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Déc/16

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L’autisme autrement Thèse de Julie Dachez

Quand nous en sommes « encore » à débattre de la pathologisation du haut potentiel , Julie Dachez présente sa thèse en psychologie sociale sur la dépathologisation de l’autisme.

BRAVO Julie

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7 Comments pour L’autisme autrement Thèse de Julie Dachez

Lonnoy | 29 décembre 2016 à 20 h 22 min

Bonjour,
Je lis et relis cette phrase en conclusion, qui tombe comme un cheveu sur la soupe : « le néo-libéralisme : un système pathologique et pathogène. »
C’est un discours (politique) militant, renforcé par la citation qui suit et qui n’a pas sa place dans une thèse scientifique, en particulier en guise de conclusion.
Ou alors j’aurais aimé avoir la définition d’une « société malade » et savoir en quoi l’ensemble des personnes avec autisme associées à toutes les autres personnes pour constituer la société serait malade ?
Cette étudiante, est elle vraiment en train de lutter contre la pathologisation de l’autisme en déclarant que toute la société est malade ? que quelqu’un m’explique, au secours ! Si la société est malade, il n’y a rien que cette thèse puisse apporter en guise de solution.
Que je sache le néolibéralisme est apparu à partir du milieu des années 70. Avant le néolibéralisme, on mettait les autistes en hôpital si j’ai bien retenu ce qui a pu être écrit ailleurs sur la douance et l’autisme.
Cette thésarde a cédé à la solution de facilité ? A t elle manqué de courage ou de lucidité ? Elle aurait mieux fait d’y aller à fond et dire que c’est la connerie humaine (le niveau général / moyen des individus qui composent notre société) et donc son ignorance qui place les autistes dans cette situation. Cela relève plus de la Nature / du Darwinisme ou de je ne sais quel truc du même domaine que d’un système économique.
Par ailleurs, l’éducation n’est pas l’alchimie.
La fin du néolibéralisme, qui devrait se produire, ne changera pas grand chose à cette marginalisation.
Je crois peu en ces thèses qui traitent de problèmes spécifiques entre personnes dans quelque domaine que ce soit : politique, littérature, art, géopolitique, communication, connaissance des institutions,… où la solution consiste à dire qu’en éduquant les gens, si possible dès leur plus jeune âge, la situation serait améliorée. On ne peut pas empiler impunément les matières et si l’effort n’est pas poursuivi dans la durée, ce qui n’aura été qu’une sensibilisation aura vite disparu des têtes.
Je pense par exemple à lutte contre la discrimination de tout type et surtout vis à vis des minorités.
Ainsi il y a quelques années, il y a eu un reportage remarquable sur les SDF. Dans la foulée on a pu observer une amélioration des gestes de solidarité envers eux puis ça s’est rapidement délité.
Le niveau de conscience général de la population s’élève très difficilement, me semble t il, sauf avec le soutien de l’environnement matériel qui évolue, accompagne et provoque l’adaptation. Il faut que les choses à apprendre ou à faire soient simples (poubelles jaunes, vertes et grises). Quand on voit qu’un enseignant en petite classe a de grandes difficultés à détecter une dyslexie. Peut on lui demander de savoir gérer un trouble autistique (sans parler de toutes les autres différences et à condition d’avoir mis un nom dessus) ? question triviale : va t on le payer plus ? peut on encore plus demander à des personnes non concernées, en dehors de professionnels, de faire cet effort ?
Bref, autant j’ai trouvé les diapos précédentes intéressantes, autant la conclusion, qui est peut-être meilleure sur le papier, m’a laissé une impression de malentendu. JSCOB… ?

Lonnoy | 30 décembre 2016 à 9 h 30 min

Bonjour,
je reviens ici et je me permets, si Nadine l’y autorise, de partager cette petite réflexion très personnelle. Elle peut paraître pauvre car/mais c’est la mienne. 🙂
J’avais réagi il y a quelques semaines à ce que véhiculait cette citation qui tournait sur FB mais je n’en voudrai pas à ceux qui la trouve bien, car au final ça ne changera pas l’évolution actuelle du monde. En revanche, je réprouve le fait qu’elle fasse entrer dans les têtes que nous sommes dans une société malade comme le ferait un slogan publicitaire. Je suis pessimiste mais cela ne m’empêche pas de voir que des choses évoluent et avancent. Chacun se doit d’arriver à ce genre de conclusion extrême et globalisante après avoir développé sa réflexion personnelle. Je pense alors qu’il y aura tout de même des nuances si l’on envisage par exemple ce qui contribue à l’amélioration du niveau de vie et de notre connaissance du fonctionnement de la Nature.
http://jesuisconoubien.unblog.fr/2016/12/30/capacites-de-survie-et-dadaptation-seraient-une-preuve-dintelligence-ou-de-maladie-mentale/

Cyclobéarnais | 3 janvier 2017 à 23 h 37 min

C’est, je pense, surtout pour faire un contre-pied aux phrases sempiternelles que l’on entend sur les autistes. L’idée est juste de poser la question d’un changement d’un point de vue et de la bonne considération de la référence proposée par la majorité des personnes.

Lorsque Galilée a proposé la théorie que la Terre est ronde, la référence de l’époque était que la Terre était plate. La référence actuelle a changé à ce sujet.

L’analogie est grossière, mais c’est l’image qui me vient à l’esprit. Difficile de mettre en parallèle une théorie physique et un aspect psychologique (nous n’en sommes pas encore au neurologique, je crois, dans le cas de l’autisme), mais pourquoi ne pas poser la question pour ne pas se reposer sur ses acquis et ses impressions vis-à-vis des gens avec autisme?

Cyclobéarnais | 3 janvier 2017 à 23 h 39 min

« bonne considération »: à comprendre dans le sens de correct et non de contraire du mal.

Nadine Kirchgessner | 4 janvier 2017 à 11 h 20 min

Je pense que ce que voulait dire Julie, c’est que les autistes, subissant toutes sortes de brimades , de harcèlement , sont des personnes très « fortes » au contraire de ce que l’on peut penser de prime abord. c’est comme cela que je l’ai compris. il ne me semble par avoir entendu que la société soit malade.

lonnoy | 5 janvier 2017 à 13 h 22 min

Bonjour,
Cyclobéarnais: vous avez raison, la phrase sur les autistes qui pourraient être les personnes les plus saines qui soient, est intéressante car elle permet de se dire que les personnes déclarées « en bonne santé » ne le seraient peut être pas si on réfléchit bien à ce qui, chez elles, les conduit à se mettre ou à générer des situations difficiles. Cela me fait penser aux bagarres sur le fait que l’homme serait ou pas omnivore (VEGAN, végétariens, taliens contre mangeurs de viande, de protéines animales…). Quelle est la part de l’inné et celle de l’acquis ? Faut il corriger l’inné par l’acquis ou ou modifier l’acquis ? On pourraient être éduqués pour se comporter comme des autistes (au moins sur certains points). Ceci étant écrit, qui aurait envie de suivre ce type d’éducation ? Il doit vous arriver de tenir des raisonnements qui conduisent à des conclusions logiques mais inapplicables parce que ça ne se passe pas comme cela. Et effectivement, la Terre n’est pas devenue ronde parce qu’on s’est mis à le dire.
Nadine : « la société malade » est dans sa conclusion écrite. 🙂

Cyclobéarnais | 5 janvier 2017 à 22 h 16 min

Effectivement, je suis plutôt utopiste, et je râle souvent de constater que la réalité ne ressemble pas à la théorie, même au travail (mes questions sont pénibles pour les autres, car non, je ne comprends pas pourquoi ça serait comme ça)…
Sur la vérité évoquée par la majorité des gens, nous ne pourrons juger de notre époque que d’ici quelques centaines d’années :-)…, comme nous jugeons actuellement combien il était étrange de penser que la majorité des gens était convaincu que la Terre était plate (« Les ignorants… »).

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