Planète surdoués | Un espace d'information et de recherche sur la douance

Témoignages d’adultes – page 7

Les adultes surdoués

J’ai créé cette page 7 pour que ce soit plus lisible, car la page précédente est assez longue. Merci à tous pour vos témoignages qui rendent ce site si vivant.  Continuons ce feuillet virtuel ! Même si je ne répond pas à tous , par manque de temps, sachez que je lis tout évidemment pour approuver les commentaires, je tâche de corriger toutes les fautes d’orthographe, ne craignez pas d’en faire (je dis cela pour les dyslexiques). Il me semble que les interactions sont aussi importantes que les réponses que je peux apporter. Ce sont les témoignages , nombreux, qui permettront d’avancer et de faire comprendre aux incrédules que oui, nous existons ! et que nous sommes , somme toute assez normaux…avec quelques caractéristiques en plus, ou en moins, comme tout le monde finalement.

Les adultes à haut potentiel sont peu étudiés. Peu d’études relatent le devenir des enfants doués. Dans ce site je relate des témoignages d’adultes et j’en cherche toujours pour pouvoir mieux comprendre les adultes surdoués.

Je vais donner quelques pistes de réflexion dans lesquelles les personnes en questionnement peuvent  s’y retrouver. Tout en sachant qu’il faut se diriger  vers les psychologues compétents spécialistes de la question. Ces caractéristiques ne sont pas ce que l’on nomme « scientifiques » , il faut notamment passer le test de QI. Les psychologues peuvent vous faire passer un test pour adultes , le WAIS. Mais, comme pour les enfants, ce test est un paramètre, et un entretien clinique très approfondi avec un professionnel averti au sujet du haut potentiel sera indispensable pour bien tenir compte de tous les indices. Si vous rencontrez des professionnels qui ne vous proposent que de passer un test sans entretien, il vaut mieux chercher ailleurs.

Voici quelques caractéristiques qui correspondent aux adultes, c’est une liste non exhaustive et toutes ne sont pas forcément présentes.

Les adultes doués se présentent souvent comme des personnes que l’on remarque, que ce soit parce qu’elles sont très brillantes ou alors parce qu’elles sont très introverties, éteintes si on les compare à ce qu’elles étaient lorsqu’ils étaient enfants.. Ils ont quelque chose de spécial, mal défini mais présent.

Ils ou elles se questionnent sans cesse, ne sont jamais satisfaits, très exigeants pour eux-mêmes et pour leur entourage. Ils ou elles ont besoin de challenge.

Ils ou elles ont une grande mémoire.

Ils ou elles ont une grande sensibilité, une grande compréhension des autres, de la compassion, ou au contraire ils paraissent froids et distants.

Ils ou elles montrent une très grande susceptibilité.

Ils ou elles ont un caractère entier, pas de demi-mesure. Ils sont passionnés.

Ils ou elles ont un humour décalé, ils peuvent avoir des réflexions à côté de la plaque.

Ils ou elles présentent une grande curiosité, parfois dans des domaines étonnants.

Ils ou elles sont un peu « trop » en tout, dans des domaines très variés. Ils sont caractérisés par leurs excès. Ils ou elles sont plus facilement dépendants , à l’alcool, aux drogues.

Ils ou elles peuvent se concentrer sur quelque chose avec une ténacité hors du commun jusqu’à ce qu’ils obtiennent ce à quoi ils croient intensément. La persévérance est une des grandes caractéristiques de ces adultes, ils ou elles sont sur motivés dans un projet s’ils ou elles sont sûrs d’avoir la bonne idée.

Ils ou elles peuvent développer une hyperesthésie (très réactifs au niveau des cinq sens, que ce soit l’ouïe, la vue, le toucher, l’odorat et le goût), mais si cela est trop exacerbé, il faut penser au syndrome d’asperger.

Ils ou elles ont une naïveté, un enthousiasme déconcertants parfois, qui peuvent  être pris à tort pour de l’immaturité.

Ce sont de très grands lecteurs, un ou plusieurs livres par semaine. Ce qui les rend très cultivés. Ils ou elles ont un langage, une façon de parler peu commune. Ils ou elles ont parfois appris à lire très jeunes, avant le CP.

Ils ou elles aiment apprendre les langues étrangères et les apprennent facilement.

Ils ou elles ont une grande imagination, une grande capacité de travail et de raisonnement.

Ils ou elles ne tolèrent  pas l’injustice, pour eux et pour les autres.

Ils ou elles s’adaptent rapidement dans le monde professionnel, mais s’y ennuient rapidement. En conséquence ils changent souvent de travail, d’où une certaine instabilité et insatisfaction permanente.

Ils ou elles ont souvent de bonnes intuitions mais en même temps peuvent douter de tout et surtout d’eux-mêmes, car ils ont une grande lucidité sur tout.

Ils font preuve d’une grande créativité.

Ils ou elles sont en réussite malgré une adversité flagrante.

Ils ou elles somatisent à l’extrême face aux difficultés de la vie.

Ils ou elles ressentent un ennui profond.

Dans leur vie, ils ou elles ont vécu des histoires peu banales, hors des sentiers battus, ceci dû à leur extrême curiosité.

Ils ou elles manifestent  peu d’importance aux différences d’âges dans leur relations et leurs amitiés.

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9 Comments pour Témoignages d’adultes – page 7

sidonie | 19 février 2018 à 11 h 02 min

Bonjour,

Je viens de lire la liste proposée et ma foi, je me reconnais ds quasi tous les domaines sauf la brillance intellectuelle.
En échec scolaire plutôt!!! mais une histoire de vie tellement peu commune que je crois avoir avancé en mode « instinct de survie » et je crois qu’aujourd’hui j’apprends seulement à vivre…parce qu’au fond de moi je me répète souvent que j’ai choisis de vivre alors faut assumer…Il est vrai que mon sentiment très fort d’être différente m’a parfois handicapé, parfois rendue plus forte.J’ai, par contre développé une hypersensibilité dont je n’arrive toujours pas à me protéger, la seule chose que j’ai mis en place jusqu’à ce jour est de m’isoler de m’enfermer dans mon petit monde rassurant et ô combien sécurisant.
Je suis en pleine prise de conscience de ma faculté à cerner même sans le vouloir, à un point ou c’est comme si je savais ce qu’à vécu l’autre et g une fâcheuse tendance du coup à « taper dans les failles » et sans le vouloir, c’est comme si que je ressentais, que l’autre en face n’est pas dans l’authenticité, dans la véracité de ce qu’il est.
Alors je me tais plus que je ne parle pour ne pas blesser l’autre et ça, pour moi, aujourd’hui reste le plus difficile à maîtriser.

Bien à vous

Nadine Kirchgessner | 24 février 2018 à 8 h 48 min

Bonjour Sidonie. merci pour votre commentaire et le démarrage de la page 7! La liste est donnée à titre indicatif, pour se poser des questions. Ensuite, c’est le psychologue qui fait les tests WAIS qui peut dire si la personnes est à haut potentiel.
« taper dans les failles » , vous êtes comme moi ; je repère toujours les personnes qui sont dans la supercherie !
Bien à vous également.

Sophie | 21 mars 2018 à 15 h 27 min

Bonjour,
Cela fais quelques semaines (au fond du trou) que je m’interroge sur le fait d’être surdoué ou du moins différentes au niveau de mon fonctionnement.
Je me retrouve tellement dans certains des témoignages seulement parfois j’essaye de passer à autre chose car cela est trop chargé pour moi et je ne veux pas avoir l’air prétentieuse, est ce mon ego qui parle ? Je vois une psychologue depuis peu mais je n’oserai jamais lui faire part de mes doutes sur ce sujet. Et même si elle m’en parle (chose que je ne crois pas car pour moi personne n’aurai assez d’espace de reflexion pour ressoudre mes problemes étant donné que je ne suis pas « interessante »).

Il y a deux ans suite à un burn out au travail et un choc émotionnel dans mon couple rien ne va plus.
Sur le plan social, J’ai l’impression d’avoir laissé tomber le masque, je ne peux plus être le caméléon qui change de couleur pour contenter mon entourage, je n’en ai plus la capacité.
Ses 10 dernières années, teintée d’alcool, de fête et d’addiction à l’amour, je me suis complètement perdue. j’ai connu 3 relations amoureuses toxiques et hors norme ( écorchés vifs, manipulateur, pervers narcissique, bipolaire, menteur, sexaddict) dans toute ses relations j’avais la lucidité de me dire qu’il fallait que je parte, mais je ne partait pas. J’avais tjrs en moi le systematisme de vouloir les « sauver » (et une grande curiosité sur ses personne hors normes) et j’étais prête à gravir autant de montagne qu’il fallait pour y arriver, en vain… Je me suis totalement vidée de mon énergie et je n’arrive plus à avancer.

Suite à cela mes relations amicales ce sont dégradées, je n’arrive plus à avoir l’écoute nécessaire car je suis épuisée de constater que ce n’est toujours qu’à sens unique, ou que l’échange reste très pauvre en réflexion. Si quelqu’un ne va pas bien et m’expose son problème je vais reprendre la problématique point par point, émettre des hypothèses,souligner les point positifs et les qualités de la personne etc.. Mais peu de gens fonctionnent comme cela quand je leur expose les miens.
Et maintenant je m’isole car j’ai peur que les gens me jugent, et se disent  » qu’est ce qui va pas encore ? » Je trouve que les gens ont rarement le recul sur eux même pour se souvenir qu’eux aussi se plaignent et eux aussi ont vécu des choses par le passé.
Depuis les bancs de l’école mes relations sociales ont toujours été compliqués et limitées de par ma timidité, mais pas seulement. Je sent que certaines personnes ne m’aiment pas, même si je fais tout pour. J’execre aussi l’injustice et me met toujours du côté du plus faible.

J’ai des doutes concernant ma douance car je n’ai jamais été bonne à l’école, toujours dans la lune (à tel point que je me demande comment j’ai pu apprendre à écrire) , sauf de rares fois oú quelque chose m’intéressait et que l’instituteur me tendait une copie avec un 18/20 complètement effaré, d’autre fois au collège cela m’est arrivé de me faire accuser d’avoir copié sur mon voisin tellement la surprise était grande.
Aucun  professeur dans toute ma scolarité ne c’est intéressé à moi, une institutrice de CM1 à même dit que je ne passerai jamais le bac. Suite à une reprise d’étude j’ai pu m’appercevoir qu elle avait tord et j’ai eu une licence, mais n’ayant jamais appris à travailler correctement je faisait le stricte nécessaire et restait dans ma lune à créer et dessiner, refaire le monde… je me trouve minable et irresponsable de fonctionner comme cela encore à l’âge adulte. Et je suis pratiquement persuadée que je louperai le test de Qi si j’en faisais un.

J’ignore si c’est la dépression ou mon fonctionnement de base, mais je pense en permanence, un flot d’informations et d’hypothèses me submerge, depuis l’enfance je suis insomniaque, réfléchir dans le noir pendant des heures et des heures fait partie de ma vie depuis toujours.

Je ne peux en parler à mon entourage, je suis seule avec ce probleme, seule tout court. donc je m’appuie sur internet et son anonymat pour pouvoir échanger la dessus, toutes mes excuses pour la longueur du messages et les fautes d’orthographes.
 
Je vous remercie pour votre écoute.

Camus. F | 7 juillet 2018 à 12 h 58 min

@ Sophie,votre témoignage est poignant et illustre bien votre souffrance.Pourquoi vous n’osez pas parler à votre psychologue, c’est son travail de vous aider de plus cela semble au couer de votre souffrance ce questionnement donc si vous n’en parlez pas vous pouvez passer à côté de la thérapie qui va perdre de son sens.
Maintenant si ce n’est pas une psychologue spécialiste du haut potentiel il faudra en changer afin de ne pas vous perdre. Les gens ont souvent une idée reçue des tests de QI,cela ne se pose pas en terme de rater ou réussir vous ne serez pas à l’éducation nationale en train de passer un examen.Justement même si le test se passe mal à cause d’un trop grand stress,d’une mauvaise gestion émotionnelle etc un psy spécialisé dans la question saura faire la différence par son analyse et son expertise. Par conséquent allez y foncez,cela peut tout changer pour vous,car révéler son HPI c’est surtout une clé de compréhension de soi,une nouvelle grille de lecture de sa vie qui va vous éclairer sur toutes vos difficultés et vos questionnements.De plus votre bilan complet révélera aussi vos difficultés et leur nature,vos points forts et faibles et à partir de là vous allez travailler sur vos problèmes afin de s’en débarrasser et viser votre épanouissement.Je parle en connaissance de cause,si le HPI est votre mode de fonctionnement vous devez absolument le savoir pour vous comprendre et comprendre les autres,votre environnement à travers cette nouvelle lucarne.
Bien à vous.

Sarah | 7 juillet 2018 à 17 h 14 min

Bonjour,

J’ai 19 ans et me suis retrouvée dans beaucoup de caractéristiques citées, cependant je suis consciente que ce n’est pas suffisant.

C’est au cours d’un simple entretien avec le medecin scolaire que celle-ci a cru reconnaître des « symptômes » cliniques de précocité intellectuelle. Je suis à ce jour assez sceptique et ne cesse de me poser de multiples questions.

Mon parcours scolaire a été plus ou moins difficile, j’ai enchaîné échec sur échec dès le collège. J’ai d’ailleurs à partir de la cinquième demandé à être scolarisé à distance.
Aujourd’hui j’ai le vague sentiment de n’avoir rien appris à l’école et d’y avoir perdu du temps.

Je souffre dès le plus jeune âge de mon hypersensibilité et d’un étrange sentiment de décalage avec les autres, je n’avais pas l’impression de comprendre plus vite mais l’impression d’avoir une plus grande perception du monde. J’étais sans cesse confronter aux autres en voulant jouer la moralisatrice.

Durant toute mon enfance j’ai été une enfant « psychologiquement » très seule qui avait du mal à se faire comprendre des autres, dont les centres d’intérêts étaient différents. Je devais avoir une ou deux amies cependant j’étais majoritairement dans mon coin à la récréation.
Le moment de la récréation a toujours été le moment le plus ennuyeux et pour une raison que j’ignore je ne mêlais pas aux jeux des autres enfants.

Ce qui était logique pour les autres ne l’étaient pas forcément pour moi. Jusqu’au CE2 je n’avais pas vraiment assimilé l’ordre des mois ce que les autres avaient déjà intégré. A cause de nombreuses petites choses comme ça, j’ai dû mal à penser à une éventuelle précocité.

Je n’ai pas l’impression d’avoir excellé, ni brillé particulièrement. Mon soucis est mon rapport avec les autres, surtout ceux de ma tranche d’âge, je m’entends mieux avec les adultes.

Depuis que j’ai 12 ans, je joue du piano en autodidacte et ai appris « la valse d’amélie » et la « marche turc » sans partition et sans avoir appris le solfège. Je dessine également depuis très jeune et apprend très vite les langues. Je n’aime pas devoir parler de cela, car je ne souhaite pas que cela soit vu comme de la vantardise alors qu’il n’en est rien. Si j’avais eu la possibilité je n’en aurais pas parlé dans ce message le fait est que cela fait partie des éléments qui on interpelé le medecin.

Je me suis assez tôt désintéressé de l’école, et j’ai ainsi accumulé énormément de lacunes en classe, j’ai rapidement acquis une sorte d’indépendance. En revanche au début de ma scolarité, j’ai été une enfant qui aimait apprendre, à lu au CP comme tout les autres mais adorait la lecture.

La lecture a été vraiment un échappatoire, j’étais toujours dans un livre. A tel point que dès le CE1 je m’étais mise en tête de devenir écrivain. Avec le collège je n’avais plus le temps de lire et j’ai malheureusement perdu cette bonne habitude.

Je suis attirée par un grand nombre de domaines, je change sans cesse de passion. Avec tout ça, je ressens un vide intérieur, le sentiment de solitude qui ne part pas, le sentiment de différence qui perdure avec le temps.

Aujourd’hui je souffre d’une phobie sociale, j’ai échoué au bac au cned et repassée le bac cette année en m’inscrivant dans un lycée, j’ai été au rattrapage. Ayant une très faible estime de moi et une faible tolérance à l’échec, j’ai été particulièrement affectée alors que tout n’était pas encore joué. Je peux dire que j’ai des réactions souvent excessives et mes émotions sont décuplés,j’en souffre énormément…

Pour finir avec ce long message, je ne cherche pas à être qualifié de précoce pour ne pas dire surdoué, je suis dans une simple recherche de moi-même.

Merci d’avoir lu!

Camus. F | 10 juillet 2018 à 20 h 04 min

@ Sarah,votre témoignage est touchant.Dans tout ce que vous dites je perçois vraiment le fonctionnement d’une personne HPI. Plutôt que de souffrir plus longtemps prenez un simple rdv avec une psychologue spécialiste du haut potentiel pour un entretien et à partir de vos questionnements et votre parcours elle saura très vite s’il s’agit de douance ou pas.Concernant l’échec scolaire c’est normal car l’institution débile qu’on nomme Education Nationale ne sait pas faire avec ces enfants hors-norme même si les choses s’améliorent. Je n’ai jamais imaginé une seconde de ma vie que j’étais HPI alors après les tests cela été un vrai séisme et maintenant je savoure ce cadeau de mes parents.Donc allez y,soyez sans crainte vous gagnerez grâce à votre bilan complet la compréhension de vous même et la nature de vos difficultés. Bonne chance !

Franck | 28 août 2018 à 18 h 08 min

Bonjour à tous !

C’est fin 2015, que j’ai pu comprendre, au travers d’une émission sur une chaîne publique, à la télévision, que je suis un précoce, c’est à dire à 49 ans…

Quelques jours avant cet événement, j’avais commencé à écrire sur un cahier… J’étais tellement au bout du rouleau, que j’avais échafaudé le moyen d’en finir définitivement et de ne surtout pas me rater (ce dernier fait m’ayant permis de ne jamais passé à l’acte, jusque là…)

Je me demandais :  » mais c’est quoi ton problème « …

Depuis aussi loin que je me souvienne, je me suis toujours senti en décalage et adulte, en errance sociale, psychologique…

C’est par hasard, grâce à une personne qui me suivait dans ma recherche d’emploi, que j’ai pu entrer en communication avec une orthophoniste ayant un clientèle d’enfants et de quelques adultes précoces. Cette conseillère en emploi-formation, avait elle-même découvert sa précocité, au travers des problèmes que son fils a à l’école (dysorthographie grave, entre autre).

En 2017, j’ai eu donc un premier rendez-vous avec l’ortophoniste, qui m’a confirmé que je suis dyslexique et dysorthographie qui compense…

A partir de là, j’ai passé des moments à refaire le film à l’envers et à comprendre mes problèmes scolaires…

Mais voilà ! Si seulement c’était aussi simple !…

J’ai eu un schéma de développement, dans l’enfance, qui ne m’a pas du tout aidé dans ma construction, en tant que précoce… mais bien tout le contraire…

Je suis donc devenu un « adulte » avec une « anxiété généralisée » et des symptômes dépressifs… Une phobie sociale… Avec des périodes où je ne sortais pas de chez moi pendant des jours, des mois… où j’avais même commencé à développer un agoraphobie importante…

J’ai avancé pendant de très nombreuses années, seul, sans bien comprends ce que je devais faire et comment je devais faire pour avancer…

A partir du moment où on sait enfin qui on est, quel est notre fonctionnement, quelles sont nos problématiques, alors on peut vraiment commencé à travailler sur soi-même !

C’est ce que je fais maintenant, depuis quelques années !

J’apprends à me protéger émotionnellement, à savoir prendre du recul sur ce que je ressens malgré moi etc
Du coups, j’arrive mieux à gérer les symptômes dépressifs, totalement liés à mon affectivité et mon émotivité puissance 10 !

Mais voilà, tout cela à un prix, toutes ces années de errance, tous ces efforts à fournir à chaque instant, épuisent…

Depuis 2 ans déjà, j’essai de trouver l’aide de professionnels, mais en même temps, je minimise mes problèmes…

Plusieurs sociaux-professionnels et personnes avec qui j’ai pu parler de mes problèmes, m’ont tous conseillé la même chose : une reconnaissance comme travailleur handicapé, parce que je ne peux pas travailler dans un milieu « normal » où on va me demander des performances, où je vais être soumis à des pressions etc

Comme je l’écris, j’ai conscience des choses, mais je minimise mes problèmes, me disant qu’il y a pire que moi !…

C’est depuis très peu de temps, en commençant à remplir mon dossier de demande de reconnaissance, que j’ai vraiment pu « digérer », que oui, il faut que j’assumes qui je suis et j’ai le droit de faire cette demande, qui est justifiée !

Je sais que beaucoup de personnes traversent cette même errance de vie, parce que ce n’est qu’un petit pourcentage de précoces dont les capacités, les aident à vivre « normalement », beaucoup d’autres ont les problématiques, qu’ils compensent plus ou moins bien, qui les handicapes dans la vie…

J’aurais bien des choses à dire, au niveau des connaissances sur le sujet, tant des professionnels, que des médias, qui sont capables de dire beaucoup de conneries…

Je vais arrêter là, mon témoignage, pour aujourd’hui.
Franck

celine | 11 septembre 2018 à 17 h 45 min

Bonjour à tous, j’ai 34 ans et suis depuis 4 ans en échec sentimental et professionnel. Ce n’est qu’il y a 6 mois que la sophrologue que je suis allée voir parce que je me noyais dans ma tête et mon anxiété m’a dit au bout de la 2ème séance que j’étais « surdouée ». Je n’y ai pas cru au début, moi qui m’étais toujours sentie inférieure aux autres, qui me sentait bête avec mon coté lunaire, « blonde » de l’intérieur et hypersensible. Des caractéristiques de la personnalité qui sont vus plutôt comme des tares dans notre société actuelle. Avant ça, je m’étais enfermée dans mon « faux self » pendant environ 6 ans, ce qui m’a valu de péter les plombs et réaliser que je me sentais de plus en plus vide de l’intérieur, comme morte. J’avais mis en sourdine mon hyperesthésie et sensibilité en mode veille grâce à un partenaire incapable d’empathie et de compréhension émotionnelle, et qui au final s’est révélé un pervers narcissique manipulateur. Ce fût « pratique » pendant presque 6 ans puis, suite à la mort de ma jeune cousine, tout ce que j’avais fini par « enterrer » en moi est remonté à la surface encore plus fort. J’ai quitté mon mari donc, puis mon emploi dans lequel j’étais depuis presque 7 ans car je sentais bien que j’y perdais mon âme. Mais depuis que j’ai quitté mon travail fin 2017, et depuis que cette sophrologue m’a affirmé que j’étais surdouée, brillante en réalité, je passe par tous les états, et malheureusement surtout des états dépressifs, des montagnes russes émotionnelles qui me font tout le temps passer de l’extase à l’aboulie. C’est épuisant, et terrifiant. J’ai de plus en plus envie que ça s’arrête même si je me sens clairement incapable d’envisager le suicide. J’ai fait un test WAIS adulte en Mars qui a donné des « résultats hétérogènes ». Autrement dit un QI supérieur sur certains points mais pas sur les autres. Déjà que j’étais fébrile dans l’attente des résultats, j’avoue que lorsqu’on m’a annoncé ça j’étais encore plus confuse, déçue et perdue. On m’a dit que dans ces circonstances je ne pouvais pas officiellement être considérée comme HPI. J’ai pourtant tellement pleuré de soulagement en lisant les différents ouvrages sur la surdouance…j’avais enfin compris pourquoi je me sentais différente depuis toute petite. Et je me suis sentie tellement plus normale quand cette sophrologue m’a dit « ce que j’étais ».Autant vous dire que je n’en ai pas parlé à beaucoup de gens car difficile de se confronter aux réactions, questions et remises en question des proches quand on ne comprend pas soi-même. Aujourd’hui je suis en pleine (et profonde) reconversion professionnelle et c’est un vrai parcours du combattant pour moi, chaque épreuve est une source de déception intense (surtout vis à vis de moi-même) et épuisante. Mais en revenant consulter ce site et en relisant vos témoignages je me rappelle que je ne suis pas seule à me sentir, malgré une vie sociale qui peut paraître normale, totalement seule et isolée. Et je sais que cela demande du courage de l’avouer! Merci

Nadine Kirchgessner | 29 septembre 2018 à 23 h 20 min

Bonjour Franck
merci pour votre témoignage, qui peut aider d’autres personnes. Vous avez un parcours difficile dû à la dyslexie. Vous pourrez peut-être demander le statut de travailleur handicapé pour la dyslexie, mais pas pour le haut potentiel.