens de la loi et non de « j’ai le droit de… ». Sociale (j’y inclus la sphère privée), elle se traduit par les comportements.

Sauf preuve du contraire, les femmes en France ont les mêmes droits que les hommes : « Depuis 1946, l’égalité hommes femmes est un principe constitutionnel (la loi garantit à la femme dans tous les domaines des droits égaux à ceux des hommes) » – http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/droits-femmes/egalite-professionnelle/
Hommes et femmes voient parfois leurs droits non respectés dans notre pays, pour des raisons peut être différentes mais là n’est pas le propos. A ce titre, ils sont à « égalité ».

En revanche
Où avez vous vu dans mon propos que « il existe autant d »inégalités pour les hommes que pour les femmes » ? J’ai écrit  » Si hommes et femmes sont à égalité dans ce domaine, il n’y a rien de rassurant puisque l’inégalité est ailleurs. » L’inégalité relève du domaine social et comportemental. Sur ce point, plus de la moitié de votre propos rejoint le mien qui, à la différence du vôtre, n’est pas développé http://www.inegalites.fr/spip.php? article1400

Enfin, je ne vois pas en quoi le domaine social échapperait à une analyse systémique qui ne pourrait passer que par une approche politique (ou alors, vous parlez de « politique » sociale ?). Vous écrivez « tenter de ramener un système organisé socialement à des rapports d’incompréhension entre individus empêche de saisir l’aspect politique et donc collectif, et donc systémique de ces inégalités. » A partir du moment où je constate qu’une femme et un homme ne perçoivent pas la même chose quand ils parlent d’un sujet, qu’ils regardent un objet, qu’ils considèrent une situation… sauf à être un adepte de la théorie du genre, je ne vois pas comment on peut sortir de la quadrature du cercle qui consiste à admettre que les hommes et les femmes sont différents et que la solution à leur cohabitation « en intelligence » ne passe pas que par la politique et encore moins par la loi. En fait ce sujet nous fait revenir à un sujet de base : est ce le système qui influence les individus ou sont ce les individus qui font le système ?

Bla bla 🙂

julienselignac | 26 mars 2016 à 12 h 52 min

houla! confusions, confusions… reprenons: quand je dis que vous dépolitisez les questions, je ne veux évidemment pas dire que vous êtes un politicien profesionnel. Je vous prend un exemple: quand on dit qu’on a donné le droit de vote aux femmes en telle année, ça n’a l’air de rien mais ça efface les combats politiques nécessaires à cela, genre on leur a donné parce qu’on est sympa quoi. Je prend un autre exemple, dans votre commentaire:vous dites que dans le droit, les hommes et les femmes sont à égalité et donc « Hommes et femmes voient parfois leurs droits non respectés dans notre pays,pour des raisons peut être différentes mais là n’est pas le propos » heu, si, là est le propos justement. Pour vous, peut importe que le droit ne soit pas appliqué? s’il ne l’est pas, au hasard si les femmes n’ont pas le même salaire que les hommes pour le même travail, hé bien cela veut dire que les hommes et les femmes ne sont pas à égalité. On ne peut décemment soutenir que l’égalité est réelle dans notre pays, elle ne l’est pas. à un moment dans un commentaire, vous dites « certains droits en france, ne sont pas plus respectés pour la femme que pour l’homme » j’en ai compris « il existe autant d’inégalités pour les femmes que pour les hommes » mais il est vrai que c’était peu clair.

le domaine social n’échappe pas à une analyse systémique, je dis exactement l’inverse: avoir une compréhension systémique des inégalités (au sens où elles sont liés à un système de domination) permettrait d’éviter de grossières simplifications se référant aux différences psychologiques hommes/femmes (qui bien sûr, mettrait en échec l’égalité. Pour ceux qui confondent égalité et réduction à l’identique)

d’autre part sur « sauf à être un adepte de la théorie du genre » Hum. en vous renseignant un peu, il vous serait facile de découvrir que le terme « la théorie du genre » est une expression de propagande visant à faire croire que le genre 1)n’est qu’une théorie (une idéologie) 2) est une entité unifiée (plus facile pour le combattre, sauf que c’est faux) je vous mets un article en lien: http://cafaitgenre.org/

lonnoy | 27 mars 2016 à 19 h 55 min

Julien Sélignac, vous avez lu mon propos en travers et vous avez écrit ce que vous vouliez écrire.
Quand des gens composent une phrase sous la forme 12345, j’essaie de la comprendre telle qu’elle est rédigée. Si je la commente, je fais en sorte qu’on n’ait pas l’impression que je l’ai comprise dans le sens 12543.
Je suis d’accord sur le fait que donner le droit de vote donné aux femmes efface le combat politique sur ce sujet.
Vous interprétez mal ma phrase « Hommes et femmes voient parfois leurs droits non respectés dans notre pays,pour des raisons peut être différentes mais là n’est pas le propos » mais elle doit être mal écrite. Sachez que pour moi, le respect du droit est un prérequis je n’ai donc pas pu écrire le contraire.
Je en reviens pas sur le passage sur les inégalités.
Vous tronquez ma phrase « je ne vois pas en quoi le domaine social échapperait à une analyse systémique qui ne pourrait passer que par une approche politique (ou alors, vous parlez de « politique » sociale ?) ». Pas de commentaire.
Enfin vous ne voyez pas dans la formulation « sauf à être un adepte de la théorie du genre » et ce qui suit, mon aversion pour cette théorie.
Il semble que nous ne puissions pas nous comprendre à ce stade car je dois ne pas écrire assez clairement et j’en suis le premier désolé. Merci.

selignac | 28 mars 2016 à 5 h 15 min

Alors, je n’ai qu’une chose à dire: si pour vous le respect du droit est un prérequis, alors il est absurde de dire que l’égalité homme-femme existe dans notre pays, tout simplement.
après, sur « est-ce que le domaine social ne doit être analysé que d’un point de vue politique? » je suis plutôt dans une analyse sociologique ici en réalité (dans un certain système social) qui met en lumière une organisation hiérarchisée entre les sexes, et qui correspond aussi à ce que mettent en lumière les études de genre.
Dans votre utilisation de l’expression « la théorie du genre » et ce que vous en dites allusivement, j’ai surtout vu que votre aversion provenait à mon sens d’un manque de connaissance sur cette question. Et vous semblez être fier de votre manque de culture, puisque non content de l’indigence de votre propos, vous persistez dans cette méconnaissance qui apparemment vous sert d’étendard ici. Le genre est enseigné par exemple dans le programme de première ES… cela fait partie d’une discipline qui nécessite un socle de connaissance, ce n’est pas un café du commerce dans lequel on peut dire tout et n’importe quoi appuyé sur « c’est mon opinion et je suis d’accord avec moi-même » si j’essaie de simplifier un peu le propos, le genre, c’est tout simplement le fait de s’appuyer sur une différence des sexes biologique pour produire une hiérarchisation sociale des relations entre les sexes. Hiérarchisation qui n’a pas lieu d’être.

Nadine Kirchgessner | 1 avril 2016 à 12 h 51 min

Bonjour, j’ai suivi vos discussions. Je ne sais pas quoi ajouter, si ce n’est qu’il est évident que la place de la femme dans nos sociétés n’est pas l’égale de celle de l’homme. Je ne citerai qu’un exemple qui me touche…Mon livre sur les femmes surdouées…Un seul article sur le site planetedouance…Vous trouvez cela normal ?
http://www.planete-douance.com/blog/2016/01/18/planete-surdoues-nadine-kirchgessner/

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