Planète surdoués | Un espace d'information et de recherche sur la douance

Les adultes surdoués

Voici l’émission du 19 septembre 2007 de « Toute une histoire » – France 2.


toute-histoire-complet

Voici l’émission du 10 avril 2008 du magazine allo docteur sur France 5. Avec Jeanne Siaud-Facchin et Ingrid Desjours.

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99 Comments pour Les adultes surdoués

Nadine Kirchgessner | 25 octobre 2012 à 12 h 58 min

Esmeralda , J’ai mis en avant des livres sur la page biblio. Bien sûr il y en a d’autres, mais ce sont les basiques. Pour des recherches plus universitaires, vous pouvez lire aussi « enfants exceptionnels : précocité intellectuelle et talent » Todd Lubart , (université paris V) les chapitres sont écrits par différents spécialistes. Ce ne sont pas des recherches sur les adultes. Il y en a peu. Vous pouvez lire « différence et souffrance de l’adulte surdoué » de C Bost. Il est axé sur la souffrance.
Les tarifs sont entre 200 et 400 e en général pour les tests globaux de tests de QI, avec entretiens, tests et compte rendu. Le test WAIS IV est ce qu’on appelle communément un test de QI. Ce n’est pas un test de personnalité.

Nadine Kirchgessner | 25 octobre 2012 à 14 h 00 min

bonjour Kelkun
Nous ne pouvons dicuter d’un entretien duquel nous ne savons pas grand-chose car nous n’y étions pas présents. Personne n’a supposé que de ne pas être surdoué était équivalent à être bête. Si vous voulez bien, je tiens à être neutre dans cette page, et je publie les témoignages des personnes qui ont passé les tests ou qui se questionnent.
En ce qui concerne l’âge, il est évident que l’expérience d’un psy de 50 ans sera plus grande qu’un psy de 25 ans tout frais émoulu de la fac, sachant que tous deux auraient été bien informés sur la douance , et que le psy de 50 ans mette à jour ses connaissances très régulièrement.
Ce n’est pas Oriane qui dit que les psys savent repérer d’emblée un surdoué, mais JSFacchin qui l’écrit dans le livre.

Kelkun. | 25 octobre 2012 à 14 h 43 min

@Nadine: je sais bien que c’est JSF qui le dit, mais c’est Oriane qui la cite.
En ce qui concerne la neutralité je trouve que c’est une bonne intention..

J’aimerais rajouter que je connais cogitoz et j’ai eu l’occasion de rencontrer JSF et je doute fortement que Madame Siaud laisse rentrer dans son affaire des gens incompétents. Son intêret et sa réputation y sont en jeu…

Esmeralda | 26 octobre 2012 à 19 h 25 min

Merci Nadine :-)

Daniel | 2 novembre 2012 à 0 h 54 min

Bonsoir,
J’ai pris RV pour une première consultation chez Cogito’z, mais en lisant les témoignages ci-dessus, cela me laisse quelque peu perplexe, d’autant plus que mon but n’est pas vraiment de refaire un bilan psy. J’en ai déjà fait un il y a environ 8 ans et celui-ci m’avait apporté quelques réponses sur mes capacités intellectuelles. Mais depuis, d’autres questions et des doutes ont ressurgi, ce qui m’amène aujourd’hui à vouloir reconsulter pour approfondir l’analyse qui avait été faite de mon bilan de l’époque. Comme beaucoup d’entre vous, j’ai entre temps lu le livre de JSF et je me suis plus ou moins reconnu dans la description qu’elle fait des adultes surdoués, notamment ce sentiment de décalage et l’hyperesthésie typiques des HQI.
Cependant, dans mon bilan, il n’était pas fait mention de « surdouance » mais plutôt, je cite, d’une « difficulté d’application pratique du potentiel intellectuel dont les effets pourraient être extrêmement forts » en raison d’une différence plus que significative entre les deux échelles (verbale > performance) du test de QI.
Du coup, je me demande vraiment si j’ai bien fait de vouloir consulter une psychologue de Cogito’z.
Bonne journée.
Daniel

Clara | 3 novembre 2012 à 10 h 16 min

Bonjour à tous,

Intéressante discussion !
Je viens mettre mon grain de ciel (comme disait une amie, involontairement :-) ).
Les Zèbres sont des gens normaux, même s’ils sont « hors-norme ». Normaux parce qu’être Zèbre n’a rien de pathologique, c’est un fonctionnement différent. Hors-norme parce qu’ils sont décalés par rapport à la majorité. Une norme n’est pas synonyme de grand nombre. Moi, j’aime bien appeler les « autres » des Gazelles…
Ce qu’il me semble important de souligner, c’est que ce décalage, cette différence, si elle n’est pas dépistée tôt, peut induire des souffrances qui elles-même sont potentiellement génératrices de névroses, mais les Gazelles aussi ont des névroses. Le premier problème, c’est de savoir qui on est, comment on fonctionne et comment on peut se positionner dans un environnement social, affectif, professionnel. Accepter que l’on ne doit pas attendre une quelconque reconnaissance sauf à nos propres yeux. Se libérer de nos souffrances pour nous épanouir et atteindre notre plein potentiel.
Il y a des Zèbres heureux, mais ils ne se retrouvent pas chez les psys, sauf problématique ponctuelle.
De mon point de vue -mais c’est mon point de vue uniquement- le principal problème dont nous souffrons tous, c’est un terrain de communication avec d’autres personnes qui fonctionnent comme nous, d’autres personnes qui puissent nous comprendre et nous accepter comme nous sommes.
Concernant les centres Cogito’Z, ce sont des professionnels qui font leur travail du mieux qu’ils le peuvent, du moins j’ose l’espérer. Mais cela ne veut pas forcément dire efficacement, ceci dépendant des capacités et compétences du consultnt. Par contre, je pense que ceux d’entre vous qui ont eu une attente déçue, ou un contact négatif devraient écrire à Mme Siaud-Facchin pour lui remonter l’info, sinon quelle chance a t’elle de perfectionner son système ? D’autre part, je suis absolument persuadée que seules deux catégories de psys seraient susceptibles de correctement prendre en charge des Zèbres, petits et grands : des psys très sensibles et très empathiques, tolérants, humbles et ouverts… ou bien des psys Zèbres eux-mêmes.
Avec une amie, j’envisage de réaliser un travail de fond, global, sur le sujet. Nous sommes donc à la recherche de personnes qui voudraient bien communiquer avec nous pour nous faire part de leurs expériences, de leur vécu et répondre à nos questions. Ceux qui passent par là et sont intéressés peuvent m’écrire à : transductions@gmail.com . Notre objectif : un travail sociologique sur les Zèbres…

Merci pour cet espace de parole

Oriane | 22 décembre 2012 à 12 h 09 min

Bonjour,

Je reviens sur ce forum après quelques mois, étonnée de voir que la discussion s’est poursuivie « sans moi »…
Bien sûr il n’y a rien de dur à ne pas être zèbre si c’est le cas. Ce qu’il y a de dur c’est de ne pas entrer en dialogue avec le/la « psy » que l’on vient rencontrer. Il y a des gens qui sont contents de s’épancher en monologuant chez le psy ; pour ma part je cherchais une discussion. On m’a écouté parler sans rien dire puis demandé de faire le test. Voilà pourquoi je m’interrogeais sur l’utilité de cet « entretien » (par ailleurs assez cher…).
Merci de vos réponses, Nadine. Oriane

vavavoum | 9 janvier 2013 à 16 h 09 min

Bonjour,
étant concernée par ce thème et dans un mal de vivre et une inadaptation récurrente,je cherche des coordonnées de psy et/ou d’associations qui s’occupent d’adultes « Zèbres », en Bretagne. J’espère dans cette démarche, avant tout, de mieux me comprendre pour pouvoir, enfin, trouver ma place au monde.
Merci à tous.

delf | 21 janvier 2013 à 15 h 39 min

bonjour a tous,

par ou commencer???…. il y a 2 ans mon médecin traitant ( lui-même HPI) m’a expliqué que je suis certainement une personne à haut potentiel…. faut aller voir un psy, passer de tests et blablabla…
Résultat, je n’ai rien fait… pas besoin de savoir ou plutôt pourquoi savoir, à 35ans ça changera quoi dans ma vie???
J’étais, à ce moment là dans une période un peu creuse. Je navigue tranquillement sur un océan d’ennui et j’y mène ma barque depuis trop longtemps: ennui à l’école, ennui dans les activités, ennui au boulot, ennui à la maison… Non pas que les choses m’ennuient, bien au contraire j’adore apprendre, communiquer, échanger, écouter, vivre en général, mais au fond la vie pour moi est comme un bon gâteau au chocolat dont le socle est une génoise d’ennui… ridicule comme image non??
Et pourtant…
Du coup, j’me suis mise un ptit coup dans le derrière et hop ça repart… comme à chaque fois… mais là ça y est, le revoilà…je ne garde pas un boulot plus d’un an en général, quand je comprends les mécanismes d’une chose, elle me lasse et je passe à une autre.
Je me suis toujours adaptée aux personnes et choses qui m’entouraient, mais aujourd’hui j’aimerais avoir des réponses précises: qui suis-je?? pour savoir où aller… le résultat, en terme de « chiffre » ne m’intéresse pas, juste je voudrais savoir pour moi bien sûr mais aussi pour ma fille de 4 ans, je la sens différente des autres enfants, et si un début de réponse se trouve dans la « douance », je me dois d’accepter le jeu pour l’aider au mieux, elle.

j’ai l’impression d’oublier d’écrire la moitié de ce que j’aimerais, d’être un peu barge en expliquant tout ça, mais j’suis bien cachée derrière mon PC!! ahahah!!!
je ne sais pas ou trouver un psy qui pourra m’aider, mon médecin m’a renvoyé vers des pros qui n’ont pas l’temps pour de « nouveaux clients ».
Je suis en dordogne limite gironde…

merci

Nadine Kirchgessner | 25 janvier 2013 à 23 h 57 min

Pour votre fille, vous pouvez interroger les associations comme l’ANPEIP, qui vous donneront des adresses dans votre région.

Anaïs | 13 février 2013 à 21 h 19 min

Philippe, Merci.

supernova | 15 février 2013 à 10 h 46 min

Bonjour à toutes et à tous,

Je fais partie de ces gens pour qui la lecture de livres sur la « douance » a fait un écho particulier.
Mon épouse et ma soeur sont les personnes qui m’ont les premières interpellé sur une probable « douance » chez moi.
C’est lorsque mon fils a montré des signes avérés de « précocité » que je me suis subitement intéressé à la question me concernant, et que j’ai donc avidement parcouru les livres et les fora.
J’ai passé les tests WAIS III il y a un an environ. Ce fut un fiasco. J’étais en plein état dépressif, avec prises de substances psychotropes à forts effets dévastateurs sur l’état cognitif.
Les résultats des tests, même s’ils montrent des signes de « douance » ne sont pas probants.
La psychologue qui m’avait fait passer le WAIS III aurait dû me dire que je n’étais pas en état pour passer le test. Mais je ne lui en veux pas, car je voulais tellement alors passer les tests que de toute façon, j’aurais été beaucoup trop insistant jusqu’à la faire céder.
Et d’ailleurs, peut-être m’avait-elle signifié un avis défavorable au passage du test et que je ne m’en souviens plus ?
Comme je suis du genre à ne pas vouloir lâcher ce qui me tient à coeur, je persiste.
Pourquoi ? Beaucoup ne me comprennent pas. Mais mes proches qui ne me comprenaient pas pensent maintenant que j’ai probablement raison de m’entêter.
Lorsque je m’avoue que je me raccroche à ce fichu test WAIS comme à une bouée, cela me fait peur.
Mais la reconnaissance objective, factuelle de ma « douance » par ce test me permettrait de enfin, avoir une explication à mes comportements « anormaux », au fait que je me suis très tôt, dès l’école primaire, senti à part souvent, à l’écart parfois cruellement, …
Une chose est certaine, parce que avérée, j’ai cessé toute consommation de psychotropes dangereux, dont j’étais dépendant, depuis début novembre, un exploit que je croyais impossible… et je m’y tiens. Pas question cette fois de planter mes tests à cause de cela. Il me reste assez de raisons pour les planter : le stress, une grippe ou une gastro attrapées juste avant la date fatidique.
Mais j’ai peur, comme je l’écrivais plus haut. Qu’adviendra-t-il si les tests révèlent une normalité ? Dans ce cas, je devrai me résoudre à accepter des troubles, des tendances schizoïdes, perfectionnistes, hyper-émotives, et j’en passe…
Mais aussi j’ai honte, car n’est-ce déjà pas une chance d’être en bonne santé, avec un cerveau « normal » ?
J’ai beaucoup de mal à me faire à cette idée, car je me suis toujours, toujours – sauf quand j’ai fait ma terrible dépression – imaginé une vie peu commune, exaltante, pas dans la normalité.

Alors ? Chacun pense ce qu’il veut, selon son histoire, ses convictions, son caractère. En ce qui me concerne je veux savoir où je me situe dans un référentiel comme le permet WAIS.

A la lecture de certains fora, j’ai l’impression que certains s’émeuvent que des tests soient donnés par des psychologues qui ne sont pas eux-même « surdoués ». Peut-être ont-ils raison. Peut-être parmi ces psychologues on en trouve qui profitent d’un effet de mode en vogue.
Je ne sais pas si la psychologue que je rencontrerai est « surdouée ». Je ne veux pas céder à ce que j’interprète parfois comme une forme d’élitisme intellectuel. Je verrai bien.
Je passerai en principe la WAIS 4 la semaine prochaine. Sait-on jamais, peut-être ne pourrais-je la passer si un astéroïde percute la terre à l’endroit de la France à 20:30 ce soir ?

A bientôt.

Nadine Kirchgessner | 18 février 2013 à 12 h 57 min

L’astéroïde est passé,en Russie, rien ne devrait vous empêcher de passer ces tests! s’ils sont dans la « normalité », ce ne sera pas un drame. si vous êtes perfectioniste, ce sera un trait de personnalité.

jacqueline | 28 février 2013 à 17 h 07 min

Sympa ces commentaires ! Et avec si peu de fautes d’orthographes !
La question suivante me vient à l’esprit : pourquoi voir un ou des psychologues quand on est « surdoué » ou doué tout court d’ailleurs, ou même totalement amoureux de la vie sous toutes ses formes ?
En quoi un psychologue peut aider à assouvir la soif de savoir, l’envie de comprendre, le besoin d’échanger dans des domaines pointus, de s’intéresser à l’art, la musique, les sciences…? Le sport aussi pourquoi pas ?
S’il y a un problème, c’est de faire comprendre à son entourage social que lire un livre sur l’astronomie, un article sur le boson de Higgs ou la chasse au mammouth n’est pas un effet de prétention mais un vrai plaisir. D’où un léger décalage et un vrai sentiment de solitude.
Je viens de regarder ce qui pourrait permettre d’en sortir, de cette fichue solitude après l’émission de RTL sur les enfants que vous appelez HPI (en fait curieux et rapides à la compréhension). Un intervenant parlait de l’association MENSA, et je me suis précipitée sur le site…. vide, car il faut avoir fait la preuve de sa « douance » (pas beau ce mot si vous voulez mon avis), en passant le test proposé, puis payer 480 euros par mois pour en faire partie. GROTESQUE !
C’est surfer sur la solitude des zèbres (ça par contre, j’aime !), et là encore c’est jeter sur ce type de personne un soupçon de volonté élitiste.
S’il y avait seulement des lieux de rencontre, où l’on puisse, à la place de faire des lotos ou des morpions, parler astronomie, archéologie, tectonique des plaques, biologie, musique, poésie, peinture, etc… nous nous sentirions moins seuls, mais voilà, c’est notre faute, nous nous sommes isolés et vivons comme une honte notre différence. Quelqu’un saurait mettre cela en place ?
Grosses bises à tous dont je me sens si proche et qui sont si loin.

Nadine Kirchgessner | 3 mars 2013 à 12 h 57 min

Merci beaucoup d’avoir remarqué pour l’orthographe ! Je mets un point d’honneur à cela , ne laisser aucune faute sur le site. Il faut voir un psychologue lorsque l’on est en souffrance. Evidemment , si tout va bien , il n’y en a pas besoin. Pour adhérer à MENSA, la cotisation est de 60 e / ans (cf leur site). Il est assez normal de prouver sa douance pour adhérer, parce que sinon , cela n’aurait pas de sens . Néanmoins , c’est un sujet délicat , dans le sens où ils exigent un test de QI >132. Or on sait que les tests de QI parfois peuvent être minorés à cause d’inhibition ou d’état déprimé ou de stress.

Patrice | 5 mars 2013 à 16 h 37 min

La tentation est grande pour les praticiens de se focaliser sur les aspects pathologiques de la douance car ils ne voient généralement dans leurs cabinets que des gens qui vont mal et n’ont pas forcément exploré le sujet chez ceux qui vont bien.

Le nombre d’associations, de sites internet, d’articles, de conférences traitant du « mal-être » né de la douance se multiplie. Beaucoup sont l’œuvre de professionnels de la psychologie, de la sophrologie ou d’autres sciences du bien être… C’est que le surdoué pourrait devenir un client au potentiel de long cours, donc à choyer.

Il se dit partout que le mal-être du surdoué provient essentiellement de son hypersensibilité innée qui entretient – entre autres – son sentiment de décalage sociétal et le fait déprimer.

Or bon nombre des maux psychologiques que l’on décline de la douance ne sont que l’œuvre de notre société et ne font pas forcément des surdoués des handicapés.

Je souhaite vivre ma douance, pas la mutiler comme un mal qu’il faudrait combattre pour tenter de devenir comme les autres.

A tous les praticiens, les vendeurs de bonheur et les gourous de l’esprit, je dis que ma douance est mon don et mon hypersensibilité mon fardeau mais pour rien au monde je ne veux changer pour être « comme tout le monde ». Intelligence et hypersensibilité doivent coexister pour mon équilibre, car ma nature est ainsi faite qu’elle le réclame.

Nous oublions trop souvent d’utiliser la première en voulant guérir la seconde.

Or mon intelligence me dit que l’hypersensibilité n’est pas la responsable de mes difficultés. C’est une richesse qui me gratifie des couleurs et du relief de la vie, qui génère les flots d’émotions indispensables à la satisfaction de mes sens.

Mes difficultés proviennent surtout du manque de contrôle dans la gestion de ces émotions. Je ne dois pas les laisser générer des pensées qui pourraient m’embarquer au-delà des réalités. Et il existe une méthode naturelle pour y parvenir : le mindfulness. Je m’y emploie, et ça marche.

Penser plus densément ou différemment n’apporte pas le bonheur, mais vivre le présent en ressentant pleinement les stimuli du monde pourrait y conduire.

Selon Cécile Bost :
L’identification est un élément essentiel pour un adulte surdoué. Comprendre son altérité, les forces et les faiblesses qui en découlent, rencontrer ses pairs, se confronter au bilan psychologique, puis admettre ce fonctionnement intrinsèque, vont aider à stopper la culpabilisation et l’auto-dépréciation. Recourir à un accompagnement adapté, notamment auprès d’un thérapeute sensibilisé au travail avec des personnes surdouées, peut également s’avérer fort utile. Diminuer la psychopathologie d’un adulte à HP est plutôt une question de relations humaines, longues et incertaines, qu’une affaire de recettes miracles. Se retrouver, s’affirmer, et envisager de construire l’avenir sous un éclairage nouveau… vivre, voici tout l’enjeu.

Merci de m’avoir permis de poster ici l’avis d’un HPI de 65 ans, fraichement diagnostiqué.

asperger | 11 mars 2013 à 9 h 44 min

je suis étonné de ne pas avoir vu le mot asperger dans les interventions
et pourtant il parait que beaucoup d’asperger serait HQI.
En lisant , par exemple, le post de supernova ,j’ai le sentiment qu’il devrait aller jeter un coup vers cet horizon . Apres avoir donné un nom à son comportement on se sent mieux et on voit le monde autrement .
moi , dans ma bulle egocentrique depuis l’enfance , très bon élève puis moins bon car englué dans la recherche de ma moitié , aveuglé par une croyance judeo chretienne stérilisatrice .
J’ai tout de meme décroché un bon diplome dans le domaine scientifique .J’ai obtenu des emplois sans problème, mais je n’ai jamais compris ce qu’on attendait de moi et au bout d’un certain temps l’ennui , le rejet de la hiérarchie a conduit au licenciement .
Très peu d’amis car les discussions de tout les jours m’ennuient alors je passe mon temps avec moi même . Je suis sans cesse en questionnement sur le monde et je suis heureux lorsque j’ai un probleme à résoudre .
Toujours agacé de la lenteur des autres à trouver ce que j’ai trouvé rapidement je joue constamment au professeur . J’agace , j’indispose , j’énerve et je pousse mes interlocuteurs à l’indigestion . Idem pour ma famille.
Mais tout ça est la normalité pour l’asperger que je suis , diasgnostiqué depuis peu .
Je ne dois pas avoir un gros qi ( jamais diagnostiqué car pas de gros problème ) mais je suis un hypercréatif qui voit très vite les solutions à un problème technique . Et toujours ce sentiment tres fort d’etre sous utilisé . Alors je me mêle de tout .
Coté amis j’en ai eu très peu , et ils ont toujours été précoces .et aujourd’hui je n’en ai pas .
J’ai une femme très certainement THQI et 3 enfants diagnostiqués HQI , en études supérieures dont 2 bien dans leur peau et 1 mal à l’aise.
Les choses ne sont jamais faciles dans ma tête car le trafic est toujours intense alors la question du bonheur se noie dans l’ensemble .
Je remets tout en question sauf quand mon besoin de securité me l’interdit alors , dans ces moments là, mon moyen haut potentiel tend vers zero .
Un dernier theme qui me tient à coeur , le syndrome de l’albatros dont souffre treè certainement un de mes enfants : pour réussir à se fondre dans la masse on met en sommeil sa génialité et ses questionnements.
Car se distinguer est mal vu dans la société citoyenne .

Nadine Kirchgessner | 15 mars 2013 à 12 h 20 min

Il ne faut pas confondre la douance avec le syndrome d’Asperger. Ce syndrome est un trouble autistique, inclus dans les TED (troubles envahissants du développement). Certaines personnes surdouées semblent être Asperger mais ne le sont pas . C’est leur « haut niveau » qui les fait paraitre « un peu autistes », parce qu’elles sont isolées ou parce qu’elles ont des centres d’intérêt un peu différents, qu’elles sont un peu hors des sentiers battus, hors normes. Le terme « autisme » est employé d’une façon générale, galvaudé, mais il ne devrait pas être employé à tort et à travers. Mais ce n’est pas pour cela qu’elles sont Asperger. Etre Asperger est avant tout un trouble autistique. Si vous voulez , relisez la définition de ce syndrome (tiré du PUF de psychologie J. Ionescu ch 3) sur la page Les Asperger. De plus les personnes autistes ont du mal à reconnaître les visages, c’est pour cela qu’elles ont des relations sociales plus difficiles. Il y a des expériences en neurosciences qui montrent qu’elles ne regardent pas les visages comme les personnes ordinaires , qui elles regardent les yeux puis la bouche.
Syndrome d’Asperger :
premièrement une altération qualitative des interactions sociales
Deuxièmement le caractère restreint, répétitif et stéréotypé des comportements
Troisièmement une altération du fonctionnement social/professionnel

. D’après ce que vous écrivez succintement dans ce message, vous êtes très doué. Vous avez eu des amis précoces, femme, enfants HQI… vous êtes hypercréatif, ce qui ne se teste pas avec le QI. Vous écrivez que vous avez obtenu des emplois sans problème… Cela semble assez incompatible avec le syndrome d’Asperger (selon moi mais je ne suis pas infaillible et je ne connais de vous que ce commentaire…)…par contre vous avez les caractéristiques d’une personne surdouée, ennui, la non compréhension du monde du travail, rejet de la hiérarchie. Vous agacez les autres…etc…
Réécoutez les vidéos sur le syndrome d’Asperger (page vidéos, puis Les Asperger). Certains Asperger ont un HQI, ils sont appelés aussi « autistes de haut niveau », ou aspie. L’inverse n’est pas vrai, les THQI ne sont pas Asperger.

Pnina | 19 mars 2013 à 17 h 55 min

Bonjour à tous,
Ma question est la suivante : je vois une psychothérapeute depuis un an et ne veux pas en changer. J’ai énormément avancé et lui dois beaucoup. Elle est professionnelle, efficace, humaine, et je me sens en confiance tout simplement. Cependant, je ne sais pas comment aborder le sujet de la douance avec elle. Je crois vraiment qu’elle y a fait allusion le mois dernier : « Je crois que c’est assez clair, ce qui vous caractérise, vous le savez très bien ! Si vous avez des questions… » et j’ai nié en bloc comprendre à qui elle faisait allusion.
Je crois que je suis HP, et en même temps, par moment, malgré tout ce que j’ai lu, je me dis que n’importe qui se reconnaîtra dans ces profils et dira à son tour, “moi aussi je suis HP” et que c’est n’importe quoi. Je me dis alors qu’un test pourrait venir me confirmer certaines choses, mais je suis alors terrifiée à cette idée. Passer ne serait-ce que la porte d’un spécialiste en vue de passer ce test de QI m’effraie trop à ce stade.
Tout cela a commencé en juillet 2012, il y a 8 mois, en sortant de chez ma psychothérapeute. Je sais que cela peut paraître prétentieux et idiot, mais je me suis dit, “en fait, je suis très intelligente”. Le lendemain, je me dis “je suis trop intelligente pour être heureuse”. Comme je le fais souvent, j’ai tapé mon ressenti sur le moteur de recherche pour voir ce que d’autres racontaient et disaient de ce sentiment-là. Et je suis tombée sur le livre “Trop intelligent pour être heureux”. J’ai lu et relu tout ce que j’ai trouvé sur Internet, j’ai commandé le livre en question, puis le livre de De Kermadec, très bien également et tout correspond à ce que je suis, ce à quoi j’aspire et le prix que cela me coûte. Et pourtant, il y a toujours une voix en moi pour me dire que je me trompe et que c’est n’importe quoi.
C’est ce que je me suis dit en septembre. Et c’est revenu en force. Puis j’ai à nouveau considéré que c’était n’importe quoi. En effet, ma psy a réussi à me faire travailler sur des problèmes importants me concernant, d’ordre familial, et donc j’ai pensé que c’était la bonne voie et que le reste n’était que bêtises. Maintenant j’ai compris que cela me concerne bien, que ce ne sont pas des bêtises, et que de toute façon cela n’occulte aucunement les autres problématiques chez moi et que j’ai un parcours qui m’est propre, mais que cette personnalité qui est la mienne est bien “colorée” comme le dit “Siaud-Fachin” par la douance. Si douance il y a car je n’ai pas fait de test.
Je suis assez découragée. J’ai toujours été assez à part, et ma caractéristique est d’avoir un don artistique et d’être toujours très créative et originale. J’ai bien marché scolairement enfant, mais je n’ai jamais été la chouchoute, bien au contraire. Je n’avais rien de l’attitude de la bonne élève et les instituteurs ne m’appréciaient pas particulièrement. J’avais un bon comportement mais quelque chose en moi leur déplaisait et ils l’ont même dit à ma mère. Je crois qu’à 10 ans, j’ai compris qu’il fallait que je rentre dans le moule pendant un temps. Le problème est que j’ai pris le pli pendant trop longtemps et que cela m’a coûté beaucoup. Je me suis souvent perdue. Je n’étais pas valorisée tout en conservant la conviction au fond de moi, de ne pas être reconnue et d’avoir « raison » de croire en moi. A l’adolescence j’ai capitulé sous la déprime. Une déprime invisible de l’extérieur. Je ne m’étendrai pas ici. J’ai adoré les études supérieures et j’ai pu m’épanouir, et était quasiment amie avec mes profs, avec lesquels je garde contact. Mais je n’ai jamais vraiment été scolaire à proprement parler. J’ai toujours été décalée à ce niveau-là, à la fois brillante et décevante à certains égards. J’ai toujours très vite assimilé les idées et concepts et digère vite l’information que je m’approprie facilement pour nourrir une pensée. Je suis passionnée et j’ai une vision du monde motivée par la soif de comprendre. Autant dire que je n’ai jamais vraiment pu trouver d’interlocuteur avec qui échanger vraiment, sauf à de rares occasions, et que même avec des gens que j’aime beaucoup et apprécie, je ne suis en général pas véritablement moi-même et ne partage pas le fond de ma pensée. j’ai aussi beaucoup souffert d’hypersensibilité et j’ai eu une grande capacité de mémoire. Je dis j’ai eu car je filtre beaucoup plus, mais il y a un aspect assez malheureux à cela: j’ai connu un gros trou de mémoire à un moment donné de ma jeunesse, j’ai fait un black out d’une certaine période, et d’une manière générale, je me suis assez anesthésiée, et j’ai été un temps l’ombre de moi-même. J’ai toujours vécu avec une angoisse persistante, et une déprime « existentielle » oui.
J’ai été malade et cette maladie qui m’a mise par terre a décuplé mon angoisse. Dans un sens cela m’a aidé à tout arrêter et à m’occuper de moi-même, et j’ai entamé les démarches pour aller voir un psy à ce moment là. Depuis un an, je vois régulièrement ce psy dont je parlais plus haut et j’ai énormément évolué ne serait-ce qu’en 12 mois. J’ai aussi beaucoup et facilement collaboré, j’ai produit des choses, j’ai été capable de me remettre en question, de dire que je m’étais trompée, et d’accueillir les questions qui gênent venant de mon psy. Je lui ai dit « je ne suis pas là pour me voiler la face, en tout cas consciemment », et c’est donc cette volonté qui me fait aller vite. Je crois pouvoir dire qu’elle est assez heureuse pour moi et qu’elle prend plaisir à nos échanges et notre travail. C’est l’impression que j’ai, et je crois simplement que je suis très bien tombée, et je ne veux pas changer de psy. Une part de moi pense qu’elle partage peut-être même cette particularité avec moi, car le peu que je sais d’elle me pousse à le penser : centres d’intérêt divers et variés avec changement de cap professionnel, etc. Donc je répète ma question : je vois une psychothérapeute depuis un an et ne veux pas en changer. Je ne sais pas comment aborder le sujet de la douance avec elle. J’ai honte.

asperger | 19 mars 2013 à 18 h 01 min

c’est vrai qu’il y a de quoi y perdre son latin dans les tentatives de classement des personnalités et des actes opérées par les psychologues ou psychiatres.

Je suis diagnotiqué asperger mais j’ai appris à regarder les gens dans les yeux et ça ne me pose pas de problème. Le diagnostic est donné à partir de la somme minimale de défauts typiques dont nous avons tous une composante .exemple:
L’ennui à l’école est commun à tous les enfants à un moment ou à un autre et pourtant dans un cas c’est parce qu’il n’y a pas de grain à moudre ,dans un autre parce qu’il ne comprend pas , dans un autre parce que ses hormones males le tracassent , dans un autre parce qu’il a faim à heure réguliere , donc ça ne fait pas un diagnostic

Je viens de lire le livre de JSF « trop intelligent pour etre heureux » et suis déçu de l’absence de demarche scientifique . Et je sens monter en moi une envie de critiquer et remettre en question chacune de ses affirmations , car elles sont toutes critiquables puisque non prouvées ni etayées .

Mon absence d’esprit de synthèse m’énerve , m’horripile et à chaque relecture de mes idées un nouveau classement s’impose une nouvelle idée vient chambouler l’ordre récement établi , c’est l’esprit divergent , qui fatigue !!!
ça, ça doit etre HQI 1er niveau , il me manque la case décisionnelle qui ferait de moi un THQI ???

supernova | 20 mars 2013 à 10 h 16 min

Bonjour à tous,

@Pnina : Ce que j’écris ici n’engage que moi, et n’est qu’un avis parmi tant d’autres. Ne le prenez pas comme parole d’Evangile, je suis loin, très loin d’être doué en la matière.
La question relative à votre probable « douance » semble vous tarauder. Je pense, car j’en fait partie, que beaucoup d’adultes dans cette situation se posent les mêmes questions.
Et la meilleure façon d’y répondre, selon moi, c’est de passer le test WAIS IV avec un bon psychologue.
Le résultat du test n’est qu’une photo, et est le reflet d’une des facettes de votre intelligence au moment où vous passez le test. Mais au moins cela permet d’avoir une mesure objective sur une échelle de l’intelligence.
Vous semblez très attachée à votre psychothérapeute, car elle vous apporte beaucoup.
Vous lui faites confiance, et c’est certainement aussi grâce à cela que cela marche bien avec elle.
Soit elle connait et comprend la question de la « douance », soit ce n’est pas le cas (à savoir que selon elle la « douance » ne signifie rien – j’ai entendu un psychiatre me dire « Bon. Imaginons que vous soyez surdoué : qu’est-ce que cela change à la situation ? » ).
Dans le premier cas (elle comprend bien la notion) elle vous dira probablement lorsque vous aborderez la question avec elle, quelque chose genre « Effectivement vous me semblez être surdouée, …  » (la suite sera alors libératrice pour vous).
Dans le deuxième cas, elle vous dira probablement quelque chose du genre « Bon ok pourquoi pas. Mais qu’est-ce que cela change à la situation ? »

Je ne suis pas à votre place. Mais permettez-moi un conseil : abordez la question avec elle.
Si vous n’osez pas le faire, alors essayez de contacter un bon psychologue (j’entends par là quelqu’un qui connaît très bien la question de la « douance ») pour passer le test WAIS IV. Rien ne vous interdit (sauf les aspects matériels ou logistiques) de consulter un autre psychologue pour passer le test, tout en continuant à consulter votre psychothérapeute.

Pour revenir à votre relation avec votre psychothérapeute, selon moi il est essentiel d’être sincère, et de ne pas rester dans le non-dit, car le non-dit biaisera malheureusement cette relation. Elle ressentira que vous cachez quelque chose, et vous serez frustrée de ne pas pouvoir dire ce qui vous tient à coeur.

Mais surtout, ne restez pas seule avec cette question qui vous tourmente !

Bon courage à tous.

Pnina | 20 mars 2013 à 22 h 24 min

Bonsoir,

Merci Supernova. Je crois que vous avez raison. Tout ce que vous dîtes est cohérent et je sais que vous avez raison. J’ai peut-être besoin de le lire, de me le faire dire.

Tout d’abord, chez ma psy, je suis une sorte de strip-tease permanent, dévoilant chaque facette les unes après les autres. Parfois ma psy s’y attend et sourit, et parfois elle semble vraiment étonnée et amusée. En tout cas, elle cherche toujours par tous les moyens à me ramener sans cesse à moi-même et à me révéler à moi-même et c’est pourquoi je lui en suis très reconnaissante. Il n’y a jamais aucun jugement ni négligence d’un aspect de moi ni de ressenti, bien au contraire, tout est pris comme une part essentiel. J’ai l’impression d’être pour elle un vase brisé qu’elle aide à recoller, morceau après morceau. Bien sûr c’est moi qui fait ce travail, mais c’est grâce à son professionnalisme et à ses compétences, à son empathie qui m’a mise très vite en confiance. C’est pourquoi j’aimerais autant ne pas changer de psy. Et je ne crois pas qu’elle balayera cette question si il s’avère que c’est confirmé. La connaissant un peu et comprenant son approche et sa sensibilité, même sans être une spécialiste, elle aura au moins lu ou ira lire et se renseigner vraiment sur le sujet. Je pense qu’elle comprendra les enjeux, sans toutefois me réduire à cela. Il faut, je pense, à la fois le prendre comme un aspect incontournable (ça change tout) et aussi comme une des composantes (ça n’explique pas tout).

Je sais que je dois passer un test, même si j’ai peur. J’ai lu sur le sujet donc je sais de quoi on parle, et je sais que ce n’est qu’un portrait, pas un examen auquel on réussit ou on échoue. De toute façon, si on étudie ma personnalité et si on m’interroge sur mes émotions et ma vie intérieure, et mon vécu, il est évident qu’il y a quelque chose. J’ai des moments comme là où j’en suis persuadée. Et puis très vite, à nouveau, je suis terrifiée à l’idée d’un test avec son aspect scolaire. Mais je sais qu’il ne s’agit pas de ça si c’est avec un psychologue qui maîtrise le sujet. J’ai pensé déjà à consulter pour cela indépendamment de ma psy quitte à le lui raconter après. La confiance ne serait pas rompue pour autant. A ce stade, sauf « accident » (lapsus, ou autre) ou mot de sa part, je suis incapable d’aborder le sujet. Si vous saviez les mille sujets que j’aborde déjà ! Et celui là, en l’absence de résultat, me fait juste honte.

supernova | 22 mars 2013 à 10 h 09 min

Bonjour à tous,

En entendant les actualités ce matin, je pensais à la faculté de rebond de certaines personnes lorsqu’elles sont acculées, dans l’urgence.
Je me pose la question par rapport aux adultes surdoués. Et je fais le rapprochement avec ce que vous écrivez, @asperger, lorsque vous mentionnez les difficultés avec l’esprit de synthèse et la prise de décisions.
J’interprète peut-être mal et si c’est le cas je vous prie de m’en excuser. Ce que je comprends, c’est que vous avez de multiples et incessants questionnements qui remettent sans arrêt en cause vos différentes conclusions, et vous ne parvenez pas à sortir de cet océan de conclusions une décision.
J’ai l’impression qu’une des facultés du « surdoué » adulte, c’est de savoir prendre les meilleures décisions, en situation d’urgence, ou lorsqu’il est acculé.

L’incapacité à prendre des décisions, la paralysie venant avec la peur d’engager celles et ceux qu’on ne connait même pas dans une tourmente dans les prochains jours, semaines, mois années, …. Les centaines de questions ressassées, posées, soupesées, en envisageant toutes les conséquences possibles, de préférence les pires, histoire de trouver à chacune des conséquences, même les pires, une solution, qui à son tour peut avoir d’autres conséquences, …
J’ai connu cela. Je ne le connais plus dans le monde du travail depuis que j’ai été mis au placard, après une période de harcèlement moral puis un burn-out. Etre au placard, c’est une autre forme de harcèlement finalement, … mais je digresse.
Et pourtant, je crois que je suis capable de prendre des décisions dans l’urgence ; Je pense avoir sauvé la vie de mon père en 2004 parce qu’il s’était étranglé, tout le monde était figé, je me suis levé de table, et lui ai fait la manoeuvre de Heimlich que j’avais vue dans le film « un jour sans fin » (avec Bill Murray et Andie MacDowell – film que j’avais beaucoup aimé au demeurant).

Nancy Huot | 12 mai 2013 à 12 h 17 min

Bonjour à tous,
Je suis actuellement en Écosse mais compte rentrer en France en partie pour suivre une psychothérapie. J’ai Fait les tests après mon fils en décembre dernier et ai lu le livre très formateur de J.S.F. J’ai laissé plusieurs messages où j’expliquais ma détresse et mon grand besoin d’être comprise et accompagnée, mais je n’ai hélas jamais obtenu de réponse, ni même un signe de vie du genre « j’ai bien lu votre mail, je n’ai pas le temps de vous répondre… » Le silence complet. Du coup, je me suis posé plein de questions du style,elle doit me prendre pour une folle, ou , elle a d’autres chats à fouetter.

Hugo Bordelet | 12 juin 2013 à 17 h 20 min

Je ne serai même pas au regret de venir « augmenter » les avis négatifs sur Cogitoz ET JSF tant il s’agit ici, d’une évidence.

Mon expérience personnelle vis-à-vis d’elle et son centre est tout simplement catastrophique et j’espère sincèrement que cela va se dire de plus en plus sans crainte de…

Je crois que nous ne sommes pas là pour être autre chose qu’honnêtes, ce qui est de toute façon une constituante physiologique quand on sait ce que surdoué veut dire, et certainement pas « gentils », encore moins complaisants, sinon l’intérêt de cet échange va s’avérer assez limité.

c’est une personne très critiquée (ce qui est assez rare) par de grands professionnels du domaine et je doute
que cela soit injustifié quand on constate l’aspect très généralisé de la critique.

Son secrétariat et plus particulièrement SA secrétaire à Marseille est une véritable catastrophe (ce que confirme le bureau Parisien !) se substituant elle-même à JSF en faisant la pluie et le beau temps sur les prises de rendez-vous, bloquant toute personne qui ne lui revient pas, ou tout simplement la repoussant aux calendes grecques quand elle ne fait pas tout simplement disparaitre toute correspondance.

Nous avons malheureusement vécu ces écueils et ce que cette personne ne savait pas c’est que j’allais moi-même avoir l’occasion de rencontrer JSF, en personne lors d’une conférence.

Lorsque je lui ai parlé du nombre incroyable de tentatives de contacts, du nombre d’appels, du nombre de mails que nous lui avions envoyés à propos de nos enfants et de nous-mêmes, dans une période de grande souffrance, elle a tout de suite reconnu qu’il y avait un sérieux problème et d’une façon assez hautaine m’a demandé de la contacter à une autre adresse mail.

Comme pour certains et certaines d’entre vous, il n’y a pas eu de réponse.

Peu de temps après, je regardais une émission sur le Net dans laquelle elle apparaissait au côté d’un jeune homme de moins de trente ans présenté non comme quelqu’un de précoce, mais comme un phénomène…
S’en suivait une espèce de contage de tous ses talents, ne servant qu’un aspect « grand spectacle » auquel elle s’associait avec une fierté à peine contenue.

Je pense pour conclure sur cette personne et son entreprise, qu’il n’y a aucun justificatif possible pour qu’une personne soi-disant compétente soit entourée d’une équipe à ce point dyssynchronique par rapport à elle… et qui serait en tout point à l’opposé de sa propre compétence… il y aurait donc de sa part un déni patent d’éthique, s’entourant de personnes très en retard (en ce qui concerne l’horaire) à la formation très incomplète, ne pouvant et/ou ne voulant pas répondre à certaines questions trop complexes…

C’est un peu gros.
Il y a une personne, une image, un gros marketing, et une société qui semble se porter à merveille, vu le carnet de rendez-vous.

Et ce n’est pas par ce que la précocité reste un sujet délicat, encore bien trop ignoré qu’il faut se satisfaire d’une réelle médiocrité dans ce domaine,
bien au contraire.

Je rappelle ici une chose absolument évidente, s’il y a bien un milieu dans lequel le souci du moindre détail est primordial du point de vue relationnel, c’est bien celui de la précocité, ou chaque détail, chaque manquement est instantanément remarqué et retenu par « cette personne en recherche » dont l’une des caractéristiques reste la surexposition permanente à toute perception, quel qu’en soit le mode.

Entre temps, ayant définitivement renoncé à contacter, encore… JSF, l’idée m’était venue de prendre contact avec une immense professionnelle, reconnue par tous, et avant tout une personne d’une immense qualité humaine, Arielle ADDA.

J’ai donc eu une personne passionnante au téléphone et un rendez-vous trois semaines plus tard… malgré ses voyages à l’étranger, ses conférences et sa clientèle au combien conséquente. Un autre monde.

Étant dans le sud de la France, un rendez-vous parisien n’était pas forcément chose facile, mais nous n’avons bien évidemment pas hésité une seconde.

Le résultat a été sans appel pour notre fille ainée, dont le QI s’est révélé extrêmement élevé et dont l’analyse faisant suite aux tests à révélé des capacités vertigineuses, selon la propre expression d’A.ADDA.

Nous avons ensuite grâce à un suivi, et à une correspondance vis-à-vis de laquelle A.ADDA n’a jamais failli, compris que le chaos qui s’était installé dans nos vies avait une possibilité d’explication, d’éclairage, assez inédit et avons pu grâce à ce discours éclairant prendre (un peu plus) nos vies en main, et comprendre… enfin.

Nous laisserons sans le moindre regret JSF à son Marketing, réalisé de main de maître et continuerons à nous adresser non seulement à de grands professionnels,
ce que nous lui accordons, dans le doute, après tout ça ne coûte pas grand-chose, grands professionnels donc, disponibles et dont l’intérêt premier reste clairement… l’autre.

Il y avait dans la salle d’attente d’Arielle ADDA un livre, parmi d’autres, dont le titre est « ENFANTS SURDOUÉS : Arrêtons le Gâchis »

Parfaitement d’accord, et si possible pour les adultes, également.

Christelle | 5 juillet 2013 à 13 h 56 min

Bonjour,
je partage pleinement les avis négatifs quant à COGITO’Z AVignon. J’ai été testée moi même en 2000 par JSF qui n’avait alors ni secrétaire ni centres épars. Je lui serai éternellement reconnaissante du travail qu elle me permit alors d’accomplir.
10 ans plus tard, j’ai ressenti la nécessité de faire tester ma fille de 6 ans. JSF ne prenant aucun nouveau patient malgré mon insistance, elle m’a aiguillée vers son centre d’Avignon (20 minutes de chez moi, parfait). J’ai été reçue par une psy… je ne sais quoi qui m’a dit que nous allions passer le test. RDV pris, ou plutot 3 RDV (75 euros chaque) avec une autre psy du centre qui n’a jamais daigné m’adresser la parole ni me faire entrer dans son cabinet ne serait ce que pour y accompagner ma fille et en sortir dès le début de la consultation. Est enfin venu le jour de la restitution du bilan (entre temps le test était devenu un bilan, 230 euros d’écart). Il en est ressorti qu il fallait que les parents arrêtent de fantasmer sur le fait que leur enfant était surdoué, donc le score de ma fille étant NS (Non significatif) car ma fille était trop stressée de nature et se mettait trop la pression, « Zèbre ou pas quelle importance »?
Je lui ai patiemment expliqué à mots couverts que zèbre moi même, je souhaitais accompagner au mieux ma fille. Elle me répondit qu’être zèbre était un handicap, me demanda mon score QI, et au vu du résultat conclut que dans mon cas c’était un très lourd handicap!!! Merci ça fait donc au total 475 euros.
Bilan: ma fille ne veut plus passer de tests et s’ennuie à l’école, ne veut plus y aller et régresse en terme de notes scolaires. Un saut de classe serait très utile mais sans test l’école ne veut pas en entendre parler.
Je reste une inconditionnelle de JSF mais suis consternée de voir ce que ce si beau projet dont elle me parla il y a 12 ans est depuis devenu… Et je ne parviens pas à comprendre comment elle peut laisser faire cela…
Bon courage à tous ceux qui errent encore en attendant de tomber sur Le bon praticien.

Joel | 22 octobre 2013 à 14 h 32 min

Bonjour,

J’ai lu avec attention vos messages jusqu’au 12 janvier 2012.
Je lirais la suite quand le temps me le permettra, j’ai trouvé beaucoup de messages rassurants et intéressants dans ce qui a été dit.
Je m’appelle Joël, j’ai 30 ans et je suis actuellement dans un cadre de recherche, en fait j’ai réussi à trouver plus ou moins un équilibre avec ce que je crois être et une activité intellectuelle …

J’ai lu, il y a de ça 5 ans je crois, le livre « Peut-on être heureux etc », je n’ai jamais franchi le pas mais aujourd’hui, j’en ai plus ou moins la nécessité car je dois effectuer une opération intellectuelle que je redoute …

Bref, je suis en pleine période d’interrogation, peut être sera-t-il trop tard au moment ou j’aurais un rdv et le moment où j’aurais basculé (pour faire simple, je dois me plonger dans une langue non indo-européenne) et j’avoue que je redoute que cela n’affecte mon système de pensée (oui, ça peut paraître bête, mais c’est un poil plus compliqué).

Voilà, désolé d’avoir été trop long, j’espère avoir le temps de lire certains d’entre vous ici.

Joel

Flo | 28 janvier 2014 à 5 h 12 min

Bonjour à tous, bonjour Philippe

Je n’ai que la moitié de votre age et les circonstances me confortent dans le fait que ça n’a aucune importance. En effet je me suis particulièrement identifiée à votre commentaire malgré cette différence. Nous sommes les maîtres de notre existence. Que nos valeurs nous mènent vers des chemins que nous croyons justes, indépendamment de ce que quiconque voudra bien en dire.

Cela dis je tiens à vous remercier pour ce message positif et notamment concernant le danger de l’intolérance avec lequel je flirtais et arrive encore à le faire tout en en ayant conscience. Mais avec de la volonté cela évoluera, et comme il est dit : à chaque jour suffit sa peine :)

A ceux qui vivent mal voir très mal leur condition, mon grand père m’a rapelé un jour « la chance sourit d’abord à ceux qui s’aident eux-même ». Je crois que pour s’aider, il faut avant tout être persuadé d’être capable de le faire. Je crois également que nous avons tous au fond de nous-même une force merveilleuse, écoutons la ! Cela dit, on a tous le droit d’être aidé par ceux que l’on juge capables de le faire, qu’ils soient professionnels ou non d’ailleurs :)

J’espère que les deux ans qui séparent nos messages de vous empêcheront pas de me lire et si vous en avez le cœur j’aimerais beaucoup partager votre expérience.

Je vous souhaite à tous une excellente journée, plutôt un bon réveil à l’heure à laquelle j’écris 😉

suzette | 23 avril 2014 à 12 h 02 min

bonjour à tous! Merci pour votre témoignage. Je pense que je viens de decouvrir la réponse pour mon problème. J’habite à Paris. J’aimerais bien parler en vive voix, avec quelq’un qui est interessé. Merci de vous manifester.

bertrand | 17 juin 2014 à 15 h 59 min

Oh oh… ? Y’a encore quelqu’un ici ??!!
j’ai l’impression que tout le monde est parti !! (-: Bon…
La sortie de quelques livres bien écrits et publiés à bon escient ont mis le feu aux poudres… puis plus rien. Effectivement, on se dit que tous ces livres n’ont pas été écrits que pour servir leurs lecteurs et lectrices.
Quoi qu’il en soit, moi je viens seulement de tomber dessus (ou bien ce sont eux qui me sont tombés dessus) et après en avoir lu 2 consacrés aux adultes, à 50 ans, artiste, plein de questions et rarement de réponses, de plus en plus isolé des autres, je suis comme tout le monde ici, je me demande si ces livres sont de la sorcellerie, ou si au contraire ils ont été capables réellement de me trouver à ce point d’exactitude !
J’ai eu l’impression de me lire quoi !
Alors, que faut-il faire maintenant ? que fais-je avec ceci ? est-ce juste un cadeau encombrant ? faut-il se taper des cabinets surpeuplés (moi qui arrive en retard) et surcotés ? trouve t-on encore des psychologues compétent(e)s, disponibles et pas horriblement trop chèr(e)s dans le coin ?
j’habite à Paris, vers cirque d’hiver.
Si jamais quelqu’un trouve cette bouteille…

Nadine Kirchgessner | 17 juin 2014 à 18 h 47 min

je suis là…si , on écrit un livre pour les lecteurs et lectrices. vous pouvez lire le livre « Des femmes surdouées » il vous intéressera , j’en suis sûre! et apprenez à penser que la douance est un cadeau, non pas encombrant, un peu, mais c’est juste qu’il faut apprendre à s’en servir.

Linda | 23 juin 2014 à 15 h 48 min

Bonjour à tous,
voici plusieurs années que je me pose des questions sur la possibilité de la surdouance. Au fils de mes recherches et lectures, je me reconnais de plus en plus dans les témoignages. Malheureusement je ne sais pas où rencontrer des personnes susceptibles de m’aider! Je vous lance donc un appel à l’aide car je suis un peu perdue dans ma vie après de nombreux échecs malgré des capacités évidentes.
J’habite à Perpignan
Merci d’avance

Maëva | 21 juillet 2014 à 11 h 13 min

Bonjour à tous,

Je viens de découvrir ce site en faisant des recherches pour rencontrer des adultes surdoués en Ille-et-Vilaine. Et je me suis reconnue dans pas mal de commentaires :)

Linda, sache que j’étais exactement dans la même situation que toi jusque récemment. Et lorsque les choses ont commencé à mal tourner dans mon couple et dans ma famille, j’ai décidé qu’il était temps d’avoir des réponses à toutes mes questions. J’ai voulu passer un test à Cogito’z Avignon, mais les secrétaires sont désagréables et peu professionnelles. De plus, habitant sur Rennes, le transport me revenait très cher… Après quelques recherches, et beaucoup d’appels, j’ai trouvé une psychologue spécialisée sur Rennes et j’ai passé le test.
Depuis le bilan de résultats, j’ai trouvé ma place et toutes mes questions ou presque ont trouvé une réponse. Je ne peux donc que te conseiller de faire de même… Tu passeras certainement beaucoup d’appels et trouver un bon psychologue spécialisé n’est pas toujours facile, mais ça en vaut la peine! Si tu as des doutes, fonces et fais-le pour toi et quel que soit le résultat, tu trouveras de toute façon des réponses et tu pourras te retrouver et retrouver ta place dans la vie :)
Bon courage:

Marie | 16 août 2015 à 14 h 17 min

Bonjour,
Auriez – vous la gentillesse de me communiquer le nom du professionnel qui vous a fait passer le test svp ?
Je suis à Rennes et je cherche désespéremment quelqu’un qui soit formé à la douance adulte !
Un immense merci pour votre aide !
mjsueur@hotmail.fr

martin | 23 juillet 2014 à 18 h 37 min

bonjour,

des infos

– ma fratrie été testée par Mme Adda en 1987 qui avait deja le même discours.

– cherchez les sociétés de Mme Fachin et de son conjoint, cherchez et faites des liens,vous comprendrez le pourquoi du comment.la derniere en date vend de la « méditation de pleine conscience » (http://www.meditez.com/ avec un Z à la fin pour elargir et diversifier sa cible de clientèle sans en perdre la base)

désolé mais je ne supporte pas les gens qui se nourrissent des difficultés des autres.

Splendidounette | 28 juillet 2014 à 3 h 38 min

Bonjour,

C’est avec plaisir que j’ai lu quelques-uns des commentaires. J’ai commencé une thérapie il y a un mois. À force de creuser et de chercher des réponses, je suis tombée sur un article qui parlait des adultes surdoués. J’ai cherché tous plein d’infos pour bien comprendre et à ma grande surprise, je me suis reconnue dans les articles. Je découvre avec émerveillement et effroi que je fais partie des « zèbres ». Pour le moment c’est encore tout frais. Je suis encore sous le choc. Je vois mon psy demain, je vais lui en parler. Je vous avouerais que cela me fait peur. Je vais voir si je peux passer le test mais pour le moment, ce dont j’ai le plus besoin je crois, c’est rencontrer des gens qui présentent les mêmes caractéristiques que moi. si je pouvais trouver un groupe de paroles ou quelque-chose d’autre, ce serait cool car je souffre vraiment de ma différence.

Nadine Kirchgessner | 28 juillet 2014 à 12 h 17 min

Merci beaucoup pour vos commentaires.
Splendidounette, vérifiez que votre psy soit psychologue et non psychanalyste. Car cela risque de ne pas aboutir à votre mieux-être en ne vous éclairant pas sur la douance. Relisez mes articles sur la psychanalyse et les surdoués.
Merci beaucoup Martin pour cet éclairage ! Apparemment, peu de gens font les rapprochements…surtout les jeunes, qui, n’ayant pas connu les textes antérieurs, se laissent facilement abuser, (et on peut le comprendre). Je permets de faire les liens dont vous parlez facilement avec les articles d’Arielle Adda dans la page « publications ». … Il suffit de regarder les dates. Je vous félicite, je reconnais qu’il faut un certain courage pour aller à contre-courant. Moi, ce que je ne supporte pas, c’est l’injustice ! Mais la vérité finit toujours par éclater. Les faits sont là, les dates sont indéniables. Les personnes surdouées savent lire et compter.
Que sont les enfants doués devenus ? A. Adda .1996
Itinéraire de l’adulte doué : une indicible désolation intérieure. A. Adda. 2003
La psychologie sociale a quelque chose de mystérieux…les effets de groupes…ajouté à cela, la sur médiatisation.

Cheyenne | 9 septembre 2014 à 9 h 20 min

Bonjour

Je vous lis et bien sur je pourrais redire la même histoire qu ebien d’entre vous. J’ai aussi décidé de rencontrer des HP et je passe de tres bons moments, mais ils sont souvent tres jeunes… et j’apprécierai de côtoyer des personnes de mon âge (j’ai 48 ans)… j’essaie d’organiser des sorties In Real Life pour quadra++ sur le forum Zebra Crossing en région parisienne, si cela vous dit, cela me ferait très plaisir de vous rencontrer tous et toutes… échanger sur la douance mais pas simplement, sur la vie, sur les solutions trouvées sachant nos profils, etc etc…
Bonne journée

Cyrille | 20 octobre 2014 à 22 h 25 min

Bonsoir,
À 68 ans, une amie m’a offert « L’adulte surdoué » et c’est ainsi que j’ai découvert JSF il y a un mois; j’ai immédiatement acheté « L’enfant surdoué » et j’ai eu l’impression d’avoir des réponses à la fois surprenantes et tellement proches aux interrogations de toute une vie.
J’ai eu le fort sentiment de trouver enfin une famille et de ne plus être l’extra-terrestre que j’avais l’impression de squatter depuis toujours.
Encore faut-il asseoir cette première lecture pour pouvoir enfin commencer à me reconstruire.
Je doute toujours de cette réalité du zèbre en moi, forcément, et je crains de m’adresser à un(e) psychologue ignorant la zébritude qui m’entrainerait dans de fausses directions.
Mon mail à JSF est resté sans suite, pas même un accusé de réception, provoquant un nouveau sentiment d’abandon et la crainte de devenir, après avoir été un orphelin tenté par une alléchante vitrine, une nouvelle détresse à exploiter.
Fort des témoignages que je viens de lire ici, je crois que je vais consulter à proximité de chez moi en remerciant JSF d’avoir mis les projecteurs sur cette problématique du zèbre et surtout vous, Nadine Kirchgesser, de nous accompagner en éclairant des solutions.
Cyrille

Fangaliel | 25 octobre 2014 à 4 h 19 min

Enfin le fait de le Savoir le « pourquoi je suis différente » a changé tout en positif pour moi. de là j’ai pu avancer car j’ai pu comprendre et accepter mon passé. et me concentrer sur aller de l’avant.

Fangaliel | 25 octobre 2014 à 3 h 51 min

Bonjour, j’ai découvert sur le tard (30ans) que j’étais une personne à haut potentiel.
Ma première réaction fût le rejet total de cette information car je savais que je n’avais pas fait plus de 115 au dernier test de QI « logique & numérique » organisé par un employeur potentiel. Et qu’en algèbre et donc en « logique » j’étais nulle part, oui, je ne comprenais pas Pourquoi on mélangeait soudainement les lettres et les chiffres et lorsque je demandais un exemple concret de ce qu’il gribouillait au tableau, le prof – pendant 6 ans de secondaire général – m’envoyait péter en me regardant l’air de dire « tu te fous de ma gueule là, c’est évident ».
Ensuite, comme tout bon HP, j’ai analysé, décortiqué, remis tout en question, revu chaque étape de vie, à coup de mémoire kinésique et auditive, et là tout a enfin pris un sens…
Voici mon parcours, vous allez vite comprendre.
née à Namur en aout 78′, mon père violent et alcoolique fit fuir ma maman avec sa petite de 5ans sous le bras.
Maman s’est mariée ensuite avec un américain adorable comme un ours en peluche, Kenny.
De là ont commencés les multiples déménagements et changements d’école… Namur, Courcelles, Florennes, Seneffe, Presles, Floride, Texas, …
à 8ans, en revenant des USA, j’avais complètement intégré la langue anglaise et « oublié » la française.
au bout de quelques mois, la machine infernale des deux langues simultanées s’est mise en route. depuis, tout est en double dans ma tête toutes les pensées, les idées, les citations et accroches, tout.
Un « dessin » = 2 mots et toute une longue série d’arborescence pour chacun, surtout des mots comme « sympathie » et « sympathy » similaires et tellement différents !
Puis est arrivé Logan, mon frère, d’abord un ennemi par l’attention de maman qu’il me prenait, puis très vite, il est devenu mon meilleur allié pour la vie. Enfin quelqu’un à qui je pouvais transmettre « mon savoir » ; mon monde imaginaire, mes jeux et conceptions …et qui en redemandait, en plus !
à 13ans, j’ai vécu la pire douleur de ma vie, j’ai perdu mon seul point stable dans la vie, notre maman.
De là, j’ai été accueillie par ma tante, grande sœur de ma mère, car Kenny a commencé à travailler pour l’ambassade américaine à Bonn, et mes études devaient se poursuivre en français ou en anglais, très difficile de les faire en allemand.
Je ne suis plus jamais sentie « chez moi » après avoir perdu ma maman et le fait de devoir demander pour toute action (prendre un chocolat, prendre un bain, utiliser des produits cosmétiques pour raser mes jambes de yéti et éviter la honte dans les vestiaires de gym, changer de chaine tv alors que personne ne la regarde, …) sous le toit où je dormais était, pour moi, un rappel que je ne devais pas considérer ce lieu comme « chez moi ». Mais où était chez moi, alors ?
à l’école, j’avais d’assez bon contact avec les éducateurs, surtout ceux qui participaient aux activités sportives du mercredi après-midi, et avec tous les profs un minimum ouverts d’esprit.
Parmi les élèves, par contre, je n’ai jamais trouvé « ma place ». je voyais toutes les filles de ma classe se promener dans la cour de récré et partout ailleurs à 2 ou 3 toujours les mêmes. Les garçons restaient toujours en beaucoup plus gros groupes pour les mecs « populaires » et très isolés pour les plus intéressants cérébralement. Comme depuis petite, ma réponse à ma différence est que je suis une sorte « d’alien oublié sur cette terre par les siens » et que j’adore observer les gens, je m’intégrais pourtant dans tous les groupes sans exception et voyageais comme cela de cercle social en cercle social. un peu nomade, voire pigeonne des cœurs timides…
Sexuellement précoce, et beaucoup plus pausée et renseignée sur le sujet que la majorité des filles de l’école (j’étais la sexologue des copains lol), entrainée depuis toute jeune à rapidement aller vers les autres pour avoir le « temps de les découvrir », j’ai essayé tout ce qui me tentait en me disant après tout, c’est maintenant que je peux vivre ça, expérimenter, définir ce qui me plait ou pas, sans que ça m’engage pour la vie à quelqu’un…
Et malgré la courte laisse de la famille, j’ai réussi à au moins mettre au clair cet aspect là de ma personne avant l’age adulte, ce qui m’a laissé, du coup, tout le temps du monde pour développer tout le reste de ma personnalité une fois adulte.

toute ma jeunesse, voici les remarques que j’ai reçu de mon entourage, de moniteurs de camp de vacance, d’instits, de profs, etc. :
« distrait ses camarades de classe » « bavarde en classe » « je suis sûr qu’elle peut s’appliquer » « petite mêle-tout », « …à ma Miss Pourquoi », « Fait encore sa Star », « imagination trop débordante », « écriture de pattes de mouches », « manque de soins », « dessine au lieu de travailler », « intéresse-toi à des choses importantes au lieu de ces bêtises (à l’actualité, au contenu des cours répétés pendant 12ans d’affilée, à l’économie et à la consommation, aux noms de mecs que je ne connaitrai jamais, pire au dates perdues dans le temps … au lieu de l’astronomie, les Arts (les 7), l’Egypte ancienne, le patinage artistique, les randos et la nature, les imitations de sons, voix et cris, l’univers, le cosmos, la nature humaine profonde, les interactions hommes-femmes et leur différences physiques et psychologiques, les légendes anciennes, la gestuelle et l’attitude, les découvertes de Notre temps en sciences surtout les domaines secrets et paranormaux, la musique dans tout ses genres (ce qui apparemment n’est pas commun pour une ado de 15ans)…) « , intéresse-toi à tes leçons », « tu es une fainéante », « tu es une bonne à rien », « tes dessins sont moyens et tu ne chantes pas mieux qu’une autre, fait un vrai métier, un métier qui rapporte des sous (et où j’ajoute : »et qui rentre bien dans les stéréotypes auxquels tu n’as jamais réussi à t’intégrer…) »…

à 19ans j’ai quitté, grâce à Marc (aka Dharkham, le veuf, le sombre, l’inconsolé, dont la seule étoile est morte et le luth constellé…pleure le soleil noir de la mélancolie »). Aujourd’hui, je sais qu’il est HP lui aussi et bien que nous soyons séparés depuis longtemps, le développement de ma personnalité, je le lui dois.
Il m’a fait découvrir le jeu de rôles « classique » celui où il faut juste de l’Imagination et un peu d’interprétation théâtrals (enfin d’impro surtout). Il m’a appris les rudiments des arts martiaux avec bâton et dague, il m’a appris comment paraitre et construire une muraille d’assurance en soi, comment laisser le « dark side » sortir de temps en temps quand c’est nécessaire, et tellement d’autres choses qui m’ont magnifiquement aidée.

Aujourd’hui, j’ai 1 graduate en conseillère en communication reçu avec grande distinction, je suis chanteuse d’un groupe rock de compo originales anglaises, je dessine une bande dessinée aventure fantastique, je travaille pour une asbl de pédagogie alternative, mon meilleur job avant celui ci était celui à la commission européenne (un coq en pâte dans l’EU), j’aide les gens qui s’en sortent pas avec les administrations publiques car je connais toutes leurs embrouilles, j’ai fait une grosse 20aines de missions intérim (ou plus ?euh…) ; seul style de contrat qui ne m’oblige pas à passer en phase « se fait chier à mourir » dans un job classique (administratif en Tous genres).
Je ne veux pas participer à la surpopulation et refuse de me soumettre à des mentalités archaïques qui nous mènent à notre perte, bref, je ne veux pas d’enfant propre, en adopter c’est différent.. . J’en ai jamais voulu en fait, petite je pouponnais pas des masses, j’étais plutôt aventures d’attaque de château à coup de cygnes géants et de poupée guerrière en armures sexy et puis, j’ai entendu jeune la chanson de Dutronc … Les chiffres annoncés m’ont perturbés à mort! au point d’être la seule gosse de 8-10ans qui ne voulait pas d’enfant propre mais bien une 10aine en adoption. Je ne l’ai jamais dit dans ma famille, car je ne voulais pas blesser l’honneur des mamans qui s’y trouvaient et qui étaient toutes excellentes.
J’ai de très bons amis d’horizons et d’âges très différents : Nadine aka Biboune 50+, Magali 25+, Danièle 50+, Daniel 40+, Katy 35+, Seb 35+… décoratrice d’intérieur-miniaturiste , informaticienne conseil EU, idem Parlement EU, chef d’équipe IT, éducatrice spécialisée-herboriste, prof d’éducation physique-batteur-masseur-musicien-jongleur,…
Et un large nombre de copains et bonnes connaissances dans euh…ben presque tous les domaines.
Je ne suis spécialisée en Rien mais connais un peu de tout, tout ce qui m’interpelle ou interpelle mes « homies », je vais décortiquer et apprendre ; code html check! CSS faut aussi ok Check ! photoshop Check ! Reflexologie Check! Reiki check! montage vidéo numérique check! comment cuir de la gastronomie Vapeur check! comment faire une vraie pâtisserie check! comment on fait le rythme de la chanson « perfect pitch » check ! faire des exercices adrénergiques journaliers check ! dessiner un kangourou « manga » check ! découvrir de nouvelles formes d’amour, check! analyser tout passant et passager des transports en commun à l’aide d’un carnet rempli d’astuces sur les « Human behavior » et micro-expressions, Cheeeck ! trop fun et ça m’entraine :)

Voilà quand on me teste comme un cerveau gauche « normal » je pète jamais les scores, puis quand on me teste avec des questions et des mises en situations spécialement conçues pour HP oh ben j’éclate tout dans tous les sens…
voilà mon histoire.

Nadine Kirchgessner | 28 octobre 2014 à 11 h 07 min

Merci Fangaliel pour nous avoir fait connaître votre histoire positive, je suis sûre que cela va aider beaucoup de personnes. Vous exprimez par ce témoignage ce que j’ai voulu expliquer dans mon livre, « des femmes surdouées » que les personnes douées sont très résilientes et pleines de force, contrairement à ce que l’on peut lire souvent. Bien sûr, cela s’applique aussi aux hommes!

fabrice micheau | 10 décembre 2014 à 20 h 58 min

bonjour,

un article pour parler des adultes surdoués dans les organisations, quand ils peuvent déployer leurs ailes.
Et pour garder confiance……

http://www.jobsferic.fr/article_172-Les%20surdoues-talents-creatifs-performants.html

CHIVRAC | 6 juin 2015 à 19 h 07 min

superbe article nadine

Lolo | 23 juillet 2015 à 18 h 27 min

Bonjour Nadine, bonjour à tous,
Je viens apporter ma toute petite pierre à l’édifice « témoignages Cogitoz »…
Pour moi l’expérience a été d’emblée fort négative : la secrétaire, très revêche, m’a parlé comme à une idiote (honnêtement…) en partant du principe que je ne savais même pas que Cogitoz avait un site internet. Quand elle m’a proposé une date (trois mois plus tard) elle a précisé que les rdv adultes ne se faisaient que les mardis. Ayant un calendrier en main, j’ai répété machinalement « mardi » tout bas, pour m’entendre sèchement répondre « ben oui Madame je vous ai dit que c’était que les mardis ! »
Déjà que la démarche était dure pour moi alors là je suis rentrée totalement dans ma coquille…
Heureusement les témoignages de Cyrille, de Maëva (très similaire) et finalement de tous ceux qui mettent en garde contre JSF et ses centres m’ont beaucoup réconfortée.
Il y a bien un problème là-bas.
Donc un grand MERCI à vous tous qui m’avez éclairée et, à vous Nadine, qui offrez cet espace d’échange salutaire.
Amicalement,
Lolo

Nadine Kirchgessner | 24 juillet 2015 à 18 h 41 min

Bonjour Lolo
Peut-être la canicule ? J’espère que vous n’avez pas abandonné quand même la démarche! Merci pour mon site !

Lolo | 25 juillet 2015 à 17 h 43 min

Bonjour Nadine,
Merci pour votre réponse non dénuée d’humour ! Ah oui il fait chaud en effet… :-)
Non je n’ai pas abandonné la démarche, merci de vous en préoccuper et vous avez raison, car c’est là le principal !
J’ai pris rdv avec une psychologue sur Grenoble qui est spécialisée dans la surefficience mentale et également la maltraitance (un angle nécessaire pour moi, malheureusement..) : Françoise Pally.
J’ai obtenu un rdv début août ! Je reviendrai vous parler de cette expérience, si vous voulez.
Enfin, à la décharge de Jeanne Siaud-Facchin, je dois tout de même dire que j’avais envoyé un mail de protestation sur son site et elle m’a répondu dès le lendemain avec beaucoup de bienveillance… je ne suis pas certaine qu’elle soit au courant de la mauvaise qualité de l’accueil à son centre d’Avignon. Son mail m’a rassurée quant à sa démarche personnelle, de là à étendre cette nouvelle confiance à Cogitoz… disons que j’attends un peu pour cela 😉 Elle m’a promis que la responsable du centre allait revenir vers moi en personne, nous verrons bien…
En tous cas, je me dis tout de même que toute personne parlant de surefficience mentale chez l’adulte et informant l’opinion publique de ses problématiques est à encourager.
A bientôt, Nadine, et encore merci, car vous êtes de ces personnes. Avec ce petit plus d’être, dans ce contexte, une femme qui défend les femmes…
Amicalement,
Lolo

Nadine Kirchgessner | 28 juillet 2015 à 23 h 10 min

merci Lolo! Vous nous donnerez des nouvelles quand vous voulez !

Nadine Kirchgessner | 20 août 2015 à 18 h 07 min

Bonjour Marie
vous pouvez vous adresser à ANPEIP Bretagne
pour avoir une ou des adresses.