Planète surdoués | Un espace d'information et de recherche sur la douance

Les adultes surdoués

Voici l’émission du 19 septembre 2007 de « Toute une histoire » – France 2.


toute-histoire-complet

Voici l’émission du 10 avril 2008 du magazine allo docteur sur France 5. Avec Jeanne Siaud-Facchin et Ingrid Desjours.

FacebookTwitterGoogle+Share

90 commentaires pour Les adultes surdoués

Vallau | 6 août 2010 à 12 h 28 min

Bonjour,
En réponse à cette émission avec Jeanne Siaud Faccin, créatrice des centres COGITOZ et spécialiste en surdouance …

Je suis allée au centre COGITOZ d’Avignon à plusieurs reprises dans l’espoir d’obtenir une aide ciblée en relation avec ma personnalité atypique, puisque c’est La Référence en matière de HPI.

J’ai été confrontée à une méthode de coaching psychologique assez surprenante : la manipulation mentale en 30 min d’entretien (60€).

Manipulation simple en vue de galvaniser les personnes qui ensuite ressortent du bureau super remontées, passent devant les prochains clients en salle d’attente complètement abattus.

Pour moi, tout cela est le résultat d’un excellent travail de marketing, un créneau peu exploité et monopolisé par COGITOZ, c’est tout.
L’aide empathique et bienveillante ne fait pas le poids face aux enjeux économiques et aux objectifs à réaliser.

Mon expérience perso chez COGITOZ AVIGNON :

Les premières séances, j’ai été accueillie comme une princesse puis, en quelques séances, mes questions techniques sur la pertinence de la méthode ont eu raison de notre  » grande complicité naissante » : pour la psy. les questions ne sont pas les bienvenues. (contrairement aux propos de Mme Siaud Faccin sur les questions et les réponses).

Ensuite globalement :
Le coaching :
La psy : qu’est ce que vous aimez faire dans la vie?
En fonction de la réponse, la psy spécialement formée aux adultes HPI, (tout de même)s’enflamme et affirme que c’est La Direction à suivre, et donne des objectifs à atteindre pour la prochaine séance.
Se mettre en auto entrepreneuse pour développer mon affaire…

Dans le détail relatif de mes séances :

1ier rv : Le bilan :

La psy : vous êtes certainement adulte HPI, pas besoin de passer le test. On se revoit dans un mois pour commencer à travailler sur le plus urgent : votre insertion professionnelle.
Moi : OK, pas de test, dommage, j’aurais bien voulu savoir quand même. Je suis venue pour cela à la base.
Mais puisqu’elle, la pro, en est persuadée de mon HPI, alors, pas de test tout de suite. OK.
Je suis dubitative…

2ième rv :
La psy : arbre généalogique svp
Silence.
On se revoit dans un bon mois histoire de digérer et de faire des recherches.

3ième rv : votre passion dans la vie?
Moi : Aïe, aîe, aîe, je n’en ai pas vraiment puisque tout me lasse et mon habitude à tout décortiquer m’amène à penser que les enjeux psychologiques de la passion une fois analysés la rende inintéressante…
La psy : Ok, allez on se revoit dans un bon mois, histoire de digérer et réfléchir un peu plus à tout cela…
Moi : quel marasme ! Je voudrais bien pourtant que l’on m’aide…

4ième rv :
La psy : que savez vous faire dans la vie?
Moi : Le sport, la gestion, l’administratif, etc …
Alors là oui, pour la psy : c’est la bonne, c’est mon avenir, c’est sur cela qu’il faut travailler. Le coaching sportif …
Et moi : Oui, bien sur d’accord, heu…oui… mais,j’ai déjà créé mon affaire de coaching dans le passé, je n’ai rencontré que des « déglingués sexuels », cela ne m’intéresse pas du tout.
Et si ma formation, mes diplômes ne correspondent pas à ce que je souhaite faire de « passionnant » dans ma vie?
Si je suis là, c’est pour comprendre et pouvoir m’épanouir en fonction de qui je suis, ce n’est pas dans mon passé que je souhaite patauger…
Je suis maintenant sceptique et … déçue.

5ième rv : j’abandonne, vu le coût de la séance, du transport (Lyon Avignon) et les bénéfices que j’en retire (aucun en 6 mois), je décide de ne pas continuer avec Cogitoz.

Pour moi, c’est de la manipulation d’âmes perdues, m’entendre dire ce que je dois faire, par une parfaite étrangère bien assise derrière son bureau,
- qui n’est jamais à l’heure
- qui encaisse 60€ pour 40 min de coaching,
- qui ne cherche pas à obtenir des données sur mes difficultés propres, mon parcours et ma personnalité, ni vérifier mon QI (elle dit que ce n’est pas nécessaire pour moi, puisque je le suis à la vue des éléments recueillis, le plus urgent est ailleurs)
- qui cherche à créer une dynamique relationnelle « adulte à enfant »
- qui se montre irrascible face à mes questions techniques, parce que j’aime comprendre, autant les personnes que les actes. Parce que je cherche à la contacter entre 2 rdvs.

Chez COGITOZ : il faut faire confiance à quelqu’un qui n’est pas disponible dans l’intervalle entre (30 jours environ) 2 rdvs, Chez COGITOZ, l’aide salvatrice se déroule entre 30 et 45 min max. Avec un délai entre 2 de 30 à 45 jours,

Définitivement, cette méthode n’est pas pour moi.

Si quelqu’un peut contribuer à me faire changer d’avis, je suis à l’écoute. Merci d’avance et gardez bien les pieds sur terre. Attention aux faiseurs d’étoiles.

Moi j’ai trouvé une aide plus efficace avec une psychologue traditionnelle spécialisée sur la maltraitance, la défaillance familiale, la résilience… à 30 km de chez moi.
Pour moi, c’est mieux.

Valérie

Nadine Kirchgessner | 9 août 2010 à 14 h 40 min

Merci pour votre témoignage . En espérant que cela ne se passe pas ainsi pour tous les adultes surdoués.

stéph | 23 août 2010 à 13 h 07 min

Bonjour Vallau,
Merci pour ce récit d’expérience avec Cogito’z. Dire que lorsque j’ai cherché à me faire tester en février dernier, je me suis inscrite à Cogito’z Paris qui m’a d’ailleurs inscrite sur une longue liste d’attente (plus d’un an). J’avais alors simplement dit à la secrétaire qu’on verrait bien dans un an, si mes besoins seraient les mêmes!
En fait, depuis, j’ai fait un bilan et passé le Wais III avec une psychologue qui n’a pas été facile à trouver mais qui m’a donné un RV très vite, elle!!! Comment peux-t-on dire que ce n’est pas la peine de passer le test! C’est tout à fait incroyable, surtout venant d’une structure qui est censée s’occuper des doués!
Enfin, juste pour info, la psy qui a vu mon fils au moment de son saut de classe m’a dit que Cogitoz n’avait pas bonne presse. En plus, pour les adultes qui souhaitent passer un test (eh, oui, c’est vraiment un bilan sur son fonctionnement et pas seulement un QI chiffré -même si c’est aussi important-), il est possible de se renseigner auprès de psy spécialisés dans le test aux enfants doués. Il arrive que quelquefois (mais pas toujours!) ils fassent passer des tests à des adultes. C’était le cas de cette psychologue qui a vu mon fils, après que je me suis fait testée… ailleurs!

leon b | 25 août 2010 à 10 h 27 min

bonjour, j espère que tu avanceras bien, sur le côté maltraitance. je suis aussi à la recherche d une aide spécialisée mais sans succès pour l’instant.
Si tu veux on peut correspondre un peu.
Bon courage
B.L

Nadine Kirchgessner | 25 août 2010 à 11 h 17 min

merci pour vos commentaires. vous pouvez m’écrire sur surdoues-online.

Melie | 5 décembre 2010 à 23 h 58 min

Salut,

j’arrive comme un chien dans un jeu de quilles, mais je suis passée justement par cogito’z avignon, et j’ai une opinion tout à fait contraire… j’ai passé le test des la 2e seance, ils m’ont fait un bilan psycho tres complet (qui relationnait et mettait en lumière certains aspects de ma personnalitée « atypique »), et je peux les rappeler quand je le desire pour une consultation par téléphone (je vis à l’étranger). oui cette consultation est payante, mais je paye aussi chez n’importe quel medecin/psy/coach. j’ai la chance d’avoir une amie neuropsy avec qui j’ai debriefé chaque seance, et personnellement ils m’ont BEAUCOUP aidée. je me suis epanouie, mes difficultés relationnelles avec mon entourage social et familial se sont aplanies (« connais-toi toi même », ca aide!!!). pourquoi ils n’aiment pas livrer des « reponses toutes faites »? tout simplement parce qu’un réel HP a la capacité, une fois mis sur la piste, d’élaborer lui-meme un systeme logique et multi-niveaux entre la question et les réponses, ouvrant à chaque fois la porte vers d’autres questions… Cogito’z, à mon sens, n’est pas là pour te chouchouter et flatter ton Ego, ils sont là pour étendre le champ de ta reflexion (malheureusement trop souvent retreci par la conformité imposée par notre société). voila, je ne sais pas si mon feedback peut aider, chaque experience est différente…

Nadine Kirchgessner | 7 décembre 2010 à 12 h 47 min

merci pour ce témoignage. toutes les expériences sont les bienvenues sur ce site. les témoignages d’adultes permettent de mieux comprendre ce qu’est la douance, puisque les adultes n’ont rien à prouver.

d | 18 février 2011 à 13 h 08 min

Bonjour
J’ai écrit pour avoir quelques réponses et informations après avoir lu le livre trop intélligent pour être heureux . Aujourd hui toujours aucune réponse . En fait je suis suivi par quelqu’un de très compétent qui fait son possible pour m’aider. Sur la région Parisienne c’est plus facile mais concernant cogitoz je laisse tomber il me semble que c’est usine. je suis optimiste et patient .

Sophie | 25 mars 2011 à 13 h 57 min

Bonjour à tous,

Je suis d’accord, il vaut mieux s’adresser à un psy traditionnel qui est agrée pour faire passer le WAIS. En ce qui me concerne, je suis allée consulter parce que trop de questions se téléscopaient dans ma tête. Ma psy a attendu quelques séances, m’a écoutée et posé des qustions, sans juger, et m’a demandé si je souhaitais être ou non testée, car il se pourrait selon ses dires que je sois HPI. Elle m’a laissée libre de choisir. Je passe le WAIS IV le mois prochain, après trois mois de psychothérapie, avec elle. Il est préférable de s’adresser à des psychologues agrées… Cogitoz me fait également l’effet d’une usine. Je n’ai même pas cherché à les contacter. Bon courage à tous !

Achille | 3 mai 2011 à 23 h 53 min

Bonjour,
Vos témoignages me laissent de marbre… j’ai pris rdv il y a un mois chez Cogitoz Avignon pour un test que je dois passer prochainement, et ça m’ennuie d’y aller avec toutes ces opinions négatives…
D’autres personnes ont-elles une expérience positive de Cogitiz ?
Merci

Nadine Kirchgessner | 4 mai 2011 à 10 h 40 min

Bonjour Achille
je comprends que ces témoignages soient trop négatifs. je les ai montrés parce que je recueille tous les témoignages. Je crois le témoignage de Vallau. Néanmoins je pense personnellement que Cogitoz a le mérite d’exister dans une société qui parfois pense que les surdoués n’existent pas. Passez vos test et partagez avec nous votre expérience en espérant qu’elle soit positive pour vous.

Nicolas W | 11 octobre 2011 à 19 h 38 min

Bonsoir,

je rejoins Achille dans son doute: j’ai fais un premier bilan à Cogitoz Avignon il y a 15 jours, et tout comme l’écrit plus haut Valérie, la psy m’a expliqué que je n’avais pas besoin de passer le test car pour elle il n’y avait pas de doute; j’étais un adulte HP.
Mais, vu que je venais en outre pour faire un bilan, j’ai décidé de le passer quand même d’ici 1 mois.

Comme beaucoup, c’est la lecture du livre « trop intelligent pour être heureux qui m’a décidé pour contacter Cogitoz, même si j’avais déjà été repéré étant enfant, sans qu’il n’y ait de suite à ce diagnostic.

Bref, vu que je viens de Lyon, et que j’ai failli rater mon train retour car la psy avait 1H de retard, et vu les commentaires que je viens de lire, je me demande si je ne vais pas annuler le RDV… depuis le début, quand je pense à Cogitoz, je crains l’entreprise surfant sur la vague du coaching et profitant du mal être de certaines personnes, dont les surdoués font partie, pour s’enrichir…

J’ai vu qu’il y avait des lyonnais et lyonnaises parmi les internautes ayant laissé des messages: pourriez-vous m’envoyer les coordonnées des psy spécialistes des surdoués de la région lyonnaise, et du Grand Lyon??

merci d’avance

Nicolas

Nadine Kirchgessner | 12 octobre 2011 à 12 h 10 min

Bonjour
Je ne voudrais pas que ce site soit une tribune contre Cogitoz qui comme je l’ai déjà écrit a le mérite d’exister. Je publie les témoignages positifs et négatifs. J’ai la naïveté de croire que Cogitoz et J S Facchin à sa tête qui comprend bien le problème de la douance, ne puissent un instant penser à s’enrichir. Il est vrai néanmoins qu’il faut faire tourner Cogitoz.
Passez votre test et racontez-nous.
Pour les adresses, vous pouvez interrogez les associations dans votre région.
Merci pour vos commentaires.

Nadine Kirchgessner | 14 novembre 2011 à 14 h 40 min

merci pour votre témoignage. Vous avez rencontré J. S.Facchin avec bonheur. Vous soulignez le point important de la rencontre avec le bon professionnel. Peut-être que certains ont rencontré dans cogitoz des professionnels moins chevronnés ou plus jeunes (mais il faut bien démarrer un jour), il faut écouter leur déception également.

lamandé | 14 novembre 2011 à 14 h 24 min

Il me semble un peu facile et un peu réducteur, surtout venant d’adultes surdoués d’assimiler Cogitoz à une simple « machine » à faire de l’argent.Ayant passé le test WAIS avec Cogitoz Paris ,accompagné par Mme Siaud Fachin, je peux dire avec certitude quelle est, elle ,et son entreprise, puisqu’il s’agit bien d’une entreprise !bien une excellente professionnelle.J’ai attendu 46 ans et plusieurs psychologues pour que quelqu’un enfin me comprenne au bout de quelques minutes, c’est donc en accord avec le commentaires de « Mélie » que je trouve trés à propos que j’affirme que vous trouverez la bas, si tant est que vous le vouliez vraiment ? les réponses que vous attendez.
Je vous encourage donc à persévérer dans votre recherche personnelle , mais aussi à ne pas écouter les oiseaux de mauvais augures!

Jean-Pascal | 21 décembre 2011 à 21 h 29 min

Bonsoir,
J’ai 46 ans, et une amie m’a envoyé des liens sur les adultes surdoués. Je suis troublé, car j’ai effectivement pleins de points communs avec les caractéristiques.
Je souhaite me faire suivre, car je suis conscient de toutes mes faiblesses et mes manques. Je cherche depuis 40 ans, qui pourrait le faire, après avoir testé les psy à disposition, une fois qu’on m’a convaincu que j’étais hors norme donc, taré.
Cogito’z me semblait être une structure adaptée, mais si c’est pour tomber chez des arnaqueurs ou des psy pressés, ce n’est pas la peine.
Je cherche, moi aussi, à être sûr et certain, par des tests, que je suis AHP, et une fois fait, aller en direction de ce qui doit m’aider.
Quelle est la bonne solution ? On ne sait même pas en qui on doit avoir confiance, quand on lit ces messages !!
Merci de me diriger vers un truc tangible parce que maintenant je ne sais plus si je vais vers COGITO’Z quand même ou si je dois d’abord passer un test ailleurs, par quelqu’un d’intègre.
Bonsoir !!
JP

Nadine Kirchgessner | 22 décembre 2011 à 11 h 29 min

Merci pour ce commentaire . la bonne solution est complexe. Comme je l’ai déjà écrit , Cogitoz a le mérite d’exister car il n’y a pas beaucoup de professionnels de la douance. Tout est question de trouver la bonne personne. Pour passer les tests , il n’y a pas de risque, car les tests sont identiques , le test étant le WAIS pour les adultes. Mais après , si vous voulez être accompagné (uniquement si vous en avez besoin ) , Le risque est de tomber sur des personnes très jeunes, mais au moins chez Cogitoz , ils connaissent la douance, puisque JS Facchin est une professionnelle de la douance chevronnée, et vraisemblablement elle embauche des personnes formées à ce phénomène (du moins j’ose l’espérer ). D’après ce que je lis , vous avez rencontré des psys , mais qui ne maitrisaient pas bien la douance. Il me semble que de connaitre votre éventuelle douance, donc de mieux vous connaitre sera une réelle avancée dans le mieux-être.
Vous nous raconterez.

Philippe | 4 janvier 2012 à 12 h 49 min

Bonjour à toutes & tous…
Je suis un « drôle de zèbre » de 50 ans : en lisant vos témoignages, je constate que nos questionnements finissent tôt ou tard, d’une manière ou d’une autre, par converger. Je n’ai pas plus de réponses que vous, mais mon histoire, mes parcours m’ont appris à ne plus remettre à qui que ce soit, les rennes de mon existence. J’ai vu bien des psys et bien des médecins, au cours de ma vie. J’en ai entendu des diagnostics et des interprétations ; certaines douteuses, d’autres farfelues, d’autres encore qui m’ont effrayé ; pour les uns j’étais schizophrène, pour d’autres hystérique, pour d’autres, encore, délirant, mystificateur, original, autiste, zinzin, psychotique, névrosé… Épuisé par des décennies de quête, épuisé à force de crier mon désarroi, à force de chercher la vérité, la reconnaissance auprès de ce qu’on imagine être des autorités et qui n’ont d’autorité que celle que l’on leur confère, j’ai fini par m’isoler. C’est dans cet isolement que j’ai compris que qui que nous soyons, quelque soit ce qui fait de nous ce que nous sommes, quelles que soient nos différences, nous avons tous le droit d’exister légitimement. Qu’importe ce qu’en pensent les autres, qu’ils soient aux normes ou pas. Notre existence est aussi précieuse qu’une autre ; nous ne pouvons pas remettre à une chose aussi abstraite et arbitraire qu’un test de QI, le soin de décider de ce que nous sommes, de ce que doit ou pas être notre existence. Il nous revient à nous et à nous seul(e) de faire de nos vies ce que nous pensons être juste et légitime ; il se peut que nous ayons besoin de lutter durement pour cela et parfois, même, sans le soutien d’une famille aimante et d’amis compréhensifs. Mais nous avons le droit de vivre, d’être heureux et de nous épanouir, autant qu’une personne diabétique, cardiaque ou malvoyante, pas moins et pas plus… J’ai appris à parler aux autres, j’ai cherché à partager ma manière de voir le monde, je donne des conférences, je dirige des ateliers… Bien sûr, je ne suis pas compris par tous, et alors ? Je me suis aperçu que des personnes tout à fait « normales », intégrées, ayant une vie tranquille, stable, sereine, avaient aussi des difficultés à être comprises de leurs familles, de leurs proches… Différents ou pas, nous devons tous prendre garde à ne pas nous victimiser, ce n’est pas un bon refuge ; il vaut mieux une action maladroite, qu’une plainte bien menée. Au delà de vos souffrances, de vos frustrations, vous avez, j’en suis sûr, de belles qualités dont vous pourriez faire profiter un monde en souffrance. C’est ainsi que j’ai fabriqué mon médicament existentiel ; c’est ainsi que j’ai fait ma place, même si je ne serai jamais définitivement certain qu’elle le soit. Qu’importe ? Nous sommes des êtres constamment en train de devoir choisir parfois une multitude d’options… Contents ou pas, nous n’avons pas d’autre choix que de nous heurter constamment à cette réalité… Les arts martiaux m’ont appris à tirer profit de la situation même et surtout si elle semblait, au départ, défavorable… Nous sommes des alchimistes ! Transformons nos inconvénients en atouts… J’ai refusé que d’autres se chargent de me dire ce que je devais faire. Je ne dis pas que tout est simple et facile ; mais en fin de compte, ma vie ne me parait pas beaucoup plus compliquée que celles de millions d’autres qui ne sont pas surdoués. Certes les préoccupations, les intérêts, les passions des autres me paraissent souvent insipides ; et alors ? Ils ont le droit d’être ce qu’ils sont et si je réclame à grand cris, la tolérance, il me faut commencer par être tolérant… J’ai beaucoup travaillé pour y arriver, car la souffrance m’a égaré et j’ai été plus intolérant que ceux qui ont du mal à nous accepter. Mais c’est ce qui m’a fait avancer… Aujourd’hui, J’ai une existence modeste et quelques bon amis ; je m’intéresse à tout et laisse libre cours à ma nature… J’ai à manger, un toit pour dormir, je ne suis pas malade et partout où mes yeux se posent, j’y trouve quelque chose à voir… Je crois que je suis heureux… Cela ne vaut que pour moi ; je n’ai pas l’intention de donner des leçons et dire aux autres ce qu’ils ont ou pas à faire… Je n’ai aucune recette miraculeuse et je crois qu’il n’en existe aucune et c’est très bien ainsi. Je voulais juste dire qu’être surdoué n’est pas une aberration, ni un mauvais sort… J’ai mis du temps à avoir de l’estime pour moi ; j’en suis même arrivé à m’empêcher d’être heureux… Je me suis détesté, je me suis contraint à essayer d’être ce que je ne suis pas… pour être aimé, pour me sentir exister… je réclamais de l’Amour et quand il m’arrivait qu’on m’en donne, je le saccageais… Je n’ai plus voulu cela… Je crois que j’ai avancé… En acceptant l’évidence de ma réalité, j’ai trouvé la paix et donc, je suis devenu aimable et plus aimant. Ma famille me manque et elle me manquera toujours ; sans doute mes parents n’ont ils pas pu assumer cet enfant si particulier que j’ai été et qu’ils ont été dépassés ; je les comprends, je ne leur en veux plus… J’accepte d’être triste, parfois et j’ai tout le temps une pensée pour eux, une pensée sans colère… Je pense souvent, aussi, à toutes les personnes dont j’ai croisé la route et qui ont croisé la mienne et que je n’ai pas su aimer comme j’aurais voulu… . J’avoue qu’il m’arrive de pleurer silencieusement parce qu’une chanson, une expression, une odeur me rappelle une enfance gâchée, abîmée… Partout dans le monde, des personnes, enfants, adultes, vieillards, souffrent de la guerre, de la malnutrition, de la misère et se sentent abandonnées… Je ne peux à moi tout seul changer cela ; mais je peux essayer de soulager le monde de ma souffrance et c’est ce que j’essaie de faire au quotidien…
J’ai pris plaisir à témoigner, ici…
Je vous souhaite de trouver la force de créer votre voie, comme j’ai créé la mienne… Je vous souhaite une belle année… je vous souhaite d’être heureux, de cicatriser vos blessures et de trouver la force de vous aimer et de vous accorder ce qu’il y a de meilleur pour vous…

Philippe

Nadine Kirchgessner | 5 janvier 2012 à 11 h 10 min

merci beaucoup pour ce témoignage. il montre combien il est éprouvant pour certains que la douance ne soit pas prise en compte.

V. Jacques | 12 janvier 2012 à 12 h 59 min

Bonjour à tous,
Bonjour Nadine,

Je suis allé voir le lien que vous m’avez indiqué correspondant à la page ci-dessus …!!! Passionnant !!!

J’ai été très intèressé par l’émission de FR5 et par les propos de J.Siaud-Fachin, comme d’ailleurs de pouvoir enfin mettre un visage sur le livre si riche et révélateur pour moi Trop intelligent pour être heureux qu’elle a magnifiquement et richement écrit.
Je pense que vous l’avez déjà rencontrée, non ?

, j’aimerais tant la rencontrer, elle apparait vraiment être très professionnelle et en même temps si douce et rassurante, tout ce dont j’ai besoin, pensez-vous que je puisse obtenir un rdv avec elle ? J’en serais tellement heureux…!!

D’autre part Ingrid Desjours de Mensa France m’a également beaucoup captivé, elle à l’air si bien dans sa peau de HPI, elle à l’air si heureuse et avoir su traiter ses problèmes de rapport aux autres et à soi même relatif à la douance, pour les transformer en forces, elle sourit et est une personne très agréable à regarder et à écouter.
Pourrais-je aussi obtenir un rdv chez Mensa France ?

Ensuite j’ai lu les réactions des internautes sur cette page !…
un peu ennuyeux pour beaucoup, toujours les mêmes critiques pour les centres CogitoZ, c’est fatiguant à la longue….,
je suis d’accord avec vous Nadine, et ne pense pas du tout celà, surtout ayant beaucoup lu et écouté J.S.Fachin, je ne peux penser une seconde qu’elle laisse ses collaborateurs profiter de la misère des HPI ou les coacher mal et ne pas leur faire passer de test WAIS ou autres… C’est une femme juste vraie et honnête, ça se sent fortement

Sinon j’ai beaucoup apprécié le long article de cet homme de 50 ans, Philippe je crois, qui lui a appris à se changer et en fin de compte à s’isoler des autres pour vivre sa vie que d’autres lui refusaient ne le comprenant pas ou le prenant pour un prétentieux dérangeant incompréhensible ou insaisissable,
je me suis beaucoup retrouvé dans ces mots, c’est ce que je fais déjà depuis qq années, je m’isole des autres au maximum pour être moi même et tenter ainsi, loin d’eux, d’être un tant soit peu heureux en étant moi même sans avoir besoin de jouer un jeu par trop ennuyeux à la longue et surtout usant pour ma personnalité
d’ailleurs j’aimerais beaucoup pouvoir communiquer et échanger avec Philippe, qui pourra demander mes coordonnées Email à Nadine,merci.
, mais il y a des hauts et des bas, et comme dit J.S.Fachin, très justement d’ailleurs, pour un HPI la solution pour combler cet ennui que souvent l’on ressent en beaucoup d’occasions dans la vie et avec les autres,
la solution donc n’est pas la course effrénée pour la boulimie d’activités suractives, qui ne sont qu’un puits sans fin et une fuite cent fois renouvelée, mais plutôt vivre ce que l’on vit beaucoup plus richement au niveau émotionnel, je trouve cet enseignement vraiment très intéressant,
tout comme se sachant HPI ne pas aller à sa vitesse et donc trop rapidement larguer et dépasser les autres pour se setrouver au final tristement seul,
mais plutôt chercher à ralentir sa vitesse surtout au niveau intellectuel pour se mettre en harmonie avec la vitesse de ceux qu ne sont pas HPI, c’est très riche d’enseignements et d’humilité je trouve, d’ailleurs I.Desjours le dit bien, il n’y a pas plus humble qu’un HPI et J.S.Fachin est totalement d’accord.

Merci beaucoup Nadine d’avoir mis ces belles infos sur votre site, votre choix fut tout à fait pertinent comme d’ailleurs à bien d’autres endroits de votre excellent site… Et je ne dis pas du tout celà pour vous flatter ou par flagornerie, mais avec mon coeur et mon hypersensibilité, vous me connaissez bien !!

Et bien sùr merci aussi à elles deux, il me fut si agréable de les écouter, d’ailleurs il ya un an quand je regardait encore la T.V, activité que je ne pratique plus du tout, j’aimais à regarder cette émission de FR5 de Marina Carrère d’Encausse (la fille de la très fameuse Hélène C.D’E) et Michel Cymes, émission souvent très intéressante et enrichissante, d’ailleurs je ne regardais que deux chaînes : France5 et Arte bien sùr !!

Voilà, merci par avance pour le temps que vous voudrez bien prendre à lire mon message ci-dessus, et en attente de votre réponse, je vous souhaite une belle et bonne après midi.
Portez-vous bien.
Bien à vous.

Et merci pour les témoignages des internautes sur cette page.

Jacques V.

Nadine Kirchgessner | 12 janvier 2012 à 14 h 48 min

Bonjour
Merci Jacques. j’espère que ces infos sont aidantes pour beaucoup de personnes.Vous pouvez prendre rendez-vous à cogitoz si vous voulez rencontrer JS facchin.Pour MENSA il faut d’abord passer les tests cf le site de MENSA.

corinne | 16 janvier 2012 à 13 h 54 min

Bonjour,
Merci pour ce blog bien sympathique….l’ouvrage de JS Facchin m’a énormément aidée à l’époque (je l’ai lu il y a deux ans), réellement salvateur. Bien sûr qu’ensuite je me suis longuement demandée si mon mal être était surtout la conséquence d’une enfance où je me suis sentie peu aimée, incomprise. Et ceci pas forcément à cause d’une différence liée à l’intellect, mais plutôt en raison des incapacités affectives de mes parents liées à leur propre histoire. bref, malgré ces nombreux doutes sur les origines de mes « symptômes » si proches de ceux décris dans ce livre mais, qui peut-être n’avaient pour moi par forcément la même étiologie (l’idée d’être réellement « border line » m’a poursuivie longtemps) il m’a fallu de longs mois avant de faire le saut: le test QI chez une psy spécialiste. Le résultat quantitatif n’était de loin pas révélateur, en dessous des normes du « 130″ conventionnel en raison d’un résultat très dysharmonique. Ma psy a malgré tout maintenu son diagnostic « HP » à mon égard, en raison du bilan qualitatif et de mon parcours professionnel. L’anxiété, un éventuel déficit d’attention, la mauvaise estime de moi-même expliquait pour elle mes résultats. Plus que ceux-ci, bien que décevants je l’avoue, c’est ce que la psy m’a renvoyée de ma perception de moi-même qui m’a bouleversée. Quel que soit mon QI je n’avais pas à me traiter de la sorte, une réelle automaltraitance. J’ai alors entrepris une thérapie avec un psy suisse spécialisé avec la population HP, quelques séances m’ont boostée. Puis confrontation aux autres en thérapie de groupe avec le même psy comme régulateur. Une petite dizaine de séances en groupe et je changeais ma vie. J’ai entrepris dès le début de ma thérapie de nouvelles études (master en sciences infirmières), que j’ai réussi à un très bon niveau dans le délai imparti. Là on me propose le doctorat. Bref, malgré un résultat très moyen au QI je parais avoir les capacités suffisantes pour me soigner émotionnellement, pour choisir ma voie dans la vie. Tout cela pour rappeler que le QI n’est qu’un indice parmi d’autres, le bilan qualitatif me parait prioritaire. En cas d’important mal être et d’anxiété, il semblerait que le profil QI soit chez ces personnes assez disharmonique. Un article intéressant sur deux profils de HP :http://psyrene.fr/les-deux-formes-d%E2%80%99expression-du-haut-potentiel-intellectuel-chez-l%E2%80%99enfant/
Bien à vous,
Corinne

KAR1 | 25 janvier 2012 à 12 h 26 min

C’est comme pour tous les métiers, il y a des incompétents partout.
Après la question que je me pose c’est pourquoi aller consulter? Qu’est-ce qu’on recherche? Surdoué ou pas?
Est-ce qu’on s’aimera plus?
La recherche du bonheur fait vendre, mais tous les moyens ne sont pas bons pour y arriver.
Question bête, ça fait quoi de savoir qu’on est surdoué? On est rassuré?
Kar1;pas surdouée mais avec un peu d’intelligence émotionnelle (quand même!)

Nitara | 21 février 2012 à 18 h 47 min

Bonjour,

Merci pour vos témoignages. J’ai été très intéressée de lire tous les commentaires ci-dessus.

Je suis incapable de résumer mon histoire ou ma situation en quelques phrases, mais disons juste que le livre de J.S.F. m’a complètement bouleversée. Je l’ai vu comme un début de solution, une main tendue, de l’aide à un niveau très très intime de moi-même.

J’ai tenté de la rencontrer, mais malheureusement elle ne prend pas de nouveaux patients. Je lui fais entièrement confiance, elle sait de quoi elle parle, je trouve qu’elle fait un travail extraordinaire. Je lui ai quand même écrit une longue lettre.

Je me suis ensuite dit que rencontrer une des psychologues qu’elle a employée dans un de ces centres me serait très utile, j’ai donc pris RDV dans le centre Cogito’z de Paris. Malheureusement j’ai été très déçue. J’ai peut-être fondé trop d’espoirs dans ce rendez-vous, je pensais que je serais comprise… mais je suis tombée sur quelqu’un qui a passé les 45 min a essayer de trouver ses mots, qui semblait très nerveuse, de laquelle je n’ai vraiment rien retiré de positif. Je me suis sentie stupide d’avoir fait cette démarche. 95 euros pour ça, je me suis même sentie roulée…

J’ai mnt rendez-vous pour un bilan, qui va me coûter 290 euros. Ces prix sont-ils vraiment normaux ? Je me pose la question. Il faut redépenser 95 euros pour les résultats. Je ne sais pas quoi faire, j’ai l’impression de faire fausse route mais j’ai tellement envie d’aide.

Vers qui d’autre me tourner sur Paris ?

Merci d’avance,

Lara

Nadine Kirchgessner | 23 février 2012 à 11 h 00 min

Bonjour
Les prix des tests peuvent être variés. Ils vont à ma connaissance de 200 e à 400 e. Si l’interprétation et le compte–rendu ne sont pas compris dans le prix , cela peut inclure cette variation. 290 e est assez courant. Le mieux selon moi est d’avoir un prix global, incluant un ou des entretiens préalables, (selon le temps de parole), le test, le compte-rendu et une aide à interprétation des résultats avec des réponses à vos questions . Si vous n’avez pas d’entretien , et que vous ne savez pas ce que représentent ces tests, pas d’ information au moment des résultats, cela n’a aucun intérêt pour vous. Avoir un test à petit prix mais baclé n’a pas d’intérêt également.
Merci pour votre témoignage.

marie | 8 mars 2012 à 21 h 16 min

Bonsoir,

j’ai pris un premier rendez vous pour une consultation au centre Cogitoz de Paris et vos commentaires ne me rassurent pas. Quelqu’un aurait des noms de psy agrés WAIS?

Merci,

Nadine Kirchgessner | 10 mars 2012 à 14 h 50 min

bonjour Marie
sur ce site il y a des commentaires positifs et négatifs sur Cogitoz. Visionnez aussi la page adultes surdoués. demandez aux associations pour des adresses dans votre région.

CLAIRE | 26 avril 2012 à 10 h 08 min

bonjour à tous,
je viens de lire le livre JSF car mon fils de 5 ans est peut être un enfant précoce. En lisant ce livre, je me suis sentie très touchée et très soulagée. J’ai décidé de me faire tester à COGITOZ Marseille dont j’ai de bons échos. (2 amies ont apprécié les tests et surtout le suivi). Cependant, la lecture de vos mails me fait douter un peu. Et puis si la lecture de ce livre m’a soulagé, je suis maintenant complètement paniquée. Et si je n’étais pas surdouée ? Je me sens bien prétentieuse tout à coup et en même temps, je me dis que je ne peux pas rester sans savoir.
Avez vous des infos sur COGITOZ MARSEILLE ?

Nadine Kirchgessner | 27 avril 2012 à 11 h 07 min

bonjour Claire , non je n’ai pas d’autres infos que celles qui sont sur ce site , données par les utilisateurs du site. Faire confiance à vos amies me semble une bonne chose. La prétention n’est pas vraiment la question de la douance. la question est plutôt de comprendre son fonctionnement. Si vous sentez que passer les tests vous apportera quelque chose pour mieux vous comprendre , n’hésitez pas.

anibal | 27 avril 2012 à 14 h 21 min

Bonjour,

J’ai 52 ans et j’ai été très touché par le témoignage de Philippe.

je viens de découvrir votre site, cela fait plus d’un mois que je surfe à la recherche d’infos de témoignages. Je viens de passer les tests avec une psychologue (290 euros tout compris, entretien test résultats que j’attends).

Pour résumer, il y a un mois, un matin avant de partir de chez moi, j’ai entendu une phrase à la télé, qui m’a interpelé. Un reportage sur la douance. J’étais pressé j’ai donc regardé 1 mn de cette émission et je suis parti.

Depuis ce jour, cette minute a bouleversé ma vie.

J’attends les résultats du test et j’ai RV bientôt avec un neurologue (mon généraliste me l’a conseillé). Je doute toujours sur ce que je crois de mon état …

Merci pour vos témoignages

riadh | 14 mai 2012 à 16 h 28 min

C’est tout bête ma question..
je ne sais pas mais, y a t il quelqu un à qui parler un peu de tout cela, de manière amicale je veux dire?
en tout cas cela me ferais énormement de bien à moi…
voila, petite bouteille,
riadh

riadh | 14 mai 2012 à 16 h 29 min

ps: Philipe, votre témoignage m’a bouleversé…
et bien qu’ayant 20 ans de moins de vous, je vais vers cela moi aussi…et j ai déjà, moi aussi, mis à distance ceux qui m’aimaient, en le voulant ou pas…j ai peur :)

Clem | 23 juin 2012 à 22 h 00 min

Bonjour,

J’ai lu moi aussi l’ouvrage de J. Siaud Facchin sur les adultes surdoués. Cette lecture m’a permis de calmer mon angoisse.
J’ai 25 ans et depuis l’âge de 20 ans je commençais à me poser des questions sur mon sentiment de « différence » et sur l’intelligence. J’étais contente d’enfin trouver des informations sur les adultes dits surdoués, car les sites sur les enfants précoces m’énervaient! Ces enfants grandissent et deviennent adultes non ?!
J’ai passé mon enfance et mon adolescence à m’adapter aux autres. il y a un passage sur la suradaption dans ce livre dans lequel je me suis complètement reconnue.
J’ai décidé après une période d’état dépressif d’être moi-même. Et donc si je suis surdouée ou différente ou en décalage, alors ok. l’important c’est d’être soi-même.
Cela a été et est toujours un réapprentissage parfois douloureux car j’ai de bonnes vieilles habitudes de suradaptation et aussi une colère terrible que j’essaie de contenir. ça ne sert à rien d’en vouloir à la terre entière.
Depuis un an et demi je pratique du Taiji. cet art martial m’apprend à me centrer sur moi, à me détendre et à m’ouvrir. je pense que c’est par l’action que l’on va mieux.
Je ne sais toujours pas si je vais faire un test. mais aujourd’hui je ne doute plus de ma différence, contrairement à toute une période de ma vie où deux forces internes luttaient en moi et m’abandonnaient dans une profonde angoisse : ma volonté d’être normale et mon identité unique et différente.

Bref, mon témoignage. Je n’ai pas de leçon à donner. On a toute une vie pour évoluer.
Mon objectif est de mourir vieille et sage. j’ai encore beaucoup d’années devant moi pour tenter d’y parvenir.

Bien à vous,

Clémentine

Nadine Kirchgessner | 28 juin 2012 à 11 h 48 min

Merci beaucoup pour votre commentaire. Vous pouvez faire le test uniquement si vous en ressentez le besoin.

Marthe | 29 juin 2012 à 16 h 52 min

Bonjour,

Hier soir, je flânais à Virgin lorsque mon regard s’est arrêté sur le titre d’un livre « Trop intelligent pour être heureux ? » Je l’ai pris, l’ai feuilleté, ai commencé à lire quelques phrases, un paragraphe…et j’ai relevé la tête… Une demi-heure venait de s’écouler. J’ai acheté le livre. Dès que j’ai pu, le soir-même, je l’ai rouvert et l’ai terminé. Ce livre parlait de moi, avait été écrit pour moi…

J’ai toujours su, je sais cela fait prétentieux, que j’était différente (je préfère ce mot à surdoué qui pour moi ne veut rien dire et est d’une incontestable pédanterie) . Depuis toujours, je me suis sentie en décalage face aux autres, une espèce d’extra-terrestre qui regarde le monde et ne le comprend pas, qui ne se satisfait pas de cette incompréhension et pose sempiternellement des questions sous le regard critique des « autres ».

Lorsque je suis entrée à l’école primaire, je n’ai pas été en maternelle, j’avais déjà appris à lire et à écrire toute seule. J’étais gauchère et l’on m’a voulu droitière. J’écrivais mal avec un orthographe aléatoire, on a diagnostiqué une dyslexie. Scolarité primaire chaotique aggravée par de fréquents déménagements et un problème de myopie révélée à 10 ans. Chaos familial également, je ne m’étale pas. J’ai donc atterri dans ce que l’on appelait alors « les classes de transitions », transition vers les voies de garages qui impliquèrent déshérence scolaire. Repêchée à 16 ans par une institution qui ne savait quoi faire de moi, j’ai subi des tests qui à l’époque me semblaient complètement idiots car je trouvais qu’ils étaient fondés plus sur la culture que sur une quelconque intelligence. Or, la lecture de tout ce que je pouvais trouver était à l’époque le seul remède à ma solitude chronique. On me croyait débile, on m’a trouvée géniale, du moins au-dessus de la moyenne. Etant donné que j’étais d’un milieu « défavorisé », on m’a proposé de faire un CAP de comptable en 2 ans. Je l’ai réussi, enclenché une seconde. Mon rêve de l’époque, être archéologue, mais je me serais contentée de devenir prof d’histoire. Rêve irréalisable pour quelqu’un de mon milieu. J’avais 18 ans et l’on m’a dit qu’il était temps que je ne sois plus à la charge de la société. Chômage, boulots divers, puis la rencontre à 20 ans de ma deuxième moitié d’orange. Intelligent, cultivé, gentil et comme moi cabossé par la vie et une enfance à la DASS. Arrivée à quatre ans d’intervalle de 2 filles magnifiques détectées enfants précoce dès la maternelle. J’ai donc endossé le rôle de mère au foyer. Il était inconcevable que ces deux nouvelles vies soient massacrées comme celles de leurs parents. Pari réussi. Une ingénieure et une chargée de communication, assez bien dans leur peau semble-t’il. Toutes deux ont suivi la voie qu’elles ont choisie et ont par surcroît trouvé elles aussi des compagnons qui les comprennent et qui les aiment (eux-aussi, qui l’eût cru se reconnaîtraient dans le livre de Jeanne Siaud-Facchin). j’ai repris une activité professionnelle ayant réussi un concours de cadre C à Direction Générale des Impôts. Cependant, je vivais dans une insatisfaction permanente et un ennui constant. L’année où ma cadette passait le bac, j’ai sauté le pas. Je me suis inscrite en DAEU (diplôme d’accession aux études universitaires), réussi, mention AB. J’ai intégré une licence d’histoire. En deuxième année, les problèmes de dyslexie ont resurgi. J’ai passé des tests chez un neuro-psy. Diagnostic, dyslexie, dysorthographie, dyspraxie, déficit de l’attention. J’ai obtenu un tiers temps à la fac et réussi ma licence. J’ai enchaîné sur un master, mention TB et je suis actuellement en 2ème année de doctorat. Comme il fallait continuer à payer mes factures, je travaille toujours comme agent C aux impôts.

Si je vous explique tout cela, ce n’est pas dans le but de faire pleurer dans les chaumières mais d’essayer de vous faire comprendre pourquoi ce livre m’a bouleversée.

Que j’ai « des facilités », je le savais depuis toujours quoique je considère mon parcours récent comme tenant du miracle. Ce que cet ouvrage m’a fait comprendre c’est la signification de mon hypersensibilité, de mon difficile rapport aux autres (excepté mon mari et mes enfants). L’impression d’être « un poisson hors de l’eau » où que je me trouve. Actuellement ce sentiment est aggravé par la sensation de dichotomie que j’éprouve entre mon travail de recherche pour ma thèse et mon emploi dans l’administration. Je ne me sens à ma place nulle part. A la fac, entourée de doctorants plus jeunes et de chercheurs, qui bien que me soutenant, me font quelquefois comprendre (du moins c’est ce que je ressens) que je m’y suis prise trop tard et que je dois oublier mes rêves de carrière. Dans mon travail, je vis mal le fait d’être traitée comme une exécutante n’ayant jamais voix au chapitre et de devoir obéir à des personnes dont je sens intrinsèquement les limites, pour rester polie et ne pas paraître trop prétentieuse. Mes collègues de travail sont sympa mais j’ai du mal à comprendre leurs centres d’intérêt et je vois bien qu’ils me trouvent quelquefois bizarre.

Aujourd’hui après avoir consulté le site internet Cogito’z, j’ai pris rendez-vous pour le 11 octobre prochain avec un psychologue. Cependant, après avoir lu quelques commentaires ici, je me pose des questions. J’habite Marseille, quelqu’un a t’il des échos sur l’antenne de Cogito’z dans cette ville ? Sinon existe-t’il des associations ou des spécialistes « sérieux » auxquels je puis m’adresser ?

Nadine Kirchgessner | 30 juin 2012 à 23 h 10 min

Bonjour
merci pour votre témoignage. Je n’ai pas d’autres informations que ce qui est écrit sur le site. vous pouvez avoir des renseignements auprès des associations ANPEIP et AFEP de votre région.

Streb | 19 juillet 2012 à 17 h 16 min

Bonjour a tous,

Je travaille avec une psycho-diététicienne sur paris et au sein du cabinet nous avons croisé plusieurs Zèbres, étant psychologue de formation je voulais suivre la formation de Cogito’z pour pouvoir les repérer quand ils viennent au cabinet et pouvoir ainsi les suivre ; en lisant tous vos commentaires je pense que je vais attendre et continuer au sein de ce cabinet.

Bonne route à tous.

CHIVRAC MARC | 22 juillet 2012 à 19 h 38 min

madame js FACCHIN est une femme remarquable d’intelligence,de compétence,par son courage et est à l’origine de bien des sauvetages pour la compréhension des surdoués,merci MADAME js facchin.
AMICALEMENT
MARC

Djahmal | 25 juillet 2012 à 23 h 23 min

Bonjour
J’ai acheté le même jour le livre L’ENFANT DOUÉ-L’intelligence réconcilié de Arielle ADDA (en collaboration avec Hellen CATROUX) et celui de JSF (Trop intelligent pour etre heureux)
Ayant lu en premier l’Enfant doué, j’ai été extrêmement surpris de relire (à mon impression), quasiment le même livre une deuxième fois concernant JSF que j’ai lu deux jours plus tard…

J’ai rencontré le 25 mai dernier, à Paris, Arielle ADDA et pas JSF. Pourquoi? Parce qu’à mon avis, JSF était trop visible (ou prévisible????) on entend beaucoup parler d’elle, on la voit dans plein d’émissions, plein de pages sur le net, etc…! Elle a l’air de savoir de quoi elle parle et pourtant….

Mon intuition m’a dit: Trop voyante pour être vrai!
Et effectivement, elle le dit elle même dans livre qu’un de ses patients lui a fait remarquer qu’elle n’était pas surdoué elle-même…Faut l’entendre quand même poursuit-elle.. dans le livre.

Le plus grand « malheur » des surdoués est justement que ceux qui s’y connaissent vraiment et savent de quoi on parle quand on dit « surdoué » (donc les surdoués eux-mêmes), sont par nature discrets et évitent à tous prix et par tous les moyens de se faire remarquer! Ceux là nous les connaissons c’est tous ceux qui visitent des pages et cherchent…en gros, vous et moi. Les autres, qui n’ont pas eu à chercher ou très peu, ne viennent pas donner leur avis car ils n’ont rien à faire là où les autres cherchent puisqu’ils ont déjà trouvé….

Partant de ce constat, certains (ou certaines) ayant compris qu’il y a du Bizz à faire, et bien….font du Bizz. Un point c’est tout. Certains tombent dans le panneau (en cherchant la route) et d’autres non (ils les contournent…lorsqu’il ont eu le temps de les voir). De là à dire que tous les centre COGITOZ sont HS, surement pas! Maintenant lorsque les racines de l’arbre sont pourries, il y a peu de chance qu’il passe l’orage….

J’ai lu des dizaines et des dizaines de pages sur le sujet! Bilan (mon bilan): Seuls des surdoués ayant réussi à sortir de « notre monde » peuvent aider les autres à s’en sortir! Là où ça se gâte, c’est ce que j’ai dit plus haut: par nature on n’aime pas se faire remarquer et comme la route est unique pour chacun, la difficulté semble presque insurmontable dans une vision généraliste.

Mon dernier ouvrage?: Apprendre à faire simple quand on est compliqué (Monique de Kermadec). Très intéressant comme lecture! Cependant la même problématique: comment s’ouvrir au monde quand on a passé toute sa vie à apprendre à se fermer à ce même monde? Eh bien il faut faire le chemin en sens inverse et apprendre à s’ouvrir au monde! Ce qui d’emblée amène une observation: j’ai 20, 30, 40 ans d’apprentissage dans le mauvais sens, cela va-t-il durer 20, 30 ou 40 ans dans l’autre sens? Pas nécessairement! Cependant, encore une fois, notre habitude de la « vitesse » nous fait voir que la route sera très longue et tout ce temps dont nous aurons besoin pour changer de regard sur nous-mêmes, nous décourage avant même qu’on ait essayé.

Après donc toutes mes lectures, rencontre avec des psy (pas encore de thérapie) et visionnage sur le sujet, la solution la plus raisonnable c’est de se faire aider par un SPÉCIALISTE comme dans toutes les pathologies du monde et pas seulement pour des troubles d’ailleurs (il ne vous viendrait sûrement pas à l’esprit d’aller voir un boucher pour préparer un gâteau au chocolat, même si ça se mange aussi….)En passant j’ai pas dit que HPI était un trouble ou une pathologie…)

Seul, on a extrêmement peu de chance de s’en sortir mais il faut que le thérapeute sache de quoi on parle exactement quand on dit surdoué.
Exemple pour finir, le dernier que j’ai appelé (et qui pourtant propose sur sa page de présentation d’aider les HPI) m’a dit au téléphone: Si vous n’avez pas reçu d’aide de la part de votre précédent psy, c’est qu’il n’était sans doute pas bon car n’importe quel psy formé, peut s’occuper de n’importe quel cas, surdoué ou pas!
Ce fut sa première erreur, la deuxième fut de me faire patienter debout (car il n’a pas de salle d’attente et donc aucun moyen de patienter agréablement) pendant 18mn…! Je suis parti sans qu’il ne le sache.

Changer c’est bien sûr possible, mais pas sans l’aide de ceux qui savent comment faire, parce qu’ils ont déjà fait une partie du chemin qui reste aux autres à parcourir.

Bon courage à ceux et celles qui comme moi, cherche encore le chemin qui mène à ….nous-mêmes
D.

Nadine Kirchgessner | 30 juillet 2012 à 18 h 08 min

Bravo , pertinente analyse. Il suffit de lire les dates de parution des livres, elles parlent d’elle-mêmes…2003 pour A. Adda(après le livre de l’enfant doué : 1999). Sans parler de l’article « que sont les enfants doués devenus » qui date de 1996. Il ne faudrait pas omettre de parler de Terrassier, (1 e édition : 1981) mais son livre parle essentiellement de la précocité des enfants. Du livre de R Chauvin « Les surdoués » qui date de 1975. Le livre de JS F sur les adultes surdoués date de 2008. Concernant ce livre, Il est écrit aussi sur le libellé de la FNAC « Spécialiste reconnue des surdoués, elle est notamment l’auteur de L’Enfant surdoué, le livre de référence sur ce sujet. ». Le livre de référence sur le sujet selon moi pour les enfants est : « les surdoués ou la précocité embarassante » de Terrassier. (en France). Il est paru antérieurement. Tout un chacun écrivant un nouveau livre doit citer les auteurs. Néanmoins, JSF sait de quoi elle parle et communique bien sur le sujet.

Oriane | 11 septembre 2012 à 0 h 20 min

Bonsoir,

Pardon d’avance, vous ne vouliez pas que ce site se transforme en tribune contre Cogito’Z, ce que je comprends bien, mais je suis profondément déçue, et j’ai besoin de le dire… J’avais rendez-vous au centre de Paris, cet après-midi. La psychologue qui m’a reçue m’a posé quelques questions sur ma vie, mes éventuelles difficultés passées et présentes. Je pensais que ces questions avaient pour objectif de me cerner et qu’ensuite on discuterait de ce qu’elle pensait de mon profil. Je ne cherchais pas une consultation « classique » du tout. A la fin des 45 minutes (à 95 €…) la psychologue m’a dit que « certains surdoués sont angoissés, d’autres non, par ailleurs des gens qui ne sont pas surdoués sont angoissés de la même manière….et que seul un test permet de toute façon de tirer des conclusions ». Je n’ai rien appris. Je me suis livrée pensant 45 mn à une étrangère (je n’en ressentais pas le besoin !) pour m’entendre dire que de toute façon il faut faire…le test. Alors je pose juste la question : A quoi sert ce premier entretien chez Cogito’Z ?

Moi aussi j’avais beaucoup aimé le livre de JSF. Sait elle ce qui se passe dans ses centres ?

bonne soirée et bon courage à tous dans vos cheminements,

Oriane

Nadine Kirchgessner | 14 septembre 2012 à 12 h 48 min

Merci Oriane
Il faut toujours un premier entretien avant de passer les tests , c’est assez compréhensible. Lorsque vous téléphonez, vous pouvez et devez demander comment cela va se passer pour ne pas avoir de déconvenues. Certains font un prix global, entretiens, tests, et compte-rendu des tests. Vous vouliez passer les tests sur le champs , c’est ce que l’on vous avait dit ?

Oriane | 16 septembre 2012 à 19 h 27 min

Bonjour,

Merci de votre réponse. Non, je ne m’attendais pas à passer les tests sur le champ. J’imaginais que ce premier entretien m’apprendrait déjà des choses sur mon fonctionnement, sur le bien fondé ou non de m’intéresser au profil « zébré ». Or la personne face à laquelle je me suis trouvée m’a écoutée sans presque rien dire.
Vous dites qu’il est compréhensible qu’un entretien ait lieu avant les tests ; j’imagine que c’est pour ne pas envoyer des personnes dont les problèmes seraient autres, vers ce type de piste. Pourtant la psy que j’ai rencontrée m’a littéralement dit qu’elle ne pouvait rien me dire sur moi, que seuls les tests pourraient m’éclairer.
Du coup je me demande : peut-être fait elle effectivement un tri sans vouloir le dire explicitement. Elle semblait avoir peur de s’avancer en disant quoi que ce soit. Mais à côté de ça, J. Siaud Facchin dit que n’importe quel psy connaissant ces profils repère d’emblée un zèbre entrant dans son bureau (c’est dans le livre). Elle dit que « c’est évident ».
J’en conclus que je me suis probablement trouvée face à quelqu’un de très peu expérimentée. Or le sujet est tellement sensible et le coût de cet entretien tellement élevé (par rapport à une consultation « classique ») que je ne peux m’empêcher d’avoir envie de le dénoncer…
Merci de votre écoute,

Oriane

Esmeralda | 23 septembre 2012 à 21 h 28 min

Bonsoir
J’ai beaucoup aimé lire cette page, ça m’a fait du bien de lire tous ces témoignages, je me suis sentie « en famille » :-). Je suis en thérapie depuis 4 ans (avec une excellente thérapeute qui m’a aidée comme jamais, je ne sais pas où je serais sans elle aujourd’hui; à présent j’espace les séances car je suis de + en + autonome émotionnellement dans ma vie).

En janvier 2012, ma thérapeute m’a conseillé le livre de JSF « Trop intelligent pour être heureux? » car elle pensait que je m’y retrouverais… Effectivement la lecture m’a bouleversée, j’ai pris des notes point par point au fur et à mesure de la lecture, je me suis reconnue à 95%, dans l’hypersensibilité, l’hyperesthésie, la cogitation mentale à plein régime, la scolarité type « 1ere de la classe », la difficulté à se sentir comme les autres, et à construire sa vie sentimentale etc).

Je voulais en avoir le cœur net, j’ai tenté de prendre RDV à Cogito Z paris en février pour passer les tests. On m’a dit (une femme très gentille) qu’il y avait une longue liste d’attente et qu’on me recontacterait. Septembre 2012, je téléphone pour voir si où j’en suis dans la liste d’attente, et là on (une autre personne) me dit que le fonctionnement a changé, que la liste d’attente n’est plus (!!! tout ça pour ça!!), qu’il faut d’abord passer un entretien de 45 minutes (on me précise « 95 €, chèque ou espèce »). Je prends RDV, mais je suis chiffonnée… J’en parle à ma psy, qui me déconseille la démarche car depuis qq mois, elle a des retours de qq patients qui sont très négatifs sur Cogito Z Paris (coût élevé, diagnostic arbitraire posé au bout de 45 minutes: « vous êtes en grande détresse », appel téléphonique agressif à la psy avec tentative de culpabilisation(alors qu’elle était pourtant à l’origine de la détection de la surdouance), et racollage pour « piquer » les patients. Bref, déjà que j’avais des doutes (rapport à la liste d’attente qui s’évanouit et le tarif demandé), j’ai décidé d’annuler mon RDV. Ce soir je surfe et lis des commentaires qui vont dans ce sens.

Je ne crucifie pas Cogito Z, car j’ai lu des témoignages de gens qui en sont très contents, mais en voyant les photos de l’équipe de Paris, j’ai trouvé que ces jolies jeunes femmes, étaient un peu trop… jeunes.

Comme je ressens le besoin de passer ces tests (j’ai besoin d’une confirmation, comme une validation de ma différence, cela peut paraitre inutile à certains, mais moi je sens que cela peut me donner une plus grande force et illuminer mon passé), je vais chercher un bon psychologue qui les fait passer.

Ce que je veux dire aussi, c’est qu’un bon thérapeute peut nous aider à aller mieux, il ne faut pas hésiter à trouver quelqu’un avec qui on se sent bien (= se sentir accepté comme on est, dans notre différence, notre sentiment d’extra-terrestre, pas jugé, et où on peut lâcher ses émotions et être soi, se sentir soutenu, valorisé et encouragé).

bien à vous

Nadine Kirchgessner | 25 septembre 2012 à 12 h 08 min

Merci Esmeralda pour votre « en famille ». Effectivement le jeune âge des collaboratrices de cogitoz peut poser question, surtout si les personnes ont le double de leur âge…

Kelkun. | 23 octobre 2012 à 14 h 04 min

Pour répondre à Oriane. Je cite:

« Vous dites qu’il est compréhensible qu’un entretien ait lieu avant les tests ; j’imagine que c’est pour ne pas envoyer des personnes dont les problèmes seraient autres, vers ce type de piste. Pourtant la psy que j’ai rencontrée m’a littéralement dit qu’elle ne pouvait rien me dire sur moi, que seuls les tests pourraient m’éclairer.
Du coup je me demande : peut-être fait elle effectivement un tri sans vouloir le dire explicitement. Elle semblait avoir peur de s’avancer en disant quoi que ce soit. Mais à côté de ça, J. Siaud Facchin dit que n’importe quel psy connaissant ces profils repère d’emblée un zèbre entrant dans son bureau (c’est dans le livre). Elle dit que « c’est évident ».
J’en conclus que je me suis probablement trouvée face à quelqu’un de très peu expérimentée. Or le sujet est tellement sensible et le coût de cet entretien tellement élevé (par rapport à une consultation « classique ») que je ne peux m’empêcher d’avoir envie de le dénoncer… »

Ne vous êtes-vous pas dit que, tout simplement, la psy prenais des pincettes car justement elle s’est rendue compte qu’il y avait peu de chance que vous soyez surdouée ? C’est une hypothèse comme une autre.
Pourquoi remettre en cause le professionnalisme de cette dame plutôt que de vous remettre en question ?

Nadine Kirchgessner | 24 octobre 2012 à 11 h 10 min

Je pense que votre commentaire est très dur pour Oriane. La psychologue ne peut en un entretien faire un diagnostic si rapide et à l’emporte-pièce. Oriane voulait dire , je pense, qu’elle n’a pas orienté l’entretien au niveau « douance », mais que l’entretien était trop orienté vers des recherches d’autres problématiques.

Esmeralda | 24 octobre 2012 à 14 h 24 min

Bonjour à tous
Quels livres recommandez-vous sur la surdouance? J’ai déjà lu « Trop intelligent pour être heureux? » de JSF et « Moi, surdoué()?! » d’Hervé Magnin. Je souhaiterais d’autres références, SVP.
Merci d’avance
Esmeralda

Kelkun. | 24 octobre 2012 à 19 h 21 min

Dur ? En quoi le fait de supposer la non-douance est dur ?
Ce n’est pas parce qu’on n’est pas surdoué qu’on est bête et ce n’est pas parce qu’on est surdoué qu’on est heureux.. En y réfléchissant le fait de ne pas être surdoué a de nombreux avantages au même titre que d’être surdoué.
Vous ne croyez pas ?

Et lorsque je dis cela c’est notamment car Oriane dit elle même que les psy reconnaissent au « premier coup d’oeil » un surdoué. Si la psy a décidé de ne pas orienté la séance sur la douance c’est qu’elle avait ses raisons.
Il me parait inconcevable de remettre en cause le professionnalisme d’une psy sous prétexte qu’on entend pas ce qu’on veut et mettre cela sur le dos de l’âge…

Après libre à chacun de penser comme il veut..

Esmeralda | 24 octobre 2012 à 20 h 09 min

Bonsoir
Encore deux questions (je suis à fond sur le sujet en ce moment) ;-):

1) Est-ce que le tarif de 400 € avec une psychologue vous parait raisonnable pour:
- un pré-entretien de 20 minutes
- la passation du test WAIS IV (environ 1h15 m’a-t-on dit)
- analyse/correction du test dans la foulée et bilan de restitution (environ 45 minutes)
soit environ 3 heures

2) Ce qui m’inquiète un peu dans ce qu’on me propose ci-dessus, c’est que le WAIS IV ne comprend pas de tests de personnalité (il me semble que c’est juste un test d’efficience intellectuelle, me trompe-je?!).
Serait-il mieux de passer un bilan complet (test d’efficience intellectuelle + des tests de personnalité)?

belle soirée/journée à tous
esmeralda

Nadine Kirchgessner | 25 octobre 2012 à 12 h 58 min

Esmeralda , J’ai mis en avant des livres sur la page biblio. Bien sûr il y en a d’autres, mais ce sont les basiques. Pour des recherches plus universitaires, vous pouvez lire aussi « enfants exceptionnels : précocité intellectuelle et talent » Todd Lubart , (université paris V) les chapitres sont écrits par différents spécialistes. Ce ne sont pas des recherches sur les adultes. Il y en a peu. Vous pouvez lire « différence et souffrance de l’adulte surdoué » de C Bost. Il est axé sur la souffrance.
Les tarifs sont entre 200 et 400 e en général pour les tests globaux de tests de QI, avec entretiens, tests et compte rendu. Le test WAIS IV est ce qu’on appelle communément un test de QI. Ce n’est pas un test de personnalité.

Nadine Kirchgessner | 25 octobre 2012 à 14 h 00 min

bonjour Kelkun
Nous ne pouvons dicuter d’un entretien duquel nous ne savons pas grand-chose car nous n’y étions pas présents. Personne n’a supposé que de ne pas être surdoué était équivalent à être bête. Si vous voulez bien, je tiens à être neutre dans cette page, et je publie les témoignages des personnes qui ont passé les tests ou qui se questionnent.
En ce qui concerne l’âge, il est évident que l’expérience d’un psy de 50 ans sera plus grande qu’un psy de 25 ans tout frais émoulu de la fac, sachant que tous deux auraient été bien informés sur la douance , et que le psy de 50 ans mette à jour ses connaissances très régulièrement.
Ce n’est pas Oriane qui dit que les psys savent repérer d’emblée un surdoué, mais JSFacchin qui l’écrit dans le livre.

Kelkun. | 25 octobre 2012 à 14 h 43 min

@Nadine: je sais bien que c’est JSF qui le dit, mais c’est Oriane qui la cite.
En ce qui concerne la neutralité je trouve que c’est une bonne intention..

J’aimerais rajouter que je connais cogitoz et j’ai eu l’occasion de rencontrer JSF et je doute fortement que Madame Siaud laisse rentrer dans son affaire des gens incompétents. Son intêret et sa réputation y sont en jeu…

Esmeralda | 26 octobre 2012 à 19 h 25 min

Merci Nadine :-)

Daniel | 2 novembre 2012 à 0 h 54 min

Bonsoir,
J’ai pris RV pour une première consultation chez Cogito’z, mais en lisant les témoignages ci-dessus, cela me laisse quelque peu perplexe, d’autant plus que mon but n’est pas vraiment de refaire un bilan psy. J’en ai déjà fait un il y a environ 8 ans et celui-ci m’avait apporté quelques réponses sur mes capacités intellectuelles. Mais depuis, d’autres questions et des doutes ont ressurgi, ce qui m’amène aujourd’hui à vouloir reconsulter pour approfondir l’analyse qui avait été faite de mon bilan de l’époque. Comme beaucoup d’entre vous, j’ai entre temps lu le livre de JSF et je me suis plus ou moins reconnu dans la description qu’elle fait des adultes surdoués, notamment ce sentiment de décalage et l’hyperesthésie typiques des HQI.
Cependant, dans mon bilan, il n’était pas fait mention de « surdouance » mais plutôt, je cite, d’une « difficulté d’application pratique du potentiel intellectuel dont les effets pourraient être extrêmement forts » en raison d’une différence plus que significative entre les deux échelles (verbale > performance) du test de QI.
Du coup, je me demande vraiment si j’ai bien fait de vouloir consulter une psychologue de Cogito’z.
Bonne journée.
Daniel

Clara | 3 novembre 2012 à 10 h 16 min

Bonjour à tous,

Intéressante discussion !
Je viens mettre mon grain de ciel (comme disait une amie, involontairement :-) ).
Les Zèbres sont des gens normaux, même s’ils sont « hors-norme ». Normaux parce qu’être Zèbre n’a rien de pathologique, c’est un fonctionnement différent. Hors-norme parce qu’ils sont décalés par rapport à la majorité. Une norme n’est pas synonyme de grand nombre. Moi, j’aime bien appeler les « autres » des Gazelles…
Ce qu’il me semble important de souligner, c’est que ce décalage, cette différence, si elle n’est pas dépistée tôt, peut induire des souffrances qui elles-même sont potentiellement génératrices de névroses, mais les Gazelles aussi ont des névroses. Le premier problème, c’est de savoir qui on est, comment on fonctionne et comment on peut se positionner dans un environnement social, affectif, professionnel. Accepter que l’on ne doit pas attendre une quelconque reconnaissance sauf à nos propres yeux. Se libérer de nos souffrances pour nous épanouir et atteindre notre plein potentiel.
Il y a des Zèbres heureux, mais ils ne se retrouvent pas chez les psys, sauf problématique ponctuelle.
De mon point de vue -mais c’est mon point de vue uniquement- le principal problème dont nous souffrons tous, c’est un terrain de communication avec d’autres personnes qui fonctionnent comme nous, d’autres personnes qui puissent nous comprendre et nous accepter comme nous sommes.
Concernant les centres Cogito’Z, ce sont des professionnels qui font leur travail du mieux qu’ils le peuvent, du moins j’ose l’espérer. Mais cela ne veut pas forcément dire efficacement, ceci dépendant des capacités et compétences du consultnt. Par contre, je pense que ceux d’entre vous qui ont eu une attente déçue, ou un contact négatif devraient écrire à Mme Siaud-Facchin pour lui remonter l’info, sinon quelle chance a t’elle de perfectionner son système ? D’autre part, je suis absolument persuadée que seules deux catégories de psys seraient susceptibles de correctement prendre en charge des Zèbres, petits et grands : des psys très sensibles et très empathiques, tolérants, humbles et ouverts… ou bien des psys Zèbres eux-mêmes.
Avec une amie, j’envisage de réaliser un travail de fond, global, sur le sujet. Nous sommes donc à la recherche de personnes qui voudraient bien communiquer avec nous pour nous faire part de leurs expériences, de leur vécu et répondre à nos questions. Ceux qui passent par là et sont intéressés peuvent m’écrire à : transductions@gmail.com . Notre objectif : un travail sociologique sur les Zèbres…

Merci pour cet espace de parole

Oriane | 22 décembre 2012 à 12 h 09 min

Bonjour,

Je reviens sur ce forum après quelques mois, étonnée de voir que la discussion s’est poursuivie « sans moi »…
Bien sûr il n’y a rien de dur à ne pas être zèbre si c’est le cas. Ce qu’il y a de dur c’est de ne pas entrer en dialogue avec le/la « psy » que l’on vient rencontrer. Il y a des gens qui sont contents de s’épancher en monologuant chez le psy ; pour ma part je cherchais une discussion. On m’a écouté parler sans rien dire puis demandé de faire le test. Voilà pourquoi je m’interrogeais sur l’utilité de cet « entretien » (par ailleurs assez cher…).
Merci de vos réponses, Nadine. Oriane

vavavoum | 9 janvier 2013 à 16 h 09 min

Bonjour,
étant concernée par ce thème et dans un mal de vivre et une inadaptation récurrente,je cherche des coordonnées de psy et/ou d’associations qui s’occupent d’adultes « Zèbres », en Bretagne. J’espère dans cette démarche, avant tout, de mieux me comprendre pour pouvoir, enfin, trouver ma place au monde.
Merci à tous.

delf | 21 janvier 2013 à 15 h 39 min

bonjour a tous,

par ou commencer???…. il y a 2 ans mon médecin traitant ( lui-même HPI) m’a expliqué que je suis certainement une personne à haut potentiel…. faut aller voir un psy, passer de tests et blablabla…
Résultat, je n’ai rien fait… pas besoin de savoir ou plutôt pourquoi savoir, à 35ans ça changera quoi dans ma vie???
J’étais, à ce moment là dans une période un peu creuse. Je navigue tranquillement sur un océan d’ennui et j’y mène ma barque depuis trop longtemps: ennui à l’école, ennui dans les activités, ennui au boulot, ennui à la maison… Non pas que les choses m’ennuient, bien au contraire j’adore apprendre, communiquer, échanger, écouter, vivre en général, mais au fond la vie pour moi est comme un bon gâteau au chocolat dont le socle est une génoise d’ennui… ridicule comme image non??
Et pourtant…
Du coup, j’me suis mise un ptit coup dans le derrière et hop ça repart… comme à chaque fois… mais là ça y est, le revoilà…je ne garde pas un boulot plus d’un an en général, quand je comprends les mécanismes d’une chose, elle me lasse et je passe à une autre.
Je me suis toujours adaptée aux personnes et choses qui m’entouraient, mais aujourd’hui j’aimerais avoir des réponses précises: qui suis-je?? pour savoir où aller… le résultat, en terme de « chiffre » ne m’intéresse pas, juste je voudrais savoir pour moi bien sûr mais aussi pour ma fille de 4 ans, je la sens différente des autres enfants, et si un début de réponse se trouve dans la « douance », je me dois d’accepter le jeu pour l’aider au mieux, elle.

j’ai l’impression d’oublier d’écrire la moitié de ce que j’aimerais, d’être un peu barge en expliquant tout ça, mais j’suis bien cachée derrière mon PC!! ahahah!!!
je ne sais pas ou trouver un psy qui pourra m’aider, mon médecin m’a renvoyé vers des pros qui n’ont pas l’temps pour de « nouveaux clients ».
Je suis en dordogne limite gironde…

merci

Nadine Kirchgessner | 25 janvier 2013 à 23 h 57 min

Pour votre fille, vous pouvez interroger les associations comme l’ANPEIP, qui vous donneront des adresses dans votre région.

Anaïs | 13 février 2013 à 21 h 19 min

Philippe, Merci.

supernova | 15 février 2013 à 10 h 46 min

Bonjour à toutes et à tous,

Je fais partie de ces gens pour qui la lecture de livres sur la « douance » a fait un écho particulier.
Mon épouse et ma soeur sont les personnes qui m’ont les premières interpellé sur une probable « douance » chez moi.
C’est lorsque mon fils a montré des signes avérés de « précocité » que je me suis subitement intéressé à la question me concernant, et que j’ai donc avidement parcouru les livres et les fora.
J’ai passé les tests WAIS III il y a un an environ. Ce fut un fiasco. J’étais en plein état dépressif, avec prises de substances psychotropes à forts effets dévastateurs sur l’état cognitif.
Les résultats des tests, même s’ils montrent des signes de « douance » ne sont pas probants.
La psychologue qui m’avait fait passer le WAIS III aurait dû me dire que je n’étais pas en état pour passer le test. Mais je ne lui en veux pas, car je voulais tellement alors passer les tests que de toute façon, j’aurais été beaucoup trop insistant jusqu’à la faire céder.
Et d’ailleurs, peut-être m’avait-elle signifié un avis défavorable au passage du test et que je ne m’en souviens plus ?
Comme je suis du genre à ne pas vouloir lâcher ce qui me tient à coeur, je persiste.
Pourquoi ? Beaucoup ne me comprennent pas. Mais mes proches qui ne me comprenaient pas pensent maintenant que j’ai probablement raison de m’entêter.
Lorsque je m’avoue que je me raccroche à ce fichu test WAIS comme à une bouée, cela me fait peur.
Mais la reconnaissance objective, factuelle de ma « douance » par ce test me permettrait de enfin, avoir une explication à mes comportements « anormaux », au fait que je me suis très tôt, dès l’école primaire, senti à part souvent, à l’écart parfois cruellement, …
Une chose est certaine, parce que avérée, j’ai cessé toute consommation de psychotropes dangereux, dont j’étais dépendant, depuis début novembre, un exploit que je croyais impossible… et je m’y tiens. Pas question cette fois de planter mes tests à cause de cela. Il me reste assez de raisons pour les planter : le stress, une grippe ou une gastro attrapées juste avant la date fatidique.
Mais j’ai peur, comme je l’écrivais plus haut. Qu’adviendra-t-il si les tests révèlent une normalité ? Dans ce cas, je devrai me résoudre à accepter des troubles, des tendances schizoïdes, perfectionnistes, hyper-émotives, et j’en passe…
Mais aussi j’ai honte, car n’est-ce déjà pas une chance d’être en bonne santé, avec un cerveau « normal » ?
J’ai beaucoup de mal à me faire à cette idée, car je me suis toujours, toujours – sauf quand j’ai fait ma terrible dépression – imaginé une vie peu commune, exaltante, pas dans la normalité.

Alors ? Chacun pense ce qu’il veut, selon son histoire, ses convictions, son caractère. En ce qui me concerne je veux savoir où je me situe dans un référentiel comme le permet WAIS.

A la lecture de certains fora, j’ai l’impression que certains s’émeuvent que des tests soient donnés par des psychologues qui ne sont pas eux-même « surdoués ». Peut-être ont-ils raison. Peut-être parmi ces psychologues on en trouve qui profitent d’un effet de mode en vogue.
Je ne sais pas si la psychologue que je rencontrerai est « surdouée ». Je ne veux pas céder à ce que j’interprète parfois comme une forme d’élitisme intellectuel. Je verrai bien.
Je passerai en principe la WAIS 4 la semaine prochaine. Sait-on jamais, peut-être ne pourrais-je la passer si un astéroïde percute la terre à l’endroit de la France à 20:30 ce soir ?

A bientôt.

Nadine Kirchgessner | 18 février 2013 à 12 h 57 min

L’astéroïde est passé,en Russie, rien ne devrait vous empêcher de passer ces tests! s’ils sont dans la « normalité », ce ne sera pas un drame. si vous êtes perfectioniste, ce sera un trait de personnalité.

jacqueline | 28 février 2013 à 17 h 07 min

Sympa ces commentaires ! Et avec si peu de fautes d’orthographes !
La question suivante me vient à l’esprit : pourquoi voir un ou des psychologues quand on est « surdoué » ou doué tout court d’ailleurs, ou même totalement amoureux de la vie sous toutes ses formes ?
En quoi un psychologue peut aider à assouvir la soif de savoir, l’envie de comprendre, le besoin d’échanger dans des domaines pointus, de s’intéresser à l’art, la musique, les sciences…? Le sport aussi pourquoi pas ?
S’il y a un problème, c’est de faire comprendre à son entourage social que lire un livre sur l’astronomie, un article sur le boson de Higgs ou la chasse au mammouth n’est pas un effet de prétention mais un vrai plaisir. D’où un léger décalage et un vrai sentiment de solitude.
Je viens de regarder ce qui pourrait permettre d’en sortir, de cette fichue solitude après l’émission de RTL sur les enfants que vous appelez HPI (en fait curieux et rapides à la compréhension). Un intervenant parlait de l’association MENSA, et je me suis précipitée sur le site…. vide, car il faut avoir fait la preuve de sa « douance » (pas beau ce mot si vous voulez mon avis), en passant le test proposé, puis payer 480 euros par mois pour en faire partie. GROTESQUE !
C’est surfer sur la solitude des zèbres (ça par contre, j’aime !), et là encore c’est jeter sur ce type de personne un soupçon de volonté élitiste.
S’il y avait seulement des lieux de rencontre, où l’on puisse, à la place de faire des lotos ou des morpions, parler astronomie, archéologie, tectonique des plaques, biologie, musique, poésie, peinture, etc… nous nous sentirions moins seuls, mais voilà, c’est notre faute, nous nous sommes isolés et vivons comme une honte notre différence. Quelqu’un saurait mettre cela en place ?
Grosses bises à tous dont je me sens si proche et qui sont si loin.

Nadine Kirchgessner | 3 mars 2013 à 12 h 57 min

Merci beaucoup d’avoir remarqué pour l’orthographe ! Je mets un point d’honneur à cela , ne laisser aucune faute sur le site. Il faut voir un psychologue lorsque l’on est en souffrance. Evidemment , si tout va bien , il n’y en a pas besoin. Pour adhérer à MENSA, la cotisation est de 60 e / ans (cf leur site). Il est assez normal de prouver sa douance pour adhérer, parce que sinon , cela n’aurait pas de sens . Néanmoins , c’est un sujet délicat , dans le sens où ils exigent un test de QI >132. Or on sait que les tests de QI parfois peuvent être minorés à cause d’inhibition ou d’état déprimé ou de stress.

Patrice | 5 mars 2013 à 16 h 37 min

La tentation est grande pour les praticiens de se focaliser sur les aspects pathologiques de la douance car ils ne voient généralement dans leurs cabinets que des gens qui vont mal et n’ont pas forcément exploré le sujet chez ceux qui vont bien.

Le nombre d’associations, de sites internet, d’articles, de conférences traitant du « mal-être » né de la douance se multiplie. Beaucoup sont l’œuvre de professionnels de la psychologie, de la sophrologie ou d’autres sciences du bien être… C’est que le surdoué pourrait devenir un client au potentiel de long cours, donc à choyer.

Il se dit partout que le mal-être du surdoué provient essentiellement de son hypersensibilité innée qui entretient – entre autres – son sentiment de décalage sociétal et le fait déprimer.

Or bon nombre des maux psychologiques que l’on décline de la douance ne sont que l’œuvre de notre société et ne font pas forcément des surdoués des handicapés.

Je souhaite vivre ma douance, pas la mutiler comme un mal qu’il faudrait combattre pour tenter de devenir comme les autres.

A tous les praticiens, les vendeurs de bonheur et les gourous de l’esprit, je dis que ma douance est mon don et mon hypersensibilité mon fardeau mais pour rien au monde je ne veux changer pour être « comme tout le monde ». Intelligence et hypersensibilité doivent coexister pour mon équilibre, car ma nature est ainsi faite qu’elle le réclame.

Nous oublions trop souvent d’utiliser la première en voulant guérir la seconde.

Or mon intelligence me dit que l’hypersensibilité n’est pas la responsable de mes difficultés. C’est une richesse qui me gratifie des couleurs et du relief de la vie, qui génère les flots d’émotions indispensables à la satisfaction de mes sens.

Mes difficultés proviennent surtout du manque de contrôle dans la gestion de ces émotions. Je ne dois pas les laisser générer des pensées qui pourraient m’embarquer au-delà des réalités. Et il existe une méthode naturelle pour y parvenir : le mindfulness. Je m’y emploie, et ça marche.

Penser plus densément ou différemment n’apporte pas le bonheur, mais vivre le présent en ressentant pleinement les stimuli du monde pourrait y conduire.

Selon Cécile Bost :
L’identification est un élément essentiel pour un adulte surdoué. Comprendre son altérité, les forces et les faiblesses qui en découlent, rencontrer ses pairs, se confronter au bilan psychologique, puis admettre ce fonctionnement intrinsèque, vont aider à stopper la culpabilisation et l’auto-dépréciation. Recourir à un accompagnement adapté, notamment auprès d’un thérapeute sensibilisé au travail avec des personnes surdouées, peut également s’avérer fort utile. Diminuer la psychopathologie d’un adulte à HP est plutôt une question de relations humaines, longues et incertaines, qu’une affaire de recettes miracles. Se retrouver, s’affirmer, et envisager de construire l’avenir sous un éclairage nouveau… vivre, voici tout l’enjeu.

Merci de m’avoir permis de poster ici l’avis d’un HPI de 65 ans, fraichement diagnostiqué.

asperger | 11 mars 2013 à 9 h 44 min

je suis étonné de ne pas avoir vu le mot asperger dans les interventions
et pourtant il parait que beaucoup d’asperger serait HQI.
En lisant , par exemple, le post de supernova ,j’ai le sentiment qu’il devrait aller jeter un coup vers cet horizon . Apres avoir donné un nom à son comportement on se sent mieux et on voit le monde autrement .
moi , dans ma bulle egocentrique depuis l’enfance , très bon élève puis moins bon car englué dans la recherche de ma moitié , aveuglé par une croyance judeo chretienne stérilisatrice .
J’ai tout de meme décroché un bon diplome dans le domaine scientifique .J’ai obtenu des emplois sans problème, mais je n’ai jamais compris ce qu’on attendait de moi et au bout d’un certain temps l’ennui , le rejet de la hiérarchie a conduit au licenciement .
Très peu d’amis car les discussions de tout les jours m’ennuient alors je passe mon temps avec moi même . Je suis sans cesse en questionnement sur le monde et je suis heureux lorsque j’ai un probleme à résoudre .
Toujours agacé de la lenteur des autres à trouver ce que j’ai trouvé rapidement je joue constamment au professeur . J’agace , j’indispose , j’énerve et je pousse mes interlocuteurs à l’indigestion . Idem pour ma famille.
Mais tout ça est la normalité pour l’asperger que je suis , diasgnostiqué depuis peu .
Je ne dois pas avoir un gros qi ( jamais diagnostiqué car pas de gros problème ) mais je suis un hypercréatif qui voit très vite les solutions à un problème technique . Et toujours ce sentiment tres fort d’etre sous utilisé . Alors je me mêle de tout .
Coté amis j’en ai eu très peu , et ils ont toujours été précoces .et aujourd’hui je n’en ai pas .
J’ai une femme très certainement THQI et 3 enfants diagnostiqués HQI , en études supérieures dont 2 bien dans leur peau et 1 mal à l’aise.
Les choses ne sont jamais faciles dans ma tête car le trafic est toujours intense alors la question du bonheur se noie dans l’ensemble .
Je remets tout en question sauf quand mon besoin de securité me l’interdit alors , dans ces moments là, mon moyen haut potentiel tend vers zero .
Un dernier theme qui me tient à coeur , le syndrome de l’albatros dont souffre treè certainement un de mes enfants : pour réussir à se fondre dans la masse on met en sommeil sa génialité et ses questionnements.
Car se distinguer est mal vu dans la société citoyenne .

Nadine Kirchgessner | 15 mars 2013 à 12 h 20 min

Il ne faut pas confondre la douance avec le syndrome d’Asperger. Ce syndrome est un trouble autistique, inclus dans les TED (troubles envahissants du développement). Certaines personnes surdouées semblent être Asperger mais ne le sont pas . C’est leur « haut niveau » qui les fait paraitre « un peu autistes », parce qu’elles sont isolées ou parce qu’elles ont des centres d’intérêt un peu différents, qu’elles sont un peu hors des sentiers battus, hors normes. Le terme « autisme » est employé d’une façon générale, galvaudé, mais il ne devrait pas être employé à tort et à travers. Mais ce n’est pas pour cela qu’elles sont Asperger. Etre Asperger est avant tout un trouble autistique. Si vous voulez , relisez la définition de ce syndrome (tiré du PUF de psychologie J. Ionescu ch 3) sur la page Les Asperger. De plus les personnes autistes ont du mal à reconnaître les visages, c’est pour cela qu’elles ont des relations sociales plus difficiles. Il y a des expériences en neurosciences qui montrent qu’elles ne regardent pas les visages comme les personnes ordinaires , qui elles regardent les yeux puis la bouche.
Syndrome d’Asperger :
premièrement une altération qualitative des interactions sociales
Deuxièmement le caractère restreint, répétitif et stéréotypé des comportements
Troisièmement une altération du fonctionnement social/professionnel

. D’après ce que vous écrivez succintement dans ce message, vous êtes très doué. Vous avez eu des amis précoces, femme, enfants HQI… vous êtes hypercréatif, ce qui ne se teste pas avec le QI. Vous écrivez que vous avez obtenu des emplois sans problème… Cela semble assez incompatible avec le syndrome d’Asperger (selon moi mais je ne suis pas infaillible et je ne connais de vous que ce commentaire…)…par contre vous avez les caractéristiques d’une personne surdouée, ennui, la non compréhension du monde du travail, rejet de la hiérarchie. Vous agacez les autres…etc…
Réécoutez les vidéos sur le syndrome d’Asperger (page vidéos, puis Les Asperger). Certains Asperger ont un HQI, ils sont appelés aussi « autistes de haut niveau », ou aspie. L’inverse n’est pas vrai, les THQI ne sont pas Asperger.

Pnina | 19 mars 2013 à 17 h 55 min

Bonjour à tous,
Ma question est la suivante : je vois une psychothérapeute depuis un an et ne veux pas en changer. J’ai énormément avancé et lui dois beaucoup. Elle est professionnelle, efficace, humaine, et je me sens en confiance tout simplement. Cependant, je ne sais pas comment aborder le sujet de la douance avec elle. Je crois vraiment qu’elle y a fait allusion le mois dernier : « Je crois que c’est assez clair, ce qui vous caractérise, vous le savez très bien ! Si vous avez des questions… » et j’ai nié en bloc comprendre à qui elle faisait allusion.
Je crois que je suis HP, et en même temps, par moment, malgré tout ce que j’ai lu, je me dis que n’importe qui se reconnaîtra dans ces profils et dira à son tour, “moi aussi je suis HP” et que c’est n’importe quoi. Je me dis alors qu’un test pourrait venir me confirmer certaines choses, mais je suis alors terrifiée à cette idée. Passer ne serait-ce que la porte d’un spécialiste en vue de passer ce test de QI m’effraie trop à ce stade.
Tout cela a commencé en juillet 2012, il y a 8 mois, en sortant de chez ma psychothérapeute. Je sais que cela peut paraître prétentieux et idiot, mais je me suis dit, “en fait, je suis très intelligente”. Le lendemain, je me dis “je suis trop intelligente pour être heureuse”. Comme je le fais souvent, j’ai tapé mon ressenti sur le moteur de recherche pour voir ce que d’autres racontaient et disaient de ce sentiment-là. Et je suis tombée sur le livre “Trop intelligent pour être heureux”. J’ai lu et relu tout ce que j’ai trouvé sur Internet, j’ai commandé le livre en question, puis le livre de De Kermadec, très bien également et tout correspond à ce que je suis, ce à quoi j’aspire et le prix que cela me coûte. Et pourtant, il y a toujours une voix en moi pour me dire que je me trompe et que c’est n’importe quoi.
C’est ce que je me suis dit en septembre. Et c’est revenu en force. Puis j’ai à nouveau considéré que c’était n’importe quoi. En effet, ma psy a réussi à me faire travailler sur des problèmes importants me concernant, d’ordre familial, et donc j’ai pensé que c’était la bonne voie et que le reste n’était que bêtises. Maintenant j’ai compris que cela me concerne bien, que ce ne sont pas des bêtises, et que de toute façon cela n’occulte aucunement les autres problématiques chez moi et que j’ai un parcours qui m’est propre, mais que cette personnalité qui est la mienne est bien “colorée” comme le dit “Siaud-Fachin” par la douance. Si douance il y a car je n’ai pas fait de test.
Je suis assez découragée. J’ai toujours été assez à part, et ma caractéristique est d’avoir un don artistique et d’être toujours très créative et originale. J’ai bien marché scolairement enfant, mais je n’ai jamais été la chouchoute, bien au contraire. Je n’avais rien de l’attitude de la bonne élève et les instituteurs ne m’appréciaient pas particulièrement. J’avais un bon comportement mais quelque chose en moi leur déplaisait et ils l’ont même dit à ma mère. Je crois qu’à 10 ans, j’ai compris qu’il fallait que je rentre dans le moule pendant un temps. Le problème est que j’ai pris le pli pendant trop longtemps et que cela m’a coûté beaucoup. Je me suis souvent perdue. Je n’étais pas valorisée tout en conservant la conviction au fond de moi, de ne pas être reconnue et d’avoir « raison » de croire en moi. A l’adolescence j’ai capitulé sous la déprime. Une déprime invisible de l’extérieur. Je ne m’étendrai pas ici. J’ai adoré les études supérieures et j’ai pu m’épanouir, et était quasiment amie avec mes profs, avec lesquels je garde contact. Mais je n’ai jamais vraiment été scolaire à proprement parler. J’ai toujours été décalée à ce niveau-là, à la fois brillante et décevante à certains égards. J’ai toujours très vite assimilé les idées et concepts et digère vite l’information que je m’approprie facilement pour nourrir une pensée. Je suis passionnée et j’ai une vision du monde motivée par la soif de comprendre. Autant dire que je n’ai jamais vraiment pu trouver d’interlocuteur avec qui échanger vraiment, sauf à de rares occasions, et que même avec des gens que j’aime beaucoup et apprécie, je ne suis en général pas véritablement moi-même et ne partage pas le fond de ma pensée. j’ai aussi beaucoup souffert d’hypersensibilité et j’ai eu une grande capacité de mémoire. Je dis j’ai eu car je filtre beaucoup plus, mais il y a un aspect assez malheureux à cela: j’ai connu un gros trou de mémoire à un moment donné de ma jeunesse, j’ai fait un black out d’une certaine période, et d’une manière générale, je me suis assez anesthésiée, et j’ai été un temps l’ombre de moi-même. J’ai toujours vécu avec une angoisse persistante, et une déprime « existentielle » oui.
J’ai été malade et cette maladie qui m’a mise par terre a décuplé mon angoisse. Dans un sens cela m’a aidé à tout arrêter et à m’occuper de moi-même, et j’ai entamé les démarches pour aller voir un psy à ce moment là. Depuis un an, je vois régulièrement ce psy dont je parlais plus haut et j’ai énormément évolué ne serait-ce qu’en 12 mois. J’ai aussi beaucoup et facilement collaboré, j’ai produit des choses, j’ai été capable de me remettre en question, de dire que je m’étais trompée, et d’accueillir les questions qui gênent venant de mon psy. Je lui ai dit « je ne suis pas là pour me voiler la face, en tout cas consciemment », et c’est donc cette volonté qui me fait aller vite. Je crois pouvoir dire qu’elle est assez heureuse pour moi et qu’elle prend plaisir à nos échanges et notre travail. C’est l’impression que j’ai, et je crois simplement que je suis très bien tombée, et je ne veux pas changer de psy. Une part de moi pense qu’elle partage peut-être même cette particularité avec moi, car le peu que je sais d’elle me pousse à le penser : centres d’intérêt divers et variés avec changement de cap professionnel, etc. Donc je répète ma question : je vois une psychothérapeute depuis un an et ne veux pas en changer. Je ne sais pas comment aborder le sujet de la douance avec elle. J’ai honte.

asperger | 19 mars 2013 à 18 h 01 min

c’est vrai qu’il y a de quoi y perdre son latin dans les tentatives de classement des personnalités et des actes opérées par les psychologues ou psychiatres.

Je suis diagnotiqué asperger mais j’ai appris à regarder les gens dans les yeux et ça ne me pose pas de problème. Le diagnostic est donné à partir de la somme minimale de défauts typiques dont nous avons tous une composante .exemple:
L’ennui à l’école est commun à tous les enfants à un moment ou à un autre et pourtant dans un cas c’est parce qu’il n’y a pas de grain à moudre ,dans un autre parce qu’il ne comprend pas , dans un autre parce que ses hormones males le tracassent , dans un autre parce qu’il a faim à heure réguliere , donc ça ne fait pas un diagnostic

Je viens de lire le livre de JSF « trop intelligent pour etre heureux » et suis déçu de l’absence de demarche scientifique . Et je sens monter en moi une envie de critiquer et remettre en question chacune de ses affirmations , car elles sont toutes critiquables puisque non prouvées ni etayées .

Mon absence d’esprit de synthèse m’énerve , m’horripile et à chaque relecture de mes idées un nouveau classement s’impose une nouvelle idée vient chambouler l’ordre récement établi , c’est l’esprit divergent , qui fatigue !!!
ça, ça doit etre HQI 1er niveau , il me manque la case décisionnelle qui ferait de moi un THQI ???

supernova | 20 mars 2013 à 10 h 16 min

Bonjour à tous,

@Pnina : Ce que j’écris ici n’engage que moi, et n’est qu’un avis parmi tant d’autres. Ne le prenez pas comme parole d’Evangile, je suis loin, très loin d’être doué en la matière.
La question relative à votre probable « douance » semble vous tarauder. Je pense, car j’en fait partie, que beaucoup d’adultes dans cette situation se posent les mêmes questions.
Et la meilleure façon d’y répondre, selon moi, c’est de passer le test WAIS IV avec un bon psychologue.
Le résultat du test n’est qu’une photo, et est le reflet d’une des facettes de votre intelligence au moment où vous passez le test. Mais au moins cela permet d’avoir une mesure objective sur une échelle de l’intelligence.
Vous semblez très attachée à votre psychothérapeute, car elle vous apporte beaucoup.
Vous lui faites confiance, et c’est certainement aussi grâce à cela que cela marche bien avec elle.
Soit elle connait et comprend la question de la « douance », soit ce n’est pas le cas (à savoir que selon elle la « douance » ne signifie rien – j’ai entendu un psychiatre me dire « Bon. Imaginons que vous soyez surdoué : qu’est-ce que cela change à la situation ? » ).
Dans le premier cas (elle comprend bien la notion) elle vous dira probablement lorsque vous aborderez la question avec elle, quelque chose genre « Effectivement vous me semblez être surdouée, …  » (la suite sera alors libératrice pour vous).
Dans le deuxième cas, elle vous dira probablement quelque chose du genre « Bon ok pourquoi pas. Mais qu’est-ce que cela change à la situation ? »

Je ne suis pas à votre place. Mais permettez-moi un conseil : abordez la question avec elle.
Si vous n’osez pas le faire, alors essayez de contacter un bon psychologue (j’entends par là quelqu’un qui connaît très bien la question de la « douance ») pour passer le test WAIS IV. Rien ne vous interdit (sauf les aspects matériels ou logistiques) de consulter un autre psychologue pour passer le test, tout en continuant à consulter votre psychothérapeute.

Pour revenir à votre relation avec votre psychothérapeute, selon moi il est essentiel d’être sincère, et de ne pas rester dans le non-dit, car le non-dit biaisera malheureusement cette relation. Elle ressentira que vous cachez quelque chose, et vous serez frustrée de ne pas pouvoir dire ce qui vous tient à coeur.

Mais surtout, ne restez pas seule avec cette question qui vous tourmente !

Bon courage à tous.

Pnina | 20 mars 2013 à 22 h 24 min

Bonsoir,

Merci Supernova. Je crois que vous avez raison. Tout ce que vous dîtes est cohérent et je sais que vous avez raison. J’ai peut-être besoin de le lire, de me le faire dire.

Tout d’abord, chez ma psy, je suis une sorte de strip-tease permanent, dévoilant chaque facette les unes après les autres. Parfois ma psy s’y attend et sourit, et parfois elle semble vraiment étonnée et amusée. En tout cas, elle cherche toujours par tous les moyens à me ramener sans cesse à moi-même et à me révéler à moi-même et c’est pourquoi je lui en suis très reconnaissante. Il n’y a jamais aucun jugement ni négligence d’un aspect de moi ni de ressenti, bien au contraire, tout est pris comme une part essentiel. J’ai l’impression d’être pour elle un vase brisé qu’elle aide à recoller, morceau après morceau. Bien sûr c’est moi qui fait ce travail, mais c’est grâce à son professionnalisme et à ses compétences, à son empathie qui m’a mise très vite en confiance. C’est pourquoi j’aimerais autant ne pas changer de psy. Et je ne crois pas qu’elle balayera cette question si il s’avère que c’est confirmé. La connaissant un peu et comprenant son approche et sa sensibilité, même sans être une spécialiste, elle aura au moins lu ou ira lire et se renseigner vraiment sur le sujet. Je pense qu’elle comprendra les enjeux, sans toutefois me réduire à cela. Il faut, je pense, à la fois le prendre comme un aspect incontournable (ça change tout) et aussi comme une des composantes (ça n’explique pas tout).

Je sais que je dois passer un test, même si j’ai peur. J’ai lu sur le sujet donc je sais de quoi on parle, et je sais que ce n’est qu’un portrait, pas un examen auquel on réussit ou on échoue. De toute façon, si on étudie ma personnalité et si on m’interroge sur mes émotions et ma vie intérieure, et mon vécu, il est évident qu’il y a quelque chose. J’ai des moments comme là où j’en suis persuadée. Et puis très vite, à nouveau, je suis terrifiée à l’idée d’un test avec son aspect scolaire. Mais je sais qu’il ne s’agit pas de ça si c’est avec un psychologue qui maîtrise le sujet. J’ai pensé déjà à consulter pour cela indépendamment de ma psy quitte à le lui raconter après. La confiance ne serait pas rompue pour autant. A ce stade, sauf « accident » (lapsus, ou autre) ou mot de sa part, je suis incapable d’aborder le sujet. Si vous saviez les mille sujets que j’aborde déjà ! Et celui là, en l’absence de résultat, me fait juste honte.

supernova | 22 mars 2013 à 10 h 09 min

Bonjour à tous,

En entendant les actualités ce matin, je pensais à la faculté de rebond de certaines personnes lorsqu’elles sont acculées, dans l’urgence.
Je me pose la question par rapport aux adultes surdoués. Et je fais le rapprochement avec ce que vous écrivez, @asperger, lorsque vous mentionnez les difficultés avec l’esprit de synthèse et la prise de décisions.
J’interprète peut-être mal et si c’est le cas je vous prie de m’en excuser. Ce que je comprends, c’est que vous avez de multiples et incessants questionnements qui remettent sans arrêt en cause vos différentes conclusions, et vous ne parvenez pas à sortir de cet océan de conclusions une décision.
J’ai l’impression qu’une des facultés du « surdoué » adulte, c’est de savoir prendre les meilleures décisions, en situation d’urgence, ou lorsqu’il est acculé.

L’incapacité à prendre des décisions, la paralysie venant avec la peur d’engager celles et ceux qu’on ne connait même pas dans une tourmente dans les prochains jours, semaines, mois années, …. Les centaines de questions ressassées, posées, soupesées, en envisageant toutes les conséquences possibles, de préférence les pires, histoire de trouver à chacune des conséquences, même les pires, une solution, qui à son tour peut avoir d’autres conséquences, …
J’ai connu cela. Je ne le connais plus dans le monde du travail depuis que j’ai été mis au placard, après une période de harcèlement moral puis un burn-out. Etre au placard, c’est une autre forme de harcèlement finalement, … mais je digresse.
Et pourtant, je crois que je suis capable de prendre des décisions dans l’urgence ; Je pense avoir sauvé la vie de mon père en 2004 parce qu’il s’était étranglé, tout le monde était figé, je me suis levé de table, et lui ai fait la manoeuvre de Heimlich que j’avais vue dans le film « un jour sans fin » (avec Bill Murray et Andie MacDowell – film que j’avais beaucoup aimé au demeurant).

Nancy Huot | 12 mai 2013 à 12 h 17 min

Bonjour à tous,
Je suis actuellement en Écosse mais compte rentrer en France en partie pour suivre une psychothérapie. J’ai Fait les tests après mon fils en décembre dernier et ai lu le livre très formateur de J.S.F. J’ai laissé plusieurs messages où j’expliquais ma détresse et mon grand besoin d’être comprise et accompagnée, mais je n’ai hélas jamais obtenu de réponse, ni même un signe de vie du genre « j’ai bien lu votre mail, je n’ai pas le temps de vous répondre… » Le silence complet. Du coup, je me suis posé plein de questions du style,elle doit me prendre pour une folle, ou , elle a d’autres chats à fouetter.

Hugo Bordelet | 12 juin 2013 à 17 h 20 min

Je ne serai même pas au regret de venir « augmenter » les avis négatifs sur Cogitoz ET JSF tant il s’agit ici, d’une évidence.

Mon expérience personnelle vis-à-vis d’elle et son centre est tout simplement catastrophique et j’espère sincèrement que cela va se dire de plus en plus sans crainte de…

Je crois que nous ne sommes pas là pour être autre chose qu’honnêtes, ce qui est de toute façon une constituante physiologique quand on sait ce que surdoué veut dire, et certainement pas « gentils », encore moins complaisants, sinon l’intérêt de cet échange va s’avérer assez limité.

c’est une personne très critiquée (ce qui est assez rare) par de grands professionnels du domaine et je doute
que cela soit injustifié quand on constate l’aspect très généralisé de la critique.

Son secrétariat et plus particulièrement SA secrétaire à Marseille est une véritable catastrophe (ce que confirme le bureau Parisien !) se substituant elle-même à JSF en faisant la pluie et le beau temps sur les prises de rendez-vous, bloquant toute personne qui ne lui revient pas, ou tout simplement la repoussant aux calendes grecques quand elle ne fait pas tout simplement disparaitre toute correspondance.

Nous avons malheureusement vécu ces écueils et ce que cette personne ne savait pas c’est que j’allais moi-même avoir l’occasion de rencontrer JSF, en personne lors d’une conférence.

Lorsque je lui ai parlé du nombre incroyable de tentatives de contacts, du nombre d’appels, du nombre de mails que nous lui avions envoyés à propos de nos enfants et de nous-mêmes, dans une période de grande souffrance, elle a tout de suite reconnu qu’il y avait un sérieux problème et d’une façon assez hautaine m’a demandé de la contacter à une autre adresse mail.

Comme pour certains et certaines d’entre vous, il n’y a pas eu de réponse.

Peu de temps après, je regardais une émission sur le Net dans laquelle elle apparaissait au côté d’un jeune homme de moins de trente ans présenté non comme quelqu’un de précoce, mais comme un phénomène…
S’en suivait une espèce de contage de tous ses talents, ne servant qu’un aspect « grand spectacle » auquel elle s’associait avec une fierté à peine contenue.

Je pense pour conclure sur cette personne et son entreprise, qu’il n’y a aucun justificatif possible pour qu’une personne soi-disant compétente soit entourée d’une équipe à ce point dyssynchronique par rapport à elle… et qui serait en tout point à l’opposé de sa propre compétence… il y aurait donc de sa part un déni patent d’éthique, s’entourant de personnes très en retard (en ce qui concerne l’horaire) à la formation très incomplète, ne pouvant et/ou ne voulant pas répondre à certaines questions trop complexes…

C’est un peu gros.
Il y a une personne, une image, un gros marketing, et une société qui semble se porter à merveille, vu le carnet de rendez-vous.

Et ce n’est pas par ce que la précocité reste un sujet délicat, encore bien trop ignoré qu’il faut se satisfaire d’une réelle médiocrité dans ce domaine,
bien au contraire.

Je rappelle ici une chose absolument évidente, s’il y a bien un milieu dans lequel le souci du moindre détail est primordial du point de vue relationnel, c’est bien celui de la précocité, ou chaque détail, chaque manquement est instantanément remarqué et retenu par « cette personne en recherche » dont l’une des caractéristiques reste la surexposition permanente à toute perception, quel qu’en soit le mode.

Entre temps, ayant définitivement renoncé à contacter, encore… JSF, l’idée m’était venue de prendre contact avec une immense professionnelle, reconnue par tous, et avant tout une personne d’une immense qualité humaine, Arielle ADDA.

J’ai donc eu une personne passionnante au téléphone et un rendez-vous trois semaines plus tard… malgré ses voyages à l’étranger, ses conférences et sa clientèle au combien conséquente. Un autre monde.

Étant dans le sud de la France, un rendez-vous parisien n’était pas forcément chose facile, mais nous n’avons bien évidemment pas hésité une seconde.

Le résultat a été sans appel pour notre fille ainée, dont le QI s’est révélé extrêmement élevé et dont l’analyse faisant suite aux tests à révélé des capacités vertigineuses, selon la propre expression d’A.ADDA.

Nous avons ensuite grâce à un suivi, et à une correspondance vis-à-vis de laquelle A.ADDA n’a jamais failli, compris que le chaos qui s’était installé dans nos vies avait une possibilité d’explication, d’éclairage, assez inédit et avons pu grâce à ce discours éclairant prendre (un peu plus) nos vies en main, et comprendre… enfin.

Nous laisserons sans le moindre regret JSF à son Marketing, réalisé de main de maître et continuerons à nous adresser non seulement à de grands professionnels,
ce que nous lui accordons, dans le doute, après tout ça ne coûte pas grand-chose, grands professionnels donc, disponibles et dont l’intérêt premier reste clairement… l’autre.

Il y avait dans la salle d’attente d’Arielle ADDA un livre, parmi d’autres, dont le titre est « ENFANTS SURDOUÉS : Arrêtons le Gâchis »

Parfaitement d’accord, et si possible pour les adultes, également.

Christelle | 5 juillet 2013 à 13 h 56 min

Bonjour,
je partage pleinement les avis négatifs quant à COGITO’Z AVignon. J’ai été testée moi même en 2000 par JSF qui n’avait alors ni secrétaire ni centres épars. Je lui serai éternellement reconnaissante du travail qu elle me permit alors d’accomplir.
10 ans plus tard, j’ai ressenti la nécessité de faire tester ma fille de 6 ans. JSF ne prenant aucun nouveau patient malgré mon insistance, elle m’a aiguillée vers son centre d’Avignon (20 minutes de chez moi, parfait). J’ai été reçue par une psy… je ne sais quoi qui m’a dit que nous allions passer le test. RDV pris, ou plutot 3 RDV (75 euros chaque) avec une autre psy du centre qui n’a jamais daigné m’adresser la parole ni me faire entrer dans son cabinet ne serait ce que pour y accompagner ma fille et en sortir dès le début de la consultation. Est enfin venu le jour de la restitution du bilan (entre temps le test était devenu un bilan, 230 euros d’écart). Il en est ressorti qu il fallait que les parents arrêtent de fantasmer sur le fait que leur enfant était surdoué, donc le score de ma fille étant NS (Non significatif) car ma fille était trop stressée de nature et se mettait trop la pression, « Zèbre ou pas quelle importance »?
Je lui ai patiemment expliqué à mots couverts que zèbre moi même, je souhaitais accompagner au mieux ma fille. Elle me répondit qu’être zèbre était un handicap, me demanda mon score QI, et au vu du résultat conclut que dans mon cas c’était un très lourd handicap!!! Merci ça fait donc au total 475 euros.
Bilan: ma fille ne veut plus passer de tests et s’ennuie à l’école, ne veut plus y aller et régresse en terme de notes scolaires. Un saut de classe serait très utile mais sans test l’école ne veut pas en entendre parler.
Je reste une inconditionnelle de JSF mais suis consternée de voir ce que ce si beau projet dont elle me parla il y a 12 ans est depuis devenu… Et je ne parviens pas à comprendre comment elle peut laisser faire cela…
Bon courage à tous ceux qui errent encore en attendant de tomber sur Le bon praticien.

Joel | 22 octobre 2013 à 14 h 32 min

Bonjour,

J’ai lu avec attention vos messages jusqu’au 12 janvier 2012.
Je lirais la suite quand le temps me le permettra, j’ai trouvé beaucoup de messages rassurants et intéressants dans ce qui a été dit.
Je m’appelle Joël, j’ai 30 ans et je suis actuellement dans un cadre de recherche, en fait j’ai réussi à trouver plus ou moins un équilibre avec ce que je crois être et une activité intellectuelle …

J’ai lu, il y a de ça 5 ans je crois, le livre « Peut-on être heureux etc », je n’ai jamais franchi le pas mais aujourd’hui, j’en ai plus ou moins la nécessité car je dois effectuer une opération intellectuelle que je redoute …

Bref, je suis en pleine période d’interrogation, peut être sera-t-il trop tard au moment ou j’aurais un rdv et le moment où j’aurais basculé (pour faire simple, je dois me plonger dans une langue non indo-européenne) et j’avoue que je redoute que cela n’affecte mon système de pensée (oui, ça peut paraître bête, mais c’est un poil plus compliqué).

Voilà, désolé d’avoir été trop long, j’espère avoir le temps de lire certains d’entre vous ici.

Joel

Flo | 28 janvier 2014 à 5 h 12 min

Bonjour à tous, bonjour Philippe

Je n’ai que la moitié de votre age et les circonstances me confortent dans le fait que ça n’a aucune importance. En effet je me suis particulièrement identifiée à votre commentaire malgré cette différence. Nous sommes les maîtres de notre existence. Que nos valeurs nous mènent vers des chemins que nous croyons justes, indépendamment de ce que quiconque voudra bien en dire.

Cela dis je tiens à vous remercier pour ce message positif et notamment concernant le danger de l’intolérance avec lequel je flirtais et arrive encore à le faire tout en en ayant conscience. Mais avec de la volonté cela évoluera, et comme il est dit : à chaque jour suffit sa peine :)

A ceux qui vivent mal voir très mal leur condition, mon grand père m’a rapelé un jour « la chance sourit d’abord à ceux qui s’aident eux-même ». Je crois que pour s’aider, il faut avant tout être persuadé d’être capable de le faire. Je crois également que nous avons tous au fond de nous-même une force merveilleuse, écoutons la ! Cela dit, on a tous le droit d’être aidé par ceux que l’on juge capables de le faire, qu’ils soient professionnels ou non d’ailleurs :)

J’espère que les deux ans qui séparent nos messages de vous empêcheront pas de me lire et si vous en avez le cœur j’aimerais beaucoup partager votre expérience.

Je vous souhaite à tous une excellente journée, plutôt un bon réveil à l’heure à laquelle j’écris ;)

suzette | 23 avril 2014 à 12 h 02 min

bonjour à tous! Merci pour votre témoignage. Je pense que je viens de decouvrir la réponse pour mon problème. J’habite à Paris. J’aimerais bien parler en vive voix, avec quelq’un qui est interessé. Merci de vous manifester.

bertrand | 17 juin 2014 à 15 h 59 min

Oh oh… ? Y’a encore quelqu’un ici ??!!
j’ai l’impression que tout le monde est parti !! (-: Bon…
La sortie de quelques livres bien écrits et publiés à bon escient ont mis le feu aux poudres… puis plus rien. Effectivement, on se dit que tous ces livres n’ont pas été écrits que pour servir leurs lecteurs et lectrices.
Quoi qu’il en soit, moi je viens seulement de tomber dessus (ou bien ce sont eux qui me sont tombés dessus) et après en avoir lu 2 consacrés aux adultes, à 50 ans, artiste, plein de questions et rarement de réponses, de plus en plus isolé des autres, je suis comme tout le monde ici, je me demande si ces livres sont de la sorcellerie, ou si au contraire ils ont été capables réellement de me trouver à ce point d’exactitude !
J’ai eu l’impression de me lire quoi !
Alors, que faut-il faire maintenant ? que fais-je avec ceci ? est-ce juste un cadeau encombrant ? faut-il se taper des cabinets surpeuplés (moi qui arrive en retard) et surcotés ? trouve t-on encore des psychologues compétent(e)s, disponibles et pas horriblement trop chèr(e)s dans le coin ?
j’habite à Paris, vers cirque d’hiver.
Si jamais quelqu’un trouve cette bouteille…

Nadine Kirchgessner | 17 juin 2014 à 18 h 47 min

je suis là…si , on écrit un livre pour les lecteurs et lectrices. vous pouvez lire le livre « Des femmes surdouées » il vous intéressera , j’en suis sûre! et apprenez à penser que la douance est un cadeau, non pas encombrant, un peu, mais c’est juste qu’il faut apprendre à s’en servir.

Linda | 23 juin 2014 à 15 h 48 min

Bonjour à tous,
voici plusieurs années que je me pose des questions sur la possibilité de la surdouance. Au fils de mes recherches et lectures, je me reconnais de plus en plus dans les témoignages. Malheureusement je ne sais pas où rencontrer des personnes susceptibles de m’aider! Je vous lance donc un appel à l’aide car je suis un peu perdue dans ma vie après de nombreux échecs malgré des capacités évidentes.
J’habite à Perpignan
Merci d’avance

Maëva | 21 juillet 2014 à 11 h 13 min

Bonjour à tous,

Je viens de découvrir ce site en faisant des recherches pour rencontrer des adultes surdoués en Ille-et-Vilaine. Et je me suis reconnue dans pas mal de commentaires :)

Linda, sache que j’étais exactement dans la même situation que toi jusque récemment. Et lorsque les choses ont commencé à mal tourner dans mon couple et dans ma famille, j’ai décidé qu’il était temps d’avoir des réponses à toutes mes questions. J’ai voulu passer un test à Cogito’z Avignon, mais les secrétaires sont désagréables et peu professionnelles. De plus, habitant sur Rennes, le transport me revenait très cher… Après quelques recherches, et beaucoup d’appels, j’ai trouvé une psychologue spécialisée sur Rennes et j’ai passé le test.
Depuis le bilan de résultats, j’ai trouvé ma place et toutes mes questions ou presque ont trouvé une réponse. Je ne peux donc que te conseiller de faire de même… Tu passeras certainement beaucoup d’appels et trouver un bon psychologue spécialisé n’est pas toujours facile, mais ça en vaut la peine! Si tu as des doutes, fonces et fais-le pour toi et quel que soit le résultat, tu trouveras de toute façon des réponses et tu pourras te retrouver et retrouver ta place dans la vie :)
Bon courage:

martin | 23 juillet 2014 à 18 h 37 min

bonjour,

des infos

- ma fratrie été testée par Mme Adda en 1987 qui avait deja le même discours.

- cherchez les sociétés de Mme Fachin et de son conjoint, cherchez et faites des liens,vous comprendrez le pourquoi du comment.la derniere en date vend de la « méditation de pleine conscience » (http://www.meditez.com/ avec un Z à la fin pour elargir et diversifier sa cible de clientèle sans en perdre la base)

désolé mais je ne supporte pas les gens qui se nourrissent des difficultés des autres.

Splendidounette | 28 juillet 2014 à 3 h 38 min

Bonjour,

C’est avec plaisir que j’ai lu quelques-uns des commentaires. J’ai commencé une thérapie il y a un mois. À force de creuser et de chercher des réponses, je suis tombée sur un article qui parlait des adultes surdoués. J’ai cherché tous plein d’infos pour bien comprendre et à ma grande surprise, je me suis reconnue dans les articles. Je découvre avec émerveillement et effroi que je fais partie des « zèbres ». Pour le moment c’est encore tout frais. Je suis encore sous le choc. Je vois mon psy demain, je vais lui en parler. Je vous avouerais que cela me fait peur. Je vais voir si je peux passer le test mais pour le moment, ce dont j’ai le plus besoin je crois, c’est rencontrer des gens qui présentent les mêmes caractéristiques que moi. si je pouvais trouver un groupe de paroles ou quelque-chose d’autre, ce serait cool car je souffre vraiment de ma différence.

Nadine Kirchgessner | 28 juillet 2014 à 12 h 17 min

Merci beaucoup pour vos commentaires.
Splendidounette, vérifiez que votre psy soit psychologue et non psychanalyste. Car cela risque de ne pas aboutir à votre mieux-être en ne vous éclairant pas sur la douance. Relisez mes articles sur la psychanalyse et les surdoués.
Merci beaucoup Martin pour cet éclairage ! Apparemment, peu de gens font les rapprochements…surtout les jeunes, qui, n’ayant pas connu les textes antérieurs, se laissent facilement abuser, (et on peut le comprendre). Je permets de faire les liens dont vous parlez facilement avec les articles d’Arielle Adda dans la page « publications ». … Il suffit de regarder les dates. Je vous félicite, je reconnais qu’il faut un certain courage pour aller à contre-courant. Moi, ce que je ne supporte pas, c’est l’injustice ! Mais la vérité finit toujours par éclater. Les faits sont là, les dates sont indéniables. Les personnes surdouées savent lire et compter.
Que sont les enfants doués devenus ? A. Adda .1996
Itinéraire de l’adulte doué : une indicible désolation intérieure. A. Adda. 2003
La psychologie sociale a quelque chose de mystérieux…les effets de groupes…ajouté à cela, la sur médiatisation.

Cheyenne | 9 septembre 2014 à 9 h 20 min

Bonjour

Je vous lis et bien sur je pourrais redire la même histoire qu ebien d’entre vous. J’ai aussi décidé de rencontrer des HP et je passe de tres bons moments, mais ils sont souvent tres jeunes… et j’apprécierai de côtoyer des personnes de mon âge (j’ai 48 ans)… j’essaie d’organiser des sorties In Real Life pour quadra++ sur le forum Zebra Crossing en région parisienne, si cela vous dit, cela me ferait très plaisir de vous rencontrer tous et toutes… échanger sur la douance mais pas simplement, sur la vie, sur les solutions trouvées sachant nos profils, etc etc…
Bonne journée

Cyrille | 20 octobre 2014 à 22 h 25 min

Bonsoir,
À 68 ans, une amie m’a offert « L’adulte surdoué » et c’est ainsi que j’ai découvert JSF il y a un mois; j’ai immédiatement acheté « L’enfant surdoué » et j’ai eu l’impression d’avoir des réponses à la fois surprenantes et tellement proches aux interrogations de toute une vie.
J’ai eu le fort sentiment de trouver enfin une famille et de ne plus être l’extra-terrestre que j’avais l’impression de squatter depuis toujours.
Encore faut-il asseoir cette première lecture pour pouvoir enfin commencer à me reconstruire.
Je doute toujours de cette réalité du zèbre en moi, forcément, et je crains de m’adresser à un(e) psychologue ignorant la zébritude qui m’entrainerait dans de fausses directions.
Mon mail à JSF est resté sans suite, pas même un accusé de réception, provoquant un nouveau sentiment d’abandon et la crainte de devenir, après avoir été un orphelin tenté par une alléchante vitrine, une nouvelle détresse à exploiter.
Fort des témoignages que je viens de lire ici, je crois que je vais consulter à proximité de chez moi en remerciant JSF d’avoir mis les projecteurs sur cette problématique du zèbre et surtout vous, Nadine Kirchgesser, de nous accompagner en éclairant des solutions.
Cyrille

Fangaliel | 25 octobre 2014 à 3 h 51 min

Bonjour, j’ai découvert sur le tard (30ans) que j’étais une personne à haut potentiel.
Ma première réaction fût le rejet total de cette information car je savais que je n’avais pas fait plus de 115 au dernier test de QI « logique & numérique » organisé par un employeur potentiel. Et qu’en algèbre et donc en « logique » j’étais nulle part, oui, je ne comprenais pas Pourquoi on mélangeait soudainement les lettres et les chiffres et lorsque je demandais un exemple concret de ce qu’il gribouillait au tableau, le prof – pendant 6 ans de secondaire général – m’envoyait péter en me regardant l’air de dire « tu te fous de ma gueule là, c’est évident ».
Ensuite, comme tout bon HP, j’ai analysé, décortiqué, remis tout en question, revu chaque étape de vie, à coup de mémoire kinésique et auditive, et là tout a enfin pris un sens…
Voici mon parcours, vous allez vite comprendre.
née à Namur en aout 78′, mon père violent et alcoolique fit fuir ma maman avec sa petite de 5ans sous le bras.
Maman s’est mariée ensuite avec un américain adorable comme un ours en peluche, Kenny.
De là ont commencés les multiples déménagements et changements d’école… Namur, Courcelles, Florennes, Seneffe, Presles, Floride, Texas, …
à 8ans, en revenant des USA, j’avais complètement intégré la langue anglaise et « oublié » la française.
au bout de quelques mois, la machine infernale des deux langues simultanées s’est mise en route. depuis, tout est en double dans ma tête toutes les pensées, les idées, les citations et accroches, tout.
Un « dessin » = 2 mots et toute une longue série d’arborescence pour chacun, surtout des mots comme « sympathie » et « sympathy » similaires et tellement différents !
Puis est arrivé Logan, mon frère, d’abord un ennemi par l’attention de maman qu’il me prenait, puis très vite, il est devenu mon meilleur allié pour la vie. Enfin quelqu’un à qui je pouvais transmettre « mon savoir » ; mon monde imaginaire, mes jeux et conceptions …et qui en redemandait, en plus !
à 13ans, j’ai vécu la pire douleur de ma vie, j’ai perdu mon seul point stable dans la vie, notre maman.
De là, j’ai été accueillie par ma tante, grande sœur de ma mère, car Kenny a commencé à travailler pour l’ambassade américaine à Bonn, et mes études devaient se poursuivre en français ou en anglais, très difficile de les faire en allemand.
Je ne suis plus jamais sentie « chez moi » après avoir perdu ma maman et le fait de devoir demander pour toute action (prendre un chocolat, prendre un bain, utiliser des produits cosmétiques pour raser mes jambes de yéti et éviter la honte dans les vestiaires de gym, changer de chaine tv alors que personne ne la regarde, …) sous le toit où je dormais était, pour moi, un rappel que je ne devais pas considérer ce lieu comme « chez moi ». Mais où était chez moi, alors ?
à l’école, j’avais d’assez bon contact avec les éducateurs, surtout ceux qui participaient aux activités sportives du mercredi après-midi, et avec tous les profs un minimum ouverts d’esprit.
Parmi les élèves, par contre, je n’ai jamais trouvé « ma place ». je voyais toutes les filles de ma classe se promener dans la cour de récré et partout ailleurs à 2 ou 3 toujours les mêmes. Les garçons restaient toujours en beaucoup plus gros groupes pour les mecs « populaires » et très isolés pour les plus intéressants cérébralement. Comme depuis petite, ma réponse à ma différence est que je suis une sorte « d’alien oublié sur cette terre par les siens » et que j’adore observer les gens, je m’intégrais pourtant dans tous les groupes sans exception et voyageais comme cela de cercle social en cercle social. un peu nomade, voire pigeonne des cœurs timides…
Sexuellement précoce, et beaucoup plus pausée et renseignée sur le sujet que la majorité des filles de l’école (j’étais la sexologue des copains lol), entrainée depuis toute jeune à rapidement aller vers les autres pour avoir le « temps de les découvrir », j’ai essayé tout ce qui me tentais en me disant après tout, c’est maintenant que je peux vivre ça, expérimenter, définir ce qui me plait ou pas, sans que ça m’engage pour la vie à quelqu’un…
Et malgré la courte laisse de la famille, j’ai réussi à au moins mettre au clair cet aspect là de ma personne avant l’age adulte, ce qui m’a laissé, du coup, tout le temps du monde pour développer tout le reste de ma personnalité une fois adulte.

toute ma jeunesse, voici les remarques que j’ai reçu de mon entourage, de moniteurs de camp de vacance, d’instits, de profs, etc. :
« distrait ses camarades de classe » « bavarde en classe » « je suis sûr qu’elle peut s’appliquer » « petite mêle-tout », « …à ma Miss Pourquoi », « Fait encore sa Star », « imagination trop débordante », « écriture de pattes de mouches », « manque de soins », « dessine au lieu de travailler », « intéresse-toi à des choses importantes au lieu de ces bêtises (à l’actualité, au contenu des cours répétés pendant 12ans d’affilée, à l’économie et à la consommation, aux noms de mecs que je ne connaitrai jamais, pire au dates perdues dans le temps … au lieu de l’astronomie, les Arts (les 7), l’Egypte ancienne, le patinage artistique, les randos et la nature, les imitations de sons, voix et cris, l’univers, le cosmos, la nature humaine profonde, les interactions hommes-femmes et leur différences physiques et psychologiques, les légendes anciennes, la gestuelle et l’attitude, les découvertes de Notre temps en sciences surtout les domaines secrets et paranormaux, la musique dans tout ses genres (ce qui apparemment n’est pas commun pour une ado de 15ans)…) « , intéresse-toi à tes leçons », « tu es une fainéante », « tu es une bonne à rien », « tes dessins sont moyens et tu ne chantes pas mieux qu’une autre, fait un vrai métier, un métier qui rapporte des sous (et où j’ajoute : »et qui rentre bien dans les stéréotypes auxquels tu n’as jamais réussi à t’intégrer…) »…

à 19ans j’ai quitté, grâce à Marc (aka Dharkham, le veuf, le sombre, l’inconsolé, dont la seule étoile est morte et le luth constellé…pleure le soleil noir de la mélancolie »). Aujourd’hui, je sais qu’il est HP lui aussi et bien que nous soyons séparés depuis longtemps, le développement de ma personnalité, je le lui dois.
Il m’a fait découvrir le jeu de rôles « classique » celui où il faut juste de l’Imagination et un peu d’interprétation théâtrals (enfin d’impro surtout). Il m’a appris les rudiments des arts martiaux avec bâton et dague, il m’a appris comment paraitre et construire une muraille d’assurance en soi, comment laisser le « dark side » sortir de temps en temps quand c’est nécessaire, et tellement d’autres choses qui m’ont magnifiquement aidée.

Aujourd’hui, j’ai 1 graduate en conseillère en communication reçu avec grande distinction, je suis chanteuse d’un groupe rock de compo originales anglaises, je dessine une bande dessinée aventure fantastique, je travaille pour une asbl de pédagogie alternative, mon meilleur job avant celui ci était celui à la commission européenne (un coq en pâte dans l’EU), j’aide les gens qui s’en sortent pas avec les administrations publiques car je connais toutes leurs embrouilles, j’ai fait une grosse 20aines de missions intérim (ou plus ?euh…) ; seul style de contrat qui ne m’oblige pas à passer en phase « se fait chier à mourir » dans un job classique (administratif en Tous genres).
Je ne veux pas participer à la surpopulation et refuse de me soumettre à des mentalités archaïques qui nous mènent à notre perte, bref, je ne veux pas d’enfant propre, en adopter c’est différent.. . J’en ai jamais voulu en fait, petite je pouponnais pas des masses, j’étais plutôt aventures d’attaque de château à coup de cygnes géants et de poupée guerrière en armures sexy et puis, j’ai entendu jeune la chanson de Dutronc … Les chiffres annoncés m’ont perturbés à mort! au point d’être la seule gosse de 8-10ans qui ne voulait pas d’enfant propre mais bien une 10aine en adoption. Je ne l’ai jamais dit dans ma famille, car je ne voulais pas blesser l’honneur des mamans qui s’y trouvaient et qui étaient toutes excellentes.
J’ai de très bons amis d’horizons et d’âges très différents : Nadine aka Biboune 50+, Magali 25+, Danièle 50+, Daniel 40+, Katy 35+, Seb 35+… décoratrice d’intérieur-miniaturiste , informaticienne conseil EU, idem Parlement EU, chef d’équipe IT, éducatrice spécialisée-herboriste, prof d’éducation physique-batteur-masseur-musicien-jongleur,…
Et un large nombre de copains et bonnes connaissances dans euh…ben presque tous les domaines.
Je ne suis spécialisée en Rien mais connais un peu de tout, tout ce qui m’interpelle ou interpelle mes « homies », je vais décortiquer et apprendre ; code html check! CSS faut aussi ok Check ! photoshop Check ! Reflexologie Check! Reiki check! montage vidéo numérique check! comment cuir de la gastronomie Vapeur check! comment faire une vraie pâtisserie check! comment on fait le rythme de la chanson « perfect pitch » check ! faire des exercices adrénergiques journaliers check ! dessiner un kangourou « manga » check ! découvrir de nouvelles formes d’amour, check! analyser tout passant et passager des transports en commun à l’aide d’un carnet rempli d’astuces sur les « Human behavior » et micro-expressions, Cheeeck ! trop fun et ça m’entraine :)

Voilà quand on me teste comme un cerveau gauche « normal » je pète jamais les scores, puis quand on me teste avec des questions et des mises en situations spécialement conçues pour HP oh ben j’éclate tout dans tous les sens…
voilà mon histoire.

Fangaliel | 25 octobre 2014 à 4 h 19 min

Enfin le fait de le Savoir le « pourquoi je suis différente » a changé tout en positif pour moi. de là j’ai pu avancer car j’ai pu comprendre et accepter mon passé. et me concentrer sur aller de l’avant.

Laissez un commentaire!