Planète surdoués | Un espace d'information et de recherche sur la douance

Fév/17

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Juste une mise au point

 

Une discussion dans les commentaires du site me fait penser qu’il faut que je fasse une petite mise au point , car il y a beaucoup de malentendus et d’incompréhension dans la façon d’aborder le supposé échec scolaire chez les surdoués… et les chiffres. Ce commentaire imaginait l’idée qu’il s’agissait d’une banale différence de points de vue entre deux personnes. Dans cet article   Une réflexion inversée  Or il ne s’agit pas du tout de cela. Dans mon site, et dans mes livres, je mets un point d’honneur à diffuser les vraies informations sur la douance, et les informations scientifiques, si possible, mais il y a peu d’études en France.

Donc, pour reprendre la mise au point du début de l’article, lorsque je conteste les chiffres erronés d’échec scolaire chez les surdoués, (comme sur cet article :  Une réflexion inversée ),

il ne s’agit pas de mon opinion, mais de faits scientifiques. Il ne s’agit pas « de haine » comme j’ai pu le lire… (si, si, je l’ai lu). On ne peut pas croire qu’il s’agit de querelles de personnes quand il s’agit de débats scientifiques, de questions éducatives, de politiques éducatives. On ne peut pas cautionner des chiffres d’échec scolaire chez les surdouées falsifiés, inconnus ou inventés. On ne peut pas généraliser à partir de points de vue ou de cas particuliers pour arriver à 30 % (ou même 50 % de difficultés qui sont indiquées dans ce blog cheval à rayures) qui est un chiffre fantaisiste ou même 70 % comme dans cette émission :

Europe 1 19.01.2017 .

Ou cet article :  Les surdoués peinent à l’école  

On ne peut et on ne devrait pas introduire une « charge émotionnelle » dans une discussion scientifique. Ce n’est pas comme cela que les études scientifiques se font. On s’appuie sur des faits, des observations, des mesures. Lisez l’article de Franck Ramus à ce sujet : http://www.scilogs.fr/ramus-meninges/comprendre-la-publication-scientifique/

Quand on fait une étude scientifique, on est obligé de prendre des chiffres réels, et pas des « impressions » d’une seule personne. Or il n’existe pas une multitude d’études sur l’échec scolaire des surdoués. On attend l’étude de Franck Ramus et Nicolas Gauvrit, dans laquelle ils ont étudié les résultats du brevet, et aussi l’étude EDEN. Un chiffre seul ne veut rien dire, et par conséquent ceux qui discutent les chiffres seuls ne sont pas pertinents. Un chiffre est le fruit d’une mesure, d’un protocole, et cela qui se discute, mais aussi cela qui permet de classer le chiffre comme pertinent ou douteux. Il ne s’agit pas d’une « discussion entre deux personnes » et qui peut changer au gré des affinités amicales. La Science est intégralement discutable, quand on veut la discuter on est priés de le faire correctement, c’est à dire on discute d’un modèle ou hypothèse, des protocoles expérimentaux, des expériences. Il faut donc, entre autres, discuter sur : qu’est ce que l’échec scolaire ? Quelle en est la définition ?

Qu’est-ce que la réussite ? Quelle en est la définition ? Pour cette discussion précise.

Lorsque les 30 % ont été « trouvés » par l’AFEP, il ne semble pas que les bonnes conditions d’étude aient été réunies.

Pour terminer cet article, j’ai relu aussi ce très beau texte de Xavier Dolan

Le silence est la vertu des sots

Beaucoup de surdoués adultes subissent du harcèlement moral, comme pas mal d’enfants surdoués subissent du harcèlement scolaire. Alors, on dit toujours aux enfants de « parler », de raconter, de ne surtout pas se taire et ruminer, seul avec ses tracas relationnels. Aussi, je considère que je subis de la « violence morale » depuis quelques temps… Je vais raconter quelques bribes…

Je subis plusieurs petits coups bas depuis quelques années, lorsque je conteste les chiffres erronés …  Ou des caractéristiques fausses …  : mise à l’écart, dénigrement, isolement de la part de certains acteurs dans le haut potentiel, pressions avant ma conférence, refus de faire de la publicité pour mon étude, pour ma conférence, pour mes livres, référencement de mon site retiré pour cause de lutte contre la pathologisation de la douance… Tout cela depuis la parution de mon premier livre, en fait. 2014.  Presque 3 ans. Tout cela  ne gênant en rien certaines personnes pour « emprunter mes écrits ou mes idées sans les citer »… Mais, ce n’est pas nouveau pour moi… J’avais déjà subi des invectives dans un groupe lorsque je m’indignais du fait  du dévoilement des détails des tests psychométriques sur un blog. J’avais déjà subi également des pressions négatives au tout début du site en 2009 avec l’AFEP, la nouvelle présidente voyait d’un très mauvais œil mon site… Je n’ai jamais bien compris pourquoi, ni ce que l’on me reprochait.

Sans doute d’être trop en avance…Grâce à cela, j’ai repris des études de psychologie, finalement, «  à quelque chose, malheur est bon ». J’ai pu comprendre ainsi les statistiques et la démarche scientifique des études en psychologie.» J’ai pu comprendre ainsi  que beaucoup d’affirmations concernant le haut potentiel sont fausses. Pour certaines, je l’avais compris depuis bien longtemps, avant ces études.

Certaines personnes pensent, à tort, qu’elles peuvent dire ou écrire n’importe quoi sous prétexte qu’elles sont « bénévoles » ou qu’elles sont très « suivies » . Le bénévolat n’excuse pas tout.

Il faut lire cet excellent article de l’interview de Gérald Bronner, sociologue :

http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-il-faut-reguler-le-marche-de-l-information-sur-internet-38087.php

On peut lire également ce très bel article sur la novlangue  (on peut faire l’analogie avec le terme de zèbres pour désigner les surdoués) :

https://www.franceculture.fr/litterature/la-novlangue-de-george-orwell-donald-trump

Et ces articles

https://comptoir.org/2017/01/11/les-intellectuels-le-peuple-et-les-reseaux-sociaux-par-jean-claude-michea/

Pour comprendre comment on en arrive à éliminer les contradicteurs :

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/04/13/2465238_sectes-comment-on-en-arrive-la.html

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2 Comments pour Juste une mise au point

Cyclobéarnais | 2 février 2017 à 11 h 47 min

Bonjour,

Beaucoup de faits scientifiques sont pourtant partis de l’observation et de la constatation d’une personne scientifique (je ne vais pas citer les plus grands exemples: Newton?). Je considère qu’avant d’avoir un fait scientifique démontré, il faut passer par une phase de recueil des observations et des idées. Le fait scientifique stabilisera l’étude et mettra les limites du modèle ou de l’étude, mais bien après.

Un parallèle sur le diagnostic du syndrome d’Asperger: si les docteurs restaient sur les descriptions et faits scientifiques de l’autisme comme certains le font encore, beaucoup de personnes en ce moment pourtant concernés par le syndrome d’Asperger n’auraient jamais reçu ce diagnostic. La seule possibilité est de regarder dans l’histoire des personnes si les traits du syndrome apparaissent ou pas.

Nadine Kirchgessner | 3 février 2017 à 12 h 40 min

Cyclobéarnais , oui, l’observation est primordiale, ce n’est pas incompatible avec la science, elle est complémentaire. Des mesures observables avec des protocoles précis et détaillés qui indiquent aussi les limites de l’étude, c’est toujours comme cela que cela se fait. La science évolue, et peut toujours être discutée et remise en cause si de nouveaux éléments apparaissent. C’est toujours comme cela que cela se fait en science.

http://www.scilogs.fr/ramus-meninges/comprendre-la-publication-scientifique/

Pour l’anxiété, il y a déjà de nombreuses études qui ont été faites et qui n’ont pas démontré que les surdoués ont plus d’anxiété que les autres.
• Je cite un commentaire de N Gauvrit : » une phrase d’une diapositive de la conférence que Jacques Grégoire a donné récemment à Paris (à propos des troubles émotionnels, cognitifs et « dys ») :
« Aucune donnée ne permet d’affirmer que la fréquence de ces troubles soit plus élevé chez les HP que chez les enfants tout-venant. »
Jacques Grégoire a l’avantage d’être à la fois un chercheur du domaine et une personne de terrain. »
http://www.scilogs.fr/raisonetpsychologie/les-enfants-intellectuellement-precoces-sont-ils-particulierement-anxieux/

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