Le harcèlement tue

 

Malheureusement , même histoire que celle de Marion.

Ces histoires horribles de harcèlement scolaire se répètent depuis quelques années, et personne ne bouge.

Evaëlle était précoce, et pourtant les parents l’ont soutenue et l’ont changée d’établissement.

Toute ma sympathie à cette famille.

Pour voir la vidéo, cliquer sur :

https://www.lci.fr/famille/video-le-harcelement-scolaire-a-tue-sa-fille-marie-raconte-sa-douleur-et-son-combat-2139844.html

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Une réflexion sur « Le harcèlement tue »

  1. Merci pour l’article Nadine.

    Je veux témoigner ici pour que d’autres parents qui sont confrontés aux difficultés de faire reconnaître le harcèlement par l’école ou/et la justice puissent se dire qu’ils ne sont pas seuls.

    A ma connaissance, deux faits choquants se sont produits à la rentrée de septembre dans l’école primaire de mon fils.

    A…, un garçon de 8 ans en CE2 a été rossé et déshabillé en récréation par une douzaine d’élèves dont des CM2 (10 ans). La directrice de l’école a demandé aux élèves qui ont agressé ce garçon de faire chacun un dessin et d’écrire une phrase gentille qui contenait le mot pardon pour leur victime. C’est ainsi que la maman, Déléguée de parents, a appris que son fils avait été agressé en recevant 12 dessins, tous signés… Réaction humoristique du petit A… : “Dessins moches et en plus j’ai du corriger les fautes d’orthographe, il y en avait 3 par phrase ! C’est nul pour des CM2 !” (Un enfant précoce, oui, gentil et réaliste…) J’ai vu les dessins au moment où A…, copain de mon fils, les remettait à sa mère. J’ai entendu A… rigoler et mon fils s’énerver et indiquer à la maman qu’il fallait faire une plainte…

    Une semaine plus tard, un élève de CM2, autiste en classe ULIS étranglait mon fils le bourrait de coups de poing en récréation. Cinq élèves sont arrivés à son secours alors qu’il étouffait. Pas de coup de fil de la directrice pour me prévenir. Aucun dessin ce coup-ci. Pas de sanction. Aucune information sur les suites données à cette agression. J’ai appris l’agression de mon fils quand je l’ai amené à son rendez-vous avec sa docteur généraliste et psychothérapeute qui le suit pour un stress post traumatique consécutif à un harcèlement dur qui s’est prolongé sur deux ans (du début du CP au CE1). Cette docteur a écouté son petit patient, contacté aussitôt la Brigade des mineurs et rapporté les faits au Procureur de TGI de Paris par lettre (ainsi que toutes les agressions dont mon fils a été victime à l’école durant deux ans et sans jamais avoir été protégé par cette même directrice). Mon fils veut poursuivre certains de ces agresseurs et cette directrice… (J’avais déjà fait une plainte l’année passée…) A ce jour, aucune suite judiciaire n’a été donnée à ma plainte comme au signalement fait par la docteur au procureur…. (Plainte non classée.)

    A part ça, on (directrice, une certaine maîtresse, un inspecteur de l’académie et une psychologue scolaire) nous ont dit à chaque étape – et parce qu’on les rencontre évidemment !- que les enfants précoces et hypersensibles sont des “chochottes” émotionnelles, que nous, parents, on est trop sensibles et que “le harcèlement est un bien grand mot.”

    L’année passée, il y a eu des attouchements sexuels de la part de deux élèves de 8 ans sur 12 élèves du même âge. Mon fils est le seul enfant à avoir dénoncé les faits. TOUS les adultes (parents inclus) ont fermé les yeux. Inspecteur de l’académie aussi.

    Dans ces histoires de harcèlement, il y la haine de l’intelligence et plus largement, la haine de l’autre. Or, on ne peut pas vivre heureux dans la haine, c’est tout simplement impossible. Aussi, nous laissons la haine aux harceleurs et je combats désormais sans état d’âme particulier, un peu mécaniquement, avec un peu moins de naïveté et plus de technicité aussi. J’en ressens le besoin. Je me suis sentie harcelée et trainée dans la boue au travers ce que subissait mon fils comme au travers les discours affligeants que j’ai du entendre chaque fois que je portais sa parole à l’école. Au bout de quelques mois, j’étais aussi au bord de l’épuisement moral. Plus maintenant et grâce à cette docteur qui soutient mon fils sur un plan tant psychologique que légal. Je crois qu’on avance sur le chemin de la résilience (et pas de la résignation). Et que nous n’aurons pas d’autres choix que de contourner la carte scolaire de l’Education Nationale et donc, de mettre notre enfant dans une bonne école privée. Ce n’est pas tant le désir de réussir qui prime (Et il n’y a d’ailleurs rien de répréhensible à cela) qu’un besoin urgent et objectif de sécurité.

    Merci encore Nadine de parler de Marion, Evaëlle et tous les autres, nous ne les oublions pas.

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