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Juin/16

16

Enfants à haut potentiel : comment les suivre : C’est quoi docteur

funambule

Actualité oblige, je voulais écrire un article sur un sujet de fond, mais ce sera pour une autre fois ! Mais  dans mon article, il y aura « du fond » comme toujours. Lundi dernier le site web  « Pourquoi Docteur ? »  diffusait l’émission « Enfants à haut potentiel : comment les suivre »  Un journaliste est venu hier soir cliquer  « j’aime » sur ma page  Facebook « Des femmes surdouées ». J’avais vu cette émission le soir même.

pour voir l’émission   cliquer sur     Enfants à haut potentiel : comment les suivre

Alors pas de langue de bois, comme dit justement le journaliste ! Je ne me suis pas précipitée pour diffuser cette émission, car les invités, O Revol et R Poulain, participent, activement mais inconsciemment peut-être, à « la pathologisation du haut potentiel » actuelle. A la fin de l’émission , O Revol cite la loi sur le handicap de 2005 ! Pour dire que « cela va mieux » plutôt que citer la loi Delaubier de 2002 ! Tout un symbole, s’il en fallait un !

J’ai écrit mon deuxième livre « Les surdoués atteints de haut potentiel, l’intelligence malmenée » avec un objectif : contrer toutes les idées négatives paradoxales sur le haut potentiel, comme la difficulté de socialisation ou le tiers qui est en échec scolaire.  Toutes ces affirmations ne sont pas validées avec des chiffres fiables. Les conséquences de cette pathologisation sont grandes.

Globalement le journaliste pose les bonnes questions, mais il n’a pas les réponses qu’il attend.

Au début le journaliste indique qu’il y a une dissociation entre l’affectif et l’intelligence, ce qui n’est pas souvent vrai, puisque ces enfants ont souvent une maturité exceptionnelle.

O Revol indique qu’il faut intervenir lorsque cela ne va pas, j’ai personnellement le sentiment qu’il vaut mieux anticiper le plus tôt possible, parce qu’après il est trop tard ! Le journaliste pose une question primordiale à Roberta Poulain :  « vous n’avez pas réagi plus tôt ? ».  Les difficultés ne sont pas intrinsèques au haut potentiel mais bien dues à l’environnement inadapté, notamment scolaire !

Le témoignage des parents de Roman est très intéressant parce qu’il ressemble à ce que nous avons vécu, mais avec des différences bien sûr. Notre fils aîné se mettait complètement dans le moule de la classe et gribouillait comme les autres, au contraire de Roman.

Par contre, l’hypersensibilité, je ne l’ai pas remarquée chez mes enfants, du tout. Comme je l’explique dans mon article précédent, il faut définir l’hypersensibilité, et les câlins ont été vite expédiés chez nous. « Arrête, je suis grand(e) ! ». De même que dès 5 ou 6 ans, nous ne devions plus les conduire à l’école ! Il faut relativiser.  Les miens aimaient beaucoup mieux aller au parc Astérix plutôt que d’aller dans les musées ! Ce que nous faisions bien sûr. J’ai déjà raconté que mon fils aîné voulait prendre une chambre d ‘étudiant vers 11 ans… J’ai remarqué au contraire chez mes enfants une maturité déconcertante.

Vous pouvez lire nos  péripéties dans mes articles du début du blog  sur   Tribulations d’enfants trop vifs

J’ai aussi eu de l’amertume en écoutant Sébastien, même si j’ai eu de l’empathie pour son vécu. Ce jeune généralise malheureusement son témoignage à tous les hauts potentiels. J’ai été stupéfaite d’apprendre que durant son hospitalisation, il a été coupé de ses parents durant dix jours. Je ne pensais pas qu’un service qui accueille des précoces pour moitié puisse encore utiliser des méthodes barbares issues de la psychanalyse. On faisait cela avant (mais peut-être le fait-on encore ? ) pour les jeunes anorexiques avec peu de résultats.

Plus tard Sébastien est invité par L’AFEP et on entend bien que les parents sont soulagés de l’entendre.  « Ah oui on peut réussir » ! Comme je l’ai déjà souvent  raconté, j’ai créé ce site pour diffuser que mes trois enfants étaient en réussite, en 2009, car j’avais voulu écrire par deux fois cette information positive sur le livre d’or de l’AFEP, en 2008, en vain…

Quelquefois, il ne faut pas chercher à comprendre …

Comme le dit Arielle Adda, l’une des caractéristiques des gens doués est la cohérence. Je la cherche toujours…

Diffuser que un tiers d’entre eux est en échec scolaire est tout simplement faux ! On ne dispose pas de chiffres fiables, statistiquement valides.

Sur la fin de l’émission, ils indiquent que l’on bannit le mot maladie, alors que ce sont des personnes comme les deux invités qui ont eux-mêmes participé à pathologiser le haut potentiel, avec d’autres, même s’ils n’en sont pas les leaders, depuis une quinzaine d’années dans notre pays. Cela ne manque pas de piquant.

Vous comprenez pourquoi je ne voulais pas écrire un article sur cette émission. Le journaliste a bien résumé avec cette  expression  « vous êtes ambigu » ! C’est exactement ça !

Si « enfants à besoins particuliers » veut dire « enfant qui doit sauter une classe », alors oui  le « vous êtes ambigu »  est parfait !

http://www.pourquoidocteur.fr/c-notre-sante-tv/9-Enfant-a-haut-potentiel-comment-les-suivre

Quelques articles  de juin 2014     climat

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Lire également  le livre scientifique de Nicolas Gauvrit

surdoues ordinaires

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Un commentaire pour Enfants à haut potentiel : comment les suivre : C’est quoi docteur

Emilie | 17 juin 2016 à 13 h 37 min

Bonjour, j’ai regardé cette émission et au cours des propos relatés par les 2 invités, je me suis fait les mêmes réflexions que vous Nadine, et aux mêmes moments! Même si O. REVOL est plus nuancé que l’une de ses consœurs (dont je ne citerai pas ici le nom) dans l’actuelle « pathologisation » du haut potentiel, il n’en reste pas moins que ses opinions sont très écoutées du public concerné par le haut potentiel et contribuent à cette image qui est renvoyée sur la douance actuellement. Alors oui Nadine, être à haut potentiel est bien une chance, un atout. Encore faut-il que le système veuille bien l’accepter et le prendre en compte, en permettant à ceux qui en sont « atteints!!! » d’en jouir au mieux et de s’accepter.

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