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Oct/16

20

Non, les surdoués ne peinent pas à l’école !

Je venais de commenter ce matin l’article du e-mag  Nousvousils du 14.10.2016… Comme je regardais si mon commentaire était approuvé, (il était en attente) , je m’aperçois qu’il y a un autre article sur les surdoués… Je le lis… et c’est encore pire que l’autre jour !

Non seulement mon commentaire n’est pas paru,  pourquoi ,  Mystère… et le deuxième article rajoute du Faux à du faux … !  Dans le premier article , il était question de « Or, nombre d’entre eux sont en échec scolaire et en décrochage »… Je me disais qu’au moins il n’y avait pas trop de faux sur ce sujet…

Voici mon commentaire que j’avais  copié !  (heureusement)

nousvousils

Dans le premier article , il était question de « Or, nombre d’entre eux sont en échec scolaire et en décrochage »…ET  l’article du 19.10.2016 de  Nousvousils stipule que  « ces enfants sont souvent en échec scolaire ou en décrochage. »…

et sur la fin que

« Selon les chiffres du ministère, les EIP représentent 2 à 3 % de la population scolaire et un tiers d’entre eux « sont en situation d’échec scolaire relatif ou massif ». »

Alors, je ne sais pas de quels chiffres du ministère il s’agit,  …  il y a peut-être d’un autre ministère… Le ministère du temps perdu, peut-être… Car selon une analyse des résultats de la DEPP  ( La direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance),  chiffres  issus des évaluations nationales de l’EN (Education Nationale)  , sur 35000 collégiens ! ces chiffres ne sont pas DU TOUT ceux-là…  Sur un graphique donné par F. Ramus de ENS  (Ecole Normale Supérieure de Paris) pour ma conférence à Lausanne,  ce chiffre de 30 % d’échec scolaire des surdoués est un mythe.  On connaîtra  peut-être cela avec les résultats de la cohorte EDEN , qui en est à ses débuts.

Pour lire l’article   cliquer sur    Les surdoués peinent à s’adapter à l’école

Et comme toutes ces personnes qui diffusent de fausses informations ne se rendent pas compte des conséquences pour l’avenir de nos enfants, et pour nous adultes, je vais rappeler le texte de ce commentaire, toujours d’actualité , bloqué depuis de nombreux mois…

J’écrivais alors :  Etre constructif , c’est comprendre que diffuser une image négative et trompeuse des surdoués, en la généralisant à tous les surdoués, aura des conséquences que nous ne mesurons pas encore. Suggérons à notre intelligence collective d’y penser…

Il faut remarquer que depuis mai 2014, la situation ne fait qu’empirer…

tribulations-mise-en-ligne

 

 les-surdoues-atteints-de-haut-potentiel-nadine-kirchgessner

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4 Comments pour Non, les surdoués ne peinent pas à l’école !

Delphine Chauveau | 21 octobre 2016 à 9 h 58 min

« Terme péjoratif de handicap »
?
Étonnant comme point de vue.

Sur le fond, dire « les surdoués n’ont pas le problème à l’école » n’est il pas aussi faux que d’affirmer que « les surdoués peinent à l’école » ?

En direct de l’Université d’Automne de Prekos, avec 120 profs qui travaillent sur les difficultés de certains élèves HP à l’école 🙂

Nadine Kirchgessner | 21 octobre 2016 à 15 h 57 min

Exactement, j’ai repris le titre caricatural ! cela se nomme « frapper les esprits », c’est une formule…
La formule surdoué = handicapé vous plaît … Il me semble que c’est mal-traiter ces enfants… de mon point de vue, c’est une caricature !
Le tiers « erroné » devient LES SURDOUES … 33 % = 100 % ?
et ce n’est pas 33 % par ailleurs ! C’est beaucoup moins …
« certains élèves » dîtes-vous…
C’est pas mal de travailler avec 120 profs de l’EN qui « créée » certaines difficultés, par exemple en empêchant des enfants qui savent lire en GS de passer en CP… vous me direz… Cela fait du bien de s’auto-congratuler. EN crée les problèmes et ensuite les résout !

Cheval A Rayures | 23 octobre 2016 à 20 h 14 min

==> EN crée les problèmes et ensuite les résout !

C’est pas aller un peu vite en analyse?
L’EN ce n’est pas une entité unique et homogène. C’est des instances et des personnes qui la composent.

Et je crains que les profs (dont je ne fais pas partie) n’aient pas les moyens de faire exactement ce qu’ils veulent.

Je pense que les profs dont tu parles, « avec 120 profs de l’EN qui « créée » certaines difficultés, par exemple en empêchant des enfants qui savent lire en GS de passer en CP » ne sont pas tout à fait les mêmes que ceux qui participent à Prekos…

Tous les profs n’ont pas les mêmes (in)formations, pédagogies, certitudes, convictions, ouvertures d’esprit, expériences…

Si j’étais prof, en me battant (souvent contre le système) je n’aimerais pas me voir comprise dans un amalgame injuste..

Je suppose que ceux qui ont proposé les sauts de classe à ma fille n’aimeraient pas être mis dans le même panier que les autres, vus comme une masse informe.

Il y a des profs qui savent s’adapter au fonctionnement particulier des EHP.
Et Prekos, comme d’autres, aident à les rassembler et sûrement à trouver des solutions.. avec ou contre le système.

Et je pense que le saut de classe n’est pas la solution universelle pour les HP (et pour les autres..)
Certains n’en ont pas besoin et il ne leur serait pas profitable. D’autres sauteraient bien une classe chaque année.

Alors si les profs travaillent et trouvent d’autres solutions… je suis preneuse!!!!

Nadine Kirchgessner | 24 octobre 2016 à 23 h 48 min

Non, c’est un peu dénigrer mon travail que d’écrire que je vais vite en besogne. Je n’ai pas écrit d’amalgame injuste, mais simplement un fait, c’est bien l’EN qui « créée » certaines difficultés, par exemple en empêchant des enfants qui savent lire en GS de passer en CP… par exemple, en ne protégeant pas les enfants du harcèlement scolaire…

Je cite la préface de J C Terrassier de mon dernier livre , qui je pense n’a pas fait une analyse rapide également. je ne pense pas que vous oseriez contester son expertise :

« L’auteure, Madame Kirchgessner, s’étonne et s’indigne que l’Education Nationale ait reconnu leur existence en les classant dans la catégorie des handicapés.

Ainsi, le référent « élèves intellectuellement précoces » est le responsable MDPH dans chaque académie, ce qui peut signifier que ces enfants sont atteints de difficultés relevant de soins.

En réalité, c’est l’Education Nationale qui est en difficulté face à ces enfants et qui leur crée des difficultés en les plaçant dans un système éducatif qui répond difficilement à leur potentiel et à leurs besoins. »

http://planetesurdoues.fr/index.php/2015/06/10/le-saut-de-classe/

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