Planète surdoués | Un espace d'information et de recherche sur la douance

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Les adultes surdoués

Les adultes à haut potentiel sont peu étudiés. Peu d’études relatent le devenir des enfants doués. Dans ce site je relate des témoignages d’adultes et j’en cherche toujours pour pouvoir mieux comprendre les adultes surdoués.

Je vais donner quelques pistes de réflexion dans lesquelles les personnes en questionnement peuvent  s’y retrouver. Tout en sachant qu’il faut se diriger  vers les psychologues compétents spécialistes de la question. Les psychologues peuvent vous faire passer un test pour adultes , le WAIS. Mais, comme pour les enfants, ce test est un paramètre, et un entretien clinique très approfondi avec un professionnel sera indispensable pour bien tenir compte de tous les indices. Si vous rencontrez des professionnels qui ne vous proposent que de passer un test sans entretien, il vaut mieux chercher ailleurs.

Adultes surdoués reconnus dans l’enfance.

Ils ont le moins de problèmes apparemment, surtout s’ils ont réussi leur vie professionnelle. En général ils vont bien , ils ont appris à gérer cet état de fait. parfois néanmoins, ils peuvent se sentir seuls, en décalage malgré tout,  surtout s’ils n’ont pas trouvé l’âme sœur dans leur vie affective.

Ceux qui n’ont pas réussi leur profession, c’est–à dire une profession à la mesure de leurs capacités, se sentent très frustrés, très déçus, désabusés. Ils ne comprennent pas pourquoi ni comment cela s’est passé. Avec leur grande lucidité, ils ressentent d’autant plus le sentiment de gâchis.  Dans leur profession parfois ils ont été rejetés parce qu’ils font de l’ombre à un chef ou à des collègues, et ils ressentent cette injustice doublement. Ce n’est pas juste effectivement, car se sentant rejetés, ils se disent qu’ils sont nuls et le cercle vicieux s’enclenche inexorablement.

Adultes surdoués non reconnus dans l’enfance

Les adultes surdoués se sentent souvent en décalage avec le monde qui les entoure, avec les autres adultes. Ils se demandent ce qui ne va pas chez eux, mais ne savent pas le définir exactement. Parfois ils ont fini par se retrouver assez seuls à force de buter contre l’incompréhension des autres, se disant qu’il vaut mieux être seul plutôt que de toujours souffrir. Certains se découvrent un haut potentiel à l’âge adulte et cela les bouscule quelque peu.

Les femmes surdouées

Elles ont un problème différent des hommes. Les parents ont souvent plus testé leurs frères plutôt qu’elles. Les psychologues expliquent qu’ils ont dans leur clientèle des parents qui viennent plus volontiers pour tester leur garçon que leur fille. On pourrait en déduire que les parents font plus attention à la réussite des garçons à l’école en général. Dans le monde professionnel, les femmes à haut potentiel sont dévalorisées du point de vue de la féminité. Il faut choisir, être intelligente ou être féminine …parfois. Dans les postes de direction, en politique, on retrouve moins de femmes. Il y a très peu de femmes chefs d’orchestre.

 

Voici quelques caractéristiques qui correspondent aux adultes, c’est une liste non exhaustive et toutes ne sont pas forcément présentes.

Les adultes doués se présentent souvent comme des personnes que l’on remarque, que ce soit parce qu’elles sont très brillantes ou alors parce qu’elles sont très introverties, éteintes si on les compare à ce qu’elles étaient lorsqu’ils étaient enfants.. Ils ont quelque chose de spécial, mal défini mais présent.

Ils ou elles se questionnent sans cesse, ne sont jamais satisfaits, très exigeants pour eux-mêmes et pour leur entourage. Ils ou elles ont besoin de challenge.

Ils ou elles ont une grande mémoire.

Ils ou elles ont une grande sensibilité, une grande compréhension des autres, de la compassion, ou au contraire ils paraissent froids et distants.

Ils ou elles montrent une très grande susceptibilité.

Ils ou elles ont un caractère entier, pas de demi-mesure. Ils sont passionnés.

Ils ou elles ont un humour décalé, ils peuvent avoir des réflexions à côté de la plaque.

Ils ou elles présentent une grande curiosité, parfois dans des domaines étonnants.

Ils ou elles sont un peu « trop » en tout, dans des domaines très variés.ils sont caractérisés par leurs excès. Ils ou elles sont plus facilement dépendants , à l’alcool, aux drogues.

Ils ou elles peuvent se concentrer sur quelque chose avec une ténacité hors du commun jusqu’à ce qu’ils obtiennent ce à quoi ils croient intensément. La persévérance est une des grandes caractéristiques de ces adultes, ils ou elles sont sur motivés dans un projet s’ilsou elles sont sûrs d’avoir la bonne idée.

Ils ou elles développent une hyperesthésie (très réactifs au niveau des cinq sens, que ce soit l’ouïe, la vue, le toucher, l’odorat et le goût).

Ils ou elles ont une naïveté, un enthousiasme déconcertants parfois, qui peuvent  être pris à tort pour de l’immaturité.

Ce sont de très grands lecteurs, un ou plusieurs livres par semaine. Ce qui les rend très cultivés. Ils ou elles ont un langage, une façon de parler peu commune. Ils ou elles ont parfois appris à lire très jeunes, avant le CP.

Ils ou elles aiment apprendre les langues étrangères et les apprennent facilement.

Ils ou elles ont une grande imagination, une grande capacité de travail et de raisonnement.

Ils ou elles ne tolèrent  pas l’injustice, pour eux et pour les autres.

Ils ou elles s’adaptent rapidement dans le monde professionnel, mais s’y ennuient rapidement. En conséquence ils changent souvent de travail, d’où une certaine instabilité et insatisfaction permanente.

Ils ou elles ont souvent de bonnes intuitions mais en même temps peuvent douter de tout et surtout d’eux-mêmes, car ils ont une grande lucidité sur tout.

Ils font preuve d’une grande créativité.

Ils ou elles sont en réussite malgré une adversité flagrante.

ils ou elles somatisent à l’extrême face aux difficultés de la vie.

Ils ou elles ressentent un ennui profond.

Dans leur vie, ils ou elles ont vécu des histoires peu banales, hors des sentiers battus, ceci dû à leur extrême curiosité.

Ils ou elles manifestent  peu d’importance aux différences d’âges dans leur relations et leurs amitiés. 

 

La page 2 est disponible pour de nouveaux témoignages et commentaires , n’hésitez pas !

 

 

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78 commentaires pour Page 1

Binda-Laurent | 6 septembre 2011 à 8 h 11 min

incroyable, que vous n’ayez pas de commentaire à propos de cet article, clair, net précis, réconfortant pour moi……Personnellement, j’aimerais entrer en contact avec vous; atypique depuis l’enfance,avec un Q.I élevé, que l’on ne mesurait pas alors,………. (mes amies avaient en moyenne 3 ans 1/2de plus que moi),j’ai l’impression au demi- soir de ma vie, d’avoir été et d’être encore souvent « punie » pour cela………..,cette chance et non cette gloire d’être fort intelligente,a toutefois été, selon moi,une extraordinaire aventure…….et j’en remercie non pas le ciel, …………………puisque je suis athée……(ni la génétique)………mais la Vie………très cordialement à vous…………..D.BL

Nadine Kirchgessner | 7 septembre 2011 à 9 h 57 min

merci pour votre commentaire . Vous pouvez m’écrire sur nadine@surdoue-online.fr

Chloé | 7 septembre 2011 à 10 h 47 min

J’aime me sentir différente en cela que j’ai l’impression de comprendre parfaitement ce qui m’entoure. Mais je me sens tellement seule… Comprendre comment fonctionnent les gens me donne l’impression qu’ils ont conscience de leur comportement, mais non. J’ai l’impression de vivre dans une autre dimension, de vivre et de vivre en même temps en retrait, en observatrice et en analyste. Et dans cette dimension je suis seule.
Par moment c’est très dur. Comment expliquer à son entourage que: s’il vous plait j’ai besoin de soutien, je suis trop intelligente et c’est dur à vivre. Non la grande intelligence n’a pas le droit d’être prise en charge.
Cordialement,
Chloé

Nadine Kirchgessner | 7 septembre 2011 à 17 h 47 min

Merci Chloé, en espérant que vous vous sentiez moins seule en lisant ce site.

Adi | 27 septembre 2011 à 17 h 55 min

Bonjour,

vous avez là un site excellent !

Je ne sais si je suis surdouée ou non, d’ailleurs, je ne le pense pas (bien que je me sois souvent poser la question) mais votre description me correspond tellement…
(Si j’ai bien compté… 20 caractéristiques sur les 23 citées).
Mais quel intérêt pour un adulte d’apprendre cela ?

Si c’était mon cas, ça ne changerait rien à ma vie ; je suis adulte + mes études sont finies + je cite : « Ils sont plus facilement dépendants , à l’alcool, aux drogues. » (Ca détruit le cerveau) = vie foutue lol.
Devrais je en vouloir à mes parents qui n’ont pas voulu me faire sauter la classe prévue ?

Je souhaite à ceux et celles qui ont ces capacités d’être écoutés et compris afin que leur vie se passe au mieux, à ce site, une excellente continuation, à l’auteur, une très bonne journée.
Bien à vous =)

Une anonyme en mal de vivre. ^^

Nadine Kirchgessner | 3 octobre 2011 à 17 h 18 min

merci !
quel intérêt?
je vous laisse méditer cet extrait de «L’Enfant doué L’intelligence réconciliée A.Adda,H.Catroux » Ed. O. Jacob (p.312) :
« La révélation du don intellectuel, pour bouleversante qu’elle soit, n’est que le début d’un parcours compliqué, mais moins douloureux qu’on ne pourrait le croire, grâce à la lumière nouvelle qui illumine le chemin. » A. Adda

Adi | 3 octobre 2011 à 23 h 10 min

Bonsoir !

J’avais presque oublié ce commentaire sur votre site, donc pas vu que vous aviez validé et répondu, je vous en remercie.

Ces quelques jours m’ont permis de faire des (intenses) recherches sur la surdouance, et si je devais faire un résumé de ce que j’en ai appris…………
J’aurais utilisé votre citation à méditer !!
Mea culpa =)

Bien à vous ^_^

joagaya | 15 octobre 2011 à 18 h 07 min

bonjour
depuis que je suis petite tout le monde me dit que je suis brillante.Pourtant j’ai été de nombreuse fois en échec scolaire . Après un master de commununication j’ai travaillé par l’intermédiaire de petit boulots pendant de maintes années .J’en ai eu marre j’analysais tout ce qui m’entourait , les gens , la société et je suis partie à londres. A mon retour de londre j’étais enchanté de mon voyage et un peu trop euphorique . J’ai commencé à panniquer car je trouvais pas de job , que je me posais 200000 questions avec mon copain et j’ai tout requitté pour repartir à londres . Làs bas j’etais pas bien et j’ai commencé à travailler dans un call center et j’ai été prise de panique grave tout prenait une propotion enorme et je suis partie en courant.A mon retour en france suis restée 6 mois allongé à me poser toutes les questions existentielles possibles . Puis comme c’etait trop dur j’ai peté un cable ecrit un bouquin ,peindre sans cesse enfermée chez moi car phobie des autres impression de tout ressentir . Aujourd’hui c’est difficile pour moi de revivre j’ai la tete qui tourne en permanence, des angoisses existentielles, je me compare à ts le monde , j’ai peur pourtant je suis suivie depuis des années . Suis dans le vide , l’impasse , impression de venir d’une autre planete avez vous des suggestions?

Nadine Kirchgessner | 17 octobre 2011 à 12 h 40 min

Je peux vous suggérer de consulter des spécialistes de la douance, psychologue ou médecin, ou les deux. Ils vous apporteront des solutions. Vous comprendrez comment vous fonctionnez, et savoir si vous avez un haut potentiel peut être une piste. Il est important que vous consultiez des professionnels qui connaissent la douance pour la reconnaitre. Si c’est cela votre problème, vous aurez une nouvelle perspective. Si ce n’est pas cela votre problème, vous aurez d’autres pistes pour le résoudre.

Sarah | 23 octobre 2011 à 23 h 09 min

Bonsoir,

Je fais des recherches sur la surdouance car mon entourage ainsi que les pédiatres ne cessent de me dire que ma fille ( à peine deux ans) est en avance…Elle sait faire des phrases même si elle a encore des difficultés à articuler, son vocabulaire est tout à fait correct et la réaction de mes parents est toujours la même: « Elle te ressemble… »

Je me souviens de mon enfance et notamment de ma scolarité en primaire: de très bons résultats scolaires avec très peu de travail voire pas de travail du tout, des questions existentielles très tôt qui m’ont empoisonné l’existence, un amour pour la lecture, une sensibilité et une empathie trop souvent douloureuse, des « copains et copines » toujours plus âgés mais jamais d’ami(e)et surtout la sensation de ne pas être de ce monde…Décrite comme quelqu’un de sympa mais « spéciale » par mes camarades avec un sentiment d’oppression, d’étouffement, de décalage par rapport aux autres…
Issue des quartiers dits « difficiles », autant dire qu’il y a 20 ans, repérer les enfants potentiellement surdoués n’était pas une priorité…Jusqu’à ce jour, je ne sais d’ailleurs toujours pas si je le suis ou pas, peut être devrais-je effectivement consulter…En tout cas, s’il s’avère que ma fille est en avance sur son âge liée à une quelconque surdouance, je ferai de mon mieux pour l’accompagner et l’aider à potentialiser ses sens et capacités afin qu’elle puisse mener la vie la plus épanouie possible dans ce monde …

chivrac | 25 octobre 2011 à 16 h 35 min

bonjour,

le surdoué est en danger dans une société comme la notre,hypersensible,il se perd dans notre monde,il subit les foudres de la médiocrité,n’oublions pas que cette société se base sur l’uniformité,le surdoué pense autrement,il lui est difficile dans ce monde de trouver sa place,il lui reste le choix de subir encore et toujours,la zone surdoué est en état d’alerte,,,,,,,,,merci de me lire

Nadine Kirchgessner | 25 octobre 2011 à 18 h 40 min

Bonjour Sarah
Vous pourriez noter le développement de votre fille, quelques phases importantes pour avoir des éléments autres que le QI, qui seront utiles quand elle grandira et quand vous en aurez besoin, éventuellement,pour l’accompagner au mieux comme vous le dites.Tout cela sans jamais la pousser bien sûr, est-il nécessaire de le préciser dans ce site .

chivrac | 26 octobre 2011 à 15 h 40 min

bonjour nadine,

le surdoué est un être fragile et le monde dans lequel il vit est effrayant,il estla victime des jaloux et des nuisibles,autre problème qui à mon sens est terriblement dangeureux,le pouvoir des médiocres dans notre société,celui qui dispose d’une intelligence hors norme,ne peut vivre dans notre monde,car notre société repose sur la destruction de l’individu,encore plus pour le surdoué qui est un hypersensible lucide qui voyage dans un environnement hostile,oui j’ai des craintes pour l’avenir de tous les surdoués(ées),hommes et femmes,car tous ceux que je connais sont très malheureux,en ce qui me concerne je ne partage aucun des besoins de notre monde,le tout est sans saveur.Mais tous les surdoués (ées) sont des gens délicieux et sincères.
AMICALEMENT MARC

VARLOT Jacques | 3 novembre 2011 à 0 h 16 min

Bonsoir et merci à ceux qui ont écrit des commentaires ci-dessus,bon je vais essayer de faire court, ce qui pour un fou de littéraire,que certains dire même fumeux et perdu ou largué de notre douce planète bleue !! ..,je suis si heureux d’avoir trouvé ce site, enfin je me sens moins seul, quelle joie, déjà ressentie il y a qq temps lorsqu’aprés des conseils de ma psychiatre je me suis plongé dans la lecture de Trop Intelligent Pour Être Heureux, et ce fut la révélation, et cette possibilité de se retrouver enfin complètement dans les caractéristiques énoncées par Mme Siaud-Fachin, merci, merci !! comme ensuite de se reconnaître dans un groupe de personnes similaires à soi quand pendant tant d’années(j’ai 44 ans) on s’est vu exclu seul malheureux incompris torturé rejeté car bizarre pour ne pas dire malade pour ceux qui avaient encore le courage de l’oraliser !! j’ai toujours, dés le CE2, senti que ma place n’était pas avec eux, je m’y ennuyais, je ne jouais pas avec eux, j’ai à cette époque dévoré puis jeté en deux mois la bibliothèque rose, puis verte, puis rouge et or, pour accéder au plus vite,à ce que ceux qui m’entouraient ne liraient pas avant plusieurs années, comme jules verne agatha christie arthur conan doyle daphné du maurier saint ex puis à l’entrée en sixième ce fut premier amour de tourgueniev puis colette puis baudelaire verlaine et le choc stupéfiant avec rimbaud puis stendhal flaubert proust camus vian et les russes dostoievsky gogol soljenitsyne tolstoï puis les japonais mishima kawabata inoué saikaku shikibu tanizaki et tant d’autres … et parallèlement j’ai découvert dans le désordre la musique moderne et classique l’opéra le théatre les écrivains de l’antiquité grecque et latine l’architecture de la même époque les civilisations la sociologie l’ethnologie la paléontologie et l’histoire des quatre mille dernières années, la philo, la Bible,Dieu,la spiritualité la parapsychologie les sciences occultes les nde le caisson d’isolation sensorielle qui fut un autre chisme dans vie des moments uniques et grandioses puis les différents supéfiants et autres expédients dont je fis vite le tour pour avoir vécu des expériences très marquantes entre autres à berlin quand j’avais dix sept ans, puis aussi la peinture classique puis vite la peinture moderne, j’ai fréquenté très tôt les musées et ensuite l’abstraction, et en parallèle j’ai senti la nécessité incoutournable et viscérale d’écrire, c’est toujours et ce fut ma source d’expression créative première, je n’ai jamais cessé d’écrire c’est vital pour moi, mais je n’ai pas pu ni eu la préténtion d’éditer jeune comme certains alexandre jardin modiano bhl ou consorts que je méprise pour leur suffisance et l’indigestibilité dont ils font preuve, j’ai attendu l’age de trente deux ans pour éditer mon premier opus, soit vingt quatre ans après avoir écrits mes premieres phrases qq peu sensées, puis ce fut pareil avec la peinture d’abord figurative de laquelle je me détournai vite car trop académique et restrictive, pour suivre les mouvements si riches de l’art moderne et ensuite trouver totalement et pleinement mon plaisir entier dans la peinture abstraite aux couteaux à l’acrylique sur les couleurs primaires uniquement et sur papier fait à la cuve Arches 640g/m2, j’ai mis en adresse le lien vers mon site avec mes toiles, je suis actuellement depuis quatre ans sur un autre livre presque achevé de poésies en prose et en formes régulières, en même temps qu’un roman narratif entièrement démoli puis réécrit mot par mot ligne par ligne reconstruit à partir de mon premier manuscrit venant de mes dix sept ans… Bon pardon si je vous ai ennuyé mais c’est si agréable de pouvoir écrire de la sorte, en sachant que ceux et les seuls depuis tant d’années qui vont lire sont du même groupe de la même famille sensitive culturelle intellectuelle proche compréhensive car ressentant les mêmes peines et joies angoisses rejets et soliyude ou incompréhensions au quotidien de ceux qui se disent nos semblables dans la normalité, mais quelle est donc leur normalité et où commence la folie qu’ils nous pensent régulièrement franchir ou bien aimer ?..! je n’ai pas la prétention de dire qu’ils sont fous où anormaux, mais leurs critères de jugements approximatifs et falacieux ne m’atteignent pas, et du fait même de leurs simples mots vides comme de leurs maux superficiels mercantiles médiatiques et consuméristes, je n’ai que faire de leur monde qui n’est plus le mien depuis longtemps, et que bientôt je quitterai pour retrouver les vraies valeurs que mes ancètres m’ont transmis dans une belle campagne à la montagne, dans les alpes de hautes provence en vallée de l’ubaye, dans ces lieux de calme purs vrais originels et éloignés de leur tumulte inutile pollué nauséabond et écrasant de prétentions étouffantes inodores sans saveurs et par fois presque vomitifs, sans bien sùr s’aventurer dans une vision tout autant piètre de la politique de l’économie de la modialisation désastreuse, et bien évidemment du non respect flagrant et abject de la personne humaine, l’homme est le seul à faire la guerre, les animaux même les plus évolués comme le cétacés ou les primates ne la font pas … pourquoi ? n’est-ce pas un signe de notre infériorité, de notre décadence, du gouffre ouvert dans lequel il me semble que nous plongeons, poussés par des politiciens qui eux sont protégés mais qui se moquent de nos pauvres vies au profit de leurs carrières de leurs réussites du profit et des futures élections, au secours !! …

A bientôt à vous, puisque nous sommes de la même famille à présent !…

Amicalement
Jacques V.

Nadine Kirchgessner | 3 novembre 2011 à 11 h 11 min

Merci Jacques pour votre enthousiasme. Si les enseignants s’étaient un peu penchés sur votre capacité de lecture et vos compétences, ils auraient sans doute appris de vous. La question des valeurs humaines est effectivement essentielle. Continuez à peindre et à écrire. Vous trouverez dans le domaine artistique ce qui vous a manqué, et qui sait ? Y réussir un jour. On ne voit pas le lien vers le site pour vos toiles.

Nadine Kirchgessner | 3 novembre 2011 à 11 h 17 min

Bonjour Marc
Je ne sais pas, je ne suis pas sûre que nous soyons si fragiles, ce qui est paradoxal c’est que nous sommes peut –être un peu vulnérables et très forts en même temps. La jalousie n’est pas compréhensible pour moi puisqu’il est assez difficile d’être surdoué. Donc pourquoi nous jalouser ?
Le monde est difficile pour tous, mais les personnes à haut potentiel le ressentent plus à cause de leur sensibilité. Mais je connais des surdoués très heureux. Il faut pour cela être vigilant dans leur éducation, qu’ils n’aient pas été cassés par le système et les jaloux, et qu’ils aient peut-être aussi une personnalité optimiste. Marc racontez-nous votre histoire pour que les parents, les enseignants et les éducateurs comprennent mieux ce qu’est la douance, afin qu’ils ne commettent pas d’erreurs grossières et que les enfants doués, futurs adultes doués soient heureux.
Les personnes douées peuvent se tourner vers d’autres personnes qui leur ressemblent, pour cela il vaut mieux réussir ses études pour vivre dans un milieu cultivé. Quadrature du cercle, il faut bien s’occuper des enfants doués. CQFD.

VARLOT Jacques | 3 novembre 2011 à 16 h 46 min

Bonjour Madame Kirchgessner,

Quand j’ai mis en fonction mon ordinateur tout a l’heure, j’ai cliqué de suite sur le raccourci que j’ai créé hier sur mon bureau,afin de venir au plus vite sur votre site.
Et quelle ne fut pas ma joie d’y trouver la très gentille réponse que vous m’y aviez laissé.
Vos mots à mon égard réchauffent mon coeur, et je vous en remercie, comme ils viennent me confirmer ce que j’avais l’impression d’avoir préssenti en lisant les pages de Mme Siaud-Fachin, ET comme hier lorsque j’ai lu, avec beaucoup d’intérêt d’ailleurs, votre article en haut de page sur la douance chez les adultes, que j’ai trouvé très explicite et très rassurant, pour moi qui me suis si souvent pour ne pas dire toujours, senti seul, en dehors, un animal bizarre que les autres regardent avec inquiètude ou bien ne le ou refusent de le comprendre.

Puis j’ai lu votre liste non exhaustive des caractéristiques qui correspondent aux adultes à hauts potentiels.
Sur ces 24 caractéristiques je me suis totalement reconnu avec 22 d’entre elles, et ceci sans forfanterie, mais avec mon coeur et tout naturellement, avec bonheur d’ailleurs, comme de revenir dans l’âtre douillet de sa petite maison après une longue absence, ou de trouver enfin cette famille qui était l’objet de ma quête incessante.

J’ai presque toujours eu des relations avec des personnes plus voir bien plus agées que moi, je m’ennuyais bien trop souvent avec des gens de mon âge, et je me suis également beaucoup rapproché des personnes agées, car m’interessant fortement, entre autres domaines, à l’histoire du XXème siècle surtout en France, puis dans d’autres pays d’europe, j’ai adoré pouvoir et j’aime toujours échangé avec eux, afin qu’ils me donnent leurs ressentis de vécus directs et vrais, et m’offrent en cadeaux qq uns de leurs souvenirs sur ces différentes périodes parfois riches ou bien plus sombres;

En paralèlle avoir beaucoup lu et appris de l’histoire des deux mille dernières années, comme des deux mille autres couvrant l’antiquité dans les plus grandes civilisations m’a permis de constituer des liens, de comprendre que rien ne fut hasardeux, mais plutôt logique, et qu’en fait tout était lié au niveau historique.

Pour ensuite par l’apport de la connaissance relative aux siècles passés, comprendre de mieux en mieux l’époque actuelle, et si souvent me desoler de voir encore et encore comme les gouvernants font et refont si souvent les mêmes erreurs, que ce passé leur avait montré la voie pour aller de l’avant et justement ne pas regresser.

C’est attérant, souvent ça me rends si triste, comme lorsque je vois tous ces peuples qui furent et sont toujours opprimés par des dictateurs qui ont perdu le sens premier des superbes livres qui auraient du être des guides précieux mais qui furent en fait détournés au profit de ces tyrans malhonnètes barbares et perdus dans leurs délires de puissance écrasante, sans aucun souci des peuples qui à chaque épisode ont du payer lourdement à leurs places, comme ceux qui ne cessent de se faire la guerre depuis tant d’années, sans chercher à trouver une paix durable et salvatrice, et dont les populations souffrent de famines répétitives, de vies misérables, et de plus de cataclysmes météorologiques ou accidents pétroliers ou nucléaires.

L’homme moderne me semble n’être souvent pas très éloigné de ce qu’il fut par le passé, en terme de barbarie, d’égocentrisme, de prétention, d’hégémonie, de non respect d’autrui, il me semble n’être que volonté de puissance et rien de plus …

Je ne peu passer qq jours sans y penser et en souffrir profondément, comme si j’étais là dans mon coin à observer lire écouter, sans rien pouvoir faire, et voir q’en plus la situation ne va pas en s’améliorant, je me sens si impuissant, frustré, désarmé, et pourtant j’ai un activisme politique par des articles que j’envois à certains journaux reflètant mes idées philosophiques et politiques venant de certains intellectuels russes du début du siècle des années vingt du post stalinisme, et parallèlement je tente de parler à certains de la situation désastreuse que nous vivons actuellement que ce soit intellectuellement, artistiquement, spirituellement, politiquement, économiquement,financièrement, comme d’ailleurs au niveau sociétal, mais hélas je ne crois pas qu’il veulent écouter ce type de discours car il est angoissant attristant et qu’ils préfèrent s’oublier dans le matérialisme dominant, le consumérisme grandissant, la mal bouffe, les journaux people et les émissions de jeux et de télé réalité qui les font réver et fuire toujours un peu plus qu’hier le vrai fil de la réalité, en les gardants à l’état de personnes endormies ou droguées que le gouvernement peu toujours mieux controler …

Merci encore et encore pour ce site, que désormais je vais très régulièrement fréquenter.

Merci aussi pour vos réponses à mes questionnements, angoisses, et incompréhensions face aux bouillonnements psychiques desquels je suis heureux d’être quotidiennement frappés, même si parfois j’ai du mal à vivre avec ce monstre de cerveau surevolté, je suis dans l’ambivalence : il est ma source nourricière, mon carburant indispensable, mon energie vitale, et en même temps il semble vouloir me dévorer petit à petit,et il va souvent bien trop vite pour que je puisse le contenir et le gérer, ou que ma main puisse retranscrire ce qu’il me dit. Mais il est moi et je suis lui,nous sommes en constantes interactions.

J’ai également une activité onirique très riche et complexe, avec des rèves à tiroirs, à plusieurs niveaux, qui s’imbriquent les uns dans les autres, depuis qq temps je sens que j’infflue sur leur déroulement et que dirige les différentes parties de mes rêves, c’est assez troublant et passionnant.

Bien à vous, en vous souhaitant une très bonne fin de journée, à bientôt…

Ci-dessous pour vous Madame Kirchgessner, et celles et ceux qui pourraient ou voudraient s’intéresser à la peinture abstraite aux couteaux, voici l’adresse de mon site contenant mes toiles :

https://sites.google.com/site/jacquesvarlot/

Nadine Kirchgessner | 4 novembre 2011 à 11 h 47 min

Peu d’humains savent tirer les leçons du passé, effectivement.
Au sujet des rêves, j’ai remarqué que je rêve beaucoup, mais ce domaine est assez totalement inconnnu encore. A explorer, donc. Quant à les diriger…C’est comme l’inconscient je crois.
j’ai vu vos toiles sur le site, je connais peu de choses dans l’Art de la peinture, mais elles m’ont paru lumineuses.

VARLOT Jacques | 5 novembre 2011 à 21 h 38 min

Bonsoir Mme Kirchgessner,

Merci beaucoup pour votre réponse à mon dernier mail.

Vous avez raison, et hélas, je ne peux que me ranger à votre avis, l’Homme a refait et reproduit souvent les mêmes erreurs, encore et encore, depuis des siècles, ce que j’ai très régulièrement par trop de mal à comprendre.

Comme d’ailleurs dans le même ordre d’idées, les barbaries et tyrannies, les conquêtes hégémoniques militaires ou/et soi-disant évangélisatrices, et les guerres et génocides ignobles, se sont et se multiplient encore, malgré les millions d’humains qui ont dû en payer le prix gratuitement, sans n’avoir jamais rien demandé.

Et les siècles se sont succédés sans que l’Homme ne soit beaucoup plus réfléchi, comme un enfant à qui il faut répéter sans cesse ce qui est dangereux pour lui.

Il m’est d’autant plus difficile de comprendre ces incapacités humaines à apprendre de leurs passés, que la sagesse de certains esprits très supérieurs qui ont marqué la philosophie, la sociologie, l’ethnologie, la littérature, et bien sur la politique, n’ont semble-t-il pas servi en terme de leçons indispensables à méditer, à retenir comme à appliquer ensuite.

Alors ces esprits marquants et ces guides incontournables, chacun dans leurs domaines, ne serviraient donc qu’à venir enrichir l’argumentaire et les discussions pseudos-intellectuelles de certains cénacles d’universitaires pontifiants, ou bien ne serviraient au pire qu’à remplir des rayons de bibliothèques impressionnants mais poussiéreux ?

Sinon concernant les mondes oniriques que je prends tant plaisir à aller visiter, il est bien dommage qu’actuellement, il n’y ait pas plus de réponses innovantes et nouvelles apportées à ces fabuleux voyages nocturnes, qui me semblent être (contrairement à ce qu’une bonne partie des scientifiques défendent, car ils n’acceptent pas la parapsychologie par exemple et ont toujours besoin de se justifier scientifiquement, et ont peur de ce qu’ils ne peuvent expliquer …) bien plus que les simples délires d’un cerveau livré à lui même pendant la nuit …

Enfin quant à mes toiles, merci beaucoup pour votre avis, cela me fait très plaisir, mais c’est pour moi toujours gênant à entendre, car je n’ai pas de prétentions à me mettre en avant, ce n’est pas le but.
La démarche simplement pour moi est de tendre des petits bonheurs aux mains ou aux yeux des personnes qui observent mes toiles ou lisent mes textes, et peuvent je l’espère s’évader qq. peu du quotidien triste et pesant dans lequel nous nous perdons trop souvent …
Et ce n’est qu’alors que je suis heureux.

Bien à vous.

Emilie O | 9 novembre 2011 à 12 h 27 min

J’espère avec le partage de ma propre expérience apporter des pistes pour les parents qui ont des enfants doués.
Pour ma part, je n’ai commencé à comprendre qu’à 23 ans que j’étais « douée » et que j’avais été par conséquent une enfant précoce. En réalité, je suis tombée par hasard en attendant une copine dans une librairie sur un livre qui abordait le thème. Je me suis rapidement reconnue dans la description qui était faite des enfants précoces et j’en ai parlé avec ma mère qui m’a dit qu’elle avait toujours pensé cela aussi.
Je ne vais pas raconter toute mon enfance, mais j’étais très bonne en classe sans aucun effort et je pratiquais beaucoup d’activités extrascolaires ou j’excellais aussi (instrument de musique, sport, art-plastique…)
Tout ce que je tente j’y arrive, j’ai l’ensemble de mes sens très développés et cela a été vérifié (la vue 12/10 au dernier test chez le médecin du travail et elle m’a dit que cela pouvait être plus mais qu’ils n’avaient pas les outils pour le tester, l’ouïe (j’ai l’oreille absolue selon mes profs de musique, l’odorat (un œnologue m’a dit que j’avais un vrai nez)…) J’ai une excellente coordination des membres et de très bons repères dans l’espace (selon un entraineur sportif en centre de rééducation qui en était très étonné)… J’ai une très bonne logique et une excellente mémoire (une vraie mémoire d’éléphant mais pas de trompe…désolée)…
On pourrait penser qu’avec tous ces atouts, la vie est beaucoup plus facile… mais non. Je ne me suis jamais sentie à ma place nulle part sans comprendre pourquoi. Ce que je faisais ne m’a jamais semblé extraordinaire, bien au contraire je me dévalorisais énormément et j’étais même persuadée d’être complètement idiote, voire folle. Je croyais que l’on me mettait à part parce que j’étais inintéressante. Pourtant j’ai toujours été quelqu’un de jovial et qui ne se prend pas au sérieux.
J’ai commencé à ne me sentir bien que lorsque j’ai quitté le lycée pour entrer à la fac. Là j’ai pu travailler comme j’en avais envie et faire ce qu’il me plaisait vraiment sans être obligée de m’assoir dans une classe ou je m’ennuyais profondément. Pourtant, j’étais toujours en décalage avec ceux de mon âge. J’ai alors commencé à me faire des amis qui étaient vraiment plus âgés que moi (entre 23 et 60 ans alors que je n’avais que 18 ans). En réalité, j’ai toujours été avec des personnes bien plus âgées.
Aujourd’hui, j’ai 30 ans, 3 Master différents, un poste de directrice d’établissement pour enfants handicapés depuis 3 ans. J’ai déjà changé 3 fois de métier en prenant de grands virages dans ma vie professionnelle (je suis passée de prof de sport à Directrice aujourd’hui, et je compte bien pouvoir changer à nouveau complètement de travail). J’ai trouvé l’âme-sœur et je vis avec depuis 6ans que j’admire car il est travailleur, gentil et intelligent (il me prend parfois pour une extraterrestre du fait de ma suractivité et je dois aussi parfois l’agacer parce que je « sais tout faire » comme il dit). J’ai 1 ou 2 amis proches avec qui je me sens bien.
A présent que j’ai compris mon mode de fonctionnement, je suis heureuse. J’ai toujours au fond un manque de confiance en moi, la peur d’être prise pour une extraterrestre et d’attiser à nouveau les jalousies, mais maintenant je m’affirme. La reconnaissance que j’ai dans mon travail me comble.
Je pense réellement que mes parents ont bien fait leur travail de parents me concernant afin que je sois quelqu’un d’équilibré, surtout ma mère. Elle a compris très vite mon hypersensibilité et a su me protéger, tout en me poussant au cul. Elle a compris que mon mode d’apprentissage à l’école était différent des autres et elle m’a aidée à apprendre par moi-même en m’achetant plein de livre pour que je puisse approfondir les cours comme je le souhaitais ou les survoler si je n’adhérais pas. Elle surveillait le scolaire de très loin tout en me laissant faire mes devoirs devant la télé et me gérer côté sommeil. Lorsqu’elle sentait qu’il fallait me laisser souffler, elle le faisait. Et elle ne m’a pas cassé la tête avec les notes, mais elle a toujours valorisé les efforts. Par contre, elle ne m’a jamais mise en avant, car elle ne souhaitait pas me mettre la pression. Elle m’a laissé m’inscrire dans toutes les activités que je souhaitais sans jamais m’embêter avec le scolaire (j’avais de bons résultats mais ce n’étais pas exceptionnel alors qu’avec plus d’efforts …). A contrario, quand j’avais des bonnes notes, elle me disait que c’était normal, que je travaillais pour moi et pas pour elle. Dans les activités extrascolaires, malgré les sollicitations des profs pour que j’aille plus loin, elle m’a laissée vraiment les vivre comme des loisirs et ne m’a jamais forcée à travailler mon instrument par exemple. En gros, elle m’a laissée vivre avec légèreté sans me dire comme certains que c’était du gâchis de ne pas me pousser un peu. Elle savait que je me posais beaucoup de questions existentielles et qu’il ne fallait pas en rajouter. L’important était que je prenne du plaisir et que je fasse ce que je voulais afin que je sois bien dans ma peau.
Voilà, j’espère que ce petit résumé de 10 pages de mon propre vécu, peut vous aider à accompagner une personne dite « douée ».

Nadine Kirchgessner | 9 novembre 2011 à 14 h 40 min

Merci Emilie
Votre témoignage est précieux et je vous en remercie.
une expérience positive est toujours bienvenue sur ce site parce que c’est rare. cela permet de bien comprendre les erreurs à ne pas commettre. appronfondir les activités et ne pas mettre la pression sur le travail intellectuel vous ont bien réussi.

Aïnoa | 1 décembre 2011 à 0 h 20 min

Bonjour,

Quel soulagement de lire cet article et tous ces commentaires! J’ai l’impression d’être un peu moins seule.

Je ne sais pas si je suis douée (je n’aime pas du tout le mot « surdoué »), mais je me pose des questions depuis pas mal de temps, et surtout depuis ces dernières semaines.

En effet, 3 personnes m’ont dit que je le suis très probablement. La 2è m’a prêté un livre sur les enfants doués. Je me reconnaissais dans certaines caractéristiques, mais pas dans toutes. N’ayant aucune estime de moi-même et aucune confiance en moi, je ne peux pas concevoir être « intelligente ». J’ai plus ou moins bien réussi de hautes études, mais je ne trouve pas ça exceptionnel, surtout que mon parcours n’a pas été facile.
Récemment une 3è personne m’affirme que je le suis et m’a fait lire Trop intelligent pour être heureux…

Pfff, la claque, mais comment elle a fait pour sortir tout ça de ma tête, ce sont « mes » phrases que je lisais dans ce bouquin.
Alors là, grand questionnement. Et si c’était ça? Ca expliquerait tellement de choses… ces caractéristiques et points de caractères qui me différencient des autres, qui m’éloignent et m’isolent des gens.

Je me suis toujours sentie en décalage, aussi loin que remontent mes souvenirs. Jamais sentie à ma place nul part, ni en famille, ni avec mes prétendus amis (ça ne fait pas longtemps que j’en ai quelques uns et des vrais! :-) ), ni avec mes coéquipières de sport, ni à la fac, ni au boulot, ni… ni… ni… Je n’ai pas de place sur cette planète. Je suis une erreur de la nature.

Toujours eu cette impression bizarre de me voir « vivre » (ou plutôt essayer de survivre, de ne pas me noyer) ma vie. (J’utilise la métaphore de la petite route départementale depuis laquelle je regarde des gens rouler sur l’autoroute juste à côté…)
Vie que je trouve totalement inintéressante.

Et pourtant tout le monde me dit que je sais faire plein de choses, qu’ils sont impressionnés. Je fais du(des) sport(s), de la musique, j’aime faire à manger, bricoler plein de trucs, lire (même si depuis mes études, j’ai passé tellement de temps dans mes bouquins de médecine que j’arrive pas à lire même pour mon plaisir, je m’endors, même si mon bouquin est passionnant. Ca m’énerrrrrrrrrve, j’adore lire!). J’ai pas mal voyagé, et presque à chaque fois seule, plusieurs mois, à l’autre bout du monde. Je suis partie étudier un an en Espagne sans parler un mot d’Espagnol… J’adore prendre plein de photos, surtout lors de mes voyages, et on me dit très souvent qu’elles sont très belles…

Bref, mais tout ça n’est pas exceptionnel. Je sais un peu faire de la gymnastique artistique (saut de cheval, barres asymétriques, poutre, sol), j’ai gagné quelques médailles, fait quelques championnats de France, mais je ne suis pas super douée.
Je sais joué du piano et de l’accordéon, mais normalement, c’est pas super.
J’ai voyagé loin, longtemps, seule. Mais c’est pas très difficile. Si j’attends des gens pour faire des choses je les attends toujours. Donc maintenant je fais les choses dont j’ai envie, si des gens veulent venir super!!! mais sinon je les fais toute seule. Donc mes voyages seule, ce n’est pas une preuve de courage, je veux juste découvrir le monde, et je ne veux pas perdre de temps.

Enfin voilà, j’ai toujours eu l’impression qu’on me prenait pour une folle.
Même mes parents n’ont jamais rien compris. Je n’ai toujours eu que des critiques (mais pourquoi tu es tellement susceptible, c’est toujours tout ou rien…). Du coup tout ce que je fais, ce que je suis est nul.

En fait je ne sais pas qui je suis.
Comme tout ce que je fais/suis n’est pas bien, et bien j’essaye toujours d’être quelqu’un d’autre, quelqu’un qui serait accepté, aimé par les autres.
Et c’est épuisant. Je n’en peux plus. D’autant plus que ce n’est jamais suffisant.
Et ce qui me rend folle de rage c’est le « mais tu dois faire plus d’efforts ». Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr, j’en fais. Plein. Mais ceux que je fais, c’est naturel pour les autres, alors que moi ça me prend une énergie folle. Du coup quand parfois c’est trop dur et que je ne contrôle plus tout ça, que ma « nature » ressort, je passe pour une folle.
J’en peux plus, je suis épuisée.

Bref, désolée pour ce pavé, mais en ce moment j’ai tellement besoin que tout ça sorte.
Je me suis décidée à passer les tests, même si ça me fiche une trouille bleue. Ca expliquerait tellement de choses. Et si jamais ce n’est pas le cas, je repars à zéro. Pourquoi tous ces problèmes, ce sentiment de mal-être au quotidien et que je ne supporte plus… Et surtout quelle prétention ai-je eu de me croire « intelligente »…

Rebref, donc je vais passer ces tests, mais qu’en janvier (besoin de me changer les idées donc voyage de 6 semaines, seule et loin, très loin!!!).

Mais ce que me taraude maintenant c’est que s’il s’avère que je suis douée, ça expliquera beaucoup de choses et je me sentirai soulagée pour certains points de mon caractère.
Mais, ça ne règlera rien. Ca ne règlera pas mes problèmes de manque de confiance en moi, ni ce décalage que je ressens par rapport aux autres.
Donc dans le fond, est-ce vraiment intéressant de passer ces tests?

Autre question qui me trotte dans la tête :
si je suis douée et que ça explique des choses, dois-je le dire autour de moi? Parce que ça ferai un peu prétentieux (alors que les gens qui me connaissent bien savent quelle très haute opinion j’ai de moi-même). Mais comme ça expliquerait des réactions que je peux avoir (« complètement débile » « gaminerie » « disproportionnée »…) ça me déculpabiliserait.
Je pense qu’à ma mère je le dirais, parce qu’on se s’entend pas du tout. On n’est pas du tout sur la même longueur d’onde. Même quand on parle du même sujet et qu’on est d’accord sur un point on arrive à s’engueuler parce qu’on ne parle pas le même langage. Je lui dirais même si je pense qu’elle ne comprendra rien.

Voilà, désolée pour ce long pavé, mais qu’est-ce que ça fait du bien de pouvoir sortir tout ça.
Est-ce que ça vous a fait avancer, le fait de « savoir »? Qu’est-ce que ça a changé dans votre vie?
L’avez-vous dit à vos proches? et comment cela a t-il été accueilli?

Merci de m’avoir lu ;-)

Nadine Kirchgessner | 1 décembre 2011 à 11 h 07 min

merci pour ce pavé ! Je vous encourage à vous faire tester, et vous saurez au moins le pourquoi des choses et aurez certaines réponses à vos questions, même (il ne faut pas rêver) cela ne règlera pas tout par miracle, mais sait-on jamais ? tout ce que vous faites est impressionnant, et sans que vous considériez cela comme difficile. N’ayez pas peur de passer les tests, soyez zen pour les passer. Et si jamais vous êtes juste “normale” , eh bien ce ne sera pas grave du tout, et il faudra chercher une autre origine à votre manque de confiance.
Pour votre question sur “si je suis douée, le dire ou non ?”, je peux vous répondre de ce que j’ai vécu. Cela fait deux ans que j’ai démarré ce site. Je l’ai montré à ma mère en demandant ce qu’elle en pensait… elle m’a répondu :”je ne peux pas dire que c’est mal”…une seule personne de ma famille a dit que c’était bien . indifférence totale.
Par contre , le fait de l’assumer , de le savoir fait énormément de bien. C’est comme si vous chaussiez du 38, que vous êtes brune ou blonde ou rousse et que vous ne l’assumeriez pas…

alessandri | 5 janvier 2012 à 10 h 22 min

Je suis perdue, vous me troublez. Je suis sur ce site en train de vous lire parce que mon petit garçon de 3 ans tout juste a apprit l alphabet tout seul, et maintenant il sait l écrire ,et ecrire son prenom..il est tjs en décalage, tres ( trop ) sensible, dans la lune, concentré, en retard au niveau psychomoteur etc etc.donc je me suis renseignée malgré le fait que je refusais de voire l évidence parce qu il a le même caractère que moi, donc que pour moi il n était pas précoce; juste différent, voir autiste. Pourtant je l ai tjs souhaité pour mes enfants parce que j ai énormément souffert a l école.Je ne suivais rien, j étais dans la lune, j adorais apprendre mais mes professeurs ont été atroces et m ont dégoûtée.Dans ma famille on m a tjs traité de débile parce que j étais « dans la lune » mais je comprenais tout dés ma première année.J ai donc finit par les croire , et à force de douter de moi j ai finit par ne rien faire.j ai raté mes études, tout plaqué, pris de la drogue etc.. mais ado, ma mere m a fait passer un test de QI car mon frere dépisté précoce, ma mere voulait voir si je l étais.j ai tellement stressé et eu honte de moi que j ai tout raté le test ( QI d environ 110 ).je ne comprends pas parce que d après vos critères je suis précoce.je sais que je suis différente, mon mari me le dit aussi et je ne sais pas en quoi. maintenant je doute.. bien sur ça ne me permettra pas de reprendre mes études et d oublier toutes mes blessures a l école qui me font reculer, mais ça me permettrais de savoir pourquoi je suis si  » bizarre  » pour les autres; pourquoi je suis si seule, pourquoi je ne garde pas d amis, pourquoi j ai un 6 eme sens qui m a permis de sauver mes enfants dans mon ventre, pourquoi je suis si triste et sensible.mais voila, dans ma tête je suis tjs cette nul bizarre qui ne peut pas être surdouée.

Nadine Kirchgessner | 5 janvier 2012 à 11 h 07 min

Si votre frère est « doué » et que vous semblez reconnaitre des caractéristiques, il est possible que le stress , la baisse de confiance, la drogue aient altéré le QI. le QI n’est pas tout.Vous êtes très sensible. A votre place, je me repencherais sur la question. Et pourquoi ne pas reprendre des études ? Soyez vigilante avec votre enfant.

Florence | 13 janvier 2012 à 15 h 36 min

Bonjour à tous,

Il y a près de 15 ans maintenant (j’ai 50 ans aujourd’hui), un psychothérapeute m’a annoncé que j’étais surdouée. Je me suis donc « apprise » a être moi-même en toute circonstances. Je crois que je me suis bien débrouillée…sauf sur un point. je suis seule…terriblement. J’adore échanger, refaire le monde, même être légère. Ou êtes vous extraterrestres?
Très cordialement à tous

VARLOT Jacques | 9 février 2012 à 5 h 59 min

Bonsoir ou bonne nuit, vu l’heure, mais comme souvent je suis internet le soir et la nuit,
je cherche, je m’instruis de tout ce qui est si riche dans le passé de notre belle planète, j’écoute tout en écrivant Sinéad O’Connor : drink before the war avec la vidéo du superbe film Leaving Las Vegas avec Nicolas Cage,
pour tous ces hommes qui devaient boire à outrance avant d’aller se battre parce que la guerre les effrayait les torturait les angoissait, pensant mourir aujoud’hui ou demain …

Je suis de retour aprés avoir lu vos nouveaux témoignages, qui me rassurent, et me permettent de m’inscrire dans un espace partagé, par des personnes dont je me sens si proche, aussi merci,
et le mot est faible pour exprimer ce que je ressens au travers de vos textes qui me semblent représenter la famille que je n’ai jamais eu,
celle qui ne me rejetait pas comme un animal malade bizarre voir cinglé, c’est si bon cette proximité avec vous, nous avons tant de points communs, de vécus, de ressentis, de douleurs, d’incompréhensions, de solitudes en commun, merci pour votre justesse votre vérité votre humilité et votre volonté d’humanité dans notre société si pauvre égoïste uniformisée consumériste dénuée de toutes créativité,

conférer Jeff Kons ou Murakami, 1 million de dollars la toile …!! ou bien allez à la Fiac, désolant de perdition créative et de marketing « soi-disant » culturel…

Je n’osais pas lors de mes derniers messages parler plus profondément de moi, ne voulant pas paraître prétentieux, ce que je ne suis pas le moins du monde,
mais à la lecture de vos témoignages je me sens plus alerte, en effet hormis la passion illimitée de la lecture de la littérature de la philosophie, je ne vis que par l’écriture quotidienne, la peinture abstraite, le chant, la danse, la reflexion, la culture, et ce besoin vital d’apprendre encore et encore, les langues aussi, je me suis remis au latin et au grec ancien, et à l’araméen, je suis également fou dans le désordre : de sociologie, d’ethnologie, de paléontologie, de psychologie, de Claude Levi Strauss, de Théodore Monod, que j’ai eu la sublime et grandiose chance de rencontrer une fois, d’apnée et j’ai eu cette même chance unique de pouvoir rencontrer il y a qq années Jacques Maillol, mais aussi de parapsychologie et des expériences en caisson d’isolation sensorielle qui m’ont totalement transcendées, de NDE qui m’ont également beaucoup posées de questionnements, de l’histoire qui a fait ce que nous sommes aujourd’hui, d’opéras, de musiques diverses surtout des années 60 qui me bouleversent comme Pink Floyd que je porte au plus haut, et tant d’autres choses comme l’amour des autres, celui que ma compagne unique et merveilleuse m’offre toujours en cadeaux que je ne suis pas sùr de mériter, comme l’espoir en l’humain, comme Christ; comme l’admiration que je ressens face aux merveilles de la nature, des civilisations antiques, des civilisations premières, des peuples oubliés, de tous ces êtres qui souffrent pendant que nous crevons de trop manger…
Enfin, je crois en l’homme et en sa capacité comme par le passé, à se relever de périodes troubles miséreuses et décadentes.

Merci à vous, je me sens moins seul en vous lisant, nous sommes si proches dans nos ressentis, nos hypers sensibilités suractives, nos ennuis réguliers face aux autres, nos tristesses récurrentes, nos solitudes, nos mals de vivre.

que ne sommes nous des personnes du XXème siècle ? mais plutot des romantiques baudeleriens rimbaldiens dans la course à l’excès, qui vient nourrir notre vide intérieur si profond, comme si on ne savais pas si demain serait encore là pour nous …

Bien à vous, merci d’exister.

merci surtout à Nadine, cordialement.

Jacques.V.

daili | 13 février 2012 à 22 h 39 min

bonsoir,
je viens de tomber sur ce site et…ma fois je suis partagé entre deux sentiments, la joie de me reconnaître parmi bon nombre des caractéristiques et la peur de ne pas y appartenir.
C est vraiment tout nouveaux pour moi de me dire que peut être je fait parti de cette famille de surdoué, j ai 33 ans un parcours scolaire sans intérêt une vie professionnel remplie de petit boulot de déménagement en déménagement j ai le sentiment de passer a coté de ma vie. mercis pour votre site et merci à toutes et à tous pour vos commentaires.

ps:est ce que peut être une personne peut elle me guider vers un psychologue du coté de bordeaux merci d’avance.

chivrac marc | 15 février 2012 à 21 h 52 min

bonjour Nadine,

l’éducation nationale et de nombreux parents sont les assassins de la sensibilité,de l’intelligence hors norme,il faut que l’homme moderne se glisse dans le moule,pour que puisse vivre en communauté des individus sans génie.Hélàs l’école moderne,comme l’école d’autrefois se doivent de façonner les hommes et les femmes pour qu’ils deviennent les futurs robots de demain,des gens malheureux,d’une très grande tristesse,en somme des individus en échec de vie.En revanche le surdoué est malheureux à cause de son immense potentiel,sa solitude,son ,émotivité,et cette apparence d’hypersensible.Le monde dans lequel il vit ne peut répondre à ses attentes,trop loin en pensée comme en lucidité de la majorité des individus.
En résumé la famille détruit le surdoué,et l’école termine le travail.
AMICALEMENT
MARC

Nadine Kirchgessner | 15 février 2012 à 23 h 17 min

Bonjour Marc,
toutes les familles heureusement ne détruisent pas leurs enfants surdoués! je ne crois pas que ce soit la douance qui donne du malheur, c’est sa méconnaissance.

Dopey | 17 février 2012 à 16 h 51 min

Bonjour Nadine,

Merci pour ce site qui apporte beaucoup de réponses à ceux qui se posent des questions !!!

Il y a cependant une question que je me pose : est-il possible d’enfouir ses différences, capacités, sensibilités au plus profond de soi pour éviter d’avoir à les affronter, pour se cacher aux autres, pour s’adapter au monde qui nous entoure ?

Pour mon histoire, j’ai l’impression d’être souvent, voir tout le temps en décalage avec la plupart des gens mais de faire tout ce qu’il faut pour éviter que ça se voit au point d’être invisible même si on me dit souvent que j’ai un charisme quand j’arrive quelque part et que ma présence ne passe pas inaperçue. C’est vrai, du moins au début… Ensuite, je suis tellement discret et introverti que les gens m’oublient.

Depuis toujours, j’ai une grande empathie, mais j’ai décidé de devenir insensible de m’endurcir. Résultat, je suis devenu incapable de pleurer, j’ai un masque qui fait que je ne sais plus exprimer mes émotions même si je me suis rendu compte de ma bêtise et que je travail à faire machine arrière. Ce n’est qu’un masque car je ressens toujours très fortement les autres, les larmes arrivent de temps en temps mais sont refoulées instinctivement et ne sortent jamais…
Les gens qui me connaissent bien le savent et voient en moi une sensibilité que je m’ignore.

Durant mes études, j’ai très souvent changé d’orientation (le plus que j’ai fais dans une même école, c’est deux ans). Je suis passé de la mesure physique, au marketing, au management publique et politique, au management sportif et à l’entrepreneuriat. Mise à part la mesure physique ou je n’ai rien fait, j’ai toujours réussit notamment la ou il avait des difficultés particulières.

Même si je me reconnais dans certaines des caractéristiques cités dans votre article (introversion, besoin de chalenge, sensibilité, être décalé, curiosité, naïveté, adaptation et ennui rapide, intuitif, un grand besoin d’honnêteté et de droiture), je ne me crois pas surdoué, juste diffèrent dans ma façon de penser, comprendre la logique des différents points de vus qui existent…
Mais j’aimerai savoir si je suis vraiment tel que je suis actuellement ou si je me suis vraiment créé un masque, une carapace derrière laquelle je me cache du monde et de moi même. Comment est ce que je peux faire pour trouver ma réponse ?

Merci pour ce site

Cordialement

Olivier

Nadine Kirchgessner | 18 février 2012 à 8 h 47 min

Bonjour olivier
Merci pour ces compliments et surtout pour mon travail car un site représente beaucoup de travail. (mine de rien ). Pour répondre à vos questions, vous nous en dites trop ou pas assez. Mais il me semble que je peux répondre avec mon ressenti . Vous vous sentez en décalage mais pour être comme les autres vous avez nié votre personnalité très sensible, c’est très possible. Passer à côté de ses émotions est difficile et dommageable pour bien vivre. On ne peux pas tenir bien longtemps en étant ou voulant être ce que l’on n’est pas et en voulant toujours atteindre ce que les autres attendent de nous. Etre soi-même, au risque d’être rejeté…c’est la grande question.
Vous réussissez quand c’est difficile…vous pouvez chercher des réponses en passant le WAIS IV pour adultes (Weschler Adult Intelligence Scale), surtout chez un ou une psychologue qui a l’habitude la douance.

Nadine Kirchgessner | 18 février 2012 à 8 h 57 min

Olivier, Ecoutez les conférences.
EMAG 2011 notamment l’intervention de E david sur ce blog 7.11.2011

http://www.mensa.fr/videos_conferences_EMAG2011/

V. Jacques | 6 mars 2012 à 19 h 02 min

Bonjour Nadine et bonjour à toutes tous de qui me je me sens si proche, à tel point d’ailleurs où j’ai mis un petit raccourci sur mon bureau PC pour pouvoir régulièrement aller voir ce qu’il y de nouveau sur le site de Nadine …!

Ma psy m’a confirmé vous Nadine, je vais donc faire le test WAIS 3, le 12/05 , la psycholoque m’a dit le WAIS 4 et le 3 sont très semblable est-ce exact ?

Je suis impatient !!!
Merci par avance pour vos réponse Nadine.
Bonne soirée.

Nadine Kirchgessner | 7 mars 2012 à 17 h 00 min

bonjour Jacques
nous sommes impatients aussi. La différence entre les deux tests est minime. Les tests sont actualisés tous les dix ans environ . les psychologues choisissent leurs méthodes d’évaluations. L’important est l’interprétation du test et qu’elle vous soit bien expliquée. La psychologue n’a sans doute pas encore le WAIS IV. Soyez zen pour les passer, ce n’est pas un examen.

nadiakirikou | 31 mars 2012 à 21 h 51 min

personnellement de savoir que toutes mes différences étaient dûes au fait que j’étais plus intelligente que la moyenne m’a plutôt rassurée.j’étais normale dans ma norme ,tout ce qui a pu être cité (en décalage,ne se fixe pas dans un emploi ,difficulté de lien avec les autres,hypersensibilité ,ect…)ma vraiment rassurée en fait je n’avais pas de problème de comportement, c’est juste que ma structure cérébrale est différente.
(j’ai toujours regardé la bouteille a moitié pleine).
par contre on devrait à vie avoir la possibilité de pouvoir reprendre des études cela nous donnerait une certaine stabilité dans notre instabilité.il faudrait pour ceux qu’ils le veulent pouvoir rentrer dans des programmes pour développer nos aptitudes qui sont différentes pour chacun des HP .nous pourrions être trés utiles à notre société.
le tout pour nous c’est de ne pas tomber dans la routine.

guylene | 6 avril 2012 à 12 h 42 min

Bonjour a tous, c’est avec grand plaisir que j’ai découvert ce site mais je suis triste de voir tellement de douleur chez vous. Je ne sais pas si je suis douée
mais suite à la confirmation de la précocité de mon fils qui fut longue et quelque peu douloureuse je vais entreprendre des démarches. Dans notre famille nous avons toujours été considérés comme différents, aujourd’hui j’ai un frère détruit qui essaie de se reconstruire, l’autre a émigré au Canada et s’en sort pas trop mal, quant à moi je me suis adaptée tel un caméléon sans savoir vraiment qui j’étais.
J’ai toujours eu des facilités mais mon problème c’est l’autorité abusive.C’est pourquoi je me suis tournée vers l’apprentissage seule je dois remercier bon nombre de gens qui malgré mon jeune âge à l’époque ont accepté de m’instruire.Dons je peux dire que je vis pas trop mal mais j’ai toujours eu dans l’esprit que j’étais folle différente et je me suis beaucoup renfermée, coupant un maximum d’émotions pour pouvoir vivre correctement, peut-être vais je le payer un jour!
Pour en revenir à mon fils ce qui m’a alerté c’est son comportement.Après 3 années de recherches consultations chez des psy dont le centre Cogitoz qui pensait qu’il était TDH, j’ai enfin trouvé une psy qui a démontré qu’il était précoce.Aujourd’hui il se trouve dans une petite école qui s’occupe des enfants précoces et il est vraiment bien, plus équilibré et encore meilleur qu’avant.Il ne faut jamais lacher prise si on a le sentiment que son enfant est différent car on a souvent raison mais bien seul à le croire.
Maintenant j’arrive mieux à le comprendre et bien que nous soyons très proches on l’est devenu encore plus.Je sais qu’il aura toujours des comportements disproportionnés mais j’essaie de lui apprendre à maîtriser ses réactions, ses émotions et je lui traduis le monde pour qu’il évite de se perdre et de s’oublier.Je souhaitais apporter ma contribution à votre site super mais je ne sais si cela aura une quelconque utilité.
Merci et à bientôt j’espère car il est bien difficile de pouvoir parler.

Fabien | 6 avril 2012 à 19 h 17 min

Bonjour à tous,

Tout d’abord un petit topo me concernant pour me présenter.
J’ai été détecté surdoué à 13 ans suite aux conseils généreux d’un professeur attentif face à mon ennui profond en classe. Mais on ne me l’a révélé que quelques années plus tard, lorsque mon attitude au lycée est devenue « gênante » (1er de la classe, je ne prenais jamais mes cours et aucun travail personnel le soir). Cela m’a aidé à comprendre le décalage entre ma façon d’envisager le monde et celle des autres.
Parallèlement à cela, j’ai décidé de faire quelque chose pour m’armer sur le plan relationnel et emotionnel. Comme la plupart des surdoués j’ai toujours été hypersensible et un peu naïf, ce qui jusqu’à mes 16 ans représentait pour moi une faiblesse car cela me rendait vulnérable aux attaques diverses dont notre monde sait nous abreuver. Et ces attaques faisant mouche, je commençais à développer une dangereuse tendance à l’introversion. Il fallait briser ce cercle. Je me suis jeté corps et âme dans le sport. Le collégien en sur-poids qui se faisait dépasser par les filles en course à pied et railler par beaucoup est devenu à 20 ans un champion de France d’aviron de près de 95 kg de muscles. Mes propos peuvent vous faire sourire et paraître prétentieux, mais progressivement, l’attitude des autres a alors radicalement changé, et ma vie s’est prodigieusement améliorée. Je n’ai alors plus eu peur « d’utiliser » cette intelligence comme bon me semblait car personne n’osait plus me rabaisser ou me marginaliser. J’ai eu mes diplômes universitaire sans presque jamais mettre les pieds dans un amphithéâtre. J’ai accumulé les médailles, les honneurs et les… avantages qui vont avec. La vie était belle, je maîtrisais suffisamment mon environnement pour être heureux.
Cette période d’euphorie et d’insouciance à pris partiellement fin lors de mon entrée dans la vie active. Là, plus question de tirer au flanc, il faut bosser un minimum, ou du moins donner suffisamment le change. Mais la difficulté est surtout venue du fait que comme à l’école, il m’a alors à nouveau fallu entrer dans un moule, respecter les mêmes codes comportementaux et surtout, constater que ma « capacité de traitement » était supérieure à celle de la grande majorité de mes collègues. Alors le cercle vicieux est reparti de plus belle: frustration de ne pouvoir avancer plus vite sur les dossiers, d’être plus audacieux, de voir avant eux les mauvais choix des collègues, incapacité à travailler réellement en équipe, impossibilité à supporter la hiérarchie, etc. Revoilà la souffrance de l’inadaptation. Comment en sortir ?
Après quelques années (5 ans) à lutter contre le « système », j’ai pris mon indépendance: je suis devenu free-lance. Le bonheur. Je n’ai plus de supérieur hiérarchique qui peut faire de moi sa « chose », j’ai un client. Je peux refuser un engagement, je peux négocier carte sur table ce qui va être attendu de moi . Et surtout je maîtrise ma vie: horaires, vacances, farniente, enfants, etc.
Par contre cette évolution a eu des effets collatéraux non prévus: un divorce. Dans ce domaine aussi j’ai longtemps essayé de coller à la norme, mais là aussi, le naturel est revenu au galop. J’étais lassé de fermer les yeux sur les incohérences de mon ex-femme, sur notre incapacité à nous comprendre et à communiquer. J’étais désabusé et frustré de ne pouvoir envisager notre couple comme un tremplin à notre développement, comme quelque chose de plus grand que nous. Ma vie était devenue trop étriquée. La dépression est alors arrivée et il m’a fallu faire un choix: je suis parti.
Finalement le petit topo n’était pas si court, veuillez m’en excuser. Il était uniquement destiné à vous éclairer sur mon parcours de vie afin de justifier mes positions sur le sujet de la douance.
Nous sommes ainsi, c’est un fait, nous ne changerons pas. Nous sommes minoritaires, c’est aussi un fait, moins de 2% de la population, et par définition, ça non plus ça ne changera pas. Notre comportement ne correspond pas à la norme, c’est une conséquence de notre nature profonde et nous devons l’accepter. Alors maintenant qu’est-ce qu’on fait ? On s’apitoie ? On s’auto-mutile ? on s’auto-détruit ? On souffre ?
Non. On s’adapte !
Arrêtons de voir ne voir que les problèmes que nos capacités nous ont apportés par le passé. Regardons plutôt le formidable outil que la nature nous a donné. Utilisons-le pour nous adapter à ce monde qui sinon pourrait nous détruira à petit feu.
Nous aimons tous lire, nous dévorons les livres. J’étais chétif alors j’ai acheté pour près de 2000 pages de manuels d’entraînement sportif, de musculation, de physiologie et je me suis entraîné jusqu’à 12 fois par semaine au lieu de traîner au lit parce que je n’allais pas en cours. Aujourd’hui, on peut dire que personne n’ose plus jamais m’agresser, sur quel que plan que ce soit.
Utilisons notre intelligence pour nous adapter aux autres afin de nous sociabiliser, car eux ne s’adapteront pas à nous. Plus vite vous accepterez cet état de fait, moins vous souffrirez. Puis ménagez-vous un espace de vie intime rien qu’à vous où vous pourrez vous épanouir à volonté. On a tous des façades, alors pour une fois, utilisons cet artifice à bon escient.

Merci de m’avoir lu jusqu’au bout et bonne soirée !

Nadine Kirchgessner | 8 avril 2012 à 17 h 50 min

Merci Guylene pour votre commentaire , il est toujours utile de témoigner, ainsi que Fabien. Ce dernier commentaire est très positif et j’espère que beaucoup de personnes douées suivront vos conseils avisés ! Mais il faut penser que tous ne peuvent s’adapter totalement, et certains chemins de vie sont plus semés d’embûches que d’autres.Bravo pour votre réussite et merci de nous la faire partager. Cela peut donner de l’espérance au jeunes doués et même aux moins jeunes.

laurence | 15 avril 2012 à 20 h 07 min

Un grand merci à vous, Nadine, pour ce site qui nous permet de nous sentir entre nous. Je déteste les ghettos, mais il faut bien reconnaître que se réunir procure beaucoup de bonheur et de réassurance.
J’ai le parcours « classique » des surdoués: entrée au CP à 4 ans car je savais lire, opposition très tôt à l’autorité parentale, adolescence difficile (anorexie, fugues..)que j’associe en partie au fait de mon décalage d’âge avec mes camarades. en effet, le saut de classe permet certes de moins s’ennuyer en classe, et encore ! mais peut entrainer des jalousies de camarades, des profs sceptiques.. en résumé un isolement social difficile à vivre à cet âge. passionnée, envie de changement permanent..j’ai changé 14 fois de job(c’est d’ailleurs lors d’un recrutement avec une psy,que j’ai découvert ma douance), 17 fois de villes et d’apparts, d’amis…aujourd’hui, j’ai 45 ans ,je piétine et m’interroge au regard de ce que me renvoient les autres. j’ai vu 3 psys, qui m’ont mise dehors ..je pose trop de questions !!! pas assez motivée !!!
alors, voilà, je cherche, je teste…je lis…certains jours, j’essaie de copier les autres…d’autres jours j’envoie tous ces protocoles valser et je fais comme j’ai envie de faire..
et c’est ce qui me va le mieux !! avec la bonne humeur!
merci pour votre attention et heureuse de vous avoir rencontrée

CHIVRACmarc | 25 avril 2012 à 21 h 59 min

BONSOIR Nadine,

vous êtes une merveilleuse personne pleine de lucidité,d’intelligence,de savoir,et de grandeur d’âme.Je tiens à vous le dire avec la plus grande sincérité.La fragilité du surdoué ne peut avoir comme solution,la rencontre avec d’autres surdoués.MERCI POUR VOTRE GRANDE GENTILLESSE ET LA FINESSE DE VOS ARTICLES.
amicalement
marc
Pour toutes les personnes qui veulent me joindre.Merci
chivrac.marc@neuf.fr

CHIVRACmarc | 25 avril 2012 à 22 h 15 min

bonsoir Laurence,

le surdoué ne peut vivre qu’avec des surdoués,l’ignorance,la jalousie,la bêtise sont le lot des médiocres.L’incompréhension avec l’autre monde est grande.Comme il est difficile d’avoir un haut potentiel,et d’avoir le sentiment de son inutilité.Notre société ne supporte pas ceux qui ont des aptitudes à la connaissance,à la lucidité,à la clairvoyance.Vous devez courir trés vite laurence pour fuir ces mauvaises personnes et faire de votre vie un havre de paix,courage.
AMICALEMENT
MARC

Nadine Kirchgessner | 27 avril 2012 à 11 h 00 min

Bonjour
Je voudrais dire merci pour vos commentaires très encourageants. En premier au sujet des sauts de classe, j’ai observé que même sans sauts de classe, les décalages (s’ils sont importants ) et les jalousies sont présentes. A choisir , autant sauter et réussir ses études, si ne pas sauter conduit à l’échec.
Marc , merci beaucoup pour vos encouragements. Mais je ne peux être d’accord avec vous sur le fait que l’on ne peut vivre qu’avec des surdoués. Déjà ce n’est pas toujours possible , et il peut aussi avoir des jalousies entre surdoués.on peut rencontrer des personnes non sudouées très tolérantes. Il faut juste trouver sa place , et cela passe par la réussite, cela rejoint ce que je viens d’écrire, pour être moins dans une situation d’échec. Pour cela il faut bien se comprendre soi-même et cela facilitera les relations aux autres.
Que nos aptitudes soient utiles ! ( à tout âge ).

CHIVRACmarc | 28 avril 2012 à 10 h 04 min

bonjour Nadine,

merci pour ton message.Un surdoué ne peut vivre dans cette société,sa pureté,sa délicatesse,sa lucidité,et son incroyable potentiel font de lui le perturbateur de la communauté.En ce qui me concerne Nadine,je préfère la compagnie des animaux,car eux aussi sont d’une intelligence hors norme.J’attends rien de l’espèce humaine,elle me désole tout simplement.Je me retrouve pas dans cette société,du stress,de l’argent,de la médiocrité,je suis incapable de me fondre dans le moule pour devenir un mouton docile.Les contacts humains sont faux,l’hypocrisie est partout,et le mensonge permanent.Je refuse les fêtes,l’amusement,etc,,,,,j’ai toujours été un grand solitaire.Nadine je vous demande pardon pour mon insignifiance et ma stupidité.Merci encore pour l’intelligence de vos articles
amicalement
marc

VARLOT Jacques | 21 mai 2012 à 1 h 41 min

Bonsoir Nadine,
et bonsoir à toutes et tous qui ont témoigné(e)s ci-avant, et à d’autres encore que je recontacterai plus directement avec plaisir et/ou personnellement pour communiquer de part l’intérêt particulier que j’ai pris à les lire, Merci à eux par avance.

Depuis le 06 mars dernier que je n’ai pas posté de message sur le site de Nadine, il m’est apparu important et nécessaire, en accord avec les encouragements de Nadine, de revenir à vous pour partager, vous apporter très humblement, et vous faire part des évolutions que mon parcours avait pris en quelques mois.

Mes oreilles sont à l’instant, pendant que je vous écris, délicatement charmées par l’audition de gnossiennes, morceaux en formes de poires, et autres gympnopédies, de ce magnifique, subtil et si étonnant compositeur, que fut et reste encore ce grand Mr Satie.

Bien évidemment elles se sont imposées à moi tout à l’heure, pour venir entrer en métaphores, avec mes ressentis divers et tumultueux de ces derniers mois, semaines, chemins découverts, traversés de douleurs, et de joies plus légères.

En effet pour donner suite à mon dernier message ici même,
j’ai avec difficulté franchi le pas de la porte d’une excellente psychologue spécialisée dans les tests Wais, pour adultes en doutes et en besoin de rassurances sur leurs parcours, leurs douleurs de vie passée et présente, sociétaire et personnelle, affective et intime, concernant les liens avec des explications possibles en termes d’analyses Hpi.

Je vous avoue qu’encore bien humblement, il est particulièrement ardu (mais ensuite si fort,enrichissant et rassurant) de franchir le chemin qui mène des doutes aux questionnements introspectifs, pour, conseillé ou non, un psychologue, ou/et aussi l’association AFEP par exemple (: association française pour les enfants précoces), ( mais qui parle aussi très justement aux besoins des adultes), ou bien via l’association Mensa France, ce qui fut mon cas aussi,

pour réussir à se diriger vers la possibilité d’un franchissement de pont, d’une volonté décidée d’éclaircir enfin ce TOUT si lourd à porter, ces TANTs d’heures et d’années à ne plus savoir où l’on est, ou bien où l’on doit être, aller, se comporter parler, ou ne pas s’exprimer, car trop souvent sygmatisé, torturé, bloqué, empêché, enfermé par les autres,…

en passant des tests Wais de QI très complets, associés ensuite à de riches analyses cliniciennes orales et écrites de la psychologue,
et ce au travers d’environ quinze épreuves, pendant au moins trois heures d’affilée, pour venir tester et mettre en avant ses capacités – aptitudes – et déficits, sur quatre types de QI différents, venant ainsi exprimer très justement les personnalités de chacun, sans infléchir comme auparavant les résultats par un seul test de QI très restrictif, balançant dangereusement et totalement, inégalement entre les aptitudes lettrées et scientifiques, amenant souvent à des résultats moyens, puisque nombreux des testés étaient aptes dans une sorte de test et pas dans l’autre, donc aucune justesse, ni démonstration dans ce type de tests de QI par trop uniformes.

Aujourd’hui et grâce à ces tests Wais III ou IV, qui sont très similaires formellement, et Nadine me l’a confirmé,
il est enfin possible de se retrouver parfaitement, au travers des quatre formes de QI, qui permettent à tous de se confronter exactement à ce qu’il est vraiment,
et surtout d’en obtenir des résultats très justes, et reflétant réellement son type de fonctionnement intellectuel, … et je peux vous dire que de mon propre, personnel, et sans prétention aucune, mon vécu, c’est particulièrement riche et libérateur.

Ensuite évidemment se retrouver face aux résultats vous définissant comme Hpi ou non,
le résultat n’est pas un concours en soi, mais plutôt une confrontation tant attendue, depuis longtemps par un cerveau qui cherchait, une personne qui ne se retrouvait plus, pour autant qu’un jour seulement dans son passé elle se soit retrouvée, un face à face, (comme dise nos amis de la Perfide Albion ! )un one bye one !
ou pour nous, plus justement avec soi,
et son Moi profond, selon tel ou tel QI, est énormément déstabilisant, mais également si sensiblement et perceptiblement rassurant, ce sentiment est très difficile à expliquer avec des mots, il faut le vivre …

Puis jour après jour, les peurs laissent place aux réflexions, pour mener aux tranquillités renouvelées, puis encore aux doutes, puis ensuite à des états de rassurances de plus en plus réguliers, …

mais le processus et ces réactions est on ne peut plus normal ( cf. l’excellent ouvrage de Jeanne Siaud-Fachin sur la douance chez les adultes : « Trop intelligent pour être heureux » ).

Enfin maintenant, et Dieu merci, plus les heures, les nuits à écrire, et les semaines qui glissent pour me mener vers ce tant espéré, ce retour vers des contrées où l’on se retrouve enfin soi-même, aprés des années de guerres, de doutes, de douleurs et de mépris des autres, d’incompréhensions stigmatisantes trop souvent mélées, …
le ciel s’ouvre enfin, les nuages qui paraissaient si lourds et indépassables se trouent de percées salvatrices, d’espaces enfin libres dans le bleu parfait où l’on se sent vraiment revivre,
léger, décollant sans chaînes ni boulets, non plus esclave de ces codes sociétaires angoissants,empesés de culture judéo chrétienne ou autres,
règles et codes pesants, fixités et enfermements inutiles, comme par la même, lénifiants, bloquants et culpabilisants …

C’est enfin si réjouillissant, si REvitalisant, si NOUS …

Allez-y !
Courez-y !
Les tests sont là qui vous attendent !

Autre chose est possible, croyez en eux, et peut-être, un peu, en ces mots qui de mon coeur ai-je tenté de faire venir à vous …

Amicalement à toutes et tous,
amis et vous mes proches,
de cette famille que nous partageons, ici entre nous de part nos points communs, nos témoignages similaires, nos expériences si complétives.

Nous sommes ensemble, nous, vous n’êtes pas seuls, croyez-moi, et je vous le dis le plus humblement possible, du fond de mes tripes,
nous sommes forts et riches, car nous sommes pareils, nous parlons de la même voix,
n’ayons plus peur de nos soi-disant différences, que les autres nous ont jetées au visages comme péjoratives, faisons-en une, et des forces,

pour les affirmer aux yeux des autres,

nous ne sommes pas des fous ou des incompris, nous sommes des personnes qui méritent, au même titre que d’autres le respect, et dès lors l’horizon, le nôtre, pourra et peux s’ouvrir grandement…

Un grand MERCI à Nadine pour son excellent site,
… qui nous offre ce forum si important à l’expression de nos individualités, groupées et communautaires,

… rapprochons-nous, soutenons-nous, nous venons des mêmes lieux de douleurs passées, parfois encore présentes, mais sûrement en érosion minutées, comme un pauvre vieux château ensablé se détruit sous les vagues constantes, fougueuses, violentes et vivaces,
une mesure de grain dans un moulin trop vieux…

PS:
Je vous encourage très fortement à aller visiter ce site-blog que j’apprécie particulièrement pour son intelligence conceptuelle et sa délicatesse : pour ces créatifs Hpi (qui s’assument ! et veulent le dire haut et fort ! … sortons donc, et ainsi, très justement de nos confinements inutiles et sclérosants, ceux où l’on nous enferma si longtemps,
les temps sont venus de jaillir au grand jour pour parler de nous et nous affirmer réellement tels que nous sommes)
: site de Stéphanie DEL, sous le pseudo de Nini Parisette.

Alors, portez-vous toutes et tous bien.

Je pense très fort à vous, je vous comprends, je sais ce que vous avez pu sentir, ou ce que vous ressentez encore, je vous aime …

Bonne nuit, et que les heures et jours à venir vous soient douces et propices ;
les rêves peuvent nous paraître souvent si lointains, alors qu’ils sont bien souvent plus proches que toute la pseudo réalité,
l’onirisme n’est pas un délire cérébral, il est aussi et pour moi une voie pour retrouver ou enfin trouver le sens du renouveau perdu …

A bientôt ici ou ailleurs, mais en tout cas ensemble et unis.

Merci par avance, et PARDON pour ce texte qui vous sera peut-être trop long et fatiguant ou/et ennuyeux à lire, mais il m’est très complexe de faire court quand je suis emporté par les mots, je ne suis qu’un pauvre fou de littéraire incontrolable !

Jacques V.

°°° mon adresse mail : varlot.jacques@orange.fr

°°° mon site pictural : https://sites.google.com/site/jacquesvarlot/

Nadine Kirchgessner | 23 mai 2012 à 17 h 00 min

Merci Jacques pour ce magnifique texte encore. Je ne sais que dire , écrire après vous est un art difficile car mes mots vont paraitre bien pâles à côté des vôtres. Vous avez des talents d’écrivain sans nul doute et une nouvelle vie s’ouvre à vous… Il me semble que dans vos écrits je perçois déjà plus d’assurance et de bonheur, du moins je veux le croire.. J’espère qu’ils laisseront leur empreinte dans le cœur des personnes qui n’osent franchir encore le pas pour se faire tester et aider par des personnes bienveillantes et intègres.Cela existe !

Bob | 2 juin 2012 à 8 h 33 min

…et comment trouver un travail salarié quand la douance est mal vue en France ?

Bob

Nadine Kirchgessner | 3 juin 2012 à 11 h 40 min

Bonjour
La douance n’est pas si mal vue que cela , elle est surtout mal comprise…Je pense plutôt qu’il est difficile pour les enfants d’être bien reconnus et accompagnés, mais une fois cette étape passée, il est bien vu d’être doué dans son travail. Mais cela est très variable, il est vrai. Et en France, il faut surtout parvenir à être bien diplômé…C’est pour cela qu’il faut bien s’occuper des enfants dès le départ. Et comme la douance n’est pas écrite sur le front, il suffit de faire profil bas et ne pas s’en vanter, c’est un principe général.

Dav | 9 juin 2012 à 1 h 12 min

Bonjour,

J’ai aujourd’hui fait un test WAIS-R chez le psychologue après quelques séances dans lesquelles il suspectait premièrement une dépression…
Apparemment je correspond au profil « haut potentiel » (en même temps c’est à moitié une surprise, c’était ça ou de l’autisme, vu que, par exemple j’ai lu universalis en 3mois à 12ans, étant cloué au lit, et que je suis encore capable de réciter beaucoup de passages presque par coeur… ) Mais je fais aussi une grosse dissynchronie affective…

Mais finalement le test ça ne change pas grand chose, mis à part que je ne peux pas être guéri de ce mal être, je suis incapable de m’intégrer, la plupart des aspects de ce monde me dégoutent, les inégalités, tortures, massacres, esclavages et tout ce qui est inhérent au fonctionnement du système humain dominant actuellement…
Plus j’en apprends, moins j’ai d’espoir…
J’étais mélancolique, sans savoir pourquoi, sans parvenir à y remédier, toutes les philosophies n’y changeant rien, tout juste les stoïciens me donnèrent de courage de me battre ou Nietzsche celui de relativiser…
Et maintenant je sais que je suis ainsi, et que ça ne changera pas, je ne changerai pas car ce n’est pas une maladie, le monde ne changera pas non plus, car son inertie est trop grande pour qu’il change à l’échelle d’un homme, au mieux je le verrai s’écrouler…
Et pour couronner le tout je suis immature quant à mes émotions (assez manichéen je dois avouer ), je n’arrive pas à créer de relation, j’ai toujours l’impression qu’il y a un mur entre moi et les autres, qui ne se brise que pour me faire poignarder…
Enfin bon passons… tout ça pour dire que je suis content d’avoir trouvé ce site, d’avoir lu tous vos témoignages et articles, mais que je n’ai pas trouvé de personnes qui soient dans ma situation, et si une personne a réussi à surmonter cet état, je serais enchanté qu’elle me contacte pour me parler de son parcours.

Merci a tous pour vos contributions, bravo pour ce site.
bonne soirée.

Dav | 9 juin 2012 à 1 h 43 min

J’ai omis d’en préciser un peu plus sur mon parcours…
on m’a proposé de sauter 4 classes, accepté par mes parents pour le CE1, refusé pour la 6em, 5em, 4em, (pour l’intégration… mais je n’ai jamais vraiment réussi à m’intégrer non plus)…
J’ai complètement lâché en 4em, je suis devenu alcoolique et fumeur quotidien de cannabis (vivant à la réunion ce n’était pas difficile)…
j’ai ensuite suivi ma scolarité, toujours dans des états seconds, dans la norme, ni plus, ni moins, j’ai eu 15 de moyenne au bac, j’ai bossé 6ans pour diverses raisons, changeant de travail tous les 6mois au maximum (15jours au minimum), je suis incapable d’effectuer une tâche répétitive… j’ai repris 2ans d’études après avoir travaillé, j’ai fait une double licence en parallèle d’un BTS…
Et là je suis en arrêt maladie depuis des mois, je n’ai plus aucune envie de travailler, de faire un boulot répétitif qui contribuera à une société dont j’exècre la plupart des aspects…
Je n’ai presque pas d’amis, je suis asocial, je n’aime pas sortir, voir des gens, je n’aime pas les discussions (le foot, la télé, les ragots inutiles représentants 99% des conversations des gens que j’ai pu connaitre dans ma vie… )…
La seule chose qui me fasse oublier ma condition misérable, le destin funeste de la planète, le sort inhumain réservé à la majorité du monde pour le confort d’une minorité… c’est d’apprendre, mais là encore, acheter les livres ça coute cher, internet n’est pas fiable, et puis trop de choses, personnes, bruits, obligations diverses, viennent me troubler…
Que faire ? inapte au travail, inapte aux relations humaines (ou alors on me taxe de pessimiste, on me dit que je suis de mauvaise compagnie parce que je donne trop de chiffres, statistiques, que je parle trop de choses accablantes… en somme parce que je n’arrive pas à fermer les yeux sur l’horreur de ce monde… )… Je ne sais pas quoi faire…

Nadine Kirchgessner | 10 juin 2012 à 8 h 00 min

Eh bien vous avez écrit sur mon site , c’est déjà positif, et j’espère que vous vous sentirez moins seul. Vous êtes bien pessimiste effectivement, je me pose la question , le seriez vous si vos parents avaient accepté les sauts de classe et si vous aviez un travail à la hauteur de vos compétences? vous avez raison, apprendre est bénéfique. Vous êtes dans un moment de déprime profonde mais vous n’avez pas complètement baissé les bras et je suis sûre que vous trouverez des personnes avec qui correspondre. Je ne pense pas que vous soyez inapte aux relations humaines , mais il faudrait que vous rencontriez des personnes à haut potentiel également. Faire le test est une étape, après il faut accepter et intégrer cet « état », ce sera plus simple que vous ne le pensez, mais cela peut prendre un peu de temps. Merci pour votre témoignage.

gabriel | 12 juin 2012 à 19 h 40 min

Bonjour,

d’emblée j’affirme- avec doute- que je ne suis pas surdoué, mais un rêveur. Tout petit j’étais posé mais espiègle parfois provocateur, avec le besoin de confronter l’autre aux règles.
à même pas deux ans je parlais sans relâche et posais des questions souvent sans réponse. en classe j’étais ailleurs, je n’arrêtais pas me demander ce que je faisais là, on me parlait de valeurs et je ne voyais pas où réellement elles vibraient.
J’avais mon monde intérieur, des amis avec qui je dialoguais dans la tête, je me souviens qu’à mes trois ans je me demandais comment il était possible de penser, je voulais écouter les pensées de mes camarades de classe, j’approchais une oreille de leur tête et il ne se passait rien et j’étais assez troublé par cette question. quand l’institutrice, « la madame », nous demandait de colorier une forme délimitée je me disais ok elle ne veut pas que je dépasse alors je faisais un monochrome sur toute la feuille où le lapin à colorier n’était plus visible.
En classe je ne faisais rien de rien sinon de jouer avec les emballages de mes 10 heures que je transformais en voiture, ou autre.
je viens d’un milieu défavorisé, pas de réel accès à la culture, on avait un dictionnaire, pas de livres et ce dictionnaire je le retournais dans tous les sens, une définition appelant ou se recoupant avec une autre, je ne supportais pas que les plus forts s’en prennent aux plus faibles alors je les protégeais, je pouvais être bagarreur juste pour défendre les autres. souvent j’avais l’impression que mon cerveau ne faisait que ressentir des intensités, j’étais très sensible aux odeurs entre autre, j’avais le sentiment de voyager dans un monde où la pensée était substituée par des sensations et des émotions, d’avoir toute une palette du ressenti, j’avais le sentiment de penser sans mots.
Vers mes 12 ans j’étais avide de physique et d’astrophysique, je pouvais via la bibliothèque de l’école ainsi que celle d’un club d’astrophysique satisfaire ma curiosité ainsi que par des modules de cours conférences donnés. j’adorai les lois de la relativité, j’étais ébahi et séduit de voir comment il avait pensé avant de modéliser mathématiquement ses réflexion sur ses théories.
j’étais le chouchou des autres adultes amoureux de la physique, dans ma famille on se moquait de moi, à l’école je faisais peur aux autres élèves.
à 15 ans j’en ai eu marre des sciences, je comprenais que j’y cherchais de la poésie avant tout, je trouvais la science fortement religieuse, à mes 6 ans j’avais rejeté la religion, j’y voyais trop d’hypocrisie et je trouvais fortement réduit la forme d’absolu que je tentais d’imaginer.
la science j’y ai vu à mes 15 ans une forme de dictature religieuse et un douteux discours universel. j’ai de la seconde à l’autre décidé d’écrire, je n’allais quasi plus en classe, j’écrivais de la poésie et je vadrouillais de ville en ville. ensuite je me suis lancé avec une conviction de rage dans des luttes politiques, j’ai eu mon bac par miracle, les études supérieures ça me gavait tout autant, j’y voyais une perte de temps immense ou alors une peur paralysante, une prof de philo des sciences m’adorait, elle voulait que je participe à des tables de discussions/réflexions avec des profs et d’autres personnes, ça ma faisait peur alors du coup je n’allais plus au cours. pourtant je n’arrêtais pas de lire et d’apprendre par mes moyens ou grâce aux rencontres heureuses. Je continuais à écrire, poésie, nouvelle, théâtre, essais, j’ai été édité et j’ai à nouveau eu le besoin de fuir, le milieu littéraire ne me laissait pas rêveur. Niveau professionnel c’est triste mais jamais plus d’un an et demi le même boulot, souvent nettement moins.
Je rencontre trop de difficultés avec les collègues, je me dis qu’ils comprennent une chose qui m’échappe. j’y vois trop souvent des systèmes, des accommodements, des dynamiques où je ne trouve pas ma place, quand une question est abordée j’ai besoin de le faire sérieusement en profondeur et je ne suis pas entendu. ça fait lgtps que j’ai appris à me taire, j’essaye de passer inaperçu, c’est fatigant d’être pointé comme bizarre, je rêve d’être transparent, et pourtant je souffre de ce que je ne me sens pas entendu.
j’ai souvent le sentiment de voir une situation et de devoir me fatiguer à expliquer en quoi mon propos est cohérent.
j’ai l’impression que ça ne percute pas les autres, pourtant après coup bien après ils pondent une analyse qui étrangement ressemble à celle que j’ai eu d’intuition. un moment donné j’ai développé de l’agoraphobie, et des angoisses, bon j’en faisais depuis enfant, mais là ça devenait plus qu’invivable, j’ai du des psy, deux, ils m’ont dit que je n’avais pas conscience de mon intelligence et de ma sensibilité plus que largement supérieure à la moyenne, en fait je suis souvent naïf et je donne beaucoup de crédit aux autres, bien que souvent j’ai la sensation de les percevoir, mais s’il y a lacune alors j’invente le reste de l’autre et là les différences deviennent une arme que je tourne contre moi et souvent je me dis que les autres ont perçu une chose qui les aide à vivre et que moi je suis en deçà d’eux; que s’ils sont apaisés dans telle ou telle situation c’est que je suis un être incomplet et eux pas.
parfois je suis là avec la volonté de vivre la beauté, je la cherche tente de la créer et je ne trouve pas de répondant. je me sens seul et idiot.
la pensée, la lecture, la beauté me soulagent. là je travaille pour acheter la liberté d’écrire un roman sans me soucier des finances, momentanément, aussi je ne sais plus si j’ai le gout de l’autre au pluriel, je fais de l’écriture un devoir égoïste de m’être ici et maintenant.

au final voilà, je ne me sens pas intelligent du tout mais étrangement je me reconnais dans les souffrances des adultes dits hp.

merci à ce site d’exister, merci à vous!

Nadine Kirchgessner | 14 juin 2012 à 12 h 40 min

Pas surdoué ? J’ai bien aimé comment vous vouliez écouter les pensées de vos camarades …
Vous avez raison , il n’y a que la poésie qui est belle et vraie.

VARLOT Jacques | 25 juin 2012 à 10 h 17 min

Bonsoir Dav,

Me permettant de vous écrire ces quelques réflexions qui pourraient vous aider, puisque vous sembliez en demandes dans vos derniers messages ; aussi, et évidemment, sans les prétentions qui ne sont pas de mes habitudes, préférant entre nous, et via la possibilité que Nadine, nous offre par sa finesse, sa compréhension, et ses soutiens si utiles de part son excellent et très intéressant site, voici donc les mots que je vous livre, m’étant senti si proche de vous, aux regards d’époques de vies ardues, des prémices de l’enfance aux abords de mes vingt ans, en ayant aujourd’hui quarante cinq…

Me repassant à rebours, quelques passages du film aux images anarchiques et vacillantes des poussières de ma vie d’avant, d’un passé si inintéressant me venant naître par le cycle primaire, de lassitudes en évasions, de décalages constants en envies soudaines de s’enfuir pour n’y jamais revenir, aux pires successions collégiennes puis lycéennes qui d’années en désordres, de souffrances en révoltes, d’incompréhensions en nausées,
m’engouffrant souvent dans des situations extrêmes et effrayantes,

pour me jeter simultanément, et plonger à la noyade addictive, dans des besoins indispensables d’amour, de cultures éclectiques et multiples, de lectures endiablées, de connaissances des Arts et de créativités associées,
qui encore aujourd’hui me sont quotidiennes, vitales, salvatrices, et si dévorantes tout en étant également le sel, le pain et l’eau dont je dois me nourrir, pour ne plus mourir comme auparavant je suis si souvent mort.

j’ai relu vos deux messages postés plus haut, où vous disiez : « mais que je n’ai pas trouvé de personnes qui soient dans ma situation, et si une personne a réussi à surmonter cet état, je serais enchanté qu’elle me contacte pour me parler de son parcours ».

Alors je vais tenter de vous donner quelques éléments de mon « parcours », pour alléger, je l’espère, un temps soit peu vos douleurs existentielles et sociétaires que je comprends si bien que je les ai également vécues,

et surtout vous permettre de trouver ce chemin qui existe toujours au bout de nos espoirs, lorsqu’ils sont fortement vivifiés par l’instinct de la pure et juste survie dans le monde actuel,
qu’à beaucoup de titres on peut vouloir tuer,
mais qui sous d’autres angles se révèle mêlé, de grandeurs uniques en richesses toujours plus nombreuses, ne se laissant découvrir quand s’y accrochant fermement,

bien évidemment l’amour des autres puis de soi avec les autres et celui des autres(même s’ils peuvent paraître si peu),
la volonté de compréhension des complexités du monde présent et passé,
de l’humain,
les questionnements et introspections,
la culture et la créativité, sont pour moi des pôles capitaux, incontournables et fulgurants de régénérations personnelles,
pour venir nous ouvrir de nouveaux champs de bonheurs renouvelés, analgésiques et destructifs de passés et de souffrances accablantes, aux douleurs et souvenirs inutiles, comme handicapants à nous laisser trouver la voie vers les beautés, les joies et la légèreté de vivre, l’âme plus alerte, et le corps détendu des déchirures et tortures anciennes.

Vos propos m’ont étrangement troublé par l’expression de leurs profondes dépressions et tristesses nihilistes.
Certes, je comprends très bien votre ressenti sur le monde actuel, qui est effectivement, en grande partie un monceau inextricable de misères, douleurs, tortures, guerres, barbaries, totalitarismes, mercantilismes, médiocrités, jalousies pernicieuses et antisociales…

Mais ne pensez pas qu’aux faits,
il existe aussi la possibilité de les analyser via : la philosophie, la Foi, l’histoire passée, la sociologie, la psychologie, l’ethnologie, les phénomènes de cycles florissants et décadents que les humains ont vécus, même au cours de l’antiquité.
L’humain n’a pas la capacité d’apprendre de son passé, il refait généralement et de manière répétitive les mêmes erreurs.

Aussi tel n’est pas bien sur mon propos de vouloir le défendre ou de l’approuver dans ses erreurs,
mais de bien scinder deux éléments principaux dans ce type de réflexion,

et ceci après : (1)le recueil d’informations nécessaires à la réflexion, (2)l’observation de ces réalités aux regards des justesses temporelles, sociétaires, humaines, historiques, dans lesquelles elles s’inscrivent, (3)la réflexion sur la causalité de ces situations et le pourquoi de leurs venues de leurs incidences et influences sur nous et nos affects, (4) pour en arriver alors à des croisements et rapprochements entre de mêmes faits et conséquences dans d’autres circonstances, époques ou civilisations et époques passées,

et ainsi, après ces quatre étapes, il convient d’en passer à des modes de comparaisons, en se positionnant en situation de totale neutralité et de froideur non engagées intellectuellement, pour déboucher sur :

ces deux éléments principaux, bien distincts, mais tout à fait complétifs, dont je parlais plus haut, dans ce type de réflexion :
- comprendre telle ou telle autre situation,
- ne veut pas dire l’accepter, ou l’excuser.

Pour en tout cas dépasser l’étape première de la vision unicitaire et de l’écoeurement (parfaitement compréhensibles), devant la barbarie, les douleurs, les misères et inégalités inadmissibles.

Afin d’en retirer sa force de révolte très concentrée en soi, comme son carburant unique et vital, son armure d’airain, sa seconde peau indestructible, dans le but capital ne pas se laisser avaler, dévorer, déprimer, attaquer, par les « autres » et leur logique si loin de nous,

qui même si selon leurs apparentes visions « normalisées » de leurs propres réalités sociétaires qui sont pour eux si justement inaltérables,
ne sont en fait que nombreux leurres, qui leurs servent principalement à ne pas regarder en face ce qui les effraye tant, car trop différents et demandant surtout de trop importantes remises en question pour et sur eux-mêmes, ce qui n’est pas désiré ni possible, surtout lorsqu’ils avancent en âge, donc en certitudes pesantes, ancrées, inébranlables, et donc inattaquables.

Aussi l’adulte Hpi qui se trouve sur leur chemin, est l’obstacle dérangeant, inquiétant, incompréhensible, car il est cet autre Soi, celui qui n’est pas Moi, que je ne suis pas et que je n’ai pu être, ou même que je ne voudrais être,

l’ »autre » se retrouve donc, et par le fait même, à devoir vivre dans sa « normalité » où 98% de ses congénères vivent,

sachant que dans les 2% restants où vivent les Hpi,
vivent AUSSI les Hpi dépressifs, en doute constants, se croyant perdus et associaux, désespérés et inutiles,(bien sûr à tort),

se désolant de n’avoir pas réussi, alors qu’évidemment ce n’est pas une course ou autre concours,
mais une juste succession d’étapes, qui bien souvent s’imposent d’elles mêmes,(cf:l’excellent livre de Jeanne Siaud-Fachin : Trop Intelligent pour être heureux – éditions Odile Jacob)
pour venir donner à réfléchir, à se comprendre, à s’intégrer dans des schémas, espaces et paysages, que l’on reconnait enfin comme étant ceux que jamais on ne trouva,
mais qui soudain sautent au visage comme des évidences à jamais enfouies, pour logiquement venir gommer, petit à petit, les passés, périodes, époques et temps perdus au milieu des « autres »,

et ce pour diverses raisons venant de manques de confiance, d’introspections, de replacements personnels dans son être juste et non dans celui que les autres avaient choisi pour soi, de besoin de réassurances, de renforcements, d’endurcissements, de soutien psychol. psychiat. psychothérap. divers,
ET de passages de test WAIS avec analyses cliniques qualitatives appropriées puis de suivi avec un psy et travaux de remise en cause importants sur soi même,

en souffrance de n’avoir pu délaisser ces prisons premières, dans lesquelles des années passées, les « autres » les avaient violemment et délibérément incarcérés,
sans comprendre, observer, ou accepter un instant de s’autoriser à s’interroger, sur les possibilités de différences existantes et évidentes entre « eux » et un Hpi rêvant de se construire dans des ailleurs propres et différents, purs et clairs comme la transparence des eaux d’un lac de montagne au torrent salvateur,

mais qui reste perdu seul, sans conseils ni soutien, dans des vies semblables à des états de conscience plus ou moins altérés, basées sur des sentiments et sensations fortement désordonnées, minées de doutes répétés, de ressentis si souvent sombrement négatifs et mortifiants, en vécus douloureux envahissants non digérés, de frustrations régulières incontrôlables, aux hypersensibilités ingérables,

qui trop souvent s’entrechoquent fortement, et sont conséquentes aux différents mal être, dépressions, mal de vivre, et incapacités à se trouver des chemins d’espoirs nouveaux, des possibles de vies réactivées, que beaucoup de ces groupes de Hpi non reconnus, seuls, rejetés, non suivis, soutenus et non testés, souffrent, endurent dos courbés, se demandant que faire, et s’il existe encore une mince espérance en demain pour leur apporter un souffle de vie autre, non vicié, et enfin ce sel nourrissant manquant à leur terreau de croissance pour être des Hpi heureux.

Oui tout cela existe, oui notre terre n’est pas réservée à un seul groupe de personnes très majoritaire, hégémonique, et conquérant, ivre de puissance et oublieux du bonheur, de la beauté, de l’amour,

la voie du soulagement de la liberté et du bonheur, ne vient pas simplement certes, ni rapidement non plus, se serait trop simple,
mais elle se présente souvent quand on l’attend le moins, où quand on pense l’avoir trop attendu en vain, c’est comme l’amour,

parfois l’espoir s’enfuit comme un courant d’air vient subitement soulever une feuille tombée de l’arbre,
parfois il s’en revient revivifier le rêve, et un matin tout apparaît plus clair, l’espace s’entrouvre enfin, les éléments si disparates d’hier, se permettent de suggérer un ordre de reconstruction,

il faut le désirer, le chercher âprement, la vie n’est souvent pas au premier regard, et par de nombreux moments ensuite une partie simple à jouer, comme à négocier dans une route montagneuse se succédant en virages serrés, une ascension délicate, un pic à conquérir,

mais lorsqu’on a soudain conquis dans la douleur le si ardu sommet, qu’elle n’est pas la joie régénératrice de pouvoir savourer les efforts multiples accomplis pour gagner le droit de découvrir un nouveau panorama,
celui d’un nouveau pays,
celui qui était si près qu’on ne voulait le voir, celui qui semblait si dur à toucher, à obtenir,
mais dont on contemplait émerveillé la totalité magistrale de beautés célestes,
après l’effort et la croyance dans sa capacité et sa force à l’atteindre comme d’autres que soi l’avaient atteint auparavant,

je crois en la puissance de l’esprit dans la quête, dans l’envie, dans les choix, dans l’espoir d’avancer pour soi, vers soi, en un juste et vrai chemin, celui qui sort de l’ornière, celui qui dépasse le doute, le désespoir, le manque de confiance en soi,

aussi c’est là qu’un jour on sent, on perçoit, on se dit que le moment arrive, et je vous dit cela de part mon expérience personnelle,
il peux paraître difficile de le comprendre, car en effet certains évènement sont malaisés à expliquer avec de simples mots,
mais comme on voit soudain jaillir un arc en ciel de derrière un nuage qui paraissait si gris, la pluie s’arrête alors, le soleil resplendit.

Espérant avoir pu vous aider à voir une lueur,
le tunnel parait souvent ne pas avoir de fin,
ce n’est pas obligatoirement le résultat optimal qui compte de suite,
c’est je crois la force personnelle, et la volonté pure et noble que l’on mets dans la quête qui est importante,
ensuite les choses se délient, les solutions se dessinent, et l’horizon devient soudain plus clair.

Bon courage, croyez-en vous, c’est plus sûr que d’attendre que les autres le fassent pour vous, et élaguer, aller de l’avant, le chemin est souvent moins complexe lorsqu’on fait de son mieux pour se donner les moyens d’y réussir pleinement.

Cordialement.

Jacques. V.

Samuel | 26 juin 2012 à 9 h 57 min

Toujours les mêmes questions depuis 5000 ans, mais que de réponses à cette écroulée humanité qui ne demande que des mains des bras et de l’esprit… Conseils: Aurore; Humain, trop humain de Nieszche, la philosohie de Socrate par Platon, les oeuvres de Cioran ( que de réponses à travers véritablement ce qu’est un syllogisme, à travers l’humour), et puis finalement la majorité des oeuvres de Bergson, grand analyste du psyschisme et des comportements humains. Good lecture !

Nadine Kirchgessner | 27 juin 2012 à 11 h 48 min

De la philo…tout ce que j’aime !
Cette page est très culturelle et si intéressante merci à vous !

Nadine Kirchgessner | 27 juin 2012 à 11 h 50 min

Merci Jacques pour ce commentaire positif qui nous fait du bien !

sev | 27 juin 2012 à 21 h 45 min

Bonsoir,

je m’intéresse depuis peu à la « surdouance », en fait depuis quelques semaines quand m’a psy m’a laissé entendre qu’elle pensait que j’étais un HQI. Je la vois depuis 1 an pour traiter une dépression que je traine … depuis au minimum mon adolescence (j’ai bientot 37 ans). Il est vrai que je me retrouve sur certaines choses dans les témoignages que j’ai pu lire (introversion, hypersensibilité, manque de confiance en moi, impression d’être une inadaptée sociale …) mais en même temps, je n’ai pas de don particulier. Je dirais que je suis moyenne en tout, vraiment bonne en rien.

Bref, à ma demande ma psy m’a indiqué qu’elle pouvait me faire passer le WAIS4 mais que le pouvais aussi le passer ailleurs si j’avais des craintes quant à sa neutralité. Je me pose donc la question suivante : sachant que ma psy est convaincue que je suis un zèbre, est ce que passer le WAIS avec elle m’expose au risque d’un résultat faussé par ce quelle croit ? (dans quelle mesure ce test laisse t’il place à de la subjectivité) et dans l’autre sens, si je passe le test avec quelqu’un qui ne me connait pas, est ce qu’il ne risque pas de passer à coté de quelque chose ?

en tout cas merci pour ce site qui est le premier que je lise où je ne me sens pas stupide de pouvoir oser penser que peut être je suis « surdouée »

Nadine Kirchgessner | 28 juin 2012 à 11 h 50 min

Bonjour Sev
Vous posez une question très intéressante au sujet des passages de tests. Je vais vous répondre du mieux que je peux car j’ai étudié les tests. Les tests de Weschler sont standardisés. La standardisation a un objectif , c’est d’annihiler le plus possible la subjectivité de l’observateur. Vous ne devez donc pas craindre que votre psy soit non objective durant le passage de test. Le fait que vous la voyez depuis un an prouve que vous avez confiance en elle. Elle a fait cette observation à votre sujet qui est l’observation clinique que chaque psy doit faire avant de faire passer le test WAIS. Vous avez la « chance » que cela se soit passé sur une année. Si votre psy est une bonne professionnelle, elle est intègre et le passage de tests avec elle se passera bien. Si vous voulez néanmoins le passer avec une de ses collègues, c’est possible, et elle peut passer le relais en décrivant les observations de suspicion de douance à votre sujet. Ce sont des informations qui doivent être « secrètes » mais dans le cadre de passage d’informations de pro à pro, c’est différent, dans le sens où c’est votre bien-être et mieux-être qui doit primer, et votre choix « éclairé ». Vous pouvez choisir qu’elle ne dise rien , mais dans ce cas c’est dommage car, le QI n’est pas LE principal et le seul paramètre dans le « diagnostic » (je n’aime pas ce mot ), et il est important de faire des observations autres.
Voilà j’espère que cela vous aide dans votre choix. Le plus important est de rencontrer surtout une psy « qui vous veut du bien », c’est-à dire que son objectif premier est de vous sortir de cette dépression .

extrait :
« Cette standardisation a une fonction unique : permettre la comparabilité des sujets ou, en d’autres termes,s’assurer que les différences entre les sujets ne relèvent pas des aléas de la situation ou de la subjectivité de l’observateur.L’observation standardisée est dite objective en ce sens qu’elle permet l’accord entre les observateurs. »
PUF psychologie du développement et psychologie différentielle Jacques Lautrey (chapitre 8 dev) Huteau.

Samuel | 5 juillet 2012 à 16 h 05 min

Bonjour,

Je viens tout juste de me libérer de 30 ans de poly-addictions à l’alcool, le tabac, la cocaïne, le sexe. C’était en janvier. En parallèle de ce protocole médical, j’ai jugé utile de recourir à une aide psychologique pour m’accompagner dans ma reconstruction après tant de chaos. Dès les premiers échanges, ma psy m’a demandé si j’avais été détecté précoce jeune : non. Elle maintient son diagnostic et je confirme bien me reconnaître dans la très grande majorité des caractéristiques d’un zèbre.
Mes interrogations portent maintenant sur : quelle nécessité de faire un test ? Est-ce un outil de libérations ? Car il est vrai que si le score est positif alors cela expliquera beaucoup de choses, mais d’un autre coté il condamnera le diagnostic et ses conséquences irrémédiablement. Si le score est négatif alors le soulagement va laisser place à encore plus de questions sur l’origine de cette proximité multiple.
Bref, est-ce une bonne idée ce test ?

Giordano michele | 5 juillet 2012 à 20 h 02 min

Bonjour Nadine je viens de tomber sur votre site et je me permets de vous parler de mon vécu, j’ai appris à 50 ans que j’étais surdouée apres avoir lu le livre de Jeanne siaud-fachin  » trop intelligent pour être heureux » ,j’ai prit contact avec cette psychologue clinicienne et apres plusieurs séances et le passage des tests il s’est avéré que j’ai un QI de 158 , cela fait maintenant 5 ans et j’avoue que je vis mieux ma différence ainsi que les personnes qui m’entourent , par contre au niveau professionnel une profonde déception car effectivement je ne me suis pas absolument épanouie bien au contraire , je ne dis pas que c’est plus facile mais je peux m’expliquer beaucoup de choses …….. Je ne regrette pas de savoir que je suis surdouée ,seulement j’aurais aimé le savoir avant, mais il est important de le savoir quel que soit l’âge ,Jeanne siaud-machin en écrivant ce livre m’a permis de comprendre mon décalage et ma différence qui maintenant ne me fait plus peur ,c’est très très important pour mieux vivre enfin.!!! Je trouve que votre site permet à des personnes qui ne comprennent pas cette douance de pouvoir réaliser et peut-être comme moi mieux vivre même si c’est tard , merci cordialement michele

Nadine Kirchgessner | 6 juillet 2012 à 7 h 40 min

Samuel , Michèle vous donne une réponse. Il faut faire comme vous le sentez et comme vous en avez besoin. Si votre psy a posé cette question, c’est qu’elle a décelé quelque chose. Et les conséquences ne seront pas une catastrophe, il faut prendre du recul avec les tests.Ce ne sont que des tests.Il me semble que cela vous éclairera sur vous-mêmes.Selon J. P.Tassin, les personnes surdouées sont plus facilement sujettes aux dépendances. Et si vous ne l’êtes pas, ce sera bien également.

Merci Michèle pour votre témoignage !

Pascale | 7 juillet 2012 à 0 h 46 min

Un grand salut à vous tous,

J’ai lu tous vos posts et j’y ai ressenti parfois du désarroi et même du désespoir. J’ai hésité à écrire car je vais plutôt bien mais on ne sait jamais peut-être que je suis contagieuse.

50 ans… A la moitié de ma vie donc, voire pas tout à fait (on vit vieux dans la famille et c’est tant mieux) et puis je viens de commencer le violon (rêve d’enfant) et il me faudra bien encore 50 ans pour être potable (c’est bougrement difficile et pas d’oreille absolue dans mon cas)… Dépistée précoce à 9 ans, deux sauts de classe mais une scolarité qui est devenue de plus en plus médiocre… (arghh, pas de surbrillance scolaire pour moi alors suis-je si intelligente que ça ???). Globalement heureuse (même si… pourrait mieux faire encore) et de toute manière incapable (ouf !) de rester malheureuse bien longtemps, même si, depuis toujours, je me sens différente et en décalage (bah oui quand même !). 5 enfants (précoces, décalés et heureux aussi, enfin il me semble) mais plus de mari (parti avec une autre… classique et tristement répandu).
Le bilan est plutôt positif (au mari près mais on s’en remet…), alors oui, la surdouance est une chance car elle permet d’analyser, d’interroger, d’observer,… (dans l’ordre que l’on veut) rapidement, et surtout de comprendre moins mal le monde environnant et les petits bonshommes qui y vivent (un peu d’anthropologie, c’est sympa aussi) et également d’aider (profession de soignant oblige) à s’en sortir des gens qui se croient perdus ou sans valeur, merci au système scolaire français et à ses catégorisations un peu rapides… L’intelligence au service des autres (un petit peu pour soi aussi, il faut savoir être égoïste), ça rapproche et aide à se connaître soi-même. Etre sincère en toutes circonstances (on ne peut pas jouer un rôle toute sa vie) tant pis si l’on dérange parfois (ça fait du tri), être ouvert à tout et à tous (à quoi ça sert d’être empathe sinon), être confiant dans la nature humaine et s’abstenir de juger (chaque homme porte une croix) et… le regard que nous portent les autres change, incroyablement. On a le bonheur d’avoir un cerveau efficace alors il faut s’en servir… pour construire ! Bon Courage à ceux qui vont moins bien.

Nadine Kirchgessner | 8 juillet 2012 à 23 h 57 min

merci pour ce commentaire réjouissant !

Karen | 10 juillet 2012 à 4 h 51 min

Bonjour à tous !

Il y a beaucoup de sites sur les surdoués mais j’avoue que peu laissent place à autant de profondeur dans les échanges. Je me régale en vous lisant tous, on décèle tant de sensibilité, de poésie, d’humanité dans vos propos. Ces échanges sont vraiment nourrissants pour moi qui cherche depuis toujours à comprendre les autres.

J’ignore si je suis surdouée, j’avoue qu’en lisant le titre Trop intelligents pour être heureux, je me suis dit que je fais partie des idiots car je me considère au final heureuse malgré un parcours parfois chaotique :) Mais le message de Pascale me rassure, car une chose est sûre, j’ai toujours aimé observer, analyser et surtout interroger, d’où un amour inconditionnel pour la philosophie.

Je pense que le fait d’avoir des enfants surdoués nous renvoie à notre propre parcours mais surtout à notre façon d’appréhender la réalité. Je me reconnais dans beaucoup de comportements de ma fille, je me souviens de mes questions existentielles sur la mort à 3 ans, auxquelles seul mon grand-père prenait plaisir à me répondre alors que nous observions la voûte céleste. Est-ce cette immensité étoilée qui me donnait ce vertige ou bien ses réponses sur les limites de la condition humaine confrontée à la finitude ? Peu importe, cette sensation d’étourdissement a alimenté ma vie entière car ces préoccupations ontologiques ne m’ont jamais quittée. À 14 ans, je passais des heures à méditer pour essayer de  » comprendre », en vain évidemment, la notion de néant et de limites de l’univers :) J’aurais pu embrasser une carrière scientifique pour assouvir ce besoin de comprendre la réalité, mais arrivée en seconde, je me suis retrouvée avec le gratin des excellents élèves voués au bac C. J’ai été littéralement dégoûtée de l’ambiance de compétition malsaine, de la fermeture d’esprit de mes camarades, j’ai associé la science à la rigidité des réponses toutes faites, mes notes ont chuté de 18 à 12 car je ne travaillais pas, contrairement aux autres et je me suis orientée vers la littérature. Ah, elle m’a apporté bien des réponses moins catégoriques car elles soulevaient de nouvelles questions. Que de plaisir en perspective :) Aujourd’hui, je redécouvre avec plaisir la science…

Je me suis toujours sentie en décalage, bizarre même mais je pense que ce qui m’a sauvée, c’était l’image de cette immensité qui me dépassait. Peu importent nos chutes, nos aspirations, la vie nous traverse, nous ne sommes qu’un grain de sable dans l’immensité sidérale. Cela peut nous effrayer mais en même temps, cette vérité nous enlève notre poids de performance et de réussite à tout prix, elle nous permet de relativiser notre vécu par rapport à la réalité atemporelle de l’univers. Ce qui importe, ce n’est pas de savoir que nous sommes petits, cela mettrait en valeur notre impuissance, mais au contraire de saisir l’immensité de notre environnement, car dans ce vaste monde, il y a de la place pour chacun de nous mais surtout une infinité de trésors à découvrir…
Je vous souhaite à tous de trouver votre place, rien n’est jamais figé, la vie est mouvement et cet élan est salvateur.

Nadine Kirchgessner | 11 juillet 2012 à 11 h 01 min

Merci beaucoup Karen pour vos commentaires toujours constructifs.

veronique | 19 juillet 2012 à 12 h 26 min

Bonjour,
Je viens de découvrir votre site.
Je suis maman de deux filles précoces, mais à la naissance de mon troisième, j’ai vu dès la naissance qu’il était « différent ». Sa précocité était beaucoup plus importante que celle de ses soeurs et j’ai eu bien du souci avec lui, il demandait beucoup de présence et d’attente. Entre 6 et 8 ans il demandait sans cesse des cassettes vidéo et des livres sur le monde, la géographie, les sciences… J’ai craqué le jour où sa psychologue, à cause de cela m’a accusée (je cite) : « vous lui avez volé son enfance ».
Il a aujourdh’ui 22 ans, et il souffre de solitude, de différence, de mauvaise image de lui et ne s’explique pas son manque de réussite scolaire malgré l’importance des connaissances acquises qui d’après lui ne « veulent plus sortir devant la feuille d’interrogation ».
Il n’est pas heureux, verse dans la parapsychologie, est très déprimé…. Je souffre avec lui.
A l’aide SVP

Nadine Kirchgessner | 19 juillet 2012 à 18 h 10 min

bonjour
vous faites bien de nous écrire, ne croyez pas cette psychologue qui vous a culpabilisée. c’est quand même incroyable de dire des choses comme cela aux mères. Il s’est passé la même chose avec l’autisme. Aujourd’hui on sait que les mères n’y sont pour rien !ce qui est rassurant c’est qu’il parle avec vous.
Il faut qu’il retrouve confiance, et j’espère que ce site va y contribuer modestement.

veronique | 20 juillet 2012 à 9 h 04 min

Merci à vous, Nadine
Oui, il me parle, mais avant qu’il trouve son équilibre, il faudrait que je retrouve le mien. Comment savoir si j’ai fait ce qu’il fallait quand il était enfant. Lorsqu’il était en CM1, son école voulait le mettre dans une école de « surdoués » (cela a été dit devant lui), j’ai refusé de le mettre dans une institution de singes savants, j’avais trop à faire à le convaincre qu’il était un petit garçon comme les autres comme il me le demandait sans arrêt. Il a été un élève brillant jusqu’en fin de collège, puis sa solitude et sa différence lui ont fait lâcher prise au lycée. 3 ans de fac de biologie, toujours seul et triste… ratage. Actuellement, il refait une première année de BTS biologie. C’est un scientifique, mais il a merveilleusement écrit deux nouvelles et en rédige une troisième. Je suis fière de lui, mais il me dit que c’est normal vu que je suis sa mère. Toutes vos suggestions pour le sortir de là seront les bienvenues.

karen | 21 juillet 2012 à 4 h 52 min

Bonjour Veronique !

Je n’ai que très peu de recul pour vous conseiller car ma petite n’a que 4 ans mais ce que vous avez écrit m’a interpellée pour deux raisons. Tout d’abord le discours hypocrite de la psychologue. J’en ai consulté une pour ma fille qui souffrait d’une mauvaise estime de soi suite au dénigrement constant de son enseignante. Elle a testé la petite et s’extasiait au départ sur ses performances, à tel point que je me suis sentie mal à l’aise. Lors de la séance du compte-rendu, la psy, qui entre-temps avait parlé à l’enseignante, nous a conseillé de ne pas surinvestir la sphère intellectuelle, de baisser les attentes, d’y aller avec des livres de son âge (Emma adore la série Imagerie de Fleurus qui est pour les 8 ans.)Bref, de ne pas lui voler son enfance. Or, je puis vous assurer que la petite est sans cesse en quête de la moindre parcelle de savoir. Le problème ne venait pas du fait que l’on répondait à ses besoins, elle était tout simplement confrontée à un esprit mesquin et malveillant qui lui a fait perdre confiance en elle. Tous nos discours valorisants étaient inefficaces car, selon elle nous l’aimions sans voir ses limites :( Elle a eu la chance de rencontrer une éducatrice très à l’écoute qui a effectué une formidable restauration narcissique en deux mois. Aujourd’hui,Emma est redevenue elle-même, souriante, enjouée et toujours aussi avide de savoir. Comme quoi, le problème venait vraiment de l’enseignante et non des parents qui lui volaient son enfance :)
Ne vous culpabilisez pas pour votre fils, vous avez bien fait de le nourrir. De toute façon, il se serait débrouillé de lui-même. Mes parents étaient analphabètes, ils ne m’ont certainement pas offert Sénèque, Marc-Aurèle ou Dostoisvky et pourtant cela ne m’a pas empêchée de les lire à 12 ans.
Pour le paranormal qui attire votre fils, ne vous inquiétez pas, il en fera vite le tour et comprendra de lui-même les inepties qui y sont rattachés. J’ai eu une phase à 16 ans où j’ai lu tous les livres saints, ensuite je me suis intéressée au bouddhisme avant de lire des ouvrages de parapsychologie, vite relégués aux poubelles. Je pense que c’était un échappatoire, une façon de chercher à comprendre d’où venaient mes intuitions, mes perceptions aiguisées des sentiments voire des pensées des autres. Je n’ai toujours pas la réponse mais je sais que ce passage vers ces « sciences » occultes a été nécessaire pour comprendre les mensonges des vérités toutes faites :) Votre fils cheminera dans le même sens.
Maintenant, si sa souffrance lui permet au moins de vous parler, alors il y a de l’espoir, il n’est pas seul, vous le comprenez. S’il aime la nouvelle, offrez-lui des auteurs qui croquent l’instant pour en montrer toute la saveur (Catherine Mansfield), le fameux carpe diem du Cercle des Poètes disparus m’a inspirée bien des fois :) Il est scientifique mais peut-être que c’est un littéraire qui s’ignore. La science nous permet de comprendre le monde, la littérature et la philosophie nous incitent à réfléchir au rôle que nous pouvons y jouer , elles mènent à une meilleure connaissance de nos aspirations. Peut-être a-t-il besoin de se comprendre lui-même ? Faites-lui confiance, faites-vous confiance, votre amour est le meilleur élixir que vous puissiez lui offrir pour l’aider à guérir son âme. Bon courage à vous !

Nadine Kirchgessner | 21 juillet 2012 à 8 h 18 min

Merci Karen , magnifique , je n’aurais pas dit mieux ! Véronique ne vous culpabilisez pas …Il est très difficile d’éduquer un enfant très précoce et 3 encore plus. Vous avez sans doute navigué à vue , selon les jours, les situations, les enseignants, les années, et selon les enfants, il y a des enfants plus difficiles que d’autres. Et quand on est une mère , que l’on voit son enfant souffrir, que les autres vous disent « mais il va très bien , lâchez-le un peu … », que l’on est incomprise, croyez-moi j’ai pleuré plus d’une fois les jours d’école face à tant d’incompréhension, de mauvais regards, de mise à l’écart…Je suis interpelée par le terme « singe savant ». c’est ce que disait ma sœur …
Pour la parapsychologie, il me semble que c’est moins dangereux que la drogue ou l’alcool, rassurez-vous. Il me semble que la première chose à parvenir à penser , c’est de s’assumer « surdoué » ou « très doué » , mais c’est important. Comprendre que l’on ne fonctionne pas totalement comme les autres est un gage de bonheur, se comprendre simplement. On ne peut pas être constamment dans le « faux-semblant ». il ne sert à rien de ressembler aux autres, chaque personne est unique, surdouée ou pas. Mais être surdoué, cela veut dire que l’on a moins de possibilités de rencontrer des personnes avec qui on a des affinités. Pour cela il faut se rapprocher de personnes qui vous ressemblent, c’est un peu dommage à dire parce que l’on aimerait bien vivre dans le monde. Il existe des pages de discussion entre adultes comme « zebras crossing » qui permettent des rencontres sur le net et en vrai avec d’autres personnes qui partagent la même solitude (2000 personnes…) ou « adulte surdoue.fr ».
Vous avez compris votre enfant , c’est le plus important.

CHIVRAC MARC | 22 juillet 2012 à 19 h 23 min

bonsoir sev,

j’ai aucun doute vous êtes bien une personne surdouée.Bonne chance
amicalement
marc

basile | 25 juillet 2012 à 20 h 21 min

comme vous tous je suis en décalage par rapport aux miens.je l’ai toujours su et cela m’a causé bien des problèmes durant mon enfance . seul contre tous ! mais c’était avant. aujourd’hui j’ ai appris a ne plus destester les autres mais leurs actions. je comprends de mieux en mieux le comportement humain à tel point que je sais quoi dire et quoi taire pour obtenir ce que je veux. j’essaie de manipuler les gens pour augmenter leur niveau de conscience et non pas pour servir mes interets. ou bien je sers mes interets en les manipulant dans le bon sens.ça dépent du point de vue.en tout cas j’essaie de mener des actions concretes pour le bien de tous.j’ai bien compris commment fonctionne la dualité et je m’en sers d’outil et non d’arme.je connais mes faiblesses je sais comment les régler mais il me manque simplement de la volonté (tabac). comme vous tous je me pose en permanance 1001 questions sur tout et n’importe quoi . le pire c’est que j’aime ça .parfois j’ingurgite trop d’informations d’un coup ce qui me force a digérer en quelque sorte. je suis un adepte de la vérité et sais la reconnaitre quand elle se montre. bien que je sois athée je fais très attention à ma spiritualité car les choses de ce monde sont beaucoup trop bien faites pour etre le resultat du hasard . et rien que le fait de donner un nom pour dénommer « dieu » est déja une erreur en soi car il est ni mâle ni femelle ni physique . ce n’est pas une entité à proprement parler mais il est une expérience à vivre.

Lorenzo | 7 août 2012 à 21 h 28 min

Bonjour
peut-etre un peu moins seul grâce à ce site.
Je savais depuis que j’étais surdoué et j’en ai eu confirmation depuis peu.
Toujours premier au primaire et au collège sans jamais ouvrir un livre ou un cahier.
Dès l’age de 10 ans je lisais dans la vie des autres comme dans un livre et j’ai découvert un monde de mensonges parmi ces adultes qui auraient dûs être des modèles aimants, maitresses et pire encore).
Toujours en décalage dans un univers assez pauvre (Ile de La Reunion dans les années 80).
J’ai voulu comprendre le monde (passé, présent) afin d’envisager le futur.
J’ai rempli ma tête de toutes ces horreurs à un âge où on doit rêver.
Aujourd’hui j’ai 44 ans et je suis seul. Ma vie sentimentale a été un échec.
J’ai rencontré quelques surdouées même s’il a fallu des années avant que l’on se l’avoue.
J’ai essayé de former un couple avec ces femmes que j’admirais tant (des extraterrestres comme moi) mais logique et amour ne semblent pas fonctionner ensemble.
J’ai la chance d’avoir deux enfants que j’ai élevés pratiquement seul (cela me permet sûrement d’envisager l’avenir.
Je suis professeur de svt et j’essaie d’éveiller les élèves par des méthodes non conventionnelles (pas de livres pas d’exercices mais observations expériences …)
Refuser de formater des jeunes esprits est mon seul et dernier combat.
Mais la solitude affective et intellectuelle ont fini par faire leur oeuvre. Mon esprit se meurt.
Etre un surdoué est une malédiction.
Que ne donnerai-je afin de me contenter d’un match de foot et de bière ?

Nadine Kirchgessner | 8 août 2012 à 12 h 58 min

Merci Lorenzo , ravie que vous vous sentiez moins seul. ne dites pas cela (malédiction), il n’y a aucune raison pour que vous ne puissiez regarder un match de foot avec bière, sauf si vous détestez le foot ! on peut être surdoué et profiter de la vie!

Jo | 11 août 2012 à 15 h 34 min

Bonjour,
Je ne sais comment une personne peut dire si elle est surdouée, ou intelligente. De le dire ou de l’écrire, cela me paraît être présomptieux. Le plus difficile c’est d’aller de l’avant dans une discussion où l’on voit que les autres ne suivent pas. Dans ce cas là j’arrête, cela ne sert à rien d’énerver les autres. Je préfère le terme « être sur la même longueur d’onde ». J’avais un ami, décédé l’année dernière, le seul avec qui je me sentais bien. Nous avions fait notre QI ensemble et c’était marrant, il me dépassait un peu, et nous nous appelions par notre chiffre de QI ! mais bon, je ne sais pas si cela veut dire être surdoué. Je ne me sens pas surdouée, seulement parfois seule avec des idées que je ne peux pas exprimer autour de moi. Donc sa disparition, égoîstement pour moi, me prive de son esprit et de nos réparties, lui aussi se sentait seul. Alors on était deux.
mon parcours perso ? normal je pense, à part que dans les petites classes, je ne rapportais pas mes devoirs à faire à la maison. Je préférais jouer avec mes copines. Ma mère est allée trouver la « maîtresse » pour lui demander pourquoi elle ne donnait pas de devoirs à faire, et j’avais menti, nous avions des devoirs à faire. La maîtresse lui a répondu, « je ne m’aperçois pas qu’elle ne fait pas ses devoirs, les leçons de classe lui suffisent donc ! mon dieu, quelle intelligence perdue ! » – et de fait, je me suis toujours arrangée pour avoir la moyenne, pas plus, juste pour passer les autres classes, en 6ème ma prof d’anglais qui nous faisait faire des seynettes avait dit à ma mère que j’avais un don (en fait ce don c’était l’imitation, j’étais très observatrice). Puis à 15 ans, j’ai établi un plan pour partir à 17 ans et venir à Paris travailler. Mon plan a bien fonctionné (deux années de secrétariat que j’ai eu haut la main en ne forçant pas !). Je me suis toujours intéressée à tout, à 16 ans j’ai passé un an à étudier la Bible, à faire des peintures, en un après-midi à la télé j’ai appris toute seule les règles du tennis, mon beauf m’a appris les échecs en trois heures je savais jouer, j’ai écrit mon premier poème à 17 ans en 10 mn, il y avait le nombre de pieds, les rimes. Puis arrivée à Paris j’ai appris bcp de choses, je n’ai pas arrêté d’apprendre sur tout, en intérim, en cdd, et surtout sur les rapports humains. J’ai raconté un jour ma vie, on m’a répondu « mais c’est une odyssée, il faudrait l’écrire ». J’avais commencé à le faire déjà ! une cinquantaine de pages. Mais j’ai arrêté, à quoi bon s’attarder sur son passé me suis-je dit ? Pour mon travail, ma maison d’intérim m’envoyait toujours sur des missions scabreuses, genre « elle connaît bien ce matériel », ce qui était faux, et quand j’arrivais sur place, il fallait que je fasse semblant de connaître la machine (c’était l’époque où les traitements de texte faisaient rage et il y en avait de toutes sortes..)- A part une fois où c’était trop hard, j’ai dit que je ne connaissais pas. On m’a mis les bouquins dans les mains en me disant « tu as deux jours d’essai ». Ma collègue en était malade pour moi, j’ai appris la machine en une journée et demie, et en fait j’y suis restée deux ans ! (c’est moi qui ai formé ma collègue le soir).
En réfléchissant, je crois que j’ai toujours donné le meilleur de moi-même lorsque l’on m’a lancé des défis, la curiosité aidant, j’aime chercher et trouver.
Je crois que peu de personnes auraient fait ce que j’ai fait. Je le dis ici, mais je ne dis jamais ça dans ma vie ! au contraire, j’essaie de rester discrète, mais parfois vis-à-vis de certaines de mes collègues il y a tension quand certaines ne savent pas et que je trouve en fait. Quand aux discussions en général elle sont nulles, les gens préférant toujours tout rapporter à eux au lieu de parler de sujets en général et l’on entend toujours « oui mais moi cela, moi ceci.. »
Je ne me sens à ma place nulle part. Mais je fais avec…! Quand on est avec une personne, il suffit de se mettre à son niveau, sinon il n’y a pas de sociabilité possible. J’ai aidé pas mal de gens sur ma route comme j’ai pu. Des animaux aussi.

Je réfléchis sur la suite à écrire pour revenir à nos moutons !!!
Le plus bizarre, c’est que lorsque j’arrive à quelque chose parce qu’on m’a poussé à le faire, je ne me serais jamais crue capable au début d’arriver au résultat tel qu’il se présente à la fin ! là est le problème. Je ne sais jamais de quoi je suis capable, et aussi le problème est que si l’on me disait à l’avance tout ce que je dois chercher et trouver pour arriver à ce résultat, je crois que je ne commencerais pas ! que ce soit travail ou loisirs créatifs ! notamment en informatique ! quand je ne connais pas quelque chose, il faut que je commence à apprendre la base, à l’intégrer, puis petit à petit je cherche le plus compliqué. J’ai une manière d’apprendre bien à moi. En fait je n’aime pas prendre de notes. Ce que j’arrive à faire c’est en cherchant à faire, et lorsque je fais ainsi, le travail pour moi n’est plus du travail mais un plaisir.

Mes relations avec mes parents ? toujours rebelle ! mon père était très intelligent et nous étions à couteaux tirés. Mais avec le recul, j’ai compris que c’était deux esprits qui s’affrontaient avec amour. Et ma vie sentimentale ensuite ? une catastrophe ! pour une femme, les hommes n’aiment pas qu’on les dépasse, ça je l’ai bien retenu ! quoiqu’il me soit arrivé, je m’en suis toujours sortie en analysant très vite la situation. Et la solution coule de source.

Je ne sais si mon commentaire est recevable sur ce site, j’en doute car j’ai lu des commentaires de personnes assurément surdouées. Mon cas, comme je le conçois, serait plutôt une façon à moi de penser et réfléchir, mais je vous ai parlé de moi franchement, et une fois n’est pas coutume.
Mes idées ne sont peut-être pas dans l’ordre, je vous ai écrit comme cela m’est venu.
Merci de m’avoir lue.

Marc Aurèle | 23 août 2012 à 9 h 39 min

Bonjour,

Adulte surdoué ou adulte à l’égo surdimensionné qui a du mal à sortir de lui-même ?

J’ai lu – en diagonal parfois – les témoignages ci-dessus et ce qui s’impose à la lecture c’est l’omniprésence d’une part du « je » et aussi cette fatuité de certains : un vocabulaire volontairement soutenu, des références picturales ou littéraires, bref comme s’ils se faisaient un devoir de justifier leur prétendu « haut potentiel » par une attitude syntaxique savamment esthétisée.

Pour ma part je ne sais pas si je suis un adulte surdoué et d’ailleurs je m’en moque mais s’interroger comme certains le font sur leur singularité et par là-même y voir une exemplarité dans leur mal-être, leurs questionnements, c’est franchement d’un narcissisme un peu déplacé.

Tout le monde est sans doute « surdoué » à sa mesure. Flanquer un test de dépistage est aussi réducteur que mesurer le QI. Cela flatte ceux qui ont visiblement bien du mal à s’adapter au monde.

N’est-ce pas cela le comble de l’intelligence ?

Cordialement

Marc Auréle

Nadine Kirchgessner | 25 août 2012 à 12 h 12 min

Bonjour Marc Aurèle,
Si vous lisez non pas en diagonale mais plus profondément les commentaires et témoignages de ce site, vous vous rendrez compte que les personnes à haut potentiel ne sont pas prétentieuses et ne se sentent pas supérieures aux autres, le plus souvent. Pour le « je », il est logique que les personnes qui témoignent n’emploient pas « nous », « vous », « ils »…
je n’ai pas approuvé votre dernier commentaire car il était un peu agressif .
Vous parliez notamment (en termes peu choisis) de l’incapacité à supporter le bruit. il faut que vous sachiez que certaines personnes surdouées ont une perception du bruit très élévée, qui peut être à la limite de la douleur. Vous n’êtes visiblement pas informé de cette caractéristique. c’est pour cela que certains enfants précoces ne supportent pas la cantine , par exemple.

La page 1 est trop longue, je bloque les commentaires sur cette page.

La page 2 est disponible pour de nouveaux témoignages et commentaires , n’hésitez pas !