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Avr/16

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Une saine colère

Un article concernant le harcèlement scolaire a retenu mon attention, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il démontre bien le problème. Les parents dénoncent le harcèlement de leur fils de 9 ans à l’école, et on peut se demander ce que peuvent vivre et devenir des enfants harcelés qui n’ont pas leurs parents à leurs côtés. Ils ont retiré leur enfant de l’école à temps et on connaît malheureusement des cas malheureux. Comme je l’exprime dans le titre, la colère est saine ! Sa lettre est très instructive, et on comprend bien les insultes qui sont banalisées. Je partage cette lettre et je dis mon admiration à ces parents.  On comprend bien que les professionnels qui nomment « phobie scolaire » le refus de l’école dans un cas comme cela est légitime, devrait être nommée autrement.  Survie ? Survie scolaire ?

 

« L’Education nationale s’est engagée dans la lutte contre le harcèlement scolaire. Mais…

Parce que son petit Paul de 9 ans a vécu l’enfer, Philippe Lhomme a décidé d’écrire. Il a envoyé un courrier à CL. Une longue lettre où il dénonce, où il accuse. Rédigée comme un conte cruel mais bien réel dans lequel son fils Paul, élève de CM1, est victime de harcèlement, coups et injures, de la part d’une poignée de ses camarades à l’école de Linars. Mais aussi de l’indifférence des adultes à son calvaire quotidien.

«Je ressens énormément de colère», dit Philippe Lhomme. Et quand il dit «colère», ce sont des larmes qui montent aux yeux de ce père de trois enfants, auteur-compositeur, dont les deux filles aînées ont fréquenté l’école de Linars «sans aucun souci.» »

Pour lire l’article cliquer sur   Linars , ils cognent vraiment dur

http://planetesurdoues.fr/index.php/2015/12/07/une-histoire-de-harcelement/

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3 Comments pour Une saine colère

lonnoy | 13 avril 2016 à 8 h 30 min

Bonjour,
Ce témoignage me semble être un condensé de la situation absurde et cruelle dans laquelle une personne peut se trouver rapidement plongée. Au centre de l’événement, on trouve des gamins qui ne respectent pas, dans le cadre scolaire, un autre gamin et, autour, des gens qui indépendamment les uns des autres sont relativement impuissants à intervenir. En effet, si l’un d’entre eux ne s’engage pas, c’est l’action commune qui échouera in fine : directrice, institutrice(s), dames de service (ATSEM), maire, adjoint à l’éducation scolaire, conseiller pédagogique, inspection, rectorat,… et les parents des gamins harceleurs.

On imagine que l’un de ces intervenants n’agissant pas dans le cadre de la loi, il pourrait se trouver mis en cause par les parents desdits gamins qui, je le pense, n’hésiteront pas à faire « valoir le droit ».

Je crois qu’il n’y a rien de pire qu’un système qui est bien pensé (pour préserver l’intérêt de chacun selon l’angle d’attaque) et strictement encadré par des textes, en théorie réglementaires, mais qui soit ne les applique pas, soit a éparpillé les responsabilités de telle sorte qu’il vaut mieux que ça se passe bien (ou que ça ne se sache pas, ou qu’on ne fasse rien et que ça se passe tout seul).

Il y a aussi l’autre interprétation: on préfère affronter les parents d’un seul gamin qui n’est pas capable de s’en sortir tout seul, que d’affronter ceux des autres gamins qui ne se contenteront pas d’un courrier. Oui la directrice a raison quand elle dit « Oui, oui, la société change, que peut-on y faire? ». Justement, la loi est créée pour ceux qui la respectent. Ceux qui ne la respectent pas dans les petits événements du quotidien peuvent rester sereins.

Si ce père ou l’élu avait voulu entrer dans l’école pour faire la leçon aux enfants, il aurait été mis en cause par les parents sous couvert de la loi. L’institutrice doit donc intervenir en premier mais elle doit elle-même faire très attention face à des parents qui n’hésitent plus à porter plainte pour harcèlement ou violence, et qui sont entendus dans le contexte actuel. En amont de cela, ce sont les parents des enfants harceleurs qui doivent être présents. Si tel était le cas, on n’en serait pas là. Il y a quarante ans, le fauteur de trouble se prenait une bonne punition puis, dans le meilleur des cas, une gifle de son père. Entre temps, des penseurs fiévreux se sont imposés dans le paysage et ont défendu l’idée que l’enfant serait naturellement bon (ainsi que ses parents?). Disons qu’ils ont oublié que cet enfant pouvait être corrompu très jeune, notamment par ses parents et par ses camarades de jeu.

Il suffit d’un seul noyau d’enfants livrés à aux-mêmes dans chaque école pour que le problème devienne national.

Il ne sert à rien de créer des textes qui s’adressent à des gens dont une partie également répartie sur le territoire, la politique de mixité sociale jouant vraisemblablement un rôle dans ce phénomène, ne les respecte pas et fasse régner sa loi, celle de la jungle.

Ce que j’écris relève du parti pris, mais trop souvent un gamin bien se fait agresser et c’est l’agresseur qui est plaint. Il ne faut pas se tromper de victime. Bla bla…

Nadine Kirchgessner | 14 avril 2016 à 11 h 00 min

Bonjour lonnoy, vous avez raison, à quoi sert de faire des lois si on ne les applique pas ? Deuxième phénomène, on voit bien au travers de cette histoire l’importance de l’éducation des enfants. L’enfant a besoin d’être éduqué, et si les enseignants excusent des insultes en disant que le « monde change » … mais je tiens à dire qu’il n’est pas si facile pour les enseignants de voir tout ce qu’il se passe, car évidemment, les harceleurs se cachent et cachent leurs méfaits. J’ai fait un stage d’un mois dans une « école pour surdoués » (entre guillemets) de l’essonne, et je voyais un enfant être harcelé, et il est très difficile pour les adultes de le protéger. Je faisais tout ce que je pouvais (ils l’empêchaient de manger par exemple) quand je le voyais, mais c’est très insidieux. Il faut dire que je n’étais pas du tout aidée. La directrice disait « qu’il le cherchait ! ». Heureusement, les parents l’on enlevé de cette école peu de temps après. Dans certains cas, c’est la seule chose qu’il faut faire. Après, je ne sais pas la suite, puisque c’était un stage de courte durée.

lonnoy | 14 avril 2016 à 20 h 55 min

Bonsoir,
je ne sais pas si j’ai raison mais je constate qu’il est parfois difficile de savoir dans un conflit qui est la victime et qui est l’agresseur. Soit les gens décident de fermer les yeux, soit ils prennent le risque de se tromper, soit ils s’exposent à ne pas être capables de prendre les mesures qui s’imposent et à les assumer.

La sanction est un art aussi difficile que la notation (appréciation, évaluation,…). Nous sommes tous sensés en être capables, chacun à son niveau de responsabilité (hormis les « exécutants purs ») mais les faits montrent que ce n’est pas le cas, à commencer au sein du foyer.

Il m’est arrivé une fois d’attaquer (procédure) une personne qui me harcelait au travail (alors que j’étais son patron) parce que je n’avais pas d’autre choix pour me défendre. Les textes prévoient le harcèlement du haut vers le bas mais rarement dans le sens inverse. Bla bla.

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