Planète surdoués | Un espace d'information et de recherche sur la douance

Déc/15

23

C’est le pompon

Je viens de lire cet article, et je pense que c’est le reflet du marasme dans lequel nous sombrons petit à petit. Entraînés par un champ de pensée, une idéologie qui voudrait que l’intelligence du surdoué n’existe pas, ou qu’il ait une « intelligence différente » certains se croient légitimes de diffuser de telles idées délétères. Rien que de lire le mot précoce à côté du mot handicapé est choquant.

« Surdouance = handicap ?

L’école de la République fait-elle pleinement sa place à tous ces jeunes qui s’écartent de la « norme » ou n’a-t-elle pas tendance, comme le reste de la société, à catégoriser ? Joël Zaffran, sociologue, spécialiste du handicap, est convaincu que « l’école coupe toutes les têtes qui dépassent, en haut comme en bas ». Il constate que le lien qui semble les unir, c’est le décrochage scolaire »…

 

Encore une fois, de fausses croyances diffusées en masse (30 % d’échec scolaire chez les surdoués) troublent des têtes bien pensantes, ou les arrangent, allez savoir…

Nous allons tout droit dans le mur…

« Résumé : Enfants handicapés, du voyage, surdoués, en détention, hospitalisés… Tous ces élèves n’ont-ils pas pour dénominateur commun des « besoins éducatifs particuliers »? La question était au cœur du débat lors des rencontres PEP. »

suite de l’article cliquer sur      Handicapé, précoce, incarcéré: l’école est-elle inclusive ?

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25 Comments pour C’est le pompon

Valérie | 23 décembre 2015 à 14 h 12 min

En tant que maman d’un enfant qui est concerné à la fois par le handicap (maladie génétique découverte peu après sa naissance) , et la précocité (découverte l’an dernier), ce que je peux exprimer c’est que :

– la précocité, ce n’est pas un handicap pour moi. Mais cela peut être « handicapant » dans le sens ( Petit Robert à l’appui pour être précise) desservir, gêner, si l’on se focalise trop dessus au point de passer tout fonctionnement et comportement de l’enfant par ce prisme, et si cette précocité est non reconnue /mal comprise / mal intégrée/ par les parents, l’entourage, l’Ecole et/ou que l’enfant / adolescent la vit mal (quelle que soit la raison).

– L’Education Nationale tente de prendre en compte la différence, cela passe par la catégorie « Enfants à besoins éducatifs particuliers », personnellement les 4 catégories référencées sont pour moi bien distinctes…

Je trouve cela positif cette prise en compte,cela passe malheureusement par « l’étiquette » …et c’est mon point de vue très personnel, les institutions quelles qu’elles soient en France sont très /trop ? « processisées », je doute qu’elles puissent faire autrement. Sur le terrain, j’ai pu rencontrer des enseignantes et directrices qui ont agi en local sans passer par les process, et d’autres qui ne jurent « que par les process »…
Encore du chemin à parcourir rien que sur la sensibilisation du personnel Education Nationale sur la précocité…et pour les parents et familles un gros besoin au départ de comprendre, se former ( et tous ne le veulent/peuvent pas).

– oui, pour des personnes non averties sur ces sujets, l’amalgame est vite fait entre les mots handicap et précocité…
Les mots entendus il y a peu de la psy scolaire : votre enfant est dans la limite basse QI niveau précocité et homogène, elle n’aura aucun problème pendant sa scolarité, je ne peux pas en dire autant des enfants à QI > 140 et hétérogènes où là c’est beaucoup plus problématique. Je n’ai pas de certitudes sur la question…mon enfant est un enfant justement, et un enfant avant tout, avec des particularités.Et lorsqu’on prend ceci en compte, avec quelques précautions liées à sa différence, tout se passe très bien !

Nadine Kirchgessner | 24 décembre 2015 à 12 h 57 min

Bonjour Valérie
Je comprends que dans votre cas, vous ressentez bien que la douance n’est pas un handicap. Il y a trop d’exagération dans ce phénomène d’assimilation de la douance à un handicap…C’est incorrect vis à vis de parents qui ont réellement des enfants handicapés.
Je suis d’accord avec vous sur ce fait de focaliser sur le haut potentiel au point d’excuser tout fonctionnement et comportement de l’enfant …c’est assez simpliste. Si les besoins éducatifs particuliers, c’est simplement avancer plus vite, cela n’a rien à voir avec le handicap. Actuellement ce sont plutôt les personnes averties sur ces sujets qui font l’amalgame entre les mots handicap et précocité…ce qui est très troublant…la psy scolaire ne peut généraliser (vers le négatif toujours…) car il n’y a pas trop d’études sur le sujet, et les QI des surdoués sont très souvent hétérogènes, comme pour la population générale d’ailleurs (cf Grégoire). Les études internationales disent que les personnes à haut potentiel réussissent bien, en général.
Bon Noël !

Lili | 4 janvier 2016 à 17 h 32 min

Diagnostiquée comme personne à « haut potentiel », il ne me semble pas incohérent d’associer surdoué et handicap. Je fais partie de ceux, détectée trop tard, souffrante à l’école au point d’être à deux doigts de la quitter. Alors oui la surdouance et handicap peuvent être associés. Pour ce qui est de la réalisation de ce soi. A condition de les associer correctement. C’est un handicap pour la réalisation de soi si, comme moi, on vit dans un environnement qui ne nous est pas approprié. C’est un handicap, car à cause de cette incapacité à se conformer réellement à un système, dans mon cas éducatif, je me retrouve incapable de réussir.
Alors non, ce n’est peut-être pas un handicap comme ceux dont on a l’habitude de parler mais de cette particularité naît une difficulté à se réaliser, à s’épanouir vraiment, à prendre la direction que l’on se souhaite qui peut être une réelle souffrance. Donc peut-être qu’en ce sens c’est un handicap.

Nadine Kirchgessner | 5 janvier 2016 à 11 h 57 min

Bonjour Lili
Cela me semble totalement inapproprié. Je ne nie pas qu’il puisse y avoir souffrance dans certains cas, dans votre cas comme vous l’expliquez et c’est évident. Mais cette souffrance n’est pas due à la douance, mais au fait que vous l’ayez su trop tard. La définition du handicap le dit clairement, la souffrance que vous évoquez est issue de votre environnement scolaire qui ne vous convient pas. Cela n’est pas étonnant si vous l’avez su trop tard. Il me semble qu’il faut bien définir les termes employés. Le terme handicap semble non pertinent.
La loi n°2005-102 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées dans son article 114 définit la notion de handicap :
« Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. »
Donc aujourd’hui que vous savez que vous avez cette chance ! Et il faut que vous en soyez persuadée, choisissez le chemin qui vous convient, en fonction de vos capacités. Ne quittez pas l’école sans diplôme, vous risquez de le regretter amèrement ensuite. Cherchez ailleurs, plutôt dans un manque de méthode, reprenez à zéro, cherchez « le pourquoi » de ce manque de réussite.

lonnoy | 8 janvier 2016 à 19 h 26 min

Le handicap rend différent. La différence n’est pas un handicap mais elle peut provoquer les mêmes effets. La normalité, c’est la diversité. Les différences font elles partie de la diversité ? A l’évidence, oui. Pourquoi certaines différences peuvent-elles provoquer l’exclusion ?
Il y a des « différences » que la majorité sait gérer. C’est le lot commun, au quotidien, comme chacun sait gérer ses propres (petites) névroses sans que cela transparaisse pour la majorité. La gestion de la différence est une affaire d’intelligence et d’éducation. Elle est en grande partie culturelle.
La gestion de la différence relève parfois de la formation. Il y a les différences dont on s’accommode, comme on prendrait une « habitude », et celles qui nécessitent une formation car il faut aller au-delà des « symptômes » pour les comprendre, donc les gérer, donc s’en accommoder.
Si l’excellence est dans la nuance, quand on considère la normalité, l’exceptionnel n’est pas compris. Il est donc rejeté, qu’il se trouve d’un côté ou de l’autre de la courbe de Gauss. J’écris ça, j’écris rien.

Cyclobearnais | 9 janvier 2016 à 3 h 13 min

J’ai aussi vu cela comme un handicap au départ car quand l’on constate que presque tout l’environnement (famille, personnes proches) ne comprend pas vraiment comment on fonctionne et avec qui on peut vraiment discuter et se sentir en confiance, alors on retourne les questions contre soi-même sans savoir ce qui cloche et l’une des solutions envisageables est d’y voir un handicap, une barrière invisible figée entre soi et les autres, du moins ce fut le cas de mon propre point de vue pendant plus de 25 ans.

Par contre, si on trouve plusieurs personnes avec qui on peut enfin interagir, alors ce n’est plus un handicap, mais bien une souffrance, car il y a des possibilités de s’ouvrir avec d’autres personnes finalement, ce qui n’est pas aussi verrouillé comme je le pensais au départ. Cela se transforme en souffrance par rapport à l’environnement externe, dont l’incompréhension avec beaucoup de personnes persiste.

lonnoy | 9 janvier 2016 à 17 h 48 min

Je viens de lire vos échanges, après avoir posté mon petit laïus sur la différence, fruit de différents constats faits dans ma vie professionnelle. J’ai noté et évalué beaucoup de gens.
Je ne connais rien de plus que monsieur tout le monde à la question de la précocité. J’enfonce certainement des portes ouvertes mais permettez-moi de faire mon petit bonhomme de chemin. J’ose donc.

Je comprends que ce que vous expliquez montre la confusion dans laquelle on peut facilement être

En effet, l’approche simpliste consiste bien à dire qu’une capacité intellectuelle supérieure (dans une moindre mesure une autre aptitude exceptionnelle) est un handicap, pourquoi ?

1- Parce que si cette aptitude hors norme a eu la possibilité de se révéler tôt (milieu favorisé, stimulation appropriée dès la jeune enfance, enseignants de qualité, activités propices à l’expression d’un talent,…), elle peut bénéficier d’une prise en main (d’une « prise en charge » ?) dans de bonnes conditions. Le chemin est tracé comme pour tout autre enfant mais avec de l’avance ou, si nécessaire, dans un cadre différent (un « institut spécialisé »).

2- Si elle ne s’est pas révélée, il faut être capable de la détecter. Quand on sait que même une dyslexie peut encore passé à la trappe ! J’utilise volontairement cet exemple pour dire que la détection de la précocité est semblable à un diagnostic. Il faut en reconnaître les « symptômes ». Il faut donc être formé qu’il s’agisse des parents ou des enseignants. Il ne faut pas trop en demander à des instituteurs payés 1700 euros par mois. Le diagnostic étant posé, il faut suivre le bon « traitement » avec des personnes compétentes.

Présenté comme cela, la précocité (ou un autre mot) est proche du handicap parce que le processus vu des institutions qui œuvrent à son contact est identique dans ses jalons à la trajectoire suivi par ses mêmes institutions pour un handicapé/déficient/enfant atteint d’un trouble/…

Tout en voulant être plus optimiste, je vais devenir cynique.
La prise en charge d’un handicapé peut être complexe et l’enfant sera handicapé pour le reste de sa vie. Il est destiné à ne connaître que des emplois de gens « normaux » (valides ou tout autre synonyme adapté au cas) aménagés pour lui. Même surdoué, cela risque d’être compliqué pour lui, donc encore plus frustrant que pour un surdoué valide.
En revanche, un surdoué est appelé à réussir mieux que les gens « normaux » dans le même emploi, mais comme tout enfant, il faut encore qu’il trouve sa voie. Un surdoué non détecté connaîtra vraisemblablement un mal-être s’il n’est pas en mesure de s’auto-diagnostiquer ou de gérer sa différence puis de trouver sa voie.

lonnoy | 9 janvier 2016 à 17 h 59 min

Je pense que des surdoués malheureux de leur vivant parce qu’ils sont incompris, pourraient se « consoler » en constatant qu’il existe des artistes dont le talent n’est reconnu qu’une fois qu’ils sont morts. C’est à croire qu’un talent a de fortes chances de s’exprimer dans la douleur, à défaut d’être reconnu, et si l’on n’est pas artiste, il vaut mieux le faire de son vivant ;-). J’écris ça, j’écris rien.

Cyclobearnais | 10 janvier 2016 à 0 h 33 min

Bonjour lonnoy,

Je suis d’accord sur votre raisonnement, mis à part deux points à éclaircir:

– pourquoi un surdoué est appelé à réussir mieux que les gens « normaux » dans le même emploi? Cela ne dépend pas du type d’emploi par exemple? (exemple: recherche pure, travail technique, ou bien dans la communication, le management, … Quel que soit le poste, une personne HP devrait pouvoir faire mieux?

– et point à éclaircir car j’y vois deux possibilités de comprendre en fait: quand vous parlez de réussite, s’agit-il de réussite scolaire/professionnelle ou bien de réussite de sa propre vie (personnelle, familiale, réalisation de soi autre que dans le travail, …)? Par exemple il y a une différence entre les expressions réussir dans la vie et réussir sa vie, je ne sais pas lequel comprendre, en fait. De même pour l’expression « trouver sa voie », est-ce cela se rapporte à l’aspect scolaire/professionnel ou bien plus propre au travail d’une vie, voire même spirituel (« trouver la voie »)?

Je ne connais pas le domaine artistique pour savoir si un artiste cherche la reconnaissance et si c’est cela sa réussite. Dans le domaine technique, par exemple, certaines personnes tentent de trouver l’équation universelle (trouvé sur le net: http://www.franceculture.fr/emission-science-publique-une-formule-mathematique-universelle-existe-t-elle-2012-11-09), et je ne pense pas que le but premier est la reconnaissance des autres, mais plus un besoin de répondre à des questions et de comprendre, pour soi. Mais ce n’est qu’un avis à ce sujet.

Cyclobearnais | 10 janvier 2016 à 0 h 53 min

Mon message précédent peut paraître déplacé et hors sujet pour les personnes en difficulté scolaire ou professionnelle, mais je souhaitais quand même poser la question.

lonnoy | 10 janvier 2016 à 20 h 25 min

Bonjour Cyclobéarnais,
Pour le point 1, effectivement si vous tronquez mon propos, il ne va vraisemblablement pas sembler clair. J’ai écrit après la phrase que vous citez « mais comme tout enfant, il faut encore qu’il trouve sa voie ». Il y a peut-être un point qui m’échappe et que j’imagine en vous lisant : on pourrait être un enfant surdoué et devenir un adulte normal (?). En revanche, il me semble que si l’on a des aptitudes supérieures aux personnes situées dans la norme, on a des chances d’être meilleur dans le même emploi, sinon à quoi correspond le fait d’être « au-dessus de la norme ». Je rappelle que je ne connais pas grand chose à cette problématique… Tout ceci est un peu court, mais l’idée est là.

Pour le point 2, je reste factuel voire terre-à-terre dans mon propos. Pour reprendre vos mots, si à mon tour je les ai bien compris, je parle de réussite dans la vie, en l’occurrence professionnelle, en ayant « trouvé sa voie ». On pourrait parler aussi de « succès » mais pas forcément « d’épanouissement » qui rejoint l’autre notion beaucoup plus large que vous évoquez à savoir « réussir sa vie ».

Nota : je ne vois pas en quoi votre propos pourrait être déplacé. Il me semble que si l’on veut essayer de réfléchir, il faut dire les choses.

– Ici il faut les écrire et le plus difficile est de commencer par se comprendre pour pouvoir ensuite échanger. Ce n’est que mon avis, mais j’ai souvent monté et dirigé des réunions de travail avec des personnes venant d’horizons différents et ce dernier point est crucial. 🙂

Cyclobearnais | 10 janvier 2016 à 22 h 21 min

Bonjour lonnoy,

Merci pour vos éclaircissements, je comprends mieux.

En fait, je vois plus la douance comme un pas de côté, un décalage, mais pas comme des aptitudes supérieures (dans certains domaines peut-être, mais il y a aussi des manques dans d’autres). Un exemple correspondant à mon cas: j’ai beaucoup de mal avec les interactions sociales. Je constate que mes collègues dans la norme ont bien plus de réussite à s’adresser aux gens, à faire des demandes et à communiquer avec eux que je ne peux le faire (essentiel pour le travail en équipe). J’espère juste atteindre leur niveau de communication un jour et me rapprocher alors de votre idée.

Je suis d’accord pour le point 2.

lonnoy | 11 janvier 2016 à 20 h 31 min

Cher cyclobéarnais,
je ne connais le terme « douance » que depuis quelques jours. Je n’en ai même pas lu la définition. Et je ne la lirai pas avant d’écrire ce post.

Ce que je crois avoir compris avec mon expérience ne fait que reprendre ce qu’un philosophe a écrit il y a 2500 ans : « connais-toi toi-même. » Nadine a mis en ligne un article sur « la théorie de l’esprit ». J’ai eu du mal à saisir, mais rapporté à ce que vous écrivez, si le connais-toi toimême est important pour tracer sa voie, il est problématique pour celui qui a des difficultés avec sa théorie de l’esprit.

Dans mon propos précédent, j’emprunte le chemin facile de la généralisation. « Par définition », un type doué, placé sur le bon créneau, devrait réussir mieux qu’un type « normal » placé dans les mêmes conditions. Je suis d’accord avec vous, la difficulté vient immédiatement avec la prise en compte de tous les paramètres qui interviennent dans les interactions humaines

Ainsi « un « pisseur de codes » doué sera un excellent pisseur de codes car il est amené statistiquement à peu interagir avec son environnement. Un manager qui ne se connaît pas lui-même et à défaut d’avoir une bonne expérience, a des chances de se vautrer même s’il est très doué par exemple pour son cœur de métier. Un don ou une aptitude particulière pour ne pas écrire supérieure ne peut pas être utilisée pleinement si on ne maîtrise pas tout ce qui va autour dans une sorte d’approche globale, pluridisciplinaire, de son métier. J’aurais presque tendance à dire que les formations dans ce domaine apportent peu s’il n’y a pas le terreau.

Je me souviens d’un type en terminale qui se croyait très bon et qui affichait une certaine suffisance parce qu’il était excellent en maths et que nous étions en filière « C ». Je pense qu’à part la recherche en maths dans un bureau et seul, il avait peu d’espoir de briller ailleurs. Je suis volontairement caricatural mais même un type « brillant » aux yeux des autres peut se planter en ayant une vision simpliste de ses qualités au regard des challenges qui l’attendent.

Pour reprendre votre image du « pas de côté », je dirais plutôt que la douance (telle que je la comprends au vu de ce que vous écrivez) amène à ne pas mettre ses pieds dans les traces des autres…

Pour finir avec ce que vous écrivez, je suis surpris que vous ayez des difficultés avec les autres quand on voit les précautions et la délicatesse que vous manifestez dans vos propos vis à vis de moi. Je n’en ai guère l’habitude, je vous assure. Je ne voudrais pas faire de la psychologie à « deux balles » mais vous semblez avoir des prédispositions pour que ça se passe très bien avec vos collègues. Vous devez juste trouver votre propre méthode et avoir un peu plus confiance en vous (?). 🙂

Cyclobéarnais | 12 janvier 2016 à 10 h 53 min

Bonjour lonnoy,

Je ne peux pas répondre à cela (mais je le fais 🙂 ), je pense que vous avez touché au problème: je confirme le manque lié au « connais-toi toi-même » qui me fait défaut actuellement et que je recherche, dû à un problème de compréhension de soi et des autres (interaction déficiente due au faux-self, je pense). Manque de confiance en soi et en une méthode personnelle (car il fallait s’adapter) font partie du lot. Bien vu.

Concernant la douance (terme qui est utilisé assez souvent en Belgique pour définir la caractéristique des HP) et au fait d’avoir des aptitudes supérieures, il s’agit plus d’expérience personnelle: le manque de compréhension de la part des gens a été tel que je passe pour idiot/bizarre aux yeux de beaucoup de personnes, et il est alors très difficile de penser dans mon cas que comme les HP j’aurais des aptitudes supérieures aux personnes normales. En partant du principe que la douance amène cela (car je n’arrive pas à le juger, différence entre cette phrase et mon expérience), alors le cheminement pour y parvenir ne peut pas être de se considérer avoir des aptitudes supérieures, car cela clasherait avec ma perception de la réalité. Il faut d’abord passer par une étape de différenciation avec les « personnes normales » pour ensuite peut-être (c’est un des nombreux embranchements) rejoindre ce que vous écrivez. C’est peut-être aussi cela le pas de côté.

Si tout se passe bien, je devrais tendre vers ce que vous dites: passer par l’étape de se connaître (ce que j’essaie actuellement). Disons alors que vos propos sont trop en avance et/ou théoriques par rapport à ma phase actuelle et cela m’a un peu gêné, d’où mes questionnements, voilà tout.

Et merci pour vos réponses tout de même :-).

lonnoy | 12 janvier 2016 à 21 h 26 min

Bonsoir Cyclobéarnais,

N’en sachant pas plus sur vous, mais constatant que vous « traînez » activement sur ce blog, mais vraisemblablement pas par hasard, et non sur celui des groupies de Justin Biber, je fais une hypothèse sur ce qui vous conduit à vous turlupiner. 🙂

Je ne sais pas quel est votre travail mais je vais essayer de développer une approche. Je ne risque rien ;-).

J’imagine que, quand un problème se pose à vous, vous avez une manière inhabituelle de le traiter. Cette différence est d’autant plus criante que vous êtes confronté à ce problème en même temps que vos collègues. Ainsi, par exemple, en réunion, au moment d’analyser un problème posé au groupe, quand c’est votre tour de parler, vous émettez un avis, un point de vue ou une idée qui paraît soit décalée soit inappropriée soit idiote aux autres. Votre angle d’attaque est différent. J’aurais tendance à écrire qu’au mieux, votre propos surprend. Au pire il attire la moquerie ou le mépris. Vous faîtes face à une position apparemment consensuelle contre vous, sans que nécessairement une autre solution soit proposée.

Vous voyez le problème « ailleurs » ce qui a tendance à vous amener à proposer une solution parfois « différente ». Vous n’êtes pas dans le moule, mais vous ne le faîtes pas exprès. Votre petite mécanique interne fonctionne différemment.

Si tel est le cas et qu’il se reproduit dans les mêmes conditions, alors vous devez essayer de conceptualiser votre raisonnement ou votre métier, ou les deux. Je pense pour l’avoir vécu, que cette étape dans le travail est nécessaire avant de s’attaquer à sa manière d’interagir avec les autres puis à la stratégie pour faire passer ses idées, les deux étant souvent proches.

Tout ceci est empirique et peut être un peu abscons mais c’est du vécu traduit de manière un peu raccourcie, je le concède.

lonnoy | 12 janvier 2016 à 21 h 51 min

Cyclobéarnais,
Je ne suis pas surdoué ou alors je l’ignore mais je ne suis pas idiot, je le sais.

A 13 ans je pensais que « l’homme est victime de son intelligence ». C’était le résultat de ma petite réflexion personnelle en regardant comment cela se passait autour de moi. Je suis de nature plutôt pessimiste (d’où le recours au mot « victime » ?). Je l’étais tout en sachant que ça ne serait peut être pas bon pour moi. En seconde, j’ai mal réagi au thème d’une de mes premières dissertations : « pessimiste équivalent d’imbécile ? ». Je l’ai pris pour moi 🙂

Il m’a donc fallu comprendre pourquoi je ne voyais toujours, ou presque, que le verre à moitié vide : faire la part des choses en leur donnant un sens solide, au-delà des idées reçues et souvent largement partagées. Il faut peut être obligé de réfléchir plus que les autres : un paradoxe ?

Aujourd’hui, à 53 ans, je me demande encore si « jesuisconoubien… ? » nom que j’ai donné à mon blog qui n’est lu que par moi-même. Il est essentiel, me semble-t-il de formaliser sa pensée, y compris sur les sujets qu’on maîtrise mal.

Il est possible que le fait d’être diagnostiqué « surdoué » crée des problèmes personnels supplémentaires si on n’est pas en mesure de franchir certaines étapes dans la connaissance de soi et des autres. Sans diagnostic, on le vit mal comme d’autres vivent mal d’autres difficultés auxquelles ils ne trouvent pas de bonne solution.

Je sais que je me suis toujours posé beaucoup de questions sur moi-même et les autres. Je pense que c’est une forme d’honnêteté intellectuelle car peu de choses sont aussi mystérieuses et fondamentales que les relations humaines. J’écris ça, j’écris rien.

Cyclobearnais | 14 janvier 2016 à 0 h 01 min

Bonjour lonnoy,

Le message précédent était bon au niveau de la cause (peut-être est-ce commun à beaucoup de gens, en fait, le manque de confiance en soi?), mais par rapport aux faits, ce n’est malheureusement pas cette hypothèse (même si cela l’a été quelquefois durant la scolarité). Ceci montre-t-il qu’il peut y avoir différentes possibilités de manifestation de décalage? Intéressant à regarder. Je travaille plutôt seul et n’aime pas parler en réunion, voilà tout. C’est sans intérêt (je le dis honnêtement), cela ne sert à rien d’expliquer que le programme fonctionne à pouillème % près, lorsque 5 % de tolérance est accepté (comme une randonnée en montagne d’ailleurs: comment traduire avec des mots un panorama magnifique?). L’interaction sociale, parler en réunion pour se mettre en valeur comme certains, je ne comprends souvent pas l’intérêt réel.

Pour la conceptualisation du métier et même de sa propre vie, oui, c’est une étape que je fais actuellement, je partage votre point de vue. Par contre, il faut bien passer par une étape d’apprentissage et de contact aux autres, et ceci est moins prévisible (mais que j’accepte à présent).

Enfin, concernant le fait de se poser des questions et de formaliser sa pensée, c’est bon et stimulant, pour se remettre en question et savoir ce que l’on pense vraiment. Je ne sais pas si le diagnostic en général crée plus de problèmes qu’il n’amène de réponses. De mon côté, les problèmes étaient déjà là avant (je n’en ai pas vu apparaître après) et cela a amené des réponses mais pas tout, car certaines doivent encore répondre à des points bien spécifiques (pourquoi fan de vélo au lieu de Justin Bieber? 🙂 ). Peut-être une question: pourquoi voulez-vous faire cette démarche (car on apprend toujours quelque chose sur soi dans les résultats quels qu’ils soient, si le psy est bon)? Il y a pour beaucoup de gens (surdoués et non-surdoués), je suppose, des phases de compréhension de soi qui permettent d’avancer donc je l’ai vu de cette manière et continuent à le voir ainsi (d’où peut-être le fait de passer encore sur ce site).

Des idées dont vous parlez (pessimisme, questions, conclusion que l’on crée par soi-même pour trouver une logique?), je comprends bien cela, mais ne peux pas dire si tout le monde le fait ou pas: je ne le sais pas.

Cyclobearnais | 14 janvier 2016 à 14 h 57 min

Bonjour lonnoy,

Pour faire court, l’hypothèse aurait pu être valide mais pas dans mon cas: je travaille plutôt en solitaire et ne vais pas aux réunions, vu que la résolution des problèmes se fait plutôt en direct avec la personne. Il serait d’ailleurs intéressant de voir les différentes histoires des gens suite à un déficit de confiance en soi, qui est aussi une des causes de décalage, peut-être.

Concernant ce dont vous parlez (pessimisme, questionnement, phrase pour résumer une situation à sa manière), je comprends tout à fait mais ne peux rien dire de plus à ce sujet. Les questions font du bien, permettent de se remettre en question et de savoir vraiment ce qui nous convient ou pas, à mon avis. Mais ce n’est pas perçu de la même manière par tout le monde: « mais pourquoi tu te poses toutes ces questions? ». J’entends souvent cette question, à présent je m’en fous.

Concernant le diagnostic, je ne sais pas, mais cela n’a pas créé de problèmes dans mon cas, vu que je les avais déjà avant :-). Plus un éclairage sur quelques points et quelques acceptations de mes étrangetés vis-à-vis de moi-même (même si avec le recul, j’aurais dû les accepter avant sans diagnostic), mais d’autres points avancent plus doucement.

lonnoy | 14 janvier 2016 à 20 h 54 min

Bonsoir Cyclobéarnais,
connaissez vous l’histoire du polytechnicien et de l’ouvrier à qui on donne un tas de patates à trier par taille : grosses, moyennes et petites. On leur donne une heure.

Une heure après, on vient voir le résultat. L’ouvrier a fait ses trois tas. Le polytechnicien en a partout autour de lui et il se gratte la tête.

On parle d’un polytechnicien juste pour dire qu’il s’agit de quelqu’un reconnu au-dessus de la norme, avec un cerveau qui pulse.

C’est une blague qui part du principe qu’un polytechnicien est capable de gérer de la complexité. Cependant s’il n’a pas conceptualisé la notion de taille moyenne, petite et grande, il va se perdre dans la multitude de tailles sans réussir à fixer une limite. L’ouvrier, qu’on ne peut pas suspecter d’être idiot, a naturellement conceptualisé et il va rapidement, sur ce sujet, au résultat.

« Pourquoi fan de vélo et pas de Justin Bieber ? ». Et bien « parce que… » il y a des questions qui ne méritent pas de réponse parce que, pour cet exemple, l’intérêt d’être fan est de « se faire du bien ». Voilà le concept, si on l’a. En revanche on peut se poser des questions sur la doctrine. « Pour me faire du bien, je fais ci plutôt que ça ». Pourquoi les autres font ça plutôt que ci ? parce qu’ils préfèrent faire ça plutôt que ci. Si on a le concept, la réponse peut être simple. Les questions redeviennent ordinaires : les autres ont des goûts différents et cela n’est finalement pas un problème puisque le but de chacun est de « se faire du bien ». Se créer un concept, c’est aussi pour moi se forger des convictions.

Mon interprétation (qui n’est pas une affirmation) : Les gens intègrent des concepts, sans le savoir, peut être grâce à leur éducation et à la nature des relations qu’ils entretiennent entre eux. Leur cerveau fonctionne ainsi par slogans, raccourcis intellectuels, phrases toutes faites, citations, phrase de la bible, formations « clé en main », émotions partagées, communauté de pensée… par ce que j’appelle aussi dans mon blog « les phrases à la con » : « celui qui n’aime pas les animaux, n’aime pas les hommes ». « jamais plus ça ».

Jugés de l’extérieur, ils sont dans un moule. C’est d’ailleurs un concept : « vouloir que les gens soient dans un moule ». En revanche certaines personnes ne peuvent pas se poser des questions sans ce cadre. Vous/je avez/ai souvent tendance à mettre en cause ces « phrases à la con » car vous voyez, par exemple dans certains cas, la complexité de ce qu’elles prétendent couvrir. Pour vous (pour moi), les mêmes causes ne produisent pas systématiquement les mêmes effets que ceux attendus par la majorité. Les solutions de bon sens sont de mauvaises solutions. C’est souvent le cas dans les approches pluridisciplinaires.
Cependant si vous n’avez pas le concept qui chapeaute le domaine traité, vous vous perdez face aux certitudes affichées par les autres.
Fort de ses propres concepts, le travail suivant consiste à rallier les autres, chose ardue car on bouscule des habitudes et des automatismes notamment dans la hiérarchie.

Nota : cela fait très peu de temps que je m’intéresse à ce sujet de la douance, qui me change de mes élucubrations sur des sujets d’actualité. J’ai en quelque sorte (et en toute modestie) conceptualisé ma compréhension de ce sujet en posant qu’un surdoué était par rapport à la « norme » un éclaireur. C’est la traduction de la vision que j’en ai à ce stade après avoir lu plusieurs textes et témoignages. En admettant que ma vision soit juste, elle pourrait peut être me permettre de développer ensuite toute la réflexion et de me poser toutes les questions pour essayer de trouver des réponses dans ce cadre.

Cyclobearnais | 15 janvier 2016 à 0 h 48 min

Bonjour lonnoy,

La construction du message est jolie. Je ne sais pas si vous écrivez comme cela et autant de manière habituelle, automatique ou bien autre chose (beaucoup d’idées me viennent pour comprendre ce qui vient de se passer en lisant 🙂 et je dois trouver une explication (j’ai regardé un peu le blog)), mais je dois dire que cela tient bien la route, je n’ai pas encore vraiment compris comment, et à quelle idée vous alliez arriver, en fait, jusqu’au dernier paragraphe avant le nota. Un peu comme une histoire drôle où la fin est inattendue, sauf que ce n’est pas une blague, c’est une idée développée. Surtout la fin surprenante : »vous vous perdez face aux certitudes affichées par les autres » est très vraie dans mon cas.

J’ai besoin de temps (plusieurs jours) pour bien comprendre et assimiler ce que vous avez écrit.

Pour le nota, je pense comprendre ce que vous voulez dire, mais je n’ai pas la même vision des choses, malheureusement, et désolé. Je verrais plus un HP comme quelqu’un qui bouscule les idées et donc qui dérange les autres personnes. Je pense qu’il s’agit d’une différence de point de vue parce que je me place du point de vue de la « norme » et de l’écho que j’en reçois, alors que vous adoptez un autre point de vue trop « au-dessus » de moi (donc ne correspondant pas à ma vision de la réalité). Mais je respecte et comprends bien votre idée.

lonnoy | 15 janvier 2016 à 19 h 08 min

Bonsoir Cyclobéarnais,
l’image de l’éclaireur mérite d’être développée. L’éclaireur n’est pas placé qu’à l’avant. Il est lié au peloton ou au gros de la troupe. A partir de là il y a de nombreuses pistes de réflexion possibles. Dans la vie, on trouve des gros de la troupe partout : à l’école, dans les associations, dans le boulot,… Un leader comme un patron peut se trouver dans le gros de la troupe. Il donne la direction générale du déplacement, la stratégie, mais il n’a peut être pas la vision complète ou l’information pertinente qui va lui permettre de mener à bien sa tactique. L’éclaireur, qui avance comme le gros de la troupe, peut lui apporter cette information mais il faut savoir l’utiliser comme il faut.
Je pense qu’il s’agit de plus qu’une métaphore mais je ne suis pas sûr d’avoir compris la nature profonde du « problème » des surdoués.
En référence à la fin de votre post, je pense que vous pourriez changer d’avis et vous dire que ce concept vous va, qui sait ? 😉

Pour en revenir à votre première remarque, j’écris parce que, ayant une mémoire limitée, je ne veux pas « oublier » le fruit de mes pérégrinations. Je suis un ancien militaire et j’ai beaucoup écrit dans certains postes car, ô horreur pour nombre de mes collègues, j’étais un « conceptuel » tout en étant très pragmatique. Quand un concept est formulé correctement, on retrouve ensuite l’argumentaire qui y est attaché. Un exemple de truc que j’ai formulé : « je rends compte à une autorité dont je dépends hiérarchiquement, mais je dialogue avec une autorité hiérarchiquement impliqué dans ma performance. » ça résume tout le problème de l’armée et du pilotage de la performance.
Pour expliquer le bien fondé de ce que j’allais faire, j’étais donc obligé de le démontrer. (J’ai donc l’habitude de poser sur le papier ma réflexion. Je le fais en général en un jet.)
En dépit de cela, ce n’était pas forcément compris mais on ne pouvait pas m’empêcher de le faire car les sujets en jeu étaient souvent complexes. Un de mes chefs m’a dit un jour « lonnoy, je ne sais pas comment vous faîtes, mais je constate que ça marche ».

Il y a un autre point qui pourrait vous être utile. Quand j’ai travaillé sur ma reconversion il y a deux ans, j’ai dû faire un travail d’introspection et j’ai découvert que j’étais « optimiste de but mais pessimiste de chemin ». Quand on sait que le chemin est difficile pour atteindre un objectif, on se met à réfléchir beaucoup plus que ceux qui ne perçoivent rien des difficultés (ou ne veulent rien percevoir). Il faut mettre en adéquation ce que l’on sait, ce dont on a connaissance, ce qu’on imagine, et ce qu’on ignore et qui pourrait être le plus important pour réussir à atteindre le but. Placé dans une telle situation on se met à ratisser large quand des collègues vont droit au but en choisissant, de votre point de vue, la solution de facilité. J’écris ça, j’écris rien. 😉

Nadine Kirchgessner | 23 janvier 2016 à 12 h 17 min

Bonjour, Je ne suis pas intervenue dans vos échanges qui sont très intéressants. La douance n’est pas un handicap mais c’est bien le regard actuel qui le rend comme cela, et c’est tellement absurde. Entrevoir un handicap parce que l’environnement n’est pas bienveillant ou carrément malveillant n’est pas dans la définition de ce qu’est un handicap. Il faut aller vers les personnes bienveillantes, quand on est adulte, c’est plus facile que lorsqu’on est enfant. Dans le monde du travail, ce n’est pas toujours évident, par contre. Sur la réussite, il y a beaucoup à dire. J’ai vu dans mon étude par exemple, des gens qui avaient vraiment réussi du point de vue « diplômes » et qui n’étaient pas satisfaits.
Concernant « la théorie de l’esprit ». Il s’agit d’un concept de psychologie de développement pour les enfants. Les relations sociales se développent pour l’enfant petit à petit avec l’âge.
Concernant le manque de confiance en soi, tout est relatif. Il peut aussi y avoir des moments où on est en confiance, d’autres on l’est moins, c’est la vie tout simplement , et heureusement que la vie n’est pas monotone.
Lonnoy donne une des définitions du surdoué aux USA, l’une des caractéristiques étant le leadership.
Quant au « problème des surdoués » il est en fait le problème d’une petite partie d’entre eux , moins de 10 % d’entre eux qui seraient en échec scolaire.

Cyclobéarnais | 24 janvier 2016 à 0 h 09 min

Bonjour lonnoy,

(Après quelques jours) Je pense avoir été un peu trop bousculé dans mes certitudes, et je ne suis pas prêt à me remettre en question, un peu trop fragile (ou hypersensible si je peux le dire 🙂 ). Je sais/sens juste que lorsque je relirai ce que vous avez écrit d’ici un an ou deux, je comprendrai et j’accepterai mieux le point de vue. Pour l’instant, le rythme de changement dans la conversation est très rapide et je n’arrive pas à suivre, j’ai donc eu besoin de décrocher. Je pense que vous êtes dans le vrai, mais je n’ai pas le droit de l’admettre, cela revient à me remettre en question plus que d’habitude et à accepter d’être dans une position inconfortable et inconnue, ce que je n’arrive pas à faire. L’expérience rattrapera cela un jour (si tout se passe au mieux), et je pourrai alors rattacher les wagons. Désolé et merci.

Bien à vous.

lonnoy | 14 février 2016 à 9 h 00 min

Bonjour Cyclobéarnais,
Je vous propose la lecture de ce texte sur lequel je viens de tomber. Je retrouve des éléments de ce que j’ai essayé d’exprimer ci-dessus à partir de mon expérience personnelle mais c’est exprimé de manière plus académique. C’est donc plus facilement transposable au cas de chacun.
Je ne suis pas (sûr d’être) d’accord avec le dernier point qui est une conclusion sur l’influence entre une minorité et une majorité qui s’exerce sur deux plans. Dans ce domaine, je crois que, quand la minorité est un individu, la personnalité est très importante. Par définition pour le sujet dont nous parlons, l’individu n’est d’accord avec la majorité ni en public, ni en privé sinon son engagement dans une voie singulière n’a aucune chance d’aboutir.
http://www.psychologie-sociale.com/index.php?option=com_content&task=view&id=250&Itemid=85
Bla bla… 🙂

Nadine Kirchgessner | 23 février 2016 à 11 h 00 min

Merci beaucoup lonnoy pour cet article. Vous avez raison la psychologie sociale est passionnante !

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