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Jan/16

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Adulte surdoué : accepter le diagnostic tardif

Un article de Doctissimo du 8.01.2016, avait un titre qui semblait intéressant. Malheureusement, le contenu est rempli d’idées préconcues et empli de ce que dit la psychologe J Siaud Facchin. La journaliste Anne-Flore Gaspar-Lolliot pense que J. Siaud Facchin est la pionnière en matière de douance en France ! Donc on a très peu envie de continuer à lire l’article…pour un article sur Doctissimo, c’est un peu navrant…Je rappelle s’il en est encore besoin que les pionniers en France sont J C Terrassier et Arielle Adda pour les adultes.

En 1989,  Arielle Adda avait écrit  Que sont les enfants doués devenus ?

En 2003, Arielle Adda avait écrit l’article :  Itinéraire de l’adulte doué : une indicible désolation intérieure.

Quand on est journaliste, on s’informe un peu sur le sujet que l’on traite, non ? Ces auteurs savent mieux de quoi ils parlent, surtout quand J.Siaud Facchin explique que les surdoués pensent avec leur cœur…C’est le problème actuel que je dénonce souvent sur ce blog, les surdoués passent pour des presque benêts ! C’est vraiment mal connaître les adultes surdoués de dire qu’ils ne pensent pas avec leur mental…J’ai décidé aujourd’hui d’en rire mais bon…la situation devient dramatique.

Mais le must, c’est quand J Siaud Facchin en personne indique que « les surdoués représentent aujourd’hui un véritable « marché » pour des praticiens peu scrupuleux… » Là on se demande si on a bien lu la phrase ! Oui, on la relit, c’est bien écrit ça…

Mais sur la fin « il est possible d’être surdoué et heureux » ! Tiens, tiens, j’ai déjà lu ça quelque part…sur mon blog ! L’idée fait son chemin, donc…

cliquer sur    article de Doctissimo du 8.01.2016

J’ai écrit dès 2009  :   Ce site a l’ambition d’être positif.

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7 Comments pour Adulte surdoué : accepter le diagnostic tardif

Flavie | 12 janvier 2016 à 12 h 21 min

Bonjour Nadine,

Juste un petit commentaire…

Merci de nous rappeler dans cet article qui sont les véritables pionniers dans le domaine de la surdouance. En effet, JSF semble exercer un véritable monopole en la matière.

Je continue à lire sur le sujet et il me semble qu’elle est presque la seule à s’exprimer.
Dans tous les journaux, quel que soit leur bord d’ailleurs, on entend qu’elle !

Je me demande comment elle s’y prend pour truster quasiment 100 % l’audience et… à qui profite le crime. C’est, à mon avis, aussi inadmissible que dangereux car elle répand souvent des idées fausses sur les EIP…

A part vous et quelques autres, je ne sens pas de réelle opposition à ses dires…
Le vent de la critique semble avoir définitivement cessé de souffler, du moins dans les médias dominants…

Mais comme le disait Coluche : « ce n’est pas parce qu’ils sont une majorité à avoir tort qu’ils ont raison ».

Sinon, j’ai bien rigolé sur le fait que cette éminente psychologue se plaigne que certains profitent du créneau… N’est-ce pas l’hôpital qui se fout de la charité ??

Anne-Flore Gaspar-Lolliot | 16 février 2017 à 11 h 00 min

Bonjour Madame,
je suis la navrante journaliste auteure de l’article que vous décriez tant. Je tenais à réagir à votre post, car, si j’accepte toujours les critiques constructives et suis plutôt prompte au mea culpa (preuve en est que j’ai immédiatement rectifié le terme de « pionnière » suite à la même réaction – tout a fait justifiée – de la part de l’auteure du blog Les Tribulations d’un petit zèbre l’année dernière), j’ai en revanche plus de mal avec l’acharnement visant à discréditer mon travail. J’ai en effet interrogé plusieurs personnes pour cet article, comme je le mentionne en bas de page dans les sources, mais sans doute votre dégoût pour mon papier vous a-t-il empêchée d’aller jusque là. Je me ferais d’ailleurs un plaisir de vous expliquer en privé pourquoi j’ai davantage axé sur un intervenant plutôt qu’un autre mais je trouverais fort peu élégant pour la personne concernée de m’étendre « publiquement » sur cette information. Le problème, et ça, aucun journaliste ne le précise dans ses articles pour justifier le temps qu’il passe à lire, interroger, enregistrer, dérusher, rédiger et faire relire et corriger, c’est que bien souvent les ouvrages de référence ne sont ni réédités ni actualisés, que de nombreuses demandes d’interviews restent sans réponse et que nous n’avons malheureusement pas le luxe de pouvoir patienter plusieurs mois avant que les personnes les moins disponibles se libèrent. Il faut alors bien composer avec les plus réactifs, généralement les plus médiatiques, ceux qui ont quelque chose à vendre, hélas (est-ce à dire qu’il faut jeter la pierre à TOUS ceux qui ont relayé un jour les dires d’un Pr Joyeux par exemple ?). De l’intérêt de ne pas me prêter les propos des personnes que j’interviewe. Car, hormis ma propre expérience, je n’ai à ma connaissance aucune formation de psychologue. Il serait d’ailleurs de bon ton de vous assurer que je ne sais effectivement pas de quoi je parle. Car j’imagine qu’il ne vous a jamais effleuré l’esprit que je pouvais être HP moi-même ou l’un de mes proches. Quant au monopole marketing qu’exercent certains experts, je ne vais pas m’attarder dessus, même si j’ai depuis cet article largement revu ma copie, mais je peux effectivement confirmer qu’il semblerait que certains maîtrisent à la perfection l’art de la persuasion. J’ai eu la faiblesse et la naïveté de laisser le privé prendre le pas sur le professionnel et je vous prie de croire que j’en suis la première humiliée et contrariée. L’erreur est humaine et cela se saurait si elle épargnait certaines professions. Mais dans ce cas-là, la seule que j’ai commise à mon sens est de m’être laissée amadouer par quelqu’un qui n’a fait que se précipiter dans une brèche que j’avais certainement trop exposée. Et votre site est bien le dernier sur lequel je pensais trouver le manque de discernement et les raccourcis faciles que vous me reprochez. Je me tiens tout de même très volontiers à votre disposition pour en discuter plus longuement, en public ou en privé, si vous le souhaitez.

Alice Fourez | 16 février 2017 à 11 h 44 min

Bonjour. Je suis psychologue clinicienne et neuropsychologue, spécialisée notamment dans le domaine du haut potentiel intellectuel. En tant que psychologue clinicienne, je reçois des personnes HP et non HP. Toutes ont un point commun, elles ont un problème qui les fait venir en consultation. Elles méritent une attention particulière et d’être traitées avec respect et humanité.

Dans ce cadre, la question de la définition du haut potentiel me semble bien primordiale. Je ne pense pas qu’il soit thérapeutique de faire des liens de causalité là où il n’en est pas, de les « identifier » par un fonctionnement différent et des caractéristiques qualitatives différentes, comme si on leur imprimait un code barre sur la peau, et ce, finalement en remplaçant une étiquette par une autre, alors que c’est incorrect: « Mais non, Monsieur, vous n’êtes pas fou, vous êtes HP ! ».
Ces gens qui attendaient une écoute et des outils pour sortir de leur problème se voient à nouveau catégoriser, de manière plus confortable, je vous l’accorde, mais sans aucune solution. En effet, la question suivante est alors: « Madame, pouvez-vous me guérir de mon haut potentiel ? ».

On n’est pas haut potentiel. On peut avoir un haut potentiel intellectuel, dans certain domaine ou non, tout en s’accordant sur le fait que le fait même de placer une limite qui catégorise l’intelligence n’a de valeur que statistique, puisque nous savons que l’intelligence s’inscrit sur un continuum.

Je suis outrée et indignée que des praticiens préfèrent croire en des mythes plutôt que les faits scientifiques. Ils salissent notre magnifique métier et trahissent la confiance que les personnes qui ont un problème placent en nous pour les accompagner.
Et je continuerai à répandre du mieux que je peux la vérité scientifique, pour informer les gens qu’on nous vend des mensonges et que c’est dangereux. Pour l’humanité !

Nadine Kirchgessner | 16 février 2017 à 12 h 50 min

Bonjour Anne-Flore Gaspar-Lolliot
Je suis navrée si je vous ai blessée, mais je n’ai pas écrit que vous étiez une journaliste navrante. J’ai écrit ceci : « pour un article sur Doctissimo, c’est un peu navrant… ». La nuance est importante. Comme je le disais, la situation devient dramatique, il y a quand même un an… ET cela ne s’améliore pas, bien au contraire… C’est pourquoi l’article de F Ramus et N Gauvrit a été écrit : La pseudoscience et les surdoués, qui paraitra dans la Recherche en mars 2017.

http://www.scilogs.fr/ramus-meninges/la-pseudoscience-des-surdoues/

Et je comprends que vous soyez fâchée, c’est comme cela lorsqu’on se sent flouée, et je crois que c’est ce qu’il se passe pour un bon nombre de personnes qui commencent à ouvrir les yeux et pour un bon nombre de journalistes. Mais vous ouvrez les yeux, et c’est ce qui compte. Il n’y a aucun acharnement visant à discréditer votre travail, si acharnement il y a, c’est pour que la « vérité » éclate.

ET il me semble bien, que dans ce cas, le beau métier que vous exercez doit intervenir. C’est comme cela que je conçois le métier de journaliste.
ET vous vous interrogez, et c’est tout à votre honneur. Les ouvrages de référence sont réédités et actualisés, en tous cas c’est le cas pour l’ouvrage de J C Terrassier qui est réédité régulièrement (dernier 2014). Je pense que c’est la même chose pour les ouvrages d’A Adda. Je comprends bien que vous composez avec les plus médiatiques, et c’est bien là, où le bât blesse. Vous avez cité vos sources : J Siaud-Facchin et M de Kermadec.

Je ne vous prête pas les propos des personnes que vous interviewez, j’ai écrit ceci précisément : « le contenu est rempli d’idées préconçues et empli de ce que dit la psychologue J Siaud Facchin. » Donc ne sont pas vos propos, mais les propos que vous avez entendus et retranscrits.
J’apprécie que vous reconnaissiez ce que vous nommez votre « naïveté » (je ne me permettrais pas), c’est assez rare en ce moment pour être souligné. Je ne fais pas de raccourcis, je lis les articles depuis quelques années qui répètent quasiment tous les mêmes erreurs, et parfois, on finit par être agacée quand on connaît bien le sujet de lire des « théories » mortifères.

J’ai écrit dans mon premier livre que c’est comme si on définissait la vision en décrivant la myopie. Vous comprenez bien que cela pose problème.

Et c’est ce que disent les chercheurs N Gauvrit et F Ramus dans leur article. Mais comme vous le savez peut-être, cet article a déchainé des violences langagières inacceptables. Cet article a été écrit pour que les journalistes prennent leurs responsabilités dans ce qu’ils déclarent au sujet du haut potentiel.

http://planetesurdoues.fr/index.php/2017/02/08/le-pouvoir-du-clic/

Comme vous le dîtes très justement, vous n’avez pas fait d’études de psychologie. C’est bien normal de ne pas tout connaître en psychologie. Il est difficile de s’y retrouver parmi toutes les dérives actuelles, et c’est pourquoi, j’ai écrit mon deuxième livre préfacé par J C Terrassier, que vous pouvez interviewer. Pour ce deuxième livre, et pour mon premier, aucun éditeur « classique » n’a voulu m’éditer… Allez savoir pourquoi… Comme journaliste à haut potentiel, cela devrait vous interroger…

Les blogs populaires, qui font de la publicité non-stop pour des « théories fumeuses et trompeuses », n’en parlent pas, et même, le blog que vous citez vient d’enlever mon premier livre « Des femmes surdouées » qui était dans sa liste de livres depuis 3 ans. Ce blog bloque mes commentaires depuis 3 ans aussi, comme je l’explique sur cet article. Tout cela devrait interroger les journalistes, vous ne croyez pas ? Enfin, moi, si j’étais journaliste, tout cela me donnerait du grain à moudre et à écrire de nombreux articles intéressants.

http://planetesurdoues.fr/index.php/2015/12/23/pour-michel/

Je suis à votre disposition pour en discuter plus longuement, en public sur ce blog ou en privé, au téléphone, par exemple ou demain.
Si je vous ai froissée, j’en suis désolée, mais parfois, il faut un peu bousculer pour être entendue.

Si cela peut vous rassurer, vous n’êtes pas la seule , mais vous êtes la première à vouloir en discuter
exemple :
http://planetesurdoues.fr/index.php/2017/01/19/enfants-surdoues-sur-europe-1/comment-page-1/#comment-47520

http://planetesurdoues.fr/index.php/2017/02/14/mais-qui-forme-les-formateurs-en-douance/comment-page-1/#comment-47524

http://planetesurdoues.fr/index.php/2016/11/30/le-deficit-dinhibition-latente/

http://planetesurdoues.fr/index.php/2017/02/09/responsables-mais-pas-coupables/

http://planetesurdoues.fr/index.php/2016/05/17/les-extra-terrestres/

Anne-Flore Gaspar-Lolliot | 16 février 2017 à 13 h 40 min

MERCI pour votre prompte et si bienveillante réponse ! Je serais ravie de poursuivre cette conversation comme vous m’y avez invitée en privé mais je tiens déjà à vous remercier publiquement pour avoir pris le temps et la peine de m’éclairer. Il n’était pas question de reprendre vos termes ou vos tournures, plutôt de vous faire part de mon atteinte face à l’idée générale du post, mais je suis heureuse que vous l’ayez perçue malgré ma traduction maladroite.
Comme vous le pointez justement du doigt, et c’est une tendance que je déplore, les gros éditeurs ont logiquement davantage les moyens de mettre en avant les « stars » vendeuses et rares sont les journalistes à pouvoir se payer le luxe (comprenez les délais) de pouvoir réellement enquêter, fouiller, solliciter, attendre des ouvrages/personnes qui le méritent pourtant amplement. A l’ère de l’immédiateté, grande est la tentation de céder aux sirènes de la rapidité et de la facilité !
Le lien sur l’hégémonie du clic est en tout cas cruellement réaliste, et ce manque d’expertise n’est malheureusement pas l’apanage du blog !
Une chose est sûre, j’ai encore beaucoup à apprendre en dépit de 10 ans de pratique, mais j’espère ne jamais cesser de me remettre en question, notamment grâce à des interventions comme la vôtre.

Mel | 16 février 2017 à 19 h 12 min

Excellent, la phrase de JSF… Faites ce que je dis, pas ce que je fais…
Parce que cette dame ne fait pas partie des praticiens peu scrupuleux, par hasard ?? Ah, par exemple…

C’est fou à quel point certains « experts » sont totalement inconscients, pervers, dans le déni total ou particulièrement culottés !!

Nadine Kirchgessner | 18 février 2017 à 23 h 08 min

merci Alice, Mel, Anne-Flore. Vous avez raison, les mensonges sont dangereux, et il est scandaleux de mentir aux parents, aux personnes surdouées, aux enseignants.

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