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Nov/16

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Défaite de l’intelligence

Après l’élection de D Trump aux USA de hier, plusieurs réflexions viennent à moi et je vais en partager un peu avec mes lecteurs.

Une question se pose évidemment, pourquoi un candidat qui décrie autant les femmes, les minorités, qui semble empli d’argent, croyant que l’on peut tout acheter, a été élu par un peuple composé des personnes intelligentes, pour la plupart

J’ai lu cet article dont le titre me semble vraiment bien choisi.

victoire de Trump une défaite de l’intelligence

 

On peut comprendre ce qu’il pourrait se passer s’il n’y a plus d’intelligence.

Comme vous le savez, pour ceux qui me lisent régulièrement, je lutte continuellement contre ce courant actuel, qui s’amplifie d’année en année, qui voudrait que le haut potentiel soit un handicap.

Climat

Imaginons si nous ne luttons pas contre ce courant mortifère…

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8 Comments pour Défaite de l’intelligence

Nono | 10 novembre 2016 à 15 h 08 min

Je pense que vous sous-estimez Grandement la valeur du vote anarchique !

45% d’abstention…
_ Hillary: 59,236,903 votes
_ Donald: 59,085,787 votes

Le système électoral américain est absurde, mais on ne peut pas reprocher ce résultat à un simple manque d’intelligence général (même si ce n’est pas nouveau).

Le système politique mondial, tel que le système économique, est en train d’agoniser. Et la minorité qui en abuse et qui possède les moyens d’améliorer les choses, ne semble pas vouloir prendre en compte les plaintes de la majorité (dont le seul pouvoir d’action est : la violence).

Lorsqu’un organisme n’est plus capable de s’adapter, d’évoluer, de s’améliorer : Il meurt. Le vote anarchique, c’est quoi ?
C’est le votant qui décide de précipiter la destruction de la situation, pour mieux reconstruire derrière.

Les gens qui ne votent pas, sont équivalents aux gens qui votent blanc, et aux gens qui votent l’extrémisme (le crétinisme) pour précipiter la perte d’un système à l’agonie qui refuse toute amélioration.

Elia | 15 novembre 2016 à 19 h 17 min

Nono a raison.

Pour ma part, je suis toujours étonnée de constater que des personnes surdouées ne voient pas que le vote dit démocratique ne sert pas la majorité mais seulement une infime partie de la population.

Je m’explique.

Qu’est-ce qui fait que l’on va voter pour telle ou telle personne ? Sur quoi va donc se déterminer notre avis et notre jugement ?

Dans la mesure où nous ne connaissons pas personnellement ces candidats, nous ne pouvons nous baser que sur ce qu’en disent la presse et les médias.

Or, la presse et les médias sont-ils indépendants ? Sont-ils entièrement libres et en mesure de délivrer de véritables enquêtes ainsi qu’une approche impartiale ?

La réponse est bien évidemment non, car ces médias appartiennent à de grands groupes financiers, dont l’objectif est d’abord et avant tout de préserver leurs intérêts.

Qu’en découle-t-il en définitive ? Que nous ne votons que pour les personnes qui sont mises en avant par ces médias, en suivant l’avis et les mises en garde de ces médias à leurs égards.

Et ceci illustre parfaitement cette citation assez célèbre de Tocqueville : « Le suffrage universel ne me fait pas peur, les gens voteront comme on leur dira ».

Elia | 15 novembre 2016 à 19 h 40 min

Et concernant l’élection de Trump en particulier, la presse voulait que le peuple vote Clinton, les médias également, il n’y a qu’à voir la manière dont ils parlaient d’elle, et la façon dont ils évoquaient le cas Trump : les termes étaient pratiquement toujours élogieux pour la première candidate, et très péjoratifs pour le second.

Ce qui a fait que Trump a été élu, c’est tout simplement internet, et aussi, le fait que de plus en plus d’américains vivent dans la misère.

A un moment donné, on ne peut plus se nourrir d’idées, aussi belles soient telles, la réalité agissant comme un dissolvant sur ces doux rêves que savent si bien nous promettre les hommes politiques.

Et ceux qui se prennent la réalité en pleine figure ne se mettent à espérer qu’une chose : le retour d’une politique qui prend en compte leur pays avant tout et ses grandes priorités, politiques, économiques, alimentaires.

C’est sans doute pour cela que le discours de Trump a séduit. Après, ce ne sont bien évidemment toujours que des paroles, et rien ne contraint, dans ce système, un homme politique a appliquer le programme pour lequel il a été élu. Ce qui rend, encore une fois, le vote aujourd’hui bien illusoire..

Nadine Kirchgessner | 17 novembre 2016 à 18 h 50 min

Je suis toujours étonnée que les gens n’écoutent que les journalistes pour se faire une opinion. Il existe des discours, des vidéos, des livres (écrits par certains candidats, pas par tous…) Les discours de Trump sont en ligne, accessibles sans le filtre des journalistes par exemple. On entend ses paroles, on voit ses gestes, etc… en direct, et comme pour Hitler, on ne pourra pas dire que l’on ne savait pas… lorsque l’on regarde les vidéos d’Hitler, on ne comprend pas comment personne n’a alerté… je viens de voir à midi le cuisinier de Trump, il raconte que l’on ne pouvait jamais savoir à quoi s’attendre. Il décrit un homme instable et redoutable…Donc, différentes façons de s’informer. Personne ne lit qu’un seul journal, qu’un seul livre, qu’un seul blog…Autre exemple, j’ai écouté cet été « en direct » NKM et B. Lemaire. J’ai même parlé deux minutes avec NKM qui a mes livres d’ailleurs. Je n’ai pas pu parler avec B. Lemaire par contre, qui ne s’intéressait qu’à faire des selfies…donc… peu intéressant.
J’ai lu aussi un livre de Frédéric Lordon par exemple, après l’avoir écouté en vidéo.il veut faire une révolution sans prévoir les conséquences.
On sait bien que les médias tronquent parfois (souvent) la réalité. Il n’y a qu’à voir ce qu’ils disent sur le haut potentiel, sujet que je connais bien, pour s’en rendre compte. Alors ils font cela dans tous les domaines… c’est évident.
C’est pour cela qu’il faut s’informer très « largement », sur plusieurs supports médiatiques, sur les projets, idéalement, et pas seulement sur les personnes. ET avoir son esprit critique , dans tous les cas.

julienselignac | 17 novembre 2016 à 20 h 37 min

sur un point: frédéric lordon veut faire une révolution sans prévoir les conséquences, dites-vous. Mais est-il véritablement possible de faire une révolution en prévoyant les conséquences de celles-ci? la révolution c’est justement le surgissement d’un possible imprévu. Les personnes ayant participé à la révolution française ou à la commune de paris avaient-elles prévu toutes les conséquences de leurs actes, de leurs paroles, au moment exact où tout un monde politique nouveau s’inventait? ça me paraît pour le moins très complexe.

julienselignac | 19 novembre 2016 à 19 h 22 min

sur le sujet spécifique de votre article, j’avais trouvé cette réflexion plutôt intéressante: https://medium.com/france/trump-le-plus-grave-ce-nest-pas-sa-victoire-mais-notre-r%C3%A9action-1586b8370a9f#.pnhzh8pmi

Nadine Kirchgessner | 23 novembre 2016 à 11 h 18 min

Merci pour ces infos, mais je persiste à croire que son élection est préoccupante.
Quant à la révolution, oui… mais est-ce bien raisonnable ? Des têtes ont été coupées en 1789…

julienselignac | 23 novembre 2016 à 18 h 45 min

Mais c’est préoccupant! je ne dis pas le contraire. Seulement, avoir le nez collé sur l’évènement en lui-même empêche parfois une vision plus globale de la situation (et malgré tout, la question « est-on véritablement en démocratie? » se pose, en france comme aux USA) Pour la révolution… le contexte historique n’est pas négligeable: l’ancien régime n’était pas vraiment un diner sympathique entre amis, et la violence royale avait tout loisir de se déployer (puisque violence considérée comme légale)il ne vous aura pas échappé que la guillotine était en réalité un progrès par rapport aux divers supplices infligés au Moyen-âge, l’écartèlement, le bûcher, entre autres. La violence des révolutionnaires est bien à la mesure de la violence considérée comme légale et légitime, à laquelle ils s’opposaient. Comme le disait les ouvriers pendant la révolte des canuts en 1834, parfois il faut choisir entre « Vivre en travaillant ou mourir en combattant » effectivement, pas un choix très raisonnable me direz-vous, mais certains n’ont pas ce choix, « la liberté ou la mort! » étant un des cris de ralliement pendant la révolution française. La situation est effectivement différente aujourd’hui, mais le capitalisme mondialisé fait aussi des morts, qui n’émeuvent pas grand monde… il ne faut pas oublier qu’il y a une violence qu’on nous montre (celle des ouvriers qui font grève ou arrachent des chemises à leur DRH) et une violence jamais montrée, car pas considérée comme violence, mais plutôt comme une adaptation pragmatique au monde tel qu’il est (les patrons qui délocalisent les usines pour rentabiliser leur marge de profit, ou qui massacrent l’environnement, ou qui opèrent des licenciements économiques) je ne sais pas comment ça va se terminer, mais à mon sens, pas forcément par le pouvoir de l’amour rédempteur 🙂

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