Planète surdoué | Un espace d'information et de recherche sur la douance

Catégorie : Réflexions

mai/12

3

réflexion

J’ai entendu M. Rufo expliquer à une maman qui posait une question sur les sauts de classe… Sa fille de huit ans avait déjà sauté une année et elle se demandait si elle devait encore en sauter une, parce qu’elle s’ennuyait. Et M. Rufo de répondre qu’il était bien de s’ennuyer un peu en classe…
L’avance de cette petite fille n’était pas évoquée, ( son décalage, son QI, son entourage familial et amical, son envie ) ni les conséquences très néfastes de l’ennui profond si le décalage est important (désinvestissement de l’école entraînant l’échec et mauvaise estime de soi). le seul inconvénient évoqué était le décalage physique et psychique d’une préado mise en présence d’adolescents plus âgés. Ce décalage existe, c’est vrai, mais il faut vraiment réfléchir aux sauts de classe au cas par cas. Il faut lire aussi et entendre les témoignages des adultes à haut potentiel quand ils racontent leur « ennui » et leurs « ennuis ».

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août/11

23

Article de « la voix du nord » sur la précocité

 

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Villeneuve_d_Ascq/actualite/Secteur_Villeneuve_d_Ascq/2011/08/19/article_la-precocite-n-est-pas-un-privilege-c-e.shtml

 

 

Cet article est intéressant mais je ne suis pas d’accord sur plusieurs points importants, car il ne montre pas la réalité de tous les surdoués..

Parler de « symptômes » de la douance est inadapté, il faudrait plutôt parler de caractéristiques. Mais il existe tellement de différences entre les personnes surdouées qu’il est très complexe de les définir.

Il est dit dans cet article que « L’enfant est en décalage avec son évolution physiologique, affective, psychomotrice »

Ceci n’est pas toujours vrai. Certains surdoués sont au contraire très très en avance sur le plan affectif et psychomoteur. La dyssynchronie peut se produire mais n’est en aucun cas une généralité.

La première personne à parler de surdoué pour mon fils ainé a été la professeur de piano. Il avait dessiné la clé de sol à 4 ans parfaitement, et  elle n’avait jamais vu ça.

Mais il est vrai qu’une proportion de personnes douées se montre gauche et malhabile dans les gestes de précision, dans leur manière de marcher, comparé à leur niveau intellectuel. Mais ce ne n’est pas la réalité pour tous les surdoués. D’ailleurs il serait intéressant de tester le QI des sportifs de haut niveau.

 

« Que penser des classes réservées aux surdoués ? »

 De mon expérience, nous avons testé ces classes une année, cela  a été une catastrophe. Concentrer ces enfants, les laisser entre eux , n’est pas, à mon avis, toujours bénéfique. C’est concentrer les problèmes et les exacerber. Une expérience en Allemagne est relatée dans le livre de  G Weigand et R Hess « la relation pédagogique ». Leur expérience a été difficile également, pour les enfants et les enseignants.  Ce n’est pas leur apprendre ce qu’est la vraie société et, à un moment, il leur faudra bien réintégrer les classes « ordinaires ». Ce peut être une solution de la dernière chance, pour des enfants en très grande souffrance mais certainement pas pour des enfants testés « juste pour savoir qu’ils sont doués », et qui vont relativement bien dans leur système scolaire.

Il n’y a pas d’idéal, chacun agit selon le cas spécifique, le contexte scolaire  et l’environnement familial. Il vaut mieux dans un premier temps discuter avec les enseignants de façon très discrète et mesurée.

Dans notre cas, nous avons toujours très peu parlé aux enseignants de la douance, car cela s’est mal passé à chaque fois. Aujourd’hui, il semble que cela soit plus possible, car les enseignants sont plus informés, notamment grâce au travail des associations. mais ce n’est pas toujours le cas. parler de la précocité de son enfant avec l’enseignant peut être  mal perçu., car perçu comme étant de la prétention.

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mar/11

19

Douance et anxiété

J’ai rencontré souvent des surdoués anxieux, et même de très anxieux.  il existe peu d’études qui mesurent cette anxiété et surtout sa relation avec la douance. A priori, et avec ce que j’ai observé depuis une vingtaine d’années, j’abonderais dans ce sens, certains surdoués sont anxieux.

J’ai trouvé sur le net un article de Jeanne Siaud Facchin, très pertinent et très intéressant. Il montre à quel point la méconnaissance de la douance peut engendrer des désastres terribles.

 

Extrait  de J S Facchin :

 « Le sujet des enfants surdoués peut apparaître comme un sujet à la mode. L’effet loupe et parfois déformant de la médiatisation peut laisser croire qu’il s’agit d’une population « champignon », fabriquée par des parents en quête d’autosatisfaction ou par des psys fascinés par ces « super-cerveaux ».
La réalité est bien différente et paradoxalement toujours bien méconnue, loin de son image fantasmée. Les enfants surdoués ont un parcours scolaire souvent très chaotique, sont psychologiquement vulnérables, ont des repères narcissiques flous, souffrent toujours d’une conscience douloureuse du monde. Selon la personnalité de chacun ils sauront plus ou moins développer des défenses et des ressources pour transformer leur particularité en atout, en projet de vie réussie.
Mais pour certains, au développement marqué par des difficultés affectives multiples, les troubles psychologiques se manifesteront sous des formes plus ou moins sévères… »

 Document complet:

Quand l’intelligence élevée fragillise la construction de l’identité  de J Siaud-facchin

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oct/10

7

réflexions

j’ai découvert un blog

Les tribulations d’un petit zèbre

http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/

Ce blog raconte l’histoire d’une maman qui découvre  la douance de son fils . Il relate notamment le passage des tests chez Arielle Adda.  Je dois dire que ce passage s’est passé de la même façon pour  ma fille lorsqu’elle avait 4 ans.  excepté que ma fille ne voulait pas parler parce que Arielle Adda nous a demandé de quitter l’appartement . et elle en a été totalement angoissée. Elle s’est remise à parler lorsque nous sommes réapparus une heure après. Malgré cela , Arielle Adda , en bonne professionnelle a détecté ce qu’il fallait.   je raconte leur scolarité dans  la catégorie  « tribulations d’enfants trop vifs ».  Mes enfants ainés ont plus de 20 ans aujourd’hui , et Arielle Adda ne manque jamais de demander année après année comment ils vont et ce qu’il font . ce qui donne une ampleur supplémentaire à son expérience.  Il est pertinent de  connaître ce que deviennent les enfants qui ont sauté des classes des années après.

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sept/10

20

réflexions

extrait de mon mémoire :

 

Bulletin officiel n° 45 du 3 décembre 2009

 Elèves intellectuellement précoces

Guide d’aide à la conception de modules de formation pour une prise en compte des élèves intellectuellement précoces

NOR : MENE0900994C
RLR : 501-9b
circulaire n° 2009-168 du 12-11-2009
MEN – DGESCO A1-1


Texte adressé aux rectrices et recteurs d’académie ; aux inspectrices et inspecteurs d’académie, directrices et directeurs des services départementaux de l’Éducation nationale


La réussite d’un enfant intellectuellement précoce ou manifestant des aptitudes particulières nécessite parfois des aménagements particuliers de son parcours scolaire tels que les prévoit le code de l’Éducation dans son article L.321-4.

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sept/10

14

réflexions

Voici un extrait de mon mémoire  :

Dans le même temps, les associations ont travaillé d’arrache-pied pour alerter les enseignants et l’éducation nationale sur la proportion  (un tiers)  de ces enfants qui sont en échec scolaire profond. Ces travaux ont abouti au rapport  Delaubier[1] de 2002. Il s’en est suivi une loi, du même nom.

 L’intégralité du texte se trouve en annexe.

 Voici une copie du bulletin officiel de l’Education Nationale :

 

 Le B. O. 2149

N°38

25 OCT.

2007 ENSEIGNEMENTS

ÉLÉMENTAIRE ET

SECONDAIRE 

Texte adressé aux rectrices et recteurs d’académie ;

aux inspectrices et inspecteurs d’académie, directrices

et directeurs des services départementaux de l’éducation

nationale ; aux inspectrices et inspecteurs d’académie,

inspectrices et inspecteurs pédagogiques régionaux ;

aux inspectrices et inspecteurs chargés des circonscriptions

du premier degré

■ La loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école prévoit, dans son article 27

Codifié 321-4, une meilleure prise en charge des élèves intellectuellement précoces ou manifestant des aptitudes particulières et qui montrent aisance et rapidité dans les activités scolaires, “notamment par des aménagements appropriés”.

 

 

 

 


[1] Delaubier, inspecteur d’académie, auteur du rapport « la scolarisation des enfants précoces »

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sept/10

3

réflexions

 

extrait de mon mémoire :

Ce concept de dyssynchronie est contesté par Laurence Vaivre-Douret[1], au moins pour les jeunes enfants. Elle  explique avec justesse que les enfants surdoués très jeunes ont plutôt une synchronie relative.

 

Article original 2004

Point de vue développemental sur l’enfant à « hautes potentialités » (surdoué)

L. Vaivre-Douret (extrait)

« Nous constatons de fait, chez ces enfants en bas âge, une synchronie relative du développement des fonctions psychomotrices et psychologiques qui apparaissent précocement. Nous faisons l’hypothèse d’une organisation particulière (réseaux neuronaux, vitesse de conduction) de la plasticité cérébrale en référence aux travaux neurophysiologiques et cognitifs, capacités d’adaptation, précocité et rapidité d’acquisition des compétences, atouts qui ont leur revers de vulnérabilité, avec des facteurs de risque en fonction des conditions d’environnement (famille, école, pairs). »

 

 

Cette synchronie relative, je l’ai remarquée chez mes enfants. Mais il est vrai qu’une partie des enfants surdoués peut être « gauche », voire très maladroits.

 


[1] Laurence Vaivre-Douret est docteur en psychologie du développement

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juil/10

27

Commentaire très sympathique

j’ai reçu ce commentaire de karin (merci  Karin ) :

 

« Merci Nadine de nous faire part de votre expérience.

Je trouve votre site très riche et agréable à lire. J’apprécie beaucoup le fait que vous n’abordiez pas uniquement l’aspect psychologique de la surdouance.

C’est vraiment un gros plus par rapport à tout ce que j’ai pu lire sur le sujet.

Vos témoignages me sont personnellement très utiles.

Vous êtes une sorte de « GPS » pour les personnes qui ont un enfant précoce ou supposé comme tel, même si je sais bien que chacun à sa propre route à parcourir.

Bravo également parce que vos enfants s’en sont très bien sortis malgré certaines difficultés qu’on leur a mis dans les pattes. »

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juil/10

1

réflexions

Extrait de mon mémoire:

 

Au fur et à mesure  les tests ont été peaufinés et  ont été remplacés par les tests de Wechsler[1] (1944).    Ils sont utilisés aujourd’hui couramment auprès des enfants.

La formule de BINET[2], pour définir si le développement d’un enfant était normal, consistait à diviser l’âge mental par l’âge chronologique. La formule de WESCHLER pallie au problème de la performance du Q.I de BINET : c’est la note obtenue, divisée par la note moyenne présumée au même âge. Le Q.I est censé rester le même au cours de la vie. Cela suppose pour les enfants, de tenir compte du développement.

Les calculateurs de calendriers et les calculateurs prodiges ont aussi été étudiés et aujourd’hui avec les neurosciences, l’étude de leur fonctionnement est facilitée. Ils continuent toujours à fasciner par leurs performances.

 

En France  J C Terrassier [3]a beaucoup travaillé  sur la question,  et il a développé le concept de dyssynchronie en 1977. Il a fondé  l’ANPEIP en 1971 les résultats sont consignés dans son livre « Les enfants surdoués ou la précocité embarrassante » en  1981. Ce livre est  considéré en France comme une bible.    Il a été à l’origine des premières clases adaptées en 1987 à Nice.

JC Terrassier a écrit  un livre sur ce sujet précis et technique, chiffré, avec de nombreuses statistiques. Ces chiffres contredisent la croyance habituelle à savoir : les enfants surdouées réussissent toujours.

Les enfants surdoués ou la « précocité embarrassante », écrit par JC Terrassier aborde la problématique du QI, de l’éducation de l’enfant précoce, que ce soit à l’école ou à la maison, par les enseignants ou par les parents.

Ce livre s’est imposé dès sa sortie comme étant une référence dans le domaine du surdouement. Son auteur, Jean-Charles Terrassier, psychologue, a consacré l’essentiel de sa vie à la question des enfants dits surdoués et aux conditions familiales qui ont permis leur éveil.

 


[1] Weschler est un  psychologue américain  d’origine roumaine

[2] ibid

[3] ibid

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juin/10

27

réflexions

Extrait de mon mémoire :

Selon le Livre de Aaron Coriat[1], « Les enfants surdoués, approche  psycho dynamique et théorique  » éditions du centurion  Paris.1987., Terman[2] voulait  contrer le mythe de l’enfant doué et mal dans sa peau.  Coriat a fait ses études à Tel Aviv et à paris. Il est psychologue et psychanalyste.  Il a réalisé l’essentiel de ses observations en Israël, pays qui a établi des structures pour les précoces.

Page 22 : Psychologie et adaptation sociale.

« Terman a soutenu que les surdoués jouissaient non seulement d’une supériorité sur le plan intellectuel, mais aussi en de nombreux autres aspect de la personnalité et du comportement social. Dans le même sens, l’étude conduite par Haier et Denham à l’université J.Hoppkins sur des enfants fortement avancés en mathématiques, les a menés à conclure qu’une démarcation entre les versants affectifs et cognitifs ne peut être qu’arbitraire, et qu’en réalité un bon niveau intellectuel est le témoignage implicite d’une bonne adaptation psychologique et sociale. D’après leurs analyses, les surdoués en mathématiques sont socialement mûrs, ont d’excellentes relations avec leurs camarades, sont très indépendants, et ont une grande flexibilité d’esprit, ce qui leur permet une adaptation remarquable. Leur image de soi est moins négative que celle des autres adolescents de leur âge……..

 

Bref, une confirmation du dicton anglais: « Good things go together ». Sur la foi de ces affirmations, nous avons l’impression que le surdoué bénéficie d’un équilibre psychique a toute épreuve.

En fait, il convient de nuancer quelque peu ces conclusions, il faut dire tout d’abord que Terman voulait détruire certains mythes qui régnaient de son temps, selon lesquelles le haut niveau intellectuel s’accompagnait le plus souvent de troubles affectifs et sociaux…..

Ils reconnaissent eux même le caractère biaisé de leur échantillon dont les sujets sont tous ou presque issus de la classe moyenne. » 

 

 

Le mythe que Terman voulait contrer à cette époque est  réel en France actuellement. Le travail des associations depuis une quinzaine d’année entretient cette idée, au point que certaines familles ont réellement des craintes d’avoir un enfant précoce.  Avec le travail certes très utile des associations, nous sommes passés d’un extrême à l’autre, ces quinze à vingt  dernières années. Ou plutôt, les deux extrêmes cohabitent. D’un côté, certains pensent qu’il est facile d’avoir un enfant très doué, et d’autres au contraire, redoutent cette éventualité.  Pas de juste milieu ! 

Didier pleux [3]et quelques autres dénoncent ces dérives. Pour Didier Pleux, le terme surdoué doit être réservé à ceux qui réussissent, uniquement. Cette démarche me semble aussi excessive, car il est reconnu qu’un tiers de surdoués est en échec scolaire profond.

 


[1] ibid

[2] ibid

[3] Didier Pleux est psychologue, auteur de  « L’enfant-roi »,

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