Planète surdoués | Un espace d'information et de recherche sur la douance

Jan/18

18

Le féminisme

Comme les lecteurs de ce blog le savent (peut-être), j’ai écrit un lire sur les femmes à haut potentiel

Je m’intéresse donc beaucoup au sujet du féminisme. Néanmoins, il faut dire que le sujet de ce livre a peu intéressé les « féministes ». On peut dire qu’elles sont passées complètement à côté pour la plupart d’entre elles. Ce n’est pas un sujet pour elles, alors que cela devrait en être un, il me semble. Rien que le fait que les parents se préoccupent davantage de leur garçon surdoué est un sujet très sérieux. Dans les recherches sur google, la demande  » mon fils est surdoué » (392000 résultats) est beaucoup plus fréquente que « ma fille est surdouée » (73000) , comme par hasard. 5 fois plus.

Extrait de mon livre p 57 :

Dans son livre « L’origine des génies » Claude Thélot a abouti à une liste de 350 génies avec un très faible nombre de femmes. Un génie sur deux est issu d’un milieu supérieur. 11 différents domaines, artistiques (littéraires, musique, peinture-sculpture-architecture, philosophie, cinéma), scientifiques (math physique, chimie biologie, inventeurs) sciences humaines et action collective sont étudiés. Dans son tableau de la page 42 nous pouvons lire dans les colonnes : purs génies, hommes exceptionnels, hommes remarquables. Néanmoins il n’a pas prétendu avoir accompli un choix objectif. Page 63 nous apprenons qu’il n’y a que des hommes presque exclusivement. Page12 : « Les critiques ne manqueront pas sur ma liste des 350 génies : pourquoi cet homme-ci plutôt que cet homme-là ?… » Tout est dit !

8 femmes parmi les 350 génies, même pas 2 %…

Une tribune dans le Monde a fait beaucoup parler d’elle et a suscité de nombreux articles et émissions de TV.  Les termes de cette tribune n’ont pas été compris, le sens a été déformé, faisant dire que ces femmes défendaient les violences faites aux femmes, ce qui est un contre-sens. Le titre a été modifié en « nous défendons une liberté d’importuner » ; le titre initial était « Des femmes libèrent une autre parole »

On a pu lire des réactions quasi hystériques, des articles incohérents, des décisions de boycott dignes des méthodes staliniennes. Certaines femmes ayant signé cette tribune se sont vues stigmatisées avec des conséquences directes dans leur travail.

http://www.liberation.fr/france/2018/01/18/tribune-du-monde-brigitte-sy-censuree-par-un-collectif-feministe_1623352

Tribune du monde

ARTICLES POUR POURSUIVRE LA REFLEXION :

 

https://www.letemps.ch/societe/2018/01/16/clash-feministe-une-passion-francaise

https://www.24heures.ch/news/news/abus-juste-cause/story/30366674

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2 Comments pour Le féminisme

selignac | 19 janvier 2018 à 15 h 57 min

c’était surtout un bad buzz assumé de la part du Monde… et la tribune en question montre un manque de connaissance certain du, ou plutôt des mouvements féministes (si on ne prend que le fait que les féministes ne doivent pas se victimiser, c’est un point important du mouvement des suffragistes anglaises fin 19e début 20e: le fait de ne pas s’essentialiser comme victime pour récupérer une capacité d’agir et conquérir une place sur le plan politique et social. Un thème qui a été repris ensuite, post 68)il a pu être dit que les femmes ayant écrit cette tribune défendait les hommes de leur classe sociale, ce que je trouve pour ma part plutôt pertinent. Je vous mets en lien une petite vidéo https://www.youtube.com/watch?v=Qh0FHzFxZns

Jessy | 20 janvier 2018 à 15 h 10 min

Parent d’un jeune enfant sans doute à haut potentiel (?), je me suis inscrit sur votre site. J’aimerais tout d’abord signaler à tous ceux que cela intéresse une école-pilote en région parisienne (à Nantes et Toulouse aussi) pour ce type d’enfants. Elle s’appelle justement « Arborescences ». Vous trouverez facilement les coordonnées sur le net. Les pédagogues cherchent actuellement un soutien financier (dons, financement participatif) de différentes associations pour faire avancer leur projet. Voilà pour l’info.
Ensuite, étant moi-même psy de formation, je me permets de donner un petit conseil à tous : laissez tomber la vision freudienne de la psyché (Œdipe, castration, surcompensation intellectuelle, etc). Ce n’est pas qu’elle soit complètement fausse, mais elle est vraiment trop partielle, donc partiale. C’est une perte de temps inutile de critiquer quelque chose d’obsolète, un peu comme Don Quichotte s’attaquant à des moulins à vent. Ça ne sert à rien. Il faut résolument passer à autre chose pour avancer et trouver un autre paradigme psychologique. En effet, on ne peut pas écarter d’un revers de la main le facteur psy, surtout avec des enfants à haut potentiel. Pourquoi alors ne pas s’intéresser à l’œuvre de Carl-Gustav Jung dont la description de l’appareil mental humain est bien plus dynamique et heuristique que celle de Freud (c’est en tout cas mon opinion et je ne fais aucun prosélytisme). On pourrait en discuter, juste pour voir si ça donne des résultats…
Enfin, le thème des femmes surdouées est hélas totalement négligé. Si il y a une facteur génétique en jeu dans la douance, les mères doivent y participer statistiquement à hauteur de 50%, non ? De plus, elles favorisent souvent le développement précoce de l’enfant (garçon ou fille) en aménageant un environnement stimulant. Pour une femme, c’est presque un travail à temps complet d’être mère d’un surdoué (du moins les premières années) tant sa demande est forte. Quant au père, il n’est pas spécialement plus créateur en théorie que sa contrepartie mais disons qu’il a souvent plus de temps qu’elle pour s’adonner à des occupations « culturelles ». D’où le décalage statistique à ce niveau entre les deux. Chaque sexe n’a pas exactement la même psychologie mais cependant ils se complètent. Le complément complète le manque (la marche est équilibrée) alors que le supplément le supplée (on marche donc à cloche-pied). Cela dit, à l’encontre de la misogynie ambiante, passée et à venir, je suis foncièrement convaincu que la surdouance féminine est un facteur essentiel dans l’amour du couple en ce qu’elle favorise une rencontre spirituelle entre les deux partenaires, à condition qu’ils n’entrent pas en compétition. Mais l’homme n’est pas encore prêt à le comprendre…

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