Planète surdoués | Un espace d'information et de recherche sur la douance

Juin/18

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Les belles âmes

Dans le domaine du haut potentiel, on assiste depuis quelques années à une banalisation de termes tels que « prise en charge  » ou « structures d’accueil », comme si le haut potentiel était une sorte de handicap ou de tare qu’il fallait absolument mettre de côté, à part ou même éradiquer, si on anticipe la prochaine étape.

Après la volonté affichée d’observer et de décréter la baisse du QI  (à l’encontre des faits et des études scientifiques), voici que l’on veut « prendre en charge » les EIP, les lycéens surdoués dans ce lycée de l’académie d’Amiens.

On peut lire dès le début d’un article de l’académie, des termes profondément injustifiés et inappropriés au sujet du haut potentiel.

C’est ce que je nomme dans le titre banalisation des termes :  le vocable « prise en charge » est complètement erroné dans ce contexte ; c’est un terme de pathologisation.

Ce lycée espère obtenir un « label national ». Au nom de quoi, permettrait-on à ce lycée de dénigrer l’ensemble des personnes surdouées, comme l’enseignant de ce lycée le fait dans la petite vidéo, en généralisant les problèmes de 10 lycéens à toute la population des surdoués. Pour ces 10 jeunes, il était sans doute utile de les placer « à part », mais qu’en est-il de leurs relations sociales avec les autres élèves tout venant ? Ces derniers trouveront injuste ce plan de mise l’écart des EIP.

Ayant étudié ce sujet lors de mes études de psychologie (en psychologie sociale), il me semble qu’il faudrait plutôt travailler sur ces relations sociales pour ces jeunes plutôt que les placer à part dans « des ateliers » deux jours par semaine, ce qui n’est pas rien.

Voici l’article en question :

« Prise en charge des enfants intellectuellement précoces : le lycée Boucher de Perthes d’Abbeville innove en proposant un dispositif d’accueil unique dans l’académie, et même en France ! »

http://www.ac-amiens.fr/1962-prise-en-charge-des-enfants-intellectuellement-precoces-le.html

 

On voit bien le piège (invisible pour beaucoup) se mettre en place  :

je cite pêle-mêle

« prise en charge  »

« 2 jours par semaine, les mardis et vendredis, ils suivent des ateliers »

« des structures d’accueil »

Quelques articles pour approfondir le sujet :

Les bonnes intentions

L’art d’avoir tort en toute bonne foi de Nicolas Gauvrit

La banalité du bien ou la possibilité d’un altruisme radical

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