Planète surdoués | Un espace d'information et de recherche sur la douance

Déc/15

8

« Les médiocres ont pris le pouvoir»

J’ai lu un article sur un livre qui semble passionnant et que je devrais lire.

La Médiocratie, d’Alain Deneault, éd. Lux (2015)

J’ai vu cet article par l’intermédiaire d’un nouvel ami MENSA belge. Et ce matin, après avoir lu encore un nième article disant que un tiers des enfants doués est en échec scolaire, …cet article fait du bien !

Pour l’auteur , la médiocratie ce n’est pas exactement «  être médiocre » mais plutôt aller dans le même sens que (presque) tous. Je vous engage à lire cet article passionnant. Je ne ferais pas l’analogie avec le monde de la douance. Mes nombreux lecteurs « très intelligents » la feront facilement eux-mêmes sans aucun doute. L’article ne parle pas du journalisme ni du net…mais ça c’est encore une autre histoire  (de dupes).

Un des commentaires de l’article écrit : « L’expert n’est pas médiocre, mais il est assez intelligent pour le faire croire, et c’est là sa force. De plus, l’expert ne défend pas une position médiane, mais au contraire une position exarcerbée. Le « moyen », la position médiane, n’est pas nécessairement une mauvaise chose ; et elle peut correspondre à ce que nous nommons « démocratie ». Elle est d’ailleurs par moment ce que nous nommons « vertu » (Aristote). »

(comprendre : assez intelligent pour faire croire qu’il est expert)

EXTRAITS

« Les médiocres ont pris le pouvoir » dit-il. « La médiocratie désigne ainsi un régime où la moyenne devient une norme impérieuse qu’il s’agit d’incarner. »

« Etre médiocre, ce n’est donc pas être incompétent ?

Non. Le système encourage l’ascension des acteurs moyennement compétents au détriment des super compétents ou des parfaits incompétents. Ces derniers parce qu’ils ne font pas l’affaire et les premiers parce qu’ils risquent de remettre en cause le système et ses conventions. Le médiocre doit avoir une connaissance utile qui n’enseigne toutefois pas à remettre en cause ses fondements idéologiques. L’esprit critique est ainsi redouté car il s’exerce à tout moment envers toute chose, il est ouvert au doute, toujours soumis à sa propre exigence. Le médiocre doit « jouer le jeu ». 

Que voulez-vous dire ?

« Jouer le jeu » est une expression pauvre qui contient deux fois le même mot relié par un article, c’est dire son caractère tautologique. C’est une expression souriante, d’apparence banale et même ludique. Jouer le jeu veut pourtant dire accepter des pratiques officieuses qui servent des intérêts à courte vue, se soumettre à des règles en détournant les yeux du non-dit, de l’impensé qui les sous-tendent. Jouer le jeu, c’est accepter de ne pas citer tel nom dans tel rapport, faire abstraction de ceci, ne pas mentionner cela, permettre à l’arbitraire de prendre le dessus. Au bout du compte, jouer le jeu consiste, à force de tricher, à générer des institutions corrompues. La corruption arrive ainsi à son terme lorsque les acteurs ne savent même plus qu’ils sont corrompus…

Vous placez l’expert au centre de la médiocratie. Pourquoi ?

L’expert est souvent médiocre, au sens où je l’ai défini. Il n’est pas incompétent, mais il formate sa pensée en fonction des intérêts de ceux qui l’emploient. Il fournit les données pratiques ou théoriques dont ont besoin ceux qui le rétribuent pour se légitimer. Pour le pouvoir, il est l’être moyen par lequel imposer son ordre

L’article complet  cliquer sur   les médiocres ont pris le pouvoir

mon article (17 juin 2014)  climat

 cet article n’a rien à voir avec le réchauffement climatique ! (humour…)

 

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Un commentaire pour « Les médiocres ont pris le pouvoir»

roni | 8 décembre 2015 à 19 h 13 min

Merci Nadine !
C’est toujours un plaisir de vous lire et de partager vos réflexions.
Il me semble aussi que l’entreprise façonne ses employés comme elle façonne ses produits ou services ; bref selon des normes.
Il reste peu de place à l’innovation, aux esprits créatifs et aux vraies améliorations …
« Sois normal et tais-toi ! »

Bien à vous
Roni

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