Planète surdoués | Un espace d'information et de recherche sur la douance

Jan/15

12

Le sens des mots/maux

Je pense qu’il faudrait accentuer la culture et les cours de français, plutôt que d’augmenter les moyens militaires contre le terrorisme. Les moyens doivent être : LES MOTS contre les MAUX. Aujourd’hui, j’ai été traitée de raciste…sur un réseau social…plutôt, quelqu’un m’a dit que j’avais eu des propos racistes… A une personne qui « niait » que les actes contre charlie hebdo et contre l’épicerie de la porte de Vincennes étaient du terrorisme, j’avais expliqué que ces actes étaient du terrorisme (prise d’otages pour terroriser) et que la France était menacée par les extrémistes à cause, entre autres, de la loi sur le voile à l’école (2004) et sur la burqa (2010).   Les mots, le sens des phrases, le sens de la pensée, ne sont pas compris par certains. J’observe que cela se passe souvent, très souvent les intellectuels qui osent parler des faits qu’ils observent, sont traités de racistes et sont ostracisés. Certains confondent les observations de ces philosophes avec ce qu’ils pensent, c’est à dire avec leurs convictions personnelles. C’est comme si un médecin observateur disait à un patient « vous avez la grippe » et que le patient en colère réponde au médecin : « vous êtes raciste » ! Je caricature pour montrer le non-sens de ces allégations.

Je recopie ce que j’ai répondu à cette personne.

Vos propos sont peu constructifs, et dénués de nuance et de discernement. Confondre observatrice et raciste ? relisez votre dictionnaire. C’est de la manipulation intellectuelle. Peut-être n’avez-vous pas eu de profs de français pour vous apprendre le maniement du langage et ses nuances ?

Propos racistes, ?…c’est comme de dire que les journalistes de charlie hebdo étaient racistes… surréaliste …ils étaient très humains. J’ai relu mes commentaires, j’ai défini le terrorisme, car vous avez nié qu’il s’agissait de terrorisme, j’ai expliqué que la France est menacée depuis l’interdiction du voile à l’école, vers 2004. Tous les observateurs compétents le savent.  La France a défendu le droit des femmes, et l’égalité républicaine entre les hommes et les femmes à l’école, et ensuite dans les lieux publics, avec interdiction de la burqa. Ce n’est pas moi qui fais les lois. Mes propos ne sont pas racistes, mais ai-je besoin de me justifier ? Déplorer que les femmes ne sont pas égales de l’homme est un constat. Le texte d’Abdennour Bidar l’explique mieux que moi. Pour comprendre la nuance entre une religion que je respecte (chacun a droit de culte) et des extrémistes, qui font du tort aux musulmans, j’ai aussi dit de lire et écouter Gilles Kepel. Il faut connaître l’Histoire, au V e siècle, les femmes qui étaient « en cheveux » étaient les prostituées, et les femmes respectables se couvraient pour qu’on reconnaisse qu’elles n’étaient pas prostituées…on est un peu éloigné du spirituel…. Est-ce que les hommes portent un voile ? (observatrice) Actuellement, on en est au même point cf le mouvement ni putes ni soumises. Lire aussi A. Cojean , qui a fait un reportage sur les femmes « le viol, arme de destruction massive en Syrie » et « les noces barbares de DAECH ».Tous les musulmans qui ont défilé hier ont expliqué que l’extrémisme n’est pas leur religion. Et je les approuve et je les trouve courageux dans ce contexte, et constructifs. Lire aussi le livre de Lydia Guirous.

Je soutiens les femmes musulmanes.

Va –t-on supporter encore longtemps que les mots soient dénués de leur sens ? Nous sommes tous responsables. Employons le langage plutôt que les armes. Mais le langage peut être une arme aussi…

Le texte d’Abdennour Bidar

en Anglais 

Dounia Bouzar  « ils cherchent le paradis  ils ont trouvé l’enfer »

Religion guerre et barbarie

 

Share

RSS Feed

Laissez un commentaire!

Pour éviter les spams, merci de donner la réponse au calcul suivant: Le délai maximum de validité du CAPTCHA est dépassé, merci de le relancer.

11 Comments pour Le sens des mots/maux

Oise | 21 janvier 2015 à 9 h 13 min

Bonjour, force est de constater qu’avec un peu d’analyse transactionnelle, vous auriez pu facilement donner une réponse différente à votre persécuteur. En tout cas, la réponse que vous donnez n’a probablement pas détourné votre interlocuteur (troll) de son avis à votre sujet. Je pense que le sujet de ce texte aurait donc pu tout aussi bien s’intituer « vous laissez-vous facilement manipuler par vos automatismes de défense ? ». S’il y est bien question d’intention ou d’utilité à exprimer cette intention, il manque pour que l’échange soit vraiment profitable au lecteur (et pas seulement à vous-même), un apport de solutions.

Nadine Kirchgessner | 22 janvier 2015 à 11 h 57 min

En tous cas, c’était ma réponse. Ne vous en déplaise. Je pourrais écrire qu’un peu de condescendance vous fait du bien ? Force est de constater que vous n’avez peut-être pas saisi le sens de cet article…sans doute n’est- il pas assez explicite ? Pour que l’échange soit un véritable échange, il faut que le sens des mots soit compris, sinon, aucun débat n’est possible. L’apport de solution : vérifier le sens des mots dans le dictionnaire avant de les employer à tort et à travers.
Persécuteur : qui poursuit, tourmente, avec injustice et violence.
Je ne me suis sentie en aucun cas persécutée. J’ai uniquement senti que mon interlocuteur ne connaissait malheureusement pas le sens de mots qu’il employait.
Racisme : idéologie fondée sur la croyance qu’il existe une hiérarchie entre les groupes humains. Attitude d’hostilité systématique à l’égard d’une catégorie de personnes.
On ne peut employer le terme de racisme envers des personnes pratiquant une religion. Il n’y avait aucune hostilité dans mon écrit, uniquement du factuel. Il en est de même pour les termes se terminant par phobie, que l’on entend beaucoup. Ils sont dévoyés de leur sens. Phobie, venant du grec, veut dire peur et non rejet…
Définitions issues du Larousse.
L’analyse transactionnelle, concept et théorie controversés, (comme la psychanalyse) non reconnus scientifiquement. Privilégier la psychologie clinique.

Becassine | 22 janvier 2015 à 23 h 49 min

Bonsoir, je trouve dommage que vos réponses soient aussi peu constructives et ne favorisent nullement un échange du moment que vous estimez que le commentaire d’une personne ne reconnait malheureusement pas avec exactitude la façon dont vous employés les mots.

Cycloparisien | 24 janvier 2015 à 0 h 34 min

Oise, pouvez-vous garantir que l’analyse transactionnelle fonctionnerait quelle que soit la personne en face? Et d’ailleurs l’appliquez-vous en permanence, même en temps réel (au cours d’une discussion, et non après analyse)? Si c’est une solution pour résoudre les problèmes, l’utilisez-vous?

Je n’en ai jamais entendu parler de la part de hp, du moins dans le peu de groupes avec qui je discutais, donc c’est une nouvelle information pour moi, et j’aurais voulu savoir si je pouvais considérer cela comme une solution potentielle à étudier (même si difficile pour moi à mettre en pratique, dû à mon côté « naïf »).

julienselignac | 24 janvier 2015 à 0 h 49 min

Bonjour Nadine. Je ne saurais dire personnellement si les (ou certains) journalistes de Charlie étaient ou non racistes, sans doute pas. Mais ce qui est sûr, c’est que leurs dessins véhiculaient assez souvent des préjugés racistes et/ou sexistes. On peut défendre la liberté d’expression sans nécessairement s’assimiler entièrement aux personnes en question. Je vous mets ici ce lien, qui me semble bien approprié au titre de votre article http://blog.mondediplo.net/2015-01-13-Charlie-a-tout-prix

Nadine Kirchgessner | 28 janvier 2015 à 14 h 17 min

Je ne connaissais pas ce journal plus que ça, je ne l’achetais pas. Mais la liberté d’expression me semble être primordiale. Vous semblez penser que ces caricaturistes étaient racistes, ça par contre, je suis sûre du contraire. La caricature est une discipline qui force le trait, comme l’humour, d’ailleurs. Ils sont un exutoire, cela permet de ne pas faire dans la vie les choses pour lesquelles on rit, on comprend des situations parce qu’elles sont exagérées et excessives, par le burlesque. C’est comme si on disait que Coluche ou Desproges étaient racistes, lorsqu’ils faisaient des sketches sur les minorités. Que les caricatures soient trop exagérées, c’est possible, même presque certain, puisque ce sont des caricatures ! (définition) Chacun peut acheter ou non le journal.

julienselignac | 28 janvier 2015 à 15 h 39 min

hum… Pourquoi me renvoyer vers une pensée binaire caricaturale? (si j’ose dire!) J’essaie de penser la complexité ici. Je suis pour la liberté d’expression, je ne sais pas où vous avez pu lire l’inverse. Je n’ai pas dits que ces caricaturistes étaient racistes, je ne les connais pas personnellement pour le savoir, mais bien que leurs dessins véhiculaient parfois des préjugés racistes ou sexistes, dont sans doute ils n’étaient pas conscients. Et en effet, l’humour peut être oppressif et renvoyer des personnes dominées à un point de vue de dominants sur leur situation… Coluche a pu avoir des propos humoristiques véhiculant de l’homophobie ou du sexisme, quelque soit son point de vue sur ces sujets. ça me rappelle un article de sociologie assez intéressant sur cette question… je vais vous retrouver cela.

julienselignac | 28 janvier 2015 à 15 h 42 min

Nadine Kirchgessner | 28 janvier 2015 à 18 h 57 min

je ne voulais pas vous offenser
Parler le même langage est la base de tout débat.
Vous avez écrit « Je ne saurais dire personnellement si les (ou certains) journalistes de Charlie étaient ou non racistes, sans doute pas » , ce qui donne à penser que vous y avez pensé. Moi, je suis absolument sûre qu’ils ne sont pas racistes.
« leurs dessins véhiculaient assez souvent des préjugés racistes et/ou sexistes »
Eh non, leurs dessins sont des caricatures, et il faudrait les considérer comme telles. De la même façon que l’on considère un roman comme un roman, un film comme un film, un sketch comme un sktech, une pièce de théatre comme une pièce de théatre …s’ils dénoncent précisément bien souvent le racisme et d’autres injustices. C’est comme les enfants quand ils disent « c’est pour rire ». on prend les mots d’où ils viennent, on sait quand on ouvre ce journal que « c’est pour rire ». Comme dit Desproges « le rire, c’est pour désacraliser la bêtise ».
Je crois que Desproges ne pourrait plus dire tout ce qu’il disait, malheureusement…actuellement, on vit une époque très triste. Tout le monde se crispe au moindre mot de travers, alors même que ces mots sont inclus dans des actes culturels pour dénoncer et montrer ce qu’il se passe. C’est le monde à l’envers…

julienselignac | 29 janvier 2015 à 11 h 57 min

Bien. Alors il me semble qu’il y a une contradiction logique en fait: si un roman est juste un roman, une pièce de théâtre juste une pièce de théâtre et l’humour juste de l’humour… alors quid du contenu, du message? si le rire permet de désacraliser la bêtise, c’est bien parce que ce n’est pas juste de l’humour, mais qu’il porte une pensée, un message. Ou alors, « Le tartuffe » de Molière, c’était juste pour déconner? et pour ma part, je considère que si l’humour porte un contenu de pensée, ce contenu peut s’avérer aussi bien positif que négatif.
De plus, il me semble très étonnant de votre part, qui portez haut la culture, de dire qu’un roman est juste un roman… moi qui pensais que le roman portait un monde entier 🙂
enfin voilà

Nadine Kirchgessner | 29 janvier 2015 à 12 h 07 min

Ah mais je n’ai pas du tout écrit « juste un roman », ce qui est un peu péjoratif…bien sûr que tous ces supports portent et apportent un message culturel, ils ont un contenu. Et c’est justement la diversité des contenus qui apprend à nous tous à avoir un esprit critique, c’est-à-dire à nous faire notre opinion. Ainsi, nous ne lisons pas un seul livre, un seul journal, etc…le rire appuie là où cela fait mal. Comme votre article le précise, on peut être parfois blessé par des dessins sexistes. Mais libre à chacun de rire ou pas. censurer n’est pas la solution. Je pense à Bertold Brecht qui a été censuré en Allemagne nazie.

«

»