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Avr/15

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L’enfant doué veut tout maîtriser de A.Adda

Un nouvel article d’Arielle Adda dans le journal des femmes ce mois-ci ! Comme toujours , les mots justes et précis pour décrire l’enfant doué.

« L’enfant doué veut tout maîtriser », dit-on

On entend souvent dire, avec une nuance de reproche dans la voix, que les enfants doués « veulent tout maîtriser », désir utopique qui serait bien en accord avec une nostalgie de la toute-puissance connue dans leur tout jeune âge, perdue depuis longtemps, mais dont ils n’auraient jamais fait le deuil.

On aime bien penser que leur aisance, parfois étourdissante dans certains domaines comme celui du langage par exemple, les a abusés et qu’ils se croient désormais nantis d’un pouvoir particulier. Tout comme ils maîtrisent à la perfection la syntaxe ils aimeraient exercer un contrôle semblable sur tous les événements survenant autour d’eux.

La suite de l’article dans le Journal des femmes  cliquer sur L’enfant doué 

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J’ajoute une vidéo récente d’Arielle Adda sur le conformisme!

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Un commentaire pour L’enfant doué veut tout maîtriser de A.Adda

Agnès | 22 avril 2015 à 0 h 06 min

Bonsoir,

Je viens de lire l’article d’A. Adda…
Et à la fin, j’ai éclaté de rire ! Sur un détail… Je me revoyais il y a une semaine, devant Y. le neuropsychologue qui allait me faire passer le test Wais. Nous avions eu l’entretien préalable quinze jours avant et j’avais donc eu tout le loisir de me préparer. oh ! Pas de sortir ma garde robe pour être la plus belle… (d’ailleurs, me rappelle même plus comment j’étais habillée). Mais j’avais pris soin de bien me nourrir, d’avoir un sommeil réparateur, de ne pas trop « ingurgiter » de lectures génératrices d’angoisses ; j’avais revu mes exercices de méditation, de respiration. Dans mon sac, il y avait une petite bouteille d’eau, mes clops et ma cigarette électronique, des kleenex, mes deux paires de lunettes. J’avais pris un pull supplémentaire au cas où j’aurais froid (mais heureusement ce jour là, il faisait un soleil magnifique).
Au tout début, j’ai posé la question qui m’angoissait et qu’il me fallait éluder dès le départ : comment cela va se passer concrètement ? Le neuropsy a souri et a répondu exactement ce que j’avais besoin d’entendre. Rassurée, j’ai vécu cette première partie de test avec plaisir.
Bon, je sais… Je ne suis plus une enfant. Quoi que… Alors que Tom avait 6 ans, il aimait répéter : Ce qu’il y a de bien avec Maman, c’est que c’est une grande enfant !
Mais trêve de plaisanterie : maîtriser un sujet est particulièrement rassurant. Ce qui crée la dissonance avec l’entourage, c’est la multi-maîtrise de multi-sujets !
Non seulement, on est vite « targué » d’être dans le contrôle mais aussi dans la domination. Hé oui ! On est tout là-haut pour voir et concevoir l’ensemble, normal… Et puis, parfois cela débouche sur un « t’es vraiment psycho-rigide, toi » alors qu’on avait de cesse d’ouvrir tout notre champ de vision.

Je pense aussi que la maîtrise, pour être acceptée, doit rimer un minimum avec « rentable ». Si cette maîtrise est purement intellectuelle, elle n’est plus limitée et deviendrait presque immaîtrisable ! Et là, on est dans le comble du comble. Je pense à cela car dernièrement, j’ai du soutenir Tom, mon loulou adoré de bientôt 15 ans. Il a présenté son rapport de stage de 3ème, réalisé chez notre vétérinaire. Il l’avait super potassé ! Bien qu’il ne lui était pas nécessaire d’avoir un compte rendu écrit, il avait tenu à le faire et nous l’avions agrémenté d’un superbe power point. Il s’était entraîné et m’avait même réquisitionnée en tant qu’auditoire. Au chronomètre, il dépassait un peu mais nous avions convenu que le contenu intéressant ferait le reste. Mais je me suis méprise ! Il a obtenu un 15, qui est une note honorable mais franchement décevante au regard de son travail. Lorsque j’ai creusé un peu en lui demandant les notes de ses camarades, les lieux de stage et aussi sa feuille d’évaluation, j’ai soudainement compris. Il avait survolé le sujet, dans la maîtrise même du vocabulaire médical… Mais il avait omis une soi-disante présentation précise du lieu de stage. Ben oui ! Il avait juste oublié de mentionner le prix d’une consultation, le nombre par jour et par semaine, les salaires des deux vétos et de la secrétaire, les capitaux… Ce qu’avaient fait ses camarades !
Alors j’ai repris la feuille, et j’ai rajouté les points qui lui manquaient. Je lui ai mis un 18 ! Nous irons la semaine prochaine présenter son travail à notre véto. Par contre, j’ai repris avec lui que c’était une note très bonne et qu’il saurait dorénavant diriger ses travaux dans le sens que l’on attend et pas forcément qu’on lui demande.
Un homme averti en vaut deux : Pour que la maîtrise soit digérée ou acceptée, mieux vaut la servir avec un habit assez conforme ou passant pour « normale et simpliste ».

Bien à tous…

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