Planète surdoués | Un espace d'information et de recherche sur la douance

Août/14

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Inné-psys

Une suite à mes articles concernant la psychanalyse et la douance

La psychanalyse et les surdoués et Les surdoués et la psychanalyse

Pour comprendre ce que la psychanalyse nous « apporte » je vais vous faire « profiter » de quelques textes dits scientifiques.

Parce que l’information brute est la plus explicite, dans ce cas, vous pourrez lire ces interprétations aussi imaginatives qu’improbables. Je voudrais montrer ce qui s’écrit au sujet de la précocité dans ces articles. Inutile d’ajouter que ces articles me font bondir. Il n’y a pas que ces articles évidemment et le premier article que je cite date de 2005. Cela sera assez long pour ne pas « manquer » certaines révélations, mais il faut lire jusqu’au bout. Les extraits sont hors contextes mais je ne peux tout recopier.

« ou si la précocité intellectuelle prend la place d’un phallus, »… Ne croyez pas que je divague soudainement…je ne fais que recopier un extrait d’un article de Catherine Weismann-Arcache  Maître de Conférences associé à l’Université de Reims. Membre associé au Laboratoire de Psychologie clinique et de psychopathologie, Université Paris Descartes (Paris-5).

Weismann-Arcache Catherine, « Incidence des destins de la libido sur la pensée, chez une fille et un garçon dits surdoués », Psychologie clinique et projective 1/ 2005 (n° 11), p. 177-203 URL : www.cairn.info/revue-psychologie-clinique-et-projective-2005-1-page-177.htm.

Résumé :  « Partant des théories sexuelles infantiles comme creuset de la pulsion de savoir, nous avons proposé les épreuves projectives Rorschach et TAT à des enfants dits surdoués. Le moindre refoulement des théories sexuelles infantiles peut infléchir les destins de la pulsion de savoir, surinvestie chez ces enfants. Nous nous interrogerons sur les fondements pulsionnels de la pensée et sur les différentes issues que peut connaître la pensée du sexuel et des différences chez un garçon et une fille dits surdoués : symptôme, procédé auto-calmant, ou sublimation ? Deux observations cliniques singulières illustreront notre propos. »

Extrait : « Chez Lucien, il est difficile de déterminer si l’investissement intellectuel relève du procédé auto-calmant – seuls les tests intellectuels calment son excitation – ou si la précocité intellectuelle prend la place d’un phallus, ou plutôt idéal du moi primitif dans la terminologie que nous avons adoptée, destiné à combler – au-delà de l’angoisse de castration – la faillite du surmoi post-œdipien : « avoir » la mère reste toujours possible et invalide l’identification homosexuelle à celle-ci, qui n’a plus sa raison d’être. Lucien semble avoir échappé à la désillusion œdipienne qui, par la reconnaissance de l’insuffisance et de la petitesse de son pénis, lui aurait permis de s’inscrire dans une temporalité linéaire. »

Je ne vais pas commenter cet article qui parle de lui même, je dois dire que je suis presque « sans voix » comme toujours devant de tels articles…peut-être en plus du QI faudra-t-il mesurer la taille du zizi ????? Et les filles , alors ????? Les références à Freud et aux théories sexuelles infantiles sont nombreuses dans l’article.  la parole est à ce jeune Lucien qui répond pertinemment à une question du TAT. « Alors c’est l’histoire d’un petit garçon qui s’appelait Lucien et qui s’ennuyait avec une psychologue. »

Cet article date de 2005, la chercheuse a persisté, en écrivant un article en 2011 :

Weismann-Arcache Catherine, « L’intelligence « surdéveloppée », un héritage de la dépression infantile ? », Psychologie clinique et projective 1/ 2011 (n° 17), p. 279-296 URL : www.cairn.info/revue-psychologie-clinique-et-projective-2011-1-page-279.htm.

extraits : « Nous proposons une étude projective des effets réciproques de la dépression et de l’intelligence surdéveloppée chez des petits enfants diagnostiqués « dépressifs surdoués », âgés de 3 à 6 ans. Nous interrogerons les particularités de l’organisation défensive de ces enfants dits « dépressifs et surdoués » et tenterons d’établir s’il existe une spécificité de la dépression chez le petit enfant surdoué. Après avoir défini les critères psychopathologiques et métapsychologiques de la dépression et de l’intelligence surdéveloppée, nous les illustrerons par des éléments de la biographie et des productions de Blaise Pascal, et par une comparaison des Rorschach d’enfants dépressifs surdoués et d’enfants dépressifs non surdoués.

Le haut potentiel intellectuel est fréquemment et implicitement associé à l’humeur dépressive et à l’anxiété. Si la corrélation reste à prouver dans ces termes actuels, le lien entre l’investissement intellectuel, scientifique et/ou créateur, et la mélancolie semble remonter aux origines de l’humanité et se nourrir de la finitude et de la temporalité humaine »…

 …Les études sur le génie créateur (Brenot, 2007) insistent sur les crises dépressives traversées par les écrivains, par les artistes, mais aussi par les scientifiques. Dans cette perspective, une intelligence surdéveloppée et une dépressivité normale ou pathologique pourraient être les fileuses d’une même destinée.

Chez les petits enfants dits surdoués, les troubles de l’estime de soi et les difficultés de séparation, souvent précédés par des insomnies précoces, vont se révéler à l’entrée en Maternelle à travers des symptômes d’appel qui peuvent être regroupés sous la bannière de « l’ennui », motif récurrent de consultation : il ou elle s’ennuie à l’école, ne joue pas, n’a pas de copains, est déçu(e) parce qu’on n’apprend pas à lire, etc. Ennui, déception et solitude évoquent pour le clinicien averti la sensibilité à l’absence, à la perte côté vide ou côté manque : « nothing » ou « no thing », comme l’exprimait Bion (1962, p.52). »

 … « Il perdit sa mère à l’âge de 3 ans. Il va alors surdévelopper son intelligence et devenir un enfant « précoce », notamment en mathématiques, puisqu’il démontre à 11 ans quelques propositions mathématiques d’Euclide. » (C.W parle de Blaise pascal)…

« … On peut donc estimer que le haut potentiel intellectuel – et dans une moindre mesure l’investissement intellectuel – est associé à des défenses narcissiques précoces, qui se sont érigées très tôt en réponse aux caractéristiques à la fois fascinantes et changeantes d’une relation d’objet constitué mais peu fiable. Les repères identitaires sont assurés par l’ombre de l’objet qui ne tombe pas sur le moi (Freud, 1915), mais indique d’où vient la lumière et sous-tend la quête des origines et le fantasme narcissique de complétude et de brillance. On pourrait dire, avec P. Denis, que l’exaltation intellectuelle est un des destins de la dépression »

La thèse exprimée est que Blaise Pascal ayant perdu sa mère à trois ans a surinvesti l’intellectuel.

On peut se demander pourquoi tous les enfants qui ont perdu leur mère très jeunes ne sont-ils pas tous des génies ?

2013   parents tardifs enfants précoces C Weisman Arcache

Et 2014 démarre en apothéose :

on ne comprend pas pourquoi , de l’autre versant de la courbe de Gauss, le désinvestissement n’est pas évoqué…et curieusement , dans ce cas , les parents sont exempts de culpabilité.
Weismann-Arcache Catherine, « La communication handicapée. Les enfants surdoués et les enfants autistes ont-ils encore un corps ? », Hermès, La Revue 1/ 2014 (n° 68), p. 82-88 URL : www.cairn.info/revue-hermes-la-revue-2014-1-page-82.htm.

Résumé : « Aujourd’hui, le langage et sa polysémie sont devenus « communication », les compétences sociales et émotionnelles remplacent les investissements libidinaux et affectifs, tandis que l’intérêt contemporain pour l’intelligence et ses différentes formes s’est substitué aux questionnements sur les fondements pulsionnels de la pensée. Les nouvelles expressions symptomatiques sont au diapason et les troubles neuro-développementaux sont en train de recouvrir tout le spectre de la psychopathologie infantile. Nous montrerons comment ces expressions contemporaines du mal-être peuvent être éclairées par la clinique d’hier et celle d’aujourd’hui : les enfants dits surdoués et/ou autistes d’Asperger illustrent particulièrement la manière dont les défaillances précoces au niveau de l’investissement du corps et de ses plaisirs auto-érotiques peuvent entraver les modalités relationnelles à travers la représentation de soi et de l’autre. Nous conclurons en faisant appel au transfert comme réanimation psychique possible de ces enfants « robots ». »

« …  enfants dits surdoués et/ou autistes d’Asperger illustrent particulièrement la manière dont les défaillances précoces au niveau de l’investissement du corps et de ses plaisirs auto-érotiques peuvent entraver les modalités relationnelles »   « …Le troisième est un jeune garçon que nous avons rencontré à l’âge de 8 ans, parce qu’il est « précoce », comme il nous l’annonce lui-même alors que nous lui demandons pourquoi il vient nous voir. Pour ses parents, la consultation est motivée par des comportements violents à l’école, des jeux sexuels (masturbations ou compulsion à toucher son pénis très fréquemment), une difficulté à accepter les règles de la vie en collectivité ; l’école a évoqué l’opportunité d’une classe spécialisée malgré ses bons résultats scolaires et son année d’avance. Les sanctions n’ont aucun effet et ses parents le trouvent insensible, disent qu’il ne prend pas en compte les autres. C. ne joue qu’aux Lego et s’ennuie souvent, n’est jamais invité et communique très peu… »

Je suis interpellée par le titre de l’article et par ces « défaillances précoces des plaisirs auto érotiques » car dans l’article il est question d’un enfant qui se masturbe à 8 ans…. Tous les enfants (garçons et filles) se masturbent et explorent leur corps. Quoi de plus normal si cela ne se produit pas en public.

 

Goldman Caroline, « Soigner l’enfant surdoué ? », Le Journal des psychologues 5/ 2012 (n° 298), p. 48-54 URL : www.cairn.info/revue-le-journal-des-psychologues-2012-5-page-48.htm. DOI : 10.3917/jdp.298.0048

Extraits :

«Se contenter de commenter les performances cognitives des enfants dits « surdoués » ne peut suffire pour les comprendre et proposer des modalités de prise en charge adaptée à leurs souffrances. Au contraire, une approche dynamique du fonctionnement psychique peut prendre tout son sens ici : par un bilan psychologique complet de l’enfant, il devient possible de présumer la fonction du « surinvestissement de la pensée », d’appréhender le sujet dans son ensemble et de remonter à la source du trauma.

Rappelons ici, de manière succincte, la notion de « surinvestissement de la pensée » pour la psychanalyse. Sigmund Freud n’a jamais abordé de façon explicite la question des enfants surdoués, mais il a introduit le premier cette notion de « surinvestissement » à propos des théories sexuelles infantiles, puis du génie de Léonard de Vinci (Freud S., 1908 ; 1927). Il a expliqué de quelle façon tous les enfants, vers l’âge de deux ou trois ans, mettaient en marche leur première « pulsion de penser » pour résoudre l’énigme de la venue au monde encombrante de petits frère ou sœur réquisitionnant l’attention parentale, que cette expérience ait été vécue directement par l’enfant ou qu’il s’en sente simplement menacé. Il a aussi exposé les différents destins qui s’offraient à cette pulsion, parmi lesquels figurait celui, idéal, du futur génie créateur (idéale, car non soumise au refoulement, surinvestie et intégralement sublimée). Par la suite, Mélanie Klein s’est largement intéressée à la pensée de l’enfant et a notamment mis en relief la façon dont cette construction, engageant tout le rapport au réel, se nouait dans le lien précoce avec le premier objet maternel (1921). Wilfred R. Bion a également participé de manière fondamentale à la mise en relief de ces corrélations entre pensée et affectivité maternelle (1962). Par la suite, plusieurs psychanalystes contemporains se sont penchés plus spécifiquement sur la souffrance des enfants surdoués qui consultent, en décrivant ces profils maternels sous des traits particulièrement stimulants (Lebovici S., et al., 1967) ou dépressifs (Green A., 1983). Ces approches psychanalytiques très qualitatives ont été accompagnées d’autres recherches plus descriptives (Roux-Dufort L., 1982)…

Mes récents travaux de recherche ont cherché à approcher ce phénomène sous un angle aussi quantitatif que qualitatif (Goldman C., 2007a). … en lien avec ces considérations psychopathologiques, j’ajoute que ce choix symptomatique avait bien souvent été encouragé par un environnement socioculturel ou par des attentes parentales investissant particulièrement la pensée et la performance.

…La prise en charge thérapeutique de ces enfants doit obéir aux mêmes lois que toutes les prises en charge de la souffrance affective infantile, qu’elle émerge chez un enfant ayant surinvesti la pensée ou non.

…Comme bien souvent, l’hypothèse sera donc d’envisager un travail de remaniement ciblé des liens intra-familiaux. Et si l’implication parentale n’est pas possible, la prise en charge thérapeutique individuelle de la souffrance affective de l’enfant obéira aux mêmes principes que toutes les autres. Son surinvestissement de la pensée ne sera envisagé que comme un indice supplémentaire de sa dynamique défensive, ni plus ni moins, et il sera infiniment reconnaissant au psychologue de rendre à son chiffre de qi la place plus modeste qui lui revient….

…Le lecteur saura reconnaître derrière toutes ces histoires de douleurs infantiles combien le chiffre du qi n’aura été que l’indicateur d’un certain ressort défensif et non l’explication des souffrances des sujets. Ces enfants consultants n’ont, encore une fois, rien de particulier : leur peine obéit aux mêmes lois de l’affectivité que tous les autres. Et en se contentant de commenter leur performance cognitive (par rapport à la moyenne, ou dans l’écart offert par leurs compétences verbales et logiques, etc.), nous serions passés à côté de tout : à la fois de la compréhension de la nature de leur souffrance, de leur étiologie, mais aussi des moyens de les en sortir. »

 

Pas de commentaire, juste deux questions :

Comment en est-on arrivé là ?

Cela va durer encore longtemps ?

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4 Comments pour Inné-psys

julienselignac | 10 août 2014 à 1 h 47 min

whaouuu, nadine, quelle productivité! si jamais vous aviez écrit cet article dans le but qu’on vous dise que vous êtes très pertinente et que vous nous ouvrez les yeux, sachez que, pour ma part, je trouve ce dernier article bien plus intéressant et pertinent. Car finalement ici, vous laissez presque les textes parler d’eux-mêmes, et cela produit des choses intéressantes… il y a bien évidemment ce que j’appelle « la psychanalyse tarte à la crème » à savoir le phallus qui envahit la scène, la mère, l’exemple qu’on généralise hâtivement (blaise pascal) mais il n’y a pas que ça…
Tout d’abord, je pense qu’il faut considérer la chose suivante: la plupart du temps, les personnes qui vont voir un psychanalyste font cette démarche parce qu’elles ne vont pas bien (de même pour les enfants qui y sont amenés, c’est parce qu’un problème relationnel ou autre existe) il me semble donc normal que les psychanalystes privilégient une vision je dirais « pathologisante » de la vie psychique, ou de l’intelligence, ou autre: tout simplement parce que leur métier, c’est de voir à chaque fois ce qui dysfonctionne, et pourquoi. Une sorte de déformation professionnelle. ça ne veut absolument pas dire que les surdoués heureux n’existent pas. Mais eux ne vont pas chez le psy 🙂
d’autre part, considérer un comportement ou un trait de caractère comme défensif, ne veut pas dire que ce trait ou comportement soit intrinsèquement négatif, mais qu’il permet de ne pas voir, de cacher autre chose (ainsi, investir l’intellect et l’abstraction peut avoir des effets positifs, mais ça ne veut pas dire que cet investissement n’a pas possiblement un autre versant. Cela ne veut pas dire non plus que l’intelligence n’est pas effective: on peut très bien reconnaître l’intelligence d’une personne et en même temps, ne pas surestimer, idéaliser celle-ci. C’est à dire que la lucidité sur son propre fonctionnement n’est pas donnée à toutes les personnes surdouées: on peut être très doué en matière d’astrophysique par exemple, et beaucoup moins quand il s’agit de son fonctionnement relationnel) noter d’ailleurs qu’à mon sens, il est bon d’établir une distinction entre intelligent et intellectuel: on peut disposer d’une très grande intelligence et s’intéresser bien plus à comment faire pour réparer soi-même sa voiture ou son frigo, qu’à la philosophie de Leibniz.

soleil | 10 août 2014 à 10 h 03 min

Bonjour Nadine,
Merci pour ces articles.
En fait vous êtes opposée à l’idée de la douance comme étant acquise. Pour vous, et comme pour nombre de surdoués en souffrance, elle semble être un fait inné indiscutable. Pourquoi ne pas vouloir penser comme théorie, qu’elle puisse être aussi acquise ? – par ex via un terrain inné favorable. Notre chemin de vie à tous est fait d’écueils plus ou moins marquants que nous avons l’intelligence (justement) de transgresser d’une façon ou d’une autre. Je ne suis pas surprise lorsque je sais qu’un enfant s’inhibe intellectuellement suite à de lourds problèmes de famille, je ne serais pas pour autant surprise qu’un enfant s’investisse intellectuellement plus pour fuir d’autres difficultés. Les seconds sont juste moins remarqués (scolairement notamment). Un enfant qui lit est un enfant sage, un enfant qui rate son CP 2 fois est un problème à résoudre.
Mais c’est intéressant merci 🙂

julienselignac | 15 août 2014 à 18 h 16 min

je rajoute juste une petite remarque rapide: je ne connais pas du tout la chercheuse qui a écrit ces articles, mais le rapprochement qu’elle opère avec un article d’André Green (1983, il me semble donc que c’est son article intitulé « La mère morte » dans le livre « Narcissisme de vie, narcissisme de mort ») est problématique à mon sens: dans cet article, André Green ne parle à aucun moment d’enfants surdoués. Les dénominations « précoces » ou « haut potentiel » n’apparaissent jamais (alors oui, le surinvestissement de la pensée… Mais enfin, point n’est besoin d’être surdoué pour surinvestir la pensée) il s’agit donc exclusivement d’une extrapolation de la chercheuse ici

Nadine Kirchgessner | 24 août 2014 à 23 h 07 min

Merci ! je savais que vous alliez adhérer à cet article. on va effectivement rencontrer un psy quand on ne va pas bien,, et si ce dernier ne reconnait pas la douance, c’est à dire s’il passe à côté de la personne, c’est très problématique.chacun peut à certains moments de sa vie se plonger dans le travail pour « oublier », cela n’est pas la douance. un enfant peut s’inhiber s’il a des problèmes familiaux, bien sûr, mais l’article suggérait que les difficultés (perte de la mere à trois ans pour Blaise Pascal) engendraient la douance

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