Planète surdoués | Un espace d'information et de recherche sur la douance

Juin/14

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Les surdoués et la psychanalyse

J’avais écrit en mai dernier, un article intitulé « La psychanalyse et les surdoués ». A la réflexion j’aurais dû plutôt inverser et titrer « les surdoués et la psychanalyse ». J’avais écrit cet article un peu trop rapidement, mais non sans réflexion profonde. J’ai eu des commentaires auxquels j’ai répondu. Cet article me semblait indispensable au vu de ce que je reçois comme témoignages de personnes surdouées qui se trouvent malheureusement confrontées à des psychanalystes, ou à des psychologues qui sont « d’école psychanalytique » ou « d’obédience psychanalytique », sans savoir laquelle d’ailleurs, ni comprendre ce que cela représente. Effectivement, il faut connaître, c’est-à dire se pencher sur cette question pour en comprendre les tenants et aboutissants, et encore on n’y comprend pas toujours quelque chose et pour cause… Alors, j’ai relu avec application « Le livre noir de la psychanalyse vivre, penser et aller mieux sans Freud » (sous la direction de C. Meyer)». Ce livre est assez ardu à lire pour quelqu’un comme moi qui ne croit pas en la psychanalyse et qui a compris depuis longtemps ses méfaits, mais je l’ai fait pour en dégager quelques bribes que je vais exposer. Il est bien sûr conseillé de le lire en entier, vous l’aurez compris. Le livre de Michel Onfray  « le crépuscule d’une idole » est plus facile d’accès, et Michel Onfray a réalisé aussi un travail de titan de relecture de Freud et de ses correspondances. Il me semble intéressant que les personnes soient informées, je n’ai relevé que quelques passages, mais j’aurais pu tout citer ! Vous apprécierez l’humour décapant d’ Aldous Huxley (1894-1963). 1925…si nous considérons que nous sommes en 2014, cela fait réfléchir… :

P 200 Pierre Rey dans « une saison chez Lacan » Laffont écrit  (p77), après dix années de séances quotidiennes chez Lacan que ses phobies sociales n’ont pas disparu   « l’avouer aujourd’hui me fait sourire: je suis toujours aussi phobique. Mais entre-temps, j’ai négocié avec mes phobies. Ou je ne me mets plus en position d’avoir à les éprouver, ou, le dussé-je, les considérant d’un temps vide, je les subis avec la résignation ennuyée qu’appellent les fatalités extérieures ».

p 402  Aldous Huxley (1894-1963)

DANS CE TEXTE DE 1925, INEDIT EN FRANCE, L’AUTEUR DU MEILLEUR DES MONDES ( 1 9 3 1 ) , GENIAL VISIONNAIRE DE L’ALIENATION DE L’HOMME, DU CLONAGE ET DES DERIVES DE LA SCIENCE, RECUSE AVEC BEAUCOUP D’HUMOUR LA PSYCHANALYSE QU’IL QUALIFIE DE PSEUDOSCIENCE. SELON HUXLEY, CHAQUE EPOQUE SUCCOMBE AU POUVOIR EXPLICATIF D’UNE THEORIE SEDUISANTE QUI DIPARAIT ENSUITE, PLUS OU MOINS RAPIDEMENT, PLUS OU MOINS PROFONDEMENT, DANS LES LIMBES DE L’HISTOIRE DE LA PENSEE : ASTROLOGIE, MAGNETISME, PHYSIOGNOMONIE LE XXE SIÈCLE SERA UN JOUR PERÇU COMME LE SIÈCLE D’UNE NOUVELLE SUPERCHERIE, AUSSI POPULAIRE QUE FARFELUE : LA PSYCHANALYSE. »  

p406

« Toutefois, tout comme les autres grandes pseudosciences du passé, l’assurance de son absurdité apparaitra et grandira peu a peu dans l’esprit de ses adeptes, jusqu’à ce qu’enfin même ceux qui portent un regard intelligent sur la science l’estiment trop manifestement absurde pour être crue. D’ici-là, quelque nouveau génie antiscientifique aura fait son apparition avec une nouvelle pseudoscience. Et les ex-fanatiques de Freud ne seront pas en deuil. La pseudoscience qu’est la psychanalyse est l’un des plus beaux spécimens du genre jamais conçu par l’esprit humain. Sa prodigieuse popularité, touchant toutes les classes, sauf celle des scientifiques, en atteste suffisamment. »    p407 « Qu’une chose aussi fantaisiste que cette théorie de l’interprétation par le biais des symboles (qui sont propres à signifier absolument tout suivant l’humeur de l’analyste) ait pu un jour être considérée comme possédant même une once de valeur scientifique, cela est vraiment assez incroyable. »

p 409  (Aldous Huxley parle de l’inconscient)

« Parfois, quand les mauvaises pensées sont trop fortes pour lui et arrivent sans aucune peine à se frayer un chemin vers la sortie, c’est le censeur lui-même qui leur fournit leurs jolis petits costumes, en les poussant même à porter un masque et un domino, pour ne pas faire trop peur à l’esprit conscient avec leurs mines effroyables. Les pensées refoulées et le censeur font preuve d’une incroyable ingéniosité dans l’invention de stratagèmes. On en garde l’impression qu’ils sont beaucoup plus malins que le pauvre, stupide esprit conscient, qui, à moins d’être celui d’un psychanalyste, serait bien incapable d’imaginer d’aussi ingénieuses feintes et combines. L’authenticité de ce passionnant mythe anthropomorphique est allègrement assumée par tous les psychanalystes qui s’appliquent à y fonder leurs arguments, comme s’il s’agissait d’un fait scientifiquement prouvé.

L’examen de tous les autres grands ≪ faits≫ de la psychanalyse démontre que ce ne sont que de simples hypothèses dérivant exactement des mêmes procédés. Il y a par exemple l’hypothèse de l’existence d’un complexe d’Œdipe universel. Il y a l’hypothèse que les jeunes enfants éprouvent des sensations et des désirs sexuels. Les nourrissons au sein, nous explique Freud, connaissent un véritable plaisir sexuel ; et, pour le prouver, il nous demande d’observer leurs visages qui arborent, quand ils tètent, cette expression parfaitement béate qui, dans lavie d’adulte, n’apparait qu’après l’accomplissement de l’acte sexuel.

C’est là une preuve particulièrement scientifique. Nous pourrions tout autant dire que l’expression de profonde sagesse et de contemplation extatique que nous voyons souvent aux visages de bébés reposant gentiment dans leurs berceaux est la preuve manifeste que ce sont de grands philosophes, absorbés dans des réflexions sur le libre arbitre, la prédestination et la théorie de la connaissance.»

La partie 5 :

«5* Comment la psychanalyse s’est immunisée contre la critique

COMMENT METTRE A L’EPREUVE UNE THEORIE, QUI, CHAQUE FOIS QU’ON EN POINTE LES ERREURS, LES FAIBLESSES OU LES IMPASSES, SE REFUGIE DANS LES REPLIS INACCESSIBLES DE L’INCONSCIENT ? FACE AUX CRITIQUES DES PSYCHIATRES ET DES PSYCHOLOGUES SCIENTIFIQUES QUI CONTESTENT SON EFFICACITE, FACE AUX REMISES EN CAUSE DES EPISTEMOLOGUES QUI DOUTENT DE SA VALIDITE ET DES HISTORIENS QUI DENONCENT SES MENSONGES, LES FREUDIENS ONT ELABORE UN ARSENAL SOPHISTIQUE QUI LEUR PERMET SOIT DE DESAMORCER LA CRITIQUE (CONTESTER LA PSYCHANALYSE SERAIT EN SOI UN SYMPTOME), SOIT D ‘Y REPONDRE, SOIT ENCORE DE JETER LE DISCREDIT SUR SES DETRACTEURS. L’INCONSCIENT EST UNE ARME REDOUTABLE, QUI FONCTIONNE A LA MANIERE D’UN PROCESSUS IMMUNITAIRE, DETRUISANT TOUTE OBJECTION QUI MENACERAIT LE SYSTEME. AINSI, IL EST PROBABLE QUE CERTAINS FREUDIENS DENONCERONT CE UVRE PARCE QU’IL REVELE LA ≪ RESISTANCE ≫ DONC LA NEVROSE DE SES AUTEURS QUI REFUSENT D’ACCEPTER LES ≪ REVELATIONS ≫ FREUDIENNES.»

 

Enfin,  la quatrième partie  « les victimes de la psychanalyse » p 443

ET p 532  « le drame de l’autisme »..

dans ce livre , on apprend que Freud a écrit :

« En 1913 : « Que la psychanalyse n’ait pas rendu meilleurs, plus dignes, les analystes eux-mêmes, qu’elle n’ait pas contribué à la formation du caractère, reste pour moi une déception. J’avais probablement tort de l’espérer. »
En 1915 :
« J’ai toujours été frappé par la bassesse des hommes, même des analystes ; mais pourquoi les hommes et femmes analysés devraient-ils être meilleurs ? L’analyse permet une certaine unité de la personnalité, mais elle ne rend pas bon en soi et pour soi. »
En 1928 : « Cela me déroute parfois que les analystes eux-mêmes ne soient pas radicalement changés par leur commerce avec l’analyse. »
En 1935 : Parmi la foule des analystes, « beaucoup hélas ! sont d’une étoffe humaine peu modifiée par l’analyse ».

Au moins il en était « conscient ».

Sophie Robert relaie l’information concernant l’autisme avec ses films documentaires. Des psychanalystes ont essayé d’interdire la diffusion de ses films…

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10 Comments pour Les surdoués et la psychanalyse

Luciole Pétronius | 20 juillet 2014 à 20 h 23 min

Votre position très tranchée au sujet de la psychanalyse m’étonne car elle contraste avec les qualités que je décèle dans les exemples de votre blog : écoute, prise en compte des contextes, croyance en l’éducabilité…
Pour juger de l’intérêt d’une approche psychanalytique ne vaudrait-il pas mieux s’appuyer sur sa proche expérience plutôt que sur un ouvrage peu nuancé (le livre noir de la psychanalyse) ?
Certes vous avez reçu de nombreux témoignages négatifs mais cela vaudrait-il pour vous ou cela vaut-il pour tous ?
J’ai pour ma part expérimenté cette approche – bien qu’elle soit au départ très éloignée de ma culture – auprès d’un psychologue psychanalyste.
J’ai apprécié au cours des séances de ne pas me sentir assignée à une place, de pouvoir éprouver une singularité, de retrouver l’imagination comme force, de nouer des liens à travers mes récits… Jubilatoire, vivifiant.
Ce n’est aucunement à conseiller comme une « bonne entrée » dans un travail psychologique, c’est simplement une des entrées possible et à chacun de juger ce que cela peut lui apporter.
Pour ma part, je n’exclus aucunement de me diriger un jour vers une thérapie courte ou autre .. en fonction des périodes de ma vie et de mes besoins du moment.

Nadine Kirchgessner | 28 juillet 2014 à 12 h 14 min

Merci, ma position peut sembler tranchée, mais pas tant que cela, si on prend en compte les dégâts que fait la psychanalyse en général. Vous en avez une expérience positive, tant mieux pour vous, vous avez peut-être rencontré un psychologue plus qu’un psychanalyste. Vous émettez quand même des réserves comme une « entrée » dans un travail psychologique. Je suis étonnée que vous puissiez penser que je m’appuie uniquement sur un seul livre, livre qui est par ailleurs très nuancé et très étayé, pour écrire un tel article. Mon article est réfléchi, mûri. Vous pouvez lire chemins de traverse, sur mon site. Je m’appuie sur une grande expérience, sur de nombreuses lectures , de nombreuses observations et sur de nombreux témoignages.

soleil | 28 juillet 2014 à 19 h 08 min

Bonjour Nadine,
Voilà un moment que vous prenez la psychanalyse comme sujet d’analyse et semblez convaincue par vos propres convictions.

Je trouve ça curieux parce que lorsqu’un sujet est clos,on ne ressent pas le besoin d’y revenir, ni de convaincre, et souvent on oublie même d’y penser. Cela me porte à croire que la psychanalyse -perçue négativement ou positivement- a une présence importante pour vous, même si vous être persuadée du contraire. Ce qui n’est ni une attaque, ni un reproche, ni une critique, ni un relevé d’une faiblesse, mais juste ce que je constate avec subjectivité (nous en avons tous)et me fait imaginer que vous avez vécu une expérience négative avec la psychanalyse, ou que vous avez peur d’en vivre une, ou que vous avez peur tout court (et c’est bien naturel d’avoir peur qu’on fouille au fond de son cerveau non conscient). J’ai cette peur, je trouve pourtant la psychanalyse complètement intéressante y compris dans ce qu’elle a d’incompréhensible. Dolto par exemple, est extra-ordinaire, et a probablement touché autant, si pas plus, de personnes que Freud.

Une autre chose m’étonne : ce blog et votre besoin vivant d’entretenir un dialogue avec votre personne surdouée, avec d’autres surdouées.

Je prends un exemple personnel. Je porte des lunettes parce que je vois mal. C’est un fait qui m’est tombé dessus, c’est écrit en moi probablement. Je suis donc handicapée visuelle (légère). Je suis passée par différentes phases : nier, accepter, aimer. Lorsque ce fut assimilé et accepté, je n’ai plus ressenti le besoin de cacher ou de montrer ma paire de lunettes aux autres. Je peux être amenée, par hasard, à parler lentilles ou verres avec d’autres handicapés de la vue, mais c’est tout. Mon dialogue personnel et mes dialogues tout courts ne portent pas sur la vue et les lunettes. Remplacez lunettes par douance et vous voyez où je veux arriver : accepter sa douance c’est vivre tel qu’on est avec la différence qu’on a, sans vouloir atteindre les autres par cette différence, ni vouloir les y soumettre. Je ne prétends pas, avec des lunettes, voir mieux que les gens qui voient bien sans verres épais. Et puis peut-être qu’ils sont sourds n’est-ce pas ? Peu importe. En tout cas, à vous lire, j’ai le sentiment que vous avez besoin de reconnaissance de vos propres verres épais, et qu’on vous confirme que vous pouvez mieux voir avec eux que les personnes ‘normales’ ne le peuvent avec leurs yeux.

Je trouve votre argument « j’entends dire du mal de XXXX par des gens qui en ont souffert » tout simplement simpliste. Et idem pour l’argument : « l’université YYYY est nulle parce que j’ai été à l’université ZZZZ »
Et d’ailleurs je me permets de le dire : « le nutella est mauvais parce que je n’aime pas. Et d’autres personnes m’ont dit que ça faisait grossir »

Et enfin votre article est fort bref, et expose surtout des extrait tirés du contexte – extraits qui vous ont touchée je le comprends bien – mais enfin une critique c’est autre chose ; c’est, essayer de trouver une objectivité malgré sa subjectivité, et donc confrontez-vous, n’écrivez pas sous l’émotion, parce que ça reste très incomplet.

Nadine Kirchgessner | 30 juillet 2014 à 11 h 00 min

Ne pas être convaincue par ses convictions serait gênant. Je réponds simplement aux personnes qui m’écrivent sur mon blog, et personne n’avait dit que le sujet était clos. Rassurez-vous, je ne pense pas à la psychanalyse tous les jours, heureusement pour moi, et je n’ai pas peur de mon cerveau non conscient. Je suis bien trop lucide pour cela.
J’ai créé ce site en 2009 pour raconter mon expérience avec la douance, et j’ai la faiblesse (ou l’outrecuidance) de croire que cela aide d’autres personnes. Si je regarde les statistiques du blog, je crois que je peux penser qu’il intéresse. Je ne comprends pas bien votre comparaison avec votre léger handicap visuel, car la douance n’est pas un handicap, selon moi, (ne devrait pas), et vous n’avez peut-être pas lu mon site en profondeur car je ne cesse de le répéter.
Vous vous positionnez en censeur mais vos arguments sont superficiels. Mais je ne vous en veux pas. Vous avez peur de la psychanalyse. Ainsi vous projetez sur moi votre peur. Ce n’est pas très charitable, ni très intéressant, ni pour moi ni pour mes lecteurs. Vous avez raison d’avoir peur car cette théorie tient certains propos incompréhensibles, pour ne pas dire incohérents. J’aime assez Dolto, et vous avez raison Dolto est un peu plus sérieuse que Freud. Au départ, elle voulait être médecin et non psychanalyste.
Vous dites que j’ai écrit sous l’émotion. Mais cela est totalement faux. Je n’écris jamais mes articles sous l’émotion, mais mes articles sont empreints de ma sensibilité, de mon expérience, et… de mes convictions. Mais je pourrais écrire avec émotion, pourquoi pas ? C’est interdit ? Mais là, ce n’était pas le cas. Si cela ne convient pas, personne n’est obligé de me lire. Par contre je mets en garde mes lecteurs potentiellement surdoués ou surdoués qui vont rencontrer des psychanalystes, sans savoir qu’ils vont rencontrer, pour certains, des professionnels non bienveillants avec eux, et qui pensent (à tort) qu’ils surinvestissent la pensée de façon pathologique, ou que « c’est la mère qui veut un surdoué », (plutôt un que une, d’ailleurs), de façon ultra narcissique, …. Je ne vais pas me taire parce que vous trouvez mon article nul. Beaucoup se sont tus (et même l’ont suivi) lorsque B. Bettelheim culpabilisait des armées de mères d’enfants autistes. Et je ne me tairai pas lorsque certains psychanalystes culpabilisent à outrance des mères d’enfants surdoués ou des adultes surdoués. Si cela peut aider ne serait-ce qu’une seule personne, j’aurais atteint mon objectif. Je pense que sur ce sujet, on s’est tu trop longtemps.
Enfin les extraits sont tirés du contexte, bien sûr, ils sont minutieusement sélectionnés, mais j’encourage à lire le pavé de plus de 800 pages qu’est « le livre noir de la psychanalyse ».
Mon article est incomplet, certes…il y aurait tant à écrire…article court, oui, article concis et précis.

SmooS | 2 août 2014 à 23 h 02 min

Je ne veux pas entrer dans un combat de « poule » mais vos incompréhensions du sujet me fascinent !

Nadine Kirchgessner | 5 août 2014 à 15 h 00 min

Votre argumentation peu élaborée prouve l’intérêt de mes articles sur ce sujet.

Oise | 21 janvier 2015 à 0 h 56 min

J’ai rencontré jusqu’ici 3 psy. À la premiere tranche, j’avais 25 ans (1995), elle a durée une année ; elle m’a permis de m’ouvrir au monde, de structurer des idées, de larguer des comportements. L’approche était psychanalytique, pure et dure, froide, voire asceptisé ; ce que je regrette, c’est que je n’ai pas eu beaucoup de réponses à certaines de mes questions. L’hypersensibilité a été entre autre mise de coté, mais les troubles les plus évident ont été décortiqués jusqu’à un certain point. J’ai arrêté quand j’ai eu le sentiment qu’il m’amenait toujours là où il voulait que j’aille (ce que je n’ai toujours pas compris) et non là où je voulais l’emmener. Je garde néanmoins un très bon souvenir de cette expérience qui m’a permit de découvrir les contours du puzzle.
La deuxieme tranche, j’avais 31 ans. elle a durée 3 semaines. c’était une psychiatre. Pour résumer, j’étais au plus mal, bouleversé par un divorce, avec un besoin de comprendre ce qu’il venait de se passer. Alors, dès que j’ai eu la réponse, ça a crée un déclic, et des cases se sont rapidement emboitées. Elle a souligné l’importance d’un suivi. J’ai pas voulu. Les séances étaient trop lentes, c’était pas vraiment de l’acharnement sur un sujet en particulier, mais plutôt de l’anesthésie locale. J’en avais marre de mettre seulement des pansements aux endroits où j’avais mal. J’ai pris les problèmes à bras le corps, des décisions importantes, seul.

La troisième tranche, trois mois. j’avais 37 ans. une psychothérapeute. J’étais en plein brouillage professionnel, malgré un niveau élévé de technicité dans l’industrie qui me permettait de choisir des postes très qualifiés, je ne comprenais pas pourquoi au bout d’1 an, je finissais par m’ennuyer du poste que j’occupais, et pourquoi l’année suivante (si je restais) je devenais épouvantable aux yeux des collègues. C’était comme ça, depuis 18 ans. L’écoute thérapeutique a été bonne, mais le travail non adapté à mes besoins. J’ai le sentiment d’avoir découvert la réponse tout seul, et peut après, grâce au livre de Mme siaud facchin (trop intelligent…), Après un changement d’orientation professionnelle, je suis aujourd’hui mon propre patron, dans un job qui consiste à soulager de mes mains des personnes souffrantes. L’hypersensibilité prend ici tout son sens, et je peux effectivement dire que je suis vraiment doué dans ce domaine. Evidement, depuis quelques temps, je sens progressivement qu’il va falloir aller chercher la quatrième tranche. ça murit doucement. Mais qui choisir, quelle méthode, quel objectif ? J’ai tellement de chose à comprendre encore…

Nadine Kirchgessner | 22 janvier 2015 à 11 h 48 min

Vous écrivez :« L’hypersensibilité a été entre autre mise de côté, par une approche psychanalytique… CQFD

stop psykk | 1 juin 2016 à 20 h 58 min

la psychanalyse est une vaste supercherie qui laisse sur le carreau de trop nombreuses victimes, je vous invite à lire dans le chapitre non classé tous les liens apparaissant sur mon blog https://stoppsychanalyse.wordpress.com/

Nadine Kirchgessner | 7 juin 2016 à 11 h 15 min

stop psykk, je vois que vous avez lu cet article !

lisez aussi inné-psys = inepties !

http://planetesurdoues.fr/index.php/2014/08/05/inne-psys/

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