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Fév/17

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Mille et une vies Etre surdoué : atout ou faiblesse ?

 

Encore une émission déprimante sur le sujet des surdoués sur France 2 avec Frédéric Lopez. Décevant. Même si les témoignages sont touchants, on n’a toujours pas compris ce qu’est le haut potentiel. Encore une fois, les caractéristiques du haut potentiel sont confondues avec les conséquences d’un manque de prise en compte de la douance, à un jeune âge.

Frédéric Lopez nous a habitués à des émissions positives, inspirantes, comme il le dit. Dans cette émission a eu l’impression qu’on ne parlait que de phobie scolaire, de problèmes dus au haut potentiel. Ils auraient dû intituler l’émission « phobie scolaire ». C’est dommage, car les témoignages ont été très touchants et intéressants. Il aurait été intéressant de donner des solutions aux personnes. Car le problème est bien la scolarisation dans les jeunes années, s’il n’y a pas d’autres problèmes.

Pour revoir l’émission, on peut cliquer sur :

Mille et une vies Etre surdoué :  atout ou faiblesse ?

« Cette différence n’est pas toujours vécue comme une chance

Le début de l’émission l’annonce, ce sera négatif. Le terme « différence difficile à vivre » est constamment dit dans l’émission.

Sophie, une femme de 40 ans a découvert sa douance sur le tard, ce qui a été difficile. Mais a réussi, a fait de la musique lorsqu’elle était jeune, est éditrice. Elle témoigne avec sa fille qui a eu de la phobie scolaire en Terminale, mais a eu son Bac et est une comédienne heureuse. Sophie raconte qu’elle avait l’envie de faire un livre sur les adultes qui apprennent sur le tard qu’ils sont surdoués. Bon, je tiens à dire que ce livre existe pour les femmes. Pourtant, Perrine Vandamme qui a préfacé le livre de Valérie Foussier écrit en 2013 et que je n’ai pas lu (seulement des extraits après avoir écrit mon livre), m’a écrit pour me dire que mon livre expliquait finement le haut potentiel chez les femmes.

 

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Le témoignage du jeune Constant ne va pas rassurer les parents sur les sauts de classe, alors qu’on a de très nombreux témoignages de jeunes qui ont sauté des classes très positifs. Les gens qui vont regarder ce genre d’émission vont être automatiquement inquiets, comme on a pu le lire dans les commentaires de l’émission. Mais, il faut répéter le conseil que nous avait donné Arielle Adda pour nos enfants :

pas plus de deux ans d’avance !

On regrette que sa sœur qui elle, le vit bien, n’a pas eu beaucoup la parole, sauf pour dire qu’elle ne pourrait pas être dans une classe inférieure. Alors que son frère , indique qu’il ne faut pas sauter de classe, car il n’en a pas profité (généralisation quand tu nous tiens). Il omet de dire qu’il a sauté trois classes…( cf conseil de Arielle Adda). On comprend bien, pour le jeune Constant, que sauter le CM2 est beaucoup trop tard. Il semblait vraiment regretter de ne pas avoir son Bac.  D’ailleurs, les parents semblent réitérer le déni avec les deux autres enfants, les jumeaux. Cela fait mal au cœur, alors qu’il est beaucoup plus simple de le savoir lorsqu’on est jeune, je peux en témoigner.

J Siaud-Facchin était la psychologue de l’émission, présentée comme une référence. Malgré les manques de références scientifiques notamment sur l’arborescence, malgré son mépris pour les personnes surdouées qui réussissent et malgré ses discours récurrents sur les « zèbres »… On a eu droit au couplet habituel sur les rayures et les zèbres …  Il ne faut pas confondre référence commerciale ou médiatique et référence scientifique. Malgré les phrases énigmatiques du genre :

« Le surdoué pense d’abord avec son cœur  bien avant que de penser avec sa tête ».

Cela montre à quel point la psychologue effleure le sujet, mais uniquement d’un bout de sa lorgnette, la psychopathologie. J’ai tenté de discuter avec elle sur sa page facebook sur un texte du 19 février, de Science. J Siaud-Facchin  pense, elle le dit très bien dans l’émission, qu’elle est critiquée parce qu’elle a réussi. Non, la critique se situe à un niveau scientifique. Mais sur ce plan, la discussion semble impossible. Je vais en faire un autre article avec plus d’explications

J’avais répondu à Anne qu’il est évident qu’il y a peu de surdoués avec troubles qui ont QI > 130 puisque les tests parfois ne font pas 130  de QIT si par exemple, il y a un indice comme la mémoire de travail qui est chuté ou un subtest, en cas de trouble DYS. Ce commentaire a été enlevé ce matin, c’est ce qui m’a décidé à écrire cet article, et malheureusement, je ne l’ai pas copié.

Je publie simplement cette copie d’écran , qui montre que J Siaud-Facchin a enlevé mon dernier commentaire. je répondais à Anne Erard :

Anne Erard Pour bien comprendre… Dans la cohorte Eden… Ont été considérés HP uniquement les QIT à 130 ou plus ?

J’aime · Répondre · 21 h

Nadine Kirchgessner oui C’est indiqué dans la plupart des études puisque c’est la définition internationale. On peut lire l’article http://www.lscp.net/persons/ramus/docs/PAID16.pdf

Quelques articles :

40 ans Sophie à 40 ans a découvert qu’elle était précoce

Décryptage : vidéo de J Siaud-Facchin (mars 2016)

La pseudoscience des surdoués

Difficultés émotionnelles chez les surdoués à 8 ans ?

Premiers résultats de la cohorte EDEN

Debrief de l’émission de M6 sur les surdoués (suite)

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3 Comments pour Mille et une vies Etre surdoué : atout ou faiblesse ?

A. | 24 février 2017 à 16 h 31 min

C’est un comble, sur les réseaux sociaux on voit des parents râler parce que les HPI montrés n’étaient pas représentatifs…Pas représentatifs parce que pas assez en échec scolaire ( je sais pas ce qu’il leur faut…le gamin n’a pas le bac malgré plusieurs sauts de classe), parce que pas de troubles dys évoqués…
Bref pour certains c’étaient apparemment trop positif comme émission!

Nadine Kirchgessner | 24 février 2017 à 23 h 28 min

J Siaud-Facchin m’a écrit sur Facebook qu’elle n’a pas supprimé mon commentaire. Le mystère est entier .

Nadine Kirchgessner | 24 février 2017 à 23 h 30 min

Trop positif A ? Oui c’est un comble ! La désespérance a envahi les esprits. c’est stupéfiant !
Le jeune Constant n’a pas son Bac… Il a visiblement un gros problème de rivalité avec son père, et ce n’est peut-être pas le haut potentiel qui est la cause de tous ses problèmes : Du déni du potentiel, dans les jeunes années, et de la pression sur les notes, lorsque le potentiel est découvert.Il faudrait plutôt analyser ce problème de rivalité que ne s’occuper que du haut potentiel, qui serait à l’origine de tous les malheurs. Tout orienter vers le haut potentiel empêche d’analyser toutes les pistes.

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