Dire la vérité, c’est mieux !

Il ne suffit pas de nommer une émission Ensemble c’est mieux ! pour que la vérité sur la précocité intellectuelle soit proférée.

Dans cette émission de France 3 IDF du 4 février, des contre vérités ont été relayées sans problème. Aucune contradiction n’a été apportée par J Siaud-Facchin. Les journalistes écorchent son nom, d’ailleurs et ne connaissent visiblement pas le sujet en profondeur.

De 5 à 18 minutes, J Siaud-Facchin est l’invitée de l’émission.
Il est dit que le manque de concentration est un “symptôme fort”, que le perfectionnisme frise l’obsession, que l’hypersensibilité est difficile à gérer

ET  : “un enfant sur 3 à haut potentiel rencontre des difficultés dans sa scolarité.”

Toutes ces affirmations ne sont pas prouvées, et c’est même le contraire, si on prend les chiffres des données représentatives sur le sujet. Les journalistes se sont intéressés à la population qui consulte, population non représentative des personnes à haut potentiel.

Pour visionner cette émission, cliquer sur

https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/emissions/9h50-paris-ile-de-france?fbclid=IwAR3zst6YfOLVUiE3D_dXVrzHA7YqGF9PPfPBYaJtymuoCS9W0jcLoNuAQbk

Quelques articles pour approfondir le sujet :

La pseudoscience des surdoués

Le déficit d’inhibition latente

Décryptage d’une vidéo de J Siaud-Facchin (mars 2016)

Lettre ouverte de Gabriel Wahl

raisonnement divergent et raisonnement convergent

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3 réflexions sur « Dire la vérité, c’est mieux ! »

  1. L’orientation scientifique devrait être la norme quand on fait une émission de tv. C’est ce qui est stipulé dans le code de déontologie :
    Chapitre V « Article 32 : Le psychologue a une responsabilité dans la diffusion de la psychologie et de l’image de la profession auprès du public et des médias. Il fait une présentation de la psychologie, de ses applications et de son exercice en accord avec les règles déontologiques de la profession. Il use de son droit de rectification pour contribuer au sérieux des informations communiquées au public. »

    Puisque vous parlez de décence, la décence (le code de déontologie) voudrait que l’on donne les vraies réalités et les vrais chiffres dans une émission de tv.
    Je vais reprendre ce que j’ai écrit dans un livre (livre dans lequel un chapitre est consacré à la souffrance) :
    EXTRAIT
    « Mais on a l’impression aujourd’hui que tous les surdoués auraient des problèmes et seraient en échec scolaire, ou le seraient potentiellement. Il faut tenir compte des personnes surdouées qui réussissent bien et vont bien. (les associations reçoivent surtout des surdoués en difficulté).
    Pour faire une analogie, c’est comme si on inventait une théorie sur la vision en décrivant le fonctionnement des myopes. Il est simple à comprendre que cela ne convient pas, c’est une erreur intellectuelle. »

    Je ne comprends pas le procès d’intention que vous me faites. Imaginons que vous marchiez normalement avec vos deux jambes, et qu’il existe malheureusement des personnes qui ne peuvent marcher. Voulez-vous que les personnes comme vous qui marchez bien (je le suppose) n’existent pas ?

    Il n’y a humiliation pour personne si l’on donne les vraies réalités et les vrais chiffres dans une émission de tv.
    Là où il y a indécence, c’est lorsque l’on fait peur aux familles et aux enfants surdoués, en construction, eux. Se construire dans la négativité n’a jamais rien apporté à qui que ce soit. Il semblerait qu’il vaut mieux donner de l’espoir aux familles. Le haut potentiel est un atout. Par exemple, un enfant dyslexique à haut potentiel a plus d’atout qu’un enfant dyslexique à QI moyen.

    Relisez la lettre ouverte de G Wahl
    « Les spécialistes se partagent en deux « camps », les premiers ont tendance à « pathologiser » la précocité intellectuelle et annoncer pour ces enfants, petits et grands malheurs, alors que les seconds et j’en suis, ne se fiant qu’aux études statistiques et scientifiques, observent que la précocité intellectuelle offre infiniment plus de chances qu’elle ne provoque de risques. « … » le discours pathologique sur l’échec scolaire devient un obstacle à de bons diagnostics. »

    Il serait urgent pour vous d’éviter de colporter des rumeurs indécentes. Je parle sur ce blog dans mes articles de tous les surdoués, heureux, malheureux, moyennement heureux, moyennement malheureux.
    Mais j’insisterai toujours, ne vous en déplaise pour que les vrais chiffres soient diffusés.

    1. J’envois 1 seul message car je suis heurtée et je colporte des choses?
      Votre vision est vraie si le système suit et épaule et effectivement, un dys à HQi aura plus facile que dys avec un QI moyen car en Belgique, il sera considéré comme type 8 et donc encadré. Son statut lui permet des prises en charge et une aide d’intégration.
      Le HQI seul ne fait partie d’aucun type , n’a pas de statut et ne peut donc bénéficier d’aucune aide en cas de problème.
      Pas d’aide d’intégration.
      Comme les symptômes se trouvent entre le clinique,le somatique et l’handicap, il n’y a pas d’aide prévue non plus.
      La souffrance de ne pas être respecté dans son intégrité, ça ne compte pas.
      Si ça va au-delà et que ça amène de la dépression, ça ne compte toujours pas.
      Même si c’est une institution, si c’est l’enseignement qui est responsable.
      Même si des médecins l’attestent, il n’y pas d’aide ou de changements possibles. L’enseignement classique restera la norme obligatoire jusque 18 ans.
      Pour avoir des aides, il faut un handicap et le HQI n’est pas un handicap.
      Pourtant un enfant avec 160 de QI est aussi éloigné de la norme qu’un enfant ayant 40 de QI
      Un enfant HQI complexe vivra difficilement ses différentes maturités. Si vous avez 8 ans, avec une maturite affective de 4 ans et une maturité intellectuelle de 12-13 ans, on vous met dans quelle classe?
      Pour le moment, la question n’est pas prévue.
      La tristesse de ces enfants n’est pas prévue dans les règlements.
      S’ils se font harcelés à l’école, il n’y a pas grand chose non plus. Tout au plus, une aide d’un centre psychomedicosocial gratuite 2x sur l’année.
      Les textes positifs sont sympas, mais dans les faits ça n’aide pas .
      Le coût de tout ce qu’il faut mettre en place est à chage complète des parents et en 2019, à l’heure de la précarité, il serait bon que ces besoins soient reconnus afin d’obtenir des aides pour les payer.
      Et ce type de texte-ci ne va pas les aider, c’est un fait.
      Peu importe vos textes de références, ça n’aidera pas à les faire manger si le budget part en psychothérapie hors de prix pour résister à la souffrance ressentie à l’école

  2. Pourriez-vous faire preuve de décence pour “la population qui consulte”?
    Vous ne parlez que des profils hamonieux voisins d’un QI de 130 en négligeant complètement les autres.
    Certes c’est plus porteur pour la vente d’un livre car ils sont plus nombreux, mais de grâce arrêtez d’humilier les autres et de faire entrave (virtuellement et heureusement ) aux démarches qui tentent d’apporter un minimum d’aide et de compréhension à tous ces gens en souffrance.
    Ces gens qui meurent trop jeunes usés par leur perfectionnisme ou ces gens qui en finissent eux-mêmes avec la vie tellement la réalité les fracassent au coeur.
    Tous ces morts ne se defendront plus.
    Nous, les orphelins, tentons de sauver nos enfants. Alors, au nom de “la population qui consulte” je ne vous remercie pas. Il y a une difference entre defendre une cause et vouloir sauver des vies.

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