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Les adultes surdoués

Les adultes à haut potentiel sont peu étudiés. Peu d’études relatent le devenir des enfants doués. Dans ce site je relate des témoignages d’adultes et j’en cherche toujours pour pouvoir mieux comprendre les adultes surdoués.

Je vais donner quelques pistes de réflexion dans lesquelles les personnes en questionnement peuvent  s’y retrouver. Tout en sachant qu’il faut se diriger  vers les psychologues compétents spécialistes de la question. Les psychologues peuvent vous faire passer un test pour adultes , le WAIS. Mais, comme pour les enfants, ce test est un paramètre, et un entretien clinique très approfondi avec un professionnel sera indispensable pour bien tenir compte de tous les indices. Si vous rencontrez des professionnels qui ne vous proposent que de passer un test sans entretien, il vaut mieux chercher ailleurs.

Adultes surdoués reconnus dans l’enfance.

Ils ont le moins de problèmes apparemment, surtout s’ils ont réussi leur vie professionnelle. En général ils vont bien , ils ont appris à gérer cet état de fait. parfois néanmoins, ils peuvent se sentir seuls, en décalage malgré tout,  surtout s’ils n’ont pas trouvé l’âme sœur dans leur vie affective.

Ceux qui n’ont pas réussi leur profession, c’est–à dire une profession à la mesure de leurs capacités, se sentent très frustrés, très déçus, désabusés. Ils ne comprennent pas pourquoi ni comment cela s’est passé. Avec leur grande lucidité, ils ressentent d’autant plus le sentiment de gâchis.  Dans leur profession parfois ils ont été rejetés parce qu’ils font de l’ombre à un chef ou à des collègues, et ils ressentent cette injustice doublement. Ce n’est pas juste effectivement, car se sentant rejetés, ils se disent qu’ils sont nuls et le cercle vicieux s’enclenche inexorablement.

Adultes surdoués non reconnus dans l’enfance

Les adultes surdoués se sentent souvent en décalage avec le monde qui les entoure, avec les autres adultes. Ils se demandent ce qui ne va pas chez eux, mais ne savent pas le définir exactement. Parfois ils ont fini par se retrouver assez seuls à force de buter contre l’incompréhension des autres, se disant qu’il vaut mieux être seul plutôt que de toujours souffrir. Certains se découvrent un haut potentiel à l’âge adulte et cela les bouscule quelque peu.

Les femmes surdouées

Elles ont un problème différent des hommes. Les parents ont souvent plus testé leurs frères plutôt qu’elles. Les psychologues expliquent qu’ils ont dans leur clientèle des parents qui viennent plus volontiers pour tester leur garçon que leur fille. On pourrait en déduire que les parents font plus attention à la réussite des garçons à l’école en général. Dans le monde professionnel, les femmes à haut potentiel sont dévalorisées du point de vue de la féminité. Il faut choisir, être intelligente ou être féminine …parfois. Dans les postes de direction, en politique, on retrouve moins de femmes. Il y a très peu de femmes chefs d’orchestre.

 

Voici quelques caractéristiques qui correspondent aux adultes, c’est une liste non exhaustive et toutes ne sont pas forcément présentes.

Les adultes doués se présentent souvent comme des personnes que l’on remarque, que ce soit parce qu’elles sont très brillantes ou alors parce qu’elles sont très introverties, éteintes si on les compare à ce qu’elles étaient lorsqu’ils étaient enfants.. Ils ont quelque chose de spécial, mal défini mais présent.

Ils ou elles se questionnent sans cesse, ne sont jamais satisfaits, très exigeants pour eux-mêmes et pour leur entourage. Ils ou elles ont besoin de challenge.

Ils ou elles ont une grande mémoire.

Ils ou elles ont une grande sensibilité, une grande compréhension des autres, de la compassion, ou au contraire ils paraissent froids et distants.

Ils ou elles montrent une très grande susceptibilité.

Ils ou elles ont un caractère entier, pas de demi-mesure. Ils sont passionnés.

Ils ou elles ont un humour décalé, ils peuvent avoir des réflexions à côté de la plaque.

Ils ou elles présentent une grande curiosité, parfois dans des domaines étonnants.

Ils ou elles sont un peu « trop » en tout, dans des domaines très variés.ils sont caractérisés par leurs excès. Ils ou elles sont plus facilement dépendants , à l’alcool, aux drogues.

Ils ou elles peuvent se concentrer sur quelque chose avec une ténacité hors du commun jusqu’à ce qu’ils obtiennent ce à quoi ils croient intensément. La persévérance est une des grandes caractéristiques de ces adultes, ils ou elles sont sur motivés dans un projet s’ilsou elles sont sûrs d’avoir la bonne idée.

Ils ou elles développent une hyperesthésie (très réactifs au niveau des cinq sens, que ce soit l’ouïe, la vue, le toucher, l’odorat et le goût).

Ils ou elles ont une naïveté, un enthousiasme déconcertants parfois, qui peuvent  être pris à tort pour de l’immaturité.

Ce sont de très grands lecteurs, un ou plusieurs livres par semaine. Ce qui les rend très cultivés. Ils ou elles ont un langage, une façon de parler peu commune. Ils ou elles ont parfois appris à lire très jeunes, avant le CP.

Ils ou elles aiment apprendre les langues étrangères et les apprennent facilement.

Ils ou elles ont une grande imagination, une grande capacité de travail et de raisonnement.

Ils ou elles ne tolèrent  pas l’injustice, pour eux et pour les autres.

Ils ou elles s’adaptent rapidement dans le monde professionnel, mais s’y ennuient rapidement. En conséquence ils changent souvent de travail, d’où une certaine instabilité et insatisfaction permanente.

Ils ou elles ont souvent de bonnes intuitions mais en même temps peuvent douter de tout et surtout d’eux-mêmes, car ils ont une grande lucidité sur tout.

Ils font preuve d’une grande créativité.

Ils ou elles sont en réussite malgré une adversité flagrante.

ils ou elles somatisent à l’extrême face aux difficultés de la vie.

Ils ou elles ressentent un ennui profond.

Dans leur vie, ils ou elles ont vécu des histoires peu banales, hors des sentiers battus, ceci dû à leur extrême curiosité.

Ils ou elles manifestent  peu d’importance aux différences d’âges dans leur relations et leurs amitiés. 

 

La page 2 est disponible pour de nouveaux témoignages et commentaires , n’hésitez pas !

 

 

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78 Comments to “Page 1”

Bonjour Marc Aurèle,
Si vous lisez non pas en diagonale mais plus profondément les commentaires et témoignages de ce site, vous vous rendrez compte que les personnes à haut potentiel ne sont pas prétentieuses et ne se sentent pas supérieures aux autres, le plus souvent. Pour le « je », il est logique que les personnes qui témoignent n’emploient pas « nous », « vous », « ils »…
je n’ai pas approuvé votre dernier commentaire car il était un peu agressif .
Vous parliez notamment (en termes peu choisis) de l’incapacité à supporter le bruit. il faut que vous sachiez que certaines personnes surdouées ont une perception du bruit très élévée, qui peut être à la limite de la douleur. Vous n’êtes visiblement pas informé de cette caractéristique. c’est pour cela que certains enfants précoces ne supportent pas la cantine , par exemple.

La page 1 est trop longue, je bloque les commentaires sur cette page.

La page 2 est disponible pour de nouveaux témoignages et commentaires , n’hésitez pas !

Bonjour,

Adulte surdoué ou adulte à l’égo surdimensionné qui a du mal à sortir de lui-même ?

J’ai lu – en diagonal parfois – les témoignages ci-dessus et ce qui s’impose à la lecture c’est l’omniprésence d’une part du « je » et aussi cette fatuité de certains : un vocabulaire volontairement soutenu, des références picturales ou littéraires, bref comme s’ils se faisaient un devoir de justifier leur prétendu « haut potentiel » par une attitude syntaxique savamment esthétisée.

Pour ma part je ne sais pas si je suis un adulte surdoué et d’ailleurs je m’en moque mais s’interroger comme certains le font sur leur singularité et par là-même y voir une exemplarité dans leur mal-être, leurs questionnements, c’est franchement d’un narcissisme un peu déplacé.

Tout le monde est sans doute « surdoué » à sa mesure. Flanquer un test de dépistage est aussi réducteur que mesurer le QI. Cela flatte ceux qui ont visiblement bien du mal à s’adapter au monde.

N’est-ce pas cela le comble de l’intelligence ?

Cordialement

Marc Auréle

Bonjour,
Je ne sais comment une personne peut dire si elle est surdouée, ou intelligente. De le dire ou de l’écrire, cela me paraît être présomptieux. Le plus difficile c’est d’aller de l’avant dans une discussion où l’on voit que les autres ne suivent pas. Dans ce cas là j’arrête, cela ne sert à rien d’énerver les autres. Je préfère le terme « être sur la même longueur d’onde ». J’avais un ami, décédé l’année dernière, le seul avec qui je me sentais bien. Nous avions fait notre QI ensemble et c’était marrant, il me dépassait un peu, et nous nous appelions par notre chiffre de QI ! mais bon, je ne sais pas si cela veut dire être surdoué. Je ne me sens pas surdouée, seulement parfois seule avec des idées que je ne peux pas exprimer autour de moi. Donc sa disparition, égoîstement pour moi, me prive de son esprit et de nos réparties, lui aussi se sentait seul. Alors on était deux.
mon parcours perso ? normal je pense, à part que dans les petites classes, je ne rapportais pas mes devoirs à faire à la maison. Je préférais jouer avec mes copines. Ma mère est allée trouver la « maîtresse » pour lui demander pourquoi elle ne donnait pas de devoirs à faire, et j’avais menti, nous avions des devoirs à faire. La maîtresse lui a répondu, « je ne m’aperçois pas qu’elle ne fait pas ses devoirs, les leçons de classe lui suffisent donc ! mon dieu, quelle intelligence perdue ! » – et de fait, je me suis toujours arrangée pour avoir la moyenne, pas plus, juste pour passer les autres classes, en 6ème ma prof d’anglais qui nous faisait faire des seynettes avait dit à ma mère que j’avais un don (en fait ce don c’était l’imitation, j’étais très observatrice). Puis à 15 ans, j’ai établi un plan pour partir à 17 ans et venir à Paris travailler. Mon plan a bien fonctionné (deux années de secrétariat que j’ai eu haut la main en ne forçant pas !). Je me suis toujours intéressée à tout, à 16 ans j’ai passé un an à étudier la Bible, à faire des peintures, en un après-midi à la télé j’ai appris toute seule les règles du tennis, mon beauf m’a appris les échecs en trois heures je savais jouer, j’ai écrit mon premier poème à 17 ans en 10 mn, il y avait le nombre de pieds, les rimes. Puis arrivée à Paris j’ai appris bcp de choses, je n’ai pas arrêté d’apprendre sur tout, en intérim, en cdd, et surtout sur les rapports humains. J’ai raconté un jour ma vie, on m’a répondu « mais c’est une odyssée, il faudrait l’écrire ». J’avais commencé à le faire déjà ! une cinquantaine de pages. Mais j’ai arrêté, à quoi bon s’attarder sur son passé me suis-je dit ? Pour mon travail, ma maison d’intérim m’envoyait toujours sur des missions scabreuses, genre « elle connaît bien ce matériel », ce qui était faux, et quand j’arrivais sur place, il fallait que je fasse semblant de connaître la machine (c’était l’époque où les traitements de texte faisaient rage et il y en avait de toutes sortes..)- A part une fois où c’était trop hard, j’ai dit que je ne connaissais pas. On m’a mis les bouquins dans les mains en me disant « tu as deux jours d’essai ». Ma collègue en était malade pour moi, j’ai appris la machine en une journée et demie, et en fait j’y suis restée deux ans ! (c’est moi qui ai formé ma collègue le soir).
En réfléchissant, je crois que j’ai toujours donné le meilleur de moi-même lorsque l’on m’a lancé des défis, la curiosité aidant, j’aime chercher et trouver.
Je crois que peu de personnes auraient fait ce que j’ai fait. Je le dis ici, mais je ne dis jamais ça dans ma vie ! au contraire, j’essaie de rester discrète, mais parfois vis-à-vis de certaines de mes collègues il y a tension quand certaines ne savent pas et que je trouve en fait. Quand aux discussions en général elle sont nulles, les gens préférant toujours tout rapporter à eux au lieu de parler de sujets en général et l’on entend toujours « oui mais moi cela, moi ceci.. »
Je ne me sens à ma place nulle part. Mais je fais avec…! Quand on est avec une personne, il suffit de se mettre à son niveau, sinon il n’y a pas de sociabilité possible. J’ai aidé pas mal de gens sur ma route comme j’ai pu. Des animaux aussi.

Je réfléchis sur la suite à écrire pour revenir à nos moutons !!!
Le plus bizarre, c’est que lorsque j’arrive à quelque chose parce qu’on m’a poussé à le faire, je ne me serais jamais crue capable au début d’arriver au résultat tel qu’il se présente à la fin ! là est le problème. Je ne sais jamais de quoi je suis capable, et aussi le problème est que si l’on me disait à l’avance tout ce que je dois chercher et trouver pour arriver à ce résultat, je crois que je ne commencerais pas ! que ce soit travail ou loisirs créatifs ! notamment en informatique ! quand je ne connais pas quelque chose, il faut que je commence à apprendre la base, à l’intégrer, puis petit à petit je cherche le plus compliqué. J’ai une manière d’apprendre bien à moi. En fait je n’aime pas prendre de notes. Ce que j’arrive à faire c’est en cherchant à faire, et lorsque je fais ainsi, le travail pour moi n’est plus du travail mais un plaisir.

Mes relations avec mes parents ? toujours rebelle ! mon père était très intelligent et nous étions à couteaux tirés. Mais avec le recul, j’ai compris que c’était deux esprits qui s’affrontaient avec amour. Et ma vie sentimentale ensuite ? une catastrophe ! pour une femme, les hommes n’aiment pas qu’on les dépasse, ça je l’ai bien retenu ! quoiqu’il me soit arrivé, je m’en suis toujours sortie en analysant très vite la situation. Et la solution coule de source.

Je ne sais si mon commentaire est recevable sur ce site, j’en doute car j’ai lu des commentaires de personnes assurément surdouées. Mon cas, comme je le conçois, serait plutôt une façon à moi de penser et réfléchir, mais je vous ai parlé de moi franchement, et une fois n’est pas coutume.
Mes idées ne sont peut-être pas dans l’ordre, je vous ai écrit comme cela m’est venu.
Merci de m’avoir lue.

Merci Lorenzo , ravie que vous vous sentiez moins seul. ne dites pas cela (malédiction), il n’y a aucune raison pour que vous ne puissiez regarder un match de foot avec bière, sauf si vous détestez le foot ! on peut être surdoué et profiter de la vie!

Bonjour
peut-etre un peu moins seul grâce à ce site.
Je savais depuis que j’étais surdoué et j’en ai eu confirmation depuis peu.
Toujours premier au primaire et au collège sans jamais ouvrir un livre ou un cahier.
Dès l’age de 10 ans je lisais dans la vie des autres comme dans un livre et j’ai découvert un monde de mensonges parmi ces adultes qui auraient dûs être des modèles aimants, maitresses et pire encore).
Toujours en décalage dans un univers assez pauvre (Ile de La Reunion dans les années 80).
J’ai voulu comprendre le monde (passé, présent) afin d’envisager le futur.
J’ai rempli ma tête de toutes ces horreurs à un âge où on doit rêver.
Aujourd’hui j’ai 44 ans et je suis seul. Ma vie sentimentale a été un échec.
J’ai rencontré quelques surdouées même s’il a fallu des années avant que l’on se l’avoue.
J’ai essayé de former un couple avec ces femmes que j’admirais tant (des extraterrestres comme moi) mais logique et amour ne semblent pas fonctionner ensemble.
J’ai la chance d’avoir deux enfants que j’ai élevés pratiquement seul (cela me permet sûrement d’envisager l’avenir.
Je suis professeur de svt et j’essaie d’éveiller les élèves par des méthodes non conventionnelles (pas de livres pas d’exercices mais observations expériences …)
Refuser de formater des jeunes esprits est mon seul et dernier combat.
Mais la solitude affective et intellectuelle ont fini par faire leur oeuvre. Mon esprit se meurt.
Etre un surdoué est une malédiction.
Que ne donnerai-je afin de me contenter d’un match de foot et de bière ?

comme vous tous je suis en décalage par rapport aux miens.je l’ai toujours su et cela m’a causé bien des problèmes durant mon enfance . seul contre tous ! mais c’était avant. aujourd’hui j’ ai appris a ne plus destester les autres mais leurs actions. je comprends de mieux en mieux le comportement humain à tel point que je sais quoi dire et quoi taire pour obtenir ce que je veux. j’essaie de manipuler les gens pour augmenter leur niveau de conscience et non pas pour servir mes interets. ou bien je sers mes interets en les manipulant dans le bon sens.ça dépent du point de vue.en tout cas j’essaie de mener des actions concretes pour le bien de tous.j’ai bien compris commment fonctionne la dualité et je m’en sers d’outil et non d’arme.je connais mes faiblesses je sais comment les régler mais il me manque simplement de la volonté (tabac). comme vous tous je me pose en permanance 1001 questions sur tout et n’importe quoi . le pire c’est que j’aime ça .parfois j’ingurgite trop d’informations d’un coup ce qui me force a digérer en quelque sorte. je suis un adepte de la vérité et sais la reconnaitre quand elle se montre. bien que je sois athée je fais très attention à ma spiritualité car les choses de ce monde sont beaucoup trop bien faites pour etre le resultat du hasard . et rien que le fait de donner un nom pour dénommer « dieu » est déja une erreur en soi car il est ni mâle ni femelle ni physique . ce n’est pas une entité à proprement parler mais il est une expérience à vivre.

bonsoir sev,

j’ai aucun doute vous êtes bien une personne surdouée.Bonne chance
amicalement
marc

Merci Karen , magnifique , je n’aurais pas dit mieux ! Véronique ne vous culpabilisez pas …Il est très difficile d’éduquer un enfant très précoce et 3 encore plus. Vous avez sans doute navigué à vue , selon les jours, les situations, les enseignants, les années, et selon les enfants, il y a des enfants plus difficiles que d’autres. Et quand on est une mère , que l’on voit son enfant souffrir, que les autres vous disent « mais il va très bien , lâchez-le un peu … », que l’on est incomprise, croyez-moi j’ai pleuré plus d’une fois les jours d’école face à tant d’incompréhension, de mauvais regards, de mise à l’écart…Je suis interpelée par le terme « singe savant ». c’est ce que disait ma sœur …
Pour la parapsychologie, il me semble que c’est moins dangereux que la drogue ou l’alcool, rassurez-vous. Il me semble que la première chose à parvenir à penser , c’est de s’assumer « surdoué » ou « très doué » , mais c’est important. Comprendre que l’on ne fonctionne pas totalement comme les autres est un gage de bonheur, se comprendre simplement. On ne peut pas être constamment dans le « faux-semblant ». il ne sert à rien de ressembler aux autres, chaque personne est unique, surdouée ou pas. Mais être surdoué, cela veut dire que l’on a moins de possibilités de rencontrer des personnes avec qui on a des affinités. Pour cela il faut se rapprocher de personnes qui vous ressemblent, c’est un peu dommage à dire parce que l’on aimerait bien vivre dans le monde. Il existe des pages de discussion entre adultes comme « zebras crossing » qui permettent des rencontres sur le net et en vrai avec d’autres personnes qui partagent la même solitude (2000 personnes…) ou « adulte surdoue.fr ».
Vous avez compris votre enfant , c’est le plus important.

Bonjour Veronique !

Je n’ai que très peu de recul pour vous conseiller car ma petite n’a que 4 ans mais ce que vous avez écrit m’a interpellée pour deux raisons. Tout d’abord le discours hypocrite de la psychologue. J’en ai consulté une pour ma fille qui souffrait d’une mauvaise estime de soi suite au dénigrement constant de son enseignante. Elle a testé la petite et s’extasiait au départ sur ses performances, à tel point que je me suis sentie mal à l’aise. Lors de la séance du compte-rendu, la psy, qui entre-temps avait parlé à l’enseignante, nous a conseillé de ne pas surinvestir la sphère intellectuelle, de baisser les attentes, d’y aller avec des livres de son âge (Emma adore la série Imagerie de Fleurus qui est pour les 8 ans.)Bref, de ne pas lui voler son enfance. Or, je puis vous assurer que la petite est sans cesse en quête de la moindre parcelle de savoir. Le problème ne venait pas du fait que l’on répondait à ses besoins, elle était tout simplement confrontée à un esprit mesquin et malveillant qui lui a fait perdre confiance en elle. Tous nos discours valorisants étaient inefficaces car, selon elle nous l’aimions sans voir ses limites :( Elle a eu la chance de rencontrer une éducatrice très à l’écoute qui a effectué une formidable restauration narcissique en deux mois. Aujourd’hui,Emma est redevenue elle-même, souriante, enjouée et toujours aussi avide de savoir. Comme quoi, le problème venait vraiment de l’enseignante et non des parents qui lui volaient son enfance :)
Ne vous culpabilisez pas pour votre fils, vous avez bien fait de le nourrir. De toute façon, il se serait débrouillé de lui-même. Mes parents étaient analphabètes, ils ne m’ont certainement pas offert Sénèque, Marc-Aurèle ou Dostoisvky et pourtant cela ne m’a pas empêchée de les lire à 12 ans.
Pour le paranormal qui attire votre fils, ne vous inquiétez pas, il en fera vite le tour et comprendra de lui-même les inepties qui y sont rattachés. J’ai eu une phase à 16 ans où j’ai lu tous les livres saints, ensuite je me suis intéressée au bouddhisme avant de lire des ouvrages de parapsychologie, vite relégués aux poubelles. Je pense que c’était un échappatoire, une façon de chercher à comprendre d’où venaient mes intuitions, mes perceptions aiguisées des sentiments voire des pensées des autres. Je n’ai toujours pas la réponse mais je sais que ce passage vers ces « sciences » occultes a été nécessaire pour comprendre les mensonges des vérités toutes faites :) Votre fils cheminera dans le même sens.
Maintenant, si sa souffrance lui permet au moins de vous parler, alors il y a de l’espoir, il n’est pas seul, vous le comprenez. S’il aime la nouvelle, offrez-lui des auteurs qui croquent l’instant pour en montrer toute la saveur (Catherine Mansfield), le fameux carpe diem du Cercle des Poètes disparus m’a inspirée bien des fois :) Il est scientifique mais peut-être que c’est un littéraire qui s’ignore. La science nous permet de comprendre le monde, la littérature et la philosophie nous incitent à réfléchir au rôle que nous pouvons y jouer , elles mènent à une meilleure connaissance de nos aspirations. Peut-être a-t-il besoin de se comprendre lui-même ? Faites-lui confiance, faites-vous confiance, votre amour est le meilleur élixir que vous puissiez lui offrir pour l’aider à guérir son âme. Bon courage à vous !

Merci à vous, Nadine
Oui, il me parle, mais avant qu’il trouve son équilibre, il faudrait que je retrouve le mien. Comment savoir si j’ai fait ce qu’il fallait quand il était enfant. Lorsqu’il était en CM1, son école voulait le mettre dans une école de « surdoués » (cela a été dit devant lui), j’ai refusé de le mettre dans une institution de singes savants, j’avais trop à faire à le convaincre qu’il était un petit garçon comme les autres comme il me le demandait sans arrêt. Il a été un élève brillant jusqu’en fin de collège, puis sa solitude et sa différence lui ont fait lâcher prise au lycée. 3 ans de fac de biologie, toujours seul et triste… ratage. Actuellement, il refait une première année de BTS biologie. C’est un scientifique, mais il a merveilleusement écrit deux nouvelles et en rédige une troisième. Je suis fière de lui, mais il me dit que c’est normal vu que je suis sa mère. Toutes vos suggestions pour le sortir de là seront les bienvenues.

bonjour
vous faites bien de nous écrire, ne croyez pas cette psychologue qui vous a culpabilisée. c’est quand même incroyable de dire des choses comme cela aux mères. Il s’est passé la même chose avec l’autisme. Aujourd’hui on sait que les mères n’y sont pour rien !ce qui est rassurant c’est qu’il parle avec vous.
Il faut qu’il retrouve confiance, et j’espère que ce site va y contribuer modestement.

Bonjour,
Je viens de découvrir votre site.
Je suis maman de deux filles précoces, mais à la naissance de mon troisième, j’ai vu dès la naissance qu’il était « différent ». Sa précocité était beaucoup plus importante que celle de ses soeurs et j’ai eu bien du souci avec lui, il demandait beucoup de présence et d’attente. Entre 6 et 8 ans il demandait sans cesse des cassettes vidéo et des livres sur le monde, la géographie, les sciences… J’ai craqué le jour où sa psychologue, à cause de cela m’a accusée (je cite) : « vous lui avez volé son enfance ».
Il a aujourdh’ui 22 ans, et il souffre de solitude, de différence, de mauvaise image de lui et ne s’explique pas son manque de réussite scolaire malgré l’importance des connaissances acquises qui d’après lui ne « veulent plus sortir devant la feuille d’interrogation ».
Il n’est pas heureux, verse dans la parapsychologie, est très déprimé…. Je souffre avec lui.
A l’aide SVP

Merci beaucoup Karen pour vos commentaires toujours constructifs.

Bonjour à tous !

Il y a beaucoup de sites sur les surdoués mais j’avoue que peu laissent place à autant de profondeur dans les échanges. Je me régale en vous lisant tous, on décèle tant de sensibilité, de poésie, d’humanité dans vos propos. Ces échanges sont vraiment nourrissants pour moi qui cherche depuis toujours à comprendre les autres.

J’ignore si je suis surdouée, j’avoue qu’en lisant le titre Trop intelligents pour être heureux, je me suis dit que je fais partie des idiots car je me considère au final heureuse malgré un parcours parfois chaotique :) Mais le message de Pascale me rassure, car une chose est sûre, j’ai toujours aimé observer, analyser et surtout interroger, d’où un amour inconditionnel pour la philosophie.

Je pense que le fait d’avoir des enfants surdoués nous renvoie à notre propre parcours mais surtout à notre façon d’appréhender la réalité. Je me reconnais dans beaucoup de comportements de ma fille, je me souviens de mes questions existentielles sur la mort à 3 ans, auxquelles seul mon grand-père prenait plaisir à me répondre alors que nous observions la voûte céleste. Est-ce cette immensité étoilée qui me donnait ce vertige ou bien ses réponses sur les limites de la condition humaine confrontée à la finitude ? Peu importe, cette sensation d’étourdissement a alimenté ma vie entière car ces préoccupations ontologiques ne m’ont jamais quittée. À 14 ans, je passais des heures à méditer pour essayer de  » comprendre », en vain évidemment, la notion de néant et de limites de l’univers :) J’aurais pu embrasser une carrière scientifique pour assouvir ce besoin de comprendre la réalité, mais arrivée en seconde, je me suis retrouvée avec le gratin des excellents élèves voués au bac C. J’ai été littéralement dégoûtée de l’ambiance de compétition malsaine, de la fermeture d’esprit de mes camarades, j’ai associé la science à la rigidité des réponses toutes faites, mes notes ont chuté de 18 à 12 car je ne travaillais pas, contrairement aux autres et je me suis orientée vers la littérature. Ah, elle m’a apporté bien des réponses moins catégoriques car elles soulevaient de nouvelles questions. Que de plaisir en perspective :)Aujourd’hui, je redécouvre avec plaisir la science…

Je me suis toujours sentie en décalage, bizarre même mais je pense que ce qui m’a sauvée, c’était l’image de cette immensité qui me dépassait. Peu importent nos chutes, nos aspirations, la vie nous traverse, nous ne sommes qu’un grain de sable dans l’immensité sidérale. Cela peut nous effrayer mais en même temps, cette vérité nous enlève notre poids de performance et de réussite à tout prix, elle nous permet de relativiser notre vécu par rapport à la réalité atemporelle de l’univers. Ce qui importe, ce n’est pas de savoir que nous sommes petits, cela mettrait en valeur notre impuissance, mais au contraire de saisir l’immensité de notre environnement, car dans ce vaste monde, il y a de la place pour chacun de nous mais surtout une infinité de trésors à découvrir…
Je vous souhaite à tous de trouver votre place, rien n’est jamais figé, la vie est mouvement et cet élan est salvateur.

merci pour ce commentaire réjouissant !

Un grand salut à vous tous,

J’ai lu tous vos posts et j’y ai ressenti parfois du désarroi et même du désespoir. J’ai hésité à écrire car je vais plutôt bien mais on ne sait jamais peut-être que je suis contagieuse.

50 ans… A la moitié de ma vie donc, voire pas tout à fait (on vit vieux dans la famille et c’est tant mieux) et puis je viens de commencer le violon (rêve d’enfant) et il me faudra bien encore 50 ans pour être potable (c’est bougrement difficile et pas d’oreille absolue dans mon cas)… Dépistée précoce à 9 ans, deux sauts de classe mais une scolarité qui est devenue de plus en plus médiocre… (arghh, pas de surbrillance scolaire pour moi alors suis-je si intelligente que ça ???). Globalement heureuse (même si… pourrait mieux faire encore) et de toute manière incapable (ouf !) de rester malheureuse bien longtemps, même si, depuis toujours, je me sens différente et en décalage (bah oui quand même !). 5 enfants (précoces, décalés et heureux aussi, enfin il me semble) mais plus de mari (parti avec une autre… classique et tristement répandu).
Le bilan est plutôt positif (au mari près mais on s’en remet…), alors oui, la surdouance est une chance car elle permet d’analyser, d’interroger, d’observer,… (dans l’ordre que l’on veut) rapidement, et surtout de comprendre moins mal le monde environnant et les petits bonshommes qui y vivent (un peu d’anthropologie, c’est sympa aussi) et également d’aider (profession de soignant oblige) à s’en sortir des gens qui se croient perdus ou sans valeur, merci au système scolaire français et à ses catégorisations un peu rapides… L’intelligence au service des autres (un petit peu pour soi aussi, il faut savoir être égoïste), ça rapproche et aide à se connaître soi-même. Etre sincère en toutes circonstances (on ne peut pas jouer un rôle toute sa vie) tant pis si l’on dérange parfois (ça fait du tri), être ouvert à tout et à tous (à quoi ça sert d’être empathe sinon), être confiant dans la nature humaine et s’abstenir de juger (chaque homme porte une croix) et… le regard que nous portent les autres change, incroyablement. On a le bonheur d’avoir un cerveau efficace alors il faut s’en servir… pour construire ! Bon Courage à ceux qui vont moins bien.

Samuel , Michèle vous donne une réponse. Il faut faire comme vous le sentez et comme vous en avez besoin. Si votre psy a posé cette question, c’est qu’elle a décelé quelque chose. Et les conséquences ne seront pas une catastrophe, il faut prendre du recul avec les tests.Ce ne sont que des tests.Il me semble que cela vous éclairera sur vous-mêmes.Selon J. P.Tassin, les personnes surdouées sont plus facilement sujettes aux dépendances. Et si vous ne l’êtes pas, ce sera bien également.

Merci Michèle pour votre témoignage !

Bonjour Nadine je viens de tomber sur votre site et je me permets de vous parler de mon vécu, j’ai appris à 50 ans que j’étais surdouée apres avoir lu le livre de Jeanne siaud-fachin  » trop intelligent pour être heureux » ,j’ai prit contact avec cette psychologue clinicienne et apres plusieurs séances et le passage des tests il s’est avéré que j’ai un QI de 158 , cela fait maintenant 5 ans et j’avoue que je vis mieux ma différence ainsi que les personnes qui m’entourent , par contre au niveau professionnel une profonde déception car effectivement je ne me suis pas absolument épanouie bien au contraire , je ne dis pas que c’est plus facile mais je peux m’expliquer beaucoup de choses …….. Je ne regrette pas de savoir que je suis surdouée ,seulement j’aurais aimé le savoir avant, mais il est important de le savoir quel que soit l’âge ,Jeanne siaud-machin en écrivant ce livre m’a permis de comprendre mon décalage et ma différence qui maintenant ne me fait plus peur ,c’est très très important pour mieux vivre enfin.!!! Je trouve que votre site permet à des personnes qui ne comprennent pas cette douance de pouvoir réaliser et peut-être comme moi mieux vivre même si c’est tard , merci cordialement michele

Bonjour,

Je viens tout juste de me libérer de 30 ans de poly-addictions à l’alcool, le tabac, la cocaïne, le sexe. C’était en janvier. En parallèle de ce protocole médical, j’ai jugé utile de recourir à une aide psychologique pour m’accompagner dans ma reconstruction après tant de chaos. Dès les premiers échanges, ma psy m’a demandé si j’avais été détecté précoce jeune : non. Elle maintient son diagnostic et je confirme bien me reconnaître dans la très grande majorité des caractéristiques d’un zèbre.
Mes interrogations portent maintenant sur : quelle nécessité de faire un test ? Est-ce un outil de libérations ? Car il est vrai que si le score est positif alors cela expliquera beaucoup de choses, mais d’un autre coté il condamnera le diagnostic et ses conséquences irrémédiablement. Si le score est négatif alors le soulagement va laisser place à encore plus de questions sur l’origine de cette proximité multiple.
Bref, est-ce une bonne idée ce test ?

Bonjour Sev
Vous posez une question très intéressante au sujet des passages de tests. Je vais vous répondre du mieux que je peux car j’ai étudié les tests. Les tests de Weschler sont standardisés. La standardisation a un objectif , c’est d’annihiler le plus possible la subjectivité de l’observateur. Vous ne devez donc pas craindre que votre psy soit non objective durant le passage de test. Le fait que vous la voyez depuis un an prouve que vous avez confiance en elle. Elle a fait cette observation à votre sujet qui est l’observation clinique que chaque psy doit faire avant de faire passer le test WAIS. Vous avez la « chance » que cela se soit passé sur une année. Si votre psy est une bonne professionnelle, elle est intègre et le passage de tests avec elle se passera bien. Si vous voulez néanmoins le passer avec une de ses collègues, c’est possible, et elle peut passer le relais en décrivant les observations de suspicion de douance à votre sujet. Ce sont des informations qui doivent être « secrètes » mais dans le cadre de passage d’informations de pro à pro, c’est différent, dans le sens où c’est votre bien-être et mieux-être qui doit primer, et votre choix « éclairé ». Vous pouvez choisir qu’elle ne dise rien , mais dans ce cas c’est dommage car, le QI n’est pas LE principal et le seul paramètre dans le « diagnostic » (je n’aime pas ce mot ), et il est important de faire des observations autres.
Voilà j’espère que cela vous aide dans votre choix. Le plus important est de rencontrer surtout une psy « qui vous veut du bien », c’est-à dire que son objectif premier est de vous sortir de cette dépression .

extrait :
« Cette standardisation a une fonction unique : permettre la comparabilité des sujets ou, en d’autres termes,s’assurer que les différences entre les sujets ne relèvent pas des aléas de la situation ou de la subjectivité de l’observateur.L’observation standardisée est dite objective en ce sens qu’elle permet l’accord entre les observateurs. »
PUF psychologie du développement et psychologie différentielle Jacques Lautrey (chapitre 8 dev) Huteau.

Bonsoir,

je m’intéresse depuis peu à la « surdouance », en fait depuis quelques semaines quand m’a psy m’a laissé entendre qu’elle pensait que j’étais un HQI. Je la vois depuis 1 an pour traiter une dépression que je traine … depuis au minimum mon adolescence (j’ai bientot 37 ans). Il est vrai que je me retrouve sur certaines choses dans les témoignages que j’ai pu lire (introversion, hypersensibilité, manque de confiance en moi, impression d’être une inadaptée sociale …) mais en même temps, je n’ai pas de don particulier. Je dirais que je suis moyenne en tout, vraiment bonne en rien.

Bref, à ma demande ma psy m’a indiqué qu’elle pouvait me faire passer le WAIS4 mais que le pouvais aussi le passer ailleurs si j’avais des craintes quant à sa neutralité. Je me pose donc la question suivante : sachant que ma psy est convaincue que je suis un zèbre, est ce que passer le WAIS avec elle m’expose au risque d’un résultat faussé par ce quelle croit ? (dans quelle mesure ce test laisse t’il place à de la subjectivité) et dans l’autre sens, si je passe le test avec quelqu’un qui ne me connait pas, est ce qu’il ne risque pas de passer à coté de quelque chose ?

en tout cas merci pour ce site qui est le premier que je lise où je ne me sens pas stupide de pouvoir oser penser que peut être je suis « surdouée »

Merci Jacques pour ce commentaire positif qui nous fait du bien !

De la philo…tout ce que j’aime !
Cette page est très culturelle et si intéressante merci à vous !

Toujours les mêmes questions depuis 5000 ans, mais que de réponses à cette écroulée humanité qui ne demande que des mains des bras et de l’esprit… Conseils: Aurore; Humain, trop humain de Nieszche, la philosohie de Socrate par Platon, les oeuvres de Cioran ( que de réponses à travers véritablement ce qu’est un syllogisme, à travers l’humour), et puis finalement la majorité des oeuvres de Bergson, grand analyste du psyschisme et des comportements humains. Good lecture !

Bonsoir Dav,

Me permettant de vous écrire ces quelques réflexions qui pourraient vous aider, puisque vous sembliez en demandes dans vos derniers messages ; aussi, et évidemment, sans les prétentions qui ne sont pas de mes habitudes, préférant entre nous, et via la possibilité que Nadine, nous offre par sa finesse, sa compréhension, et ses soutiens si utiles de part son excellent et très intéressant site, voici donc les mots que je vous livre, m’étant senti si proche de vous, aux regards d’époques de vies ardues, des prémices de l’enfance aux abords de mes vingt ans, en ayant aujourd’hui quarante cinq…

Me repassant à rebours, quelques passages du film aux images anarchiques et vacillantes des poussières de ma vie d’avant, d’un passé si inintéressant me venant naître par le cycle primaire, de lassitudes en évasions, de décalages constants en envies soudaines de s’enfuir pour n’y jamais revenir, aux pires successions collégiennes puis lycéennes qui d’années en désordres, de souffrances en révoltes, d’incompréhensions en nausées,
m’engouffrant souvent dans des situations extrêmes et effrayantes,

pour me jeter simultanément, et plonger à la noyade addictive, dans des besoins indispensables d’amour, de cultures éclectiques et multiples, de lectures endiablées, de connaissances des Arts et de créativités associées,
qui encore aujourd’hui me sont quotidiennes, vitales, salvatrices, et si dévorantes tout en étant également le sel, le pain et l’eau dont je dois me nourrir, pour ne plus mourir comme auparavant je suis si souvent mort.

j’ai relu vos deux messages postés plus haut, où vous disiez : « mais que je n’ai pas trouvé de personnes qui soient dans ma situation, et si une personne a réussi à surmonter cet état, je serais enchanté qu’elle me contacte pour me parler de son parcours ».

Alors je vais tenter de vous donner quelques éléments de mon « parcours », pour alléger, je l’espère, un temps soit peu vos douleurs existentielles et sociétaires que je comprends si bien que je les ai également vécues,

et surtout vous permettre de trouver ce chemin qui existe toujours au bout de nos espoirs, lorsqu’ils sont fortement vivifiés par l’instinct de la pure et juste survie dans le monde actuel,
qu’à beaucoup de titres on peut vouloir tuer,
mais qui sous d’autres angles se révèle mêlé, de grandeurs uniques en richesses toujours plus nombreuses, ne se laissant découvrir quand s’y accrochant fermement,

bien évidemment l’amour des autres puis de soi avec les autres et celui des autres(même s’ils peuvent paraître si peu),
la volonté de compréhension des complexités du monde présent et passé,
de l’humain,
les questionnements et introspections,
la culture et la créativité, sont pour moi des pôles capitaux, incontournables et fulgurants de régénérations personnelles,
pour venir nous ouvrir de nouveaux champs de bonheurs renouvelés, analgésiques et destructifs de passés et de souffrances accablantes, aux douleurs et souvenirs inutiles, comme handicapants à nous laisser trouver la voie vers les beautés, les joies et la légèreté de vivre, l’âme plus alerte, et le corps détendu des déchirures et tortures anciennes.

Vos propos m’ont étrangement troublé par l’expression de leurs profondes dépressions et tristesses nihilistes.
Certes, je comprends très bien votre ressenti sur le monde actuel, qui est effectivement, en grande partie un monceau inextricable de misères, douleurs, tortures, guerres, barbaries, totalitarismes, mercantilismes, médiocrités, jalousies pernicieuses et antisociales…

Mais ne pensez pas qu’aux faits,
il existe aussi la possibilité de les analyser via : la philosophie, la Foi, l’histoire passée, la sociologie, la psychologie, l’ethnologie, les phénomènes de cycles florissants et décadents que les humains ont vécus, même au cours de l’antiquité.
L’humain n’a pas la capacité d’apprendre de son passé, il refait généralement et de manière répétitive les mêmes erreurs.

Aussi tel n’est pas bien sur mon propos de vouloir le défendre ou de l’approuver dans ses erreurs,
mais de bien scinder deux éléments principaux dans ce type de réflexion,

et ceci après : (1)le recueil d’informations nécessaires à la réflexion, (2)l’observation de ces réalités aux regards des justesses temporelles, sociétaires, humaines, historiques, dans lesquelles elles s’inscrivent, (3)la réflexion sur la causalité de ces situations et le pourquoi de leurs venues de leurs incidences et influences sur nous et nos affects, (4) pour en arriver alors à des croisements et rapprochements entre de mêmes faits et conséquences dans d’autres circonstances, époques ou civilisations et époques passées,

et ainsi, après ces quatre étapes, il convient d’en passer à des modes de comparaisons, en se positionnant en situation de totale neutralité et de froideur non engagées intellectuellement, pour déboucher sur :

ces deux éléments principaux, bien distincts, mais tout à fait complétifs, dont je parlais plus haut, dans ce type de réflexion :
– comprendre telle ou telle autre situation,
– ne veut pas dire l’accepter, ou l’excuser.

Pour en tout cas dépasser l’étape première de la vision unicitaire et de l’écoeurement (parfaitement compréhensibles), devant la barbarie, les douleurs, les misères et inégalités inadmissibles.

Afin d’en retirer sa force de révolte très concentrée en soi, comme son carburant unique et vital, son armure d’airain, sa seconde peau indestructible, dans le but capital ne pas se laisser avaler, dévorer, déprimer, attaquer, par les « autres » et leur logique si loin de nous,

qui même si selon leurs apparentes visions « normalisées » de leurs propres réalités sociétaires qui sont pour eux si justement inaltérables,
ne sont en fait que nombreux leurres, qui leurs servent principalement à ne pas regarder en face ce qui les effraye tant, car trop différents et demandant surtout de trop importantes remises en question pour et sur eux-mêmes, ce qui n’est pas désiré ni possible, surtout lorsqu’ils avancent en âge, donc en certitudes pesantes, ancrées, inébranlables, et donc inattaquables.

Aussi l’adulte Hpi qui se trouve sur leur chemin, est l’obstacle dérangeant, inquiétant, incompréhensible, car il est cet autre Soi, celui qui n’est pas Moi, que je ne suis pas et que je n’ai pu être, ou même que je ne voudrais être,

l' »autre » se retrouve donc, et par le fait même, à devoir vivre dans sa « normalité » où 98% de ses congénères vivent,

sachant que dans les 2% restants où vivent les Hpi,
vivent AUSSI les Hpi dépressifs, en doute constants, se croyant perdus et associaux, désespérés et inutiles,(bien sûr à tort),

se désolant de n’avoir pas réussi, alors qu’évidemment ce n’est pas une course ou autre concours,
mais une juste succession d’étapes, qui bien souvent s’imposent d’elles mêmes,(cf:l’excellent livre de Jeanne Siaud-Fachin : Trop Intelligent pour être heureux – éditions Odile Jacob)
pour venir donner à réfléchir, à se comprendre, à s’intégrer dans des schémas, espaces et paysages, que l’on reconnait enfin comme étant ceux que jamais on ne trouva,
mais qui soudain sautent au visage comme des évidences à jamais enfouies, pour logiquement venir gommer, petit à petit, les passés, périodes, époques et temps perdus au milieu des « autres »,

et ce pour diverses raisons venant de manques de confiance, d’introspections, de replacements personnels dans son être juste et non dans celui que les autres avaient choisi pour soi, de besoin de réassurances, de renforcements, d’endurcissements, de soutien psychol. psychiat. psychothérap. divers,
ET de passages de test WAIS avec analyses cliniques qualitatives appropriées puis de suivi avec un psy et travaux de remise en cause importants sur soi même,

en souffrance de n’avoir pu délaisser ces prisons premières, dans lesquelles des années passées, les « autres » les avaient violemment et délibérément incarcérés,
sans comprendre, observer, ou accepter un instant de s’autoriser à s’interroger, sur les possibilités de différences existantes et évidentes entre « eux » et un Hpi rêvant de se construire dans des ailleurs propres et différents, purs et clairs comme la transparence des eaux d’un lac de montagne au torrent salvateur,

mais qui reste perdu seul, sans conseils ni soutien, dans des vies semblables à des états de conscience plus ou moins altérés, basées sur des sentiments et sensations fortement désordonnées, minées de doutes répétés, de ressentis si souvent sombrement négatifs et mortifiants, en vécus douloureux envahissants non digérés, de frustrations régulières incontrôlables, aux hypersensibilités ingérables,

qui trop souvent s’entrechoquent fortement, et sont conséquentes aux différents mal être, dépressions, mal de vivre, et incapacités à se trouver des chemins d’espoirs nouveaux, des possibles de vies réactivées, que beaucoup de ces groupes de Hpi non reconnus, seuls, rejetés, non suivis, soutenus et non testés, souffrent, endurent dos courbés, se demandant que faire, et s’il existe encore une mince espérance en demain pour leur apporter un souffle de vie autre, non vicié, et enfin ce sel nourrissant manquant à leur terreau de croissance pour être des Hpi heureux.

Oui tout cela existe, oui notre terre n’est pas réservée à un seul groupe de personnes très majoritaire, hégémonique, et conquérant, ivre de puissance et oublieux du bonheur, de la beauté, de l’amour,

la voie du soulagement de la liberté et du bonheur, ne vient pas simplement certes, ni rapidement non plus, se serait trop simple,
mais elle se présente souvent quand on l’attend le moins, où quand on pense l’avoir trop attendu en vain, c’est comme l’amour,

parfois l’espoir s’enfuit comme un courant d’air vient subitement soulever une feuille tombée de l’arbre,
parfois il s’en revient revivifier le rêve, et un matin tout apparaît plus clair, l’espace s’entrouvre enfin, les éléments si disparates d’hier, se permettent de suggérer un ordre de reconstruction,

il faut le désirer, le chercher âprement, la vie n’est souvent pas au premier regard, et par de nombreux moments ensuite une partie simple à jouer, comme à négocier dans une route montagneuse se succédant en virages serrés, une ascension délicate, un pic à conquérir,

mais lorsqu’on a soudain conquis dans la douleur le si ardu sommet, qu’elle n’est pas la joie régénératrice de pouvoir savourer les efforts multiples accomplis pour gagner le droit de découvrir un nouveau panorama,
celui d’un nouveau pays,
celui qui était si près qu’on ne voulait le voir, celui qui semblait si dur à toucher, à obtenir,
mais dont on contemplait émerveillé la totalité magistrale de beautés célestes,
après l’effort et la croyance dans sa capacité et sa force à l’atteindre comme d’autres que soi l’avaient atteint auparavant,

je crois en la puissance de l’esprit dans la quête, dans l’envie, dans les choix, dans l’espoir d’avancer pour soi, vers soi, en un juste et vrai chemin, celui qui sort de l’ornière, celui qui dépasse le doute, le désespoir, le manque de confiance en soi,

aussi c’est là qu’un jour on sent, on perçoit, on se dit que le moment arrive, et je vous dit cela de part mon expérience personnelle,
il peux paraître difficile de le comprendre, car en effet certains évènement sont malaisés à expliquer avec de simples mots,
mais comme on voit soudain jaillir un arc en ciel de derrière un nuage qui paraissait si gris, la pluie s’arrête alors, le soleil resplendit.

Espérant avoir pu vous aider à voir une lueur,
le tunnel parait souvent ne pas avoir de fin,
ce n’est pas obligatoirement le résultat optimal qui compte de suite,
c’est je crois la force personnelle, et la volonté pure et noble que l’on mets dans la quête qui est importante,
ensuite les choses se délient, les solutions se dessinent, et l’horizon devient soudain plus clair.

Bon courage, croyez-en vous, c’est plus sûr que d’attendre que les autres le fassent pour vous, et élaguer, aller de l’avant, le chemin est souvent moins complexe lorsqu’on fait de son mieux pour se donner les moyens d’y réussir pleinement.

Cordialement.

Jacques. V.

Pas surdoué ? J’ai bien aimé comment vous vouliez écouter les pensées de vos camarades …
Vous avez raison , il n’y a que la poésie qui est belle et vraie.

Bonjour,

d’emblée j’affirme- avec doute- que je ne suis pas surdoué, mais un rêveur. Tout petit j’étais posé mais espiègle parfois provocateur, avec le besoin de confronter l’autre aux règles.
à même pas deux ans je parlais sans relâche et posais des questions souvent sans réponse. en classe j’étais ailleurs, je n’arrêtais pas me demander ce que je faisais là, on me parlait de valeurs et je ne voyais pas où réellement elles vibraient.
J’avais mon monde intérieur, des amis avec qui je dialoguais dans la tête, je me souviens qu’à mes trois ans je me demandais comment il était possible de penser, je voulais écouter les pensées de mes camarades de classe, j’approchais une oreille de leur tête et il ne se passait rien et j’étais assez troublé par cette question. quand l’institutrice, « la madame », nous demandait de colorier une forme délimitée je me disais ok elle ne veut pas que je dépasse alors je faisais un monochrome sur toute la feuille où le lapin à colorier n’était plus visible.
En classe je ne faisais rien de rien sinon de jouer avec les emballages de mes 10 heures que je transformais en voiture, ou autre.
je viens d’un milieu défavorisé, pas de réel accès à la culture, on avait un dictionnaire, pas de livres et ce dictionnaire je le retournais dans tous les sens, une définition appelant ou se recoupant avec une autre, je ne supportais pas que les plus forts s’en prennent aux plus faibles alors je les protégeais, je pouvais être bagarreur juste pour défendre les autres. souvent j’avais l’impression que mon cerveau ne faisait que ressentir des intensités, j’étais très sensible aux odeurs entre autre, j’avais le sentiment de voyager dans un monde où la pensée était substituée par des sensations et des émotions, d’avoir toute une palette du ressenti, j’avais le sentiment de penser sans mots.
Vers mes 12 ans j’étais avide de physique et d’astrophysique, je pouvais via la bibliothèque de l’école ainsi que celle d’un club d’astrophysique satisfaire ma curiosité ainsi que par des modules de cours conférences donnés. j’adorai les lois de la relativité, j’étais ébahi et séduit de voir comment il avait pensé avant de modéliser mathématiquement ses réflexion sur ses théories.
j’étais le chouchou des autres adultes amoureux de la physique, dans ma famille on se moquait de moi, à l’école je faisais peur aux autres élèves.
à 15 ans j’en ai eu marre des sciences, je comprenais que j’y cherchais de la poésie avant tout, je trouvais la science fortement religieuse, à mes 6 ans j’avais rejeté la religion, j’y voyais trop d’hypocrisie et je trouvais fortement réduit la forme d’absolu que je tentais d’imaginer.
la science j’y ai vu à mes 15 ans une forme de dictature religieuse et un douteux discours universel. j’ai de la seconde à l’autre décidé d’écrire, je n’allais quasi plus en classe, j’écrivais de la poésie et je vadrouillais de ville en ville. ensuite je me suis lancé avec une conviction de rage dans des luttes politiques, j’ai eu mon bac par miracle, les études supérieures ça me gavait tout autant, j’y voyais une perte de temps immense ou alors une peur paralysante, une prof de philo des sciences m’adorait, elle voulait que je participe à des tables de discussions/réflexions avec des profs et d’autres personnes, ça ma faisait peur alors du coup je n’allais plus au cours. pourtant je n’arrêtais pas de lire et d’apprendre par mes moyens ou grâce aux rencontres heureuses. Je continuais à écrire, poésie, nouvelle, théâtre, essais, j’ai été édité et j’ai à nouveau eu le besoin de fuir, le milieu littéraire ne me laissait pas rêveur. Niveau professionnel c’est triste mais jamais plus d’un an et demi le même boulot, souvent nettement moins.
Je rencontre trop de difficultés avec les collègues, je me dis qu’ils comprennent une chose qui m’échappe. j’y vois trop souvent des systèmes, des accommodements, des dynamiques où je ne trouve pas ma place, quand une question est abordée j’ai besoin de le faire sérieusement en profondeur et je ne suis pas entendu. ça fait lgtps que j’ai appris à me taire, j’essaye de passer inaperçu, c’est fatigant d’être pointé comme bizarre, je rêve d’être transparent, et pourtant je souffre de ce que je ne me sens pas entendu.
j’ai souvent le sentiment de voir une situation et de devoir me fatiguer à expliquer en quoi mon propos est cohérent.
j’ai l’impression que ça ne percute pas les autres, pourtant après coup bien après ils pondent une analyse qui étrangement ressemble à celle que j’ai eu d’intuition. un moment donné j’ai développé de l’agoraphobie, et des angoisses, bon j’en faisais depuis enfant, mais là ça devenait plus qu’invivable, j’ai du des psy, deux, ils m’ont dit que je n’avais pas conscience de mon intelligence et de ma sensibilité plus que largement supérieure à la moyenne, en fait je suis souvent naïf et je donne beaucoup de crédit aux autres, bien que souvent j’ai la sensation de les percevoir, mais s’il y a lacune alors j’invente le reste de l’autre et là les différences deviennent une arme que je tourne contre moi et souvent je me dis que les autres ont perçu une chose qui les aide à vivre et que moi je suis en deçà d’eux; que s’ils sont apaisés dans telle ou telle situation c’est que je suis un être incomplet et eux pas.
parfois je suis là avec la volonté de vivre la beauté, je la cherche tente de la créer et je ne trouve pas de répondant. je me sens seul et idiot.
la pensée, la lecture, la beauté me soulagent. là je travaille pour acheter la liberté d’écrire un roman sans me soucier des finances, momentanément, aussi je ne sais plus si j’ai le gout de l’autre au pluriel, je fais de l’écriture un devoir égoïste de m’être ici et maintenant.

au final voilà, je ne me sens pas intelligent du tout mais étrangement je me reconnais dans les souffrances des adultes dits hp.

merci à ce site d’exister, merci à vous!

Eh bien vous avez écrit sur mon site , c’est déjà positif, et j’espère que vous vous sentirez moins seul. Vous êtes bien pessimiste effectivement, je me pose la question , le seriez vous si vos parents avaient accepté les sauts de classe et si vous aviez un travail à la hauteur de vos compétences? vous avez raison, apprendre est bénéfique. Vous êtes dans un moment de déprime profonde mais vous n’avez pas complètement baissé les bras et je suis sûre que vous trouverez des personnes avec qui correspondre. Je ne pense pas que vous soyez inapte aux relations humaines , mais il faudrait que vous rencontriez des personnes à haut potentiel également. Faire le test est une étape, après il faut accepter et intégrer cet « état », ce sera plus simple que vous ne le pensez, mais cela peut prendre un peu de temps. Merci pour votre témoignage.