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La psychanalyse et les surdoués

La psychanalyse et les surdoués

La psychanalyse (ses fondements et ses résultats) est mal connue en général du grand public, et même lorsque je dis que j’ai étudié la psychologie, certains pensent de suite psychanalyse, alors que cela a vraiment peu à voir. La psychanalyse serait une sous-branche de la psychologie, et dans certaines universités françaises, elle est encore malheureusement enseignée comme une matière à part entière. En 2014, cela parait surréaliste.  La psychologie générale est l’étude des comportements humains et étude du fonctionnement du cerveau, pour la neuropsychologie plus précisément. La psychologie étudie entre autre le développement du petit humain. La psychologie clinique étudie la psychopathologie, la psychologie sociale étudie les comportements de l’individu dans la société. Vous l’aurez compris, c’est passionnant !

Les associations de familles d’enfants autistes se sont d’ailleurs énormément mobilisées pour ne plus subir les effets néfastes de théories psychanalytiques obsolètes. Elles ont compris que B. Bettelheim était un illuminé qui voulait séparer les enfants autistes de leur mère. Sophie Robert le démontre bien dans son film « Le mur, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme ».

Mais ce n’est pas le cas dans le monde de la douance.  Souvent les personnes surdouées se tournent vers des psychanalystes lorsqu’elles sont en mal-être ou en deuil. Elles pensent que c’est cela qui va résoudre leurs problèmes. Malheureusement, ce n’est pas adapté, à moins qu’elles aient enfoui un grave traumatisme qui pourrait resurgir ou un « secret familial». La psychanalyse, au sens où elle est pratiquée actuellement en France encore aujourd’hui, est désuète, à mon sens, et ne tient pas assez compte des dernières avancées scientifiques. Elle est issue d’une « théorie » vieille d’une centaine d’années, et il est assez étonnant que de si nombreuses personnes y croient encore. L’excellent livre « le livre noir de la psychanalyse, vivre, penser et aller mieux sans Freud » (sous la direction de C. Meyer) et le livre de Michel Onfray  « le crépuscule d’une idole » l’ont démontré, mais les croyances sont tenaces. Comme dirait ce dernier très judicieusement, comme Freud avait envie de coucher avec sa mère, il en a inventé une théorie qu’il pensait adaptée à tout le monde, ou qu’il a adaptée à tous pour se déculpabiliser… Théorie très lucrative, par ailleurs.

La psychanalyse est basée sur la libre association d’idées et sur le transfert. Inutile de dire qu’avec des personnes surdouées, les associations d’idées fusent et ne sont pas forcément issues d’un réel traumatisme, ou d’un secret de famille gravissime, ce que recherche en général le psychanalyste, lorsqu’une personne va mal. Quant au transfert, parfois, le psychanalyste garde le patient sous son emprise durant des mois ou années, lorsqu’il s’aperçoit qu’il en tient un ou une qui va vraiment très mal…Quelle aubaine ! On voit des adultes surdoués en souffrance, qui ont consulté un psychanalyste durant des années, et qui leur a toujours dit, (lorsque le psychanalyste daigne parler) qu’ils surinvestissaient le verbal, ou qu’ils ne savaient pas gérer leurs émotions, ou pire encore…que c’est à cause de la mère…il suffisait d’y penser !

J’ai écrit un court article sur ce sujet épineux, par manque de temps, mais on pourrait en écrire … N’hésitez pas à lire les deux livres que j’ai cités. Comme il est écrit dans le livre noir, « A l’étranger, la psychanalyse est devenue marginale ». Il est surprenant (ou pas surprenant en France), une fois encore que le livre d’un psychanalyste, surdoué, mais psychanalyste, avec une thèse…comment dire ?…, ait une si grande place dans les médias…je veux parler du livre de Carlos Tinoco, « Intelligents , trop intelligents » qui nous explique que les personnes d’intelligence « normale » seraient inhibées, ou plutôt que leur intelligence serait inhibée.

Je recopie la fin de la 4eme de couverture : « Et s’il n’y avait pas de « dons» particuliers, mais un type de positionnement psychique, un certain rapport au monde, qui produirait des résultats remarquables sans relever pour autant d’une faculté cérébrale ? En bout de ligne, que signifie vraiment « être intelligent »?
Poser cette question, c’est prendre le risque de porter sur nous-mêmes, mais aussi sur la société et les institutions, un nouveau regard. C’est une démarche audacieuse, tant philosophique que politique, et salvatrice en ce qu’elle redonne à l’humain toute sa profondeur. »

 

Une partie des psychologues des CMPP( centres médico-psycho-pédagogiques) sont d’obédience psychanalytique, et souvent les parents de surdoués qui ont peu d’argent ou pour d’autres raisons se tournent vers ces organismes. Ils s’entendent dire que:  » ils poussent leur enfant, que c’est à cause de la mère, que si l’enfant a une phobie scolaire, c’est à cause de la peur de la séparation d’avec la mère » etc… etc, et ils passent parfois à côté de la douance malheureusement. Il faudrait que les parents témoignent.

 

La douance est plus que jamais taboue en France. Si nous laissons ce sujet de la douance entre les mains des théories psychanalytiques et des psychanalystes, alors, il ne faudra pas s’étonner que l’intelligence soit encore synonyme de souffrance encore de longues années…STOP ! Soyons courageux comme l’ont été les associations de parents d’enfants autistes. Et effectivement, ne laissons pas notre intelligence et notre esprit critique s’inhiber…disons simplement stop à la psychanalyse. Simple, il fallait y penser !

Etre intelligent, c’est POSITIF

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73 Comments pour La psychanalyse et les surdoués

julienselignac | 6 mai 2014 à 17 h 07 min

Je ne pensais pas que vous feriez tout un article là-dessus… je dois d’abord préciser que j’ai beaucoup (vraiment beaucoup) hésité avant d’écrire ce commentaire, car le sujet ici traité donne lieu à beaucoup de méprises, polémiques, du fait que les affects sont au premier plan, ce qui est à mon sens illustré par l’article lui-même. Tout d’abord: l’une des branches de la psychologie, la psychologie clinique, qui étudie la psychopathologie, s’est au départ beaucoup appuyée sur la méthode psychanalytique, pour s’en détacher ensuite progressivement. La psychologie était au départ une branche de la philosophie, ce qui explique certaines incertitudes quant à son épistémologie au départ (le sujet de la psychologie, est-ce une catégorie philosophique ou un concept scientifique? il oscille entre les deux. Voir également le livre d’annick Ohayon, « psychologie et psychanalyse en france, l’impossible rencontre »)
Il me semble étrange de stigmatiser la psychanalyse parce qu’elle serait vieille d’une centaines d’années, et donc dépassée… diriez-vous la même chose pour l’histoire de l’antiquité gréco-romaine? Pour la pensée de Descartes?
enfin, pourquoi penser que les psychanalystes trop sûrs d’eux ou incompétents sont représentatifs de l’ensemble de la profession, et prendre cela comme prétexte pour ne plus l’enseigner du tout? il y a des mauvais chirurgiens dont les erreurs peuvent être graves, mais étrangement, on n’a encore jamais décidé de supprimer l’enseignement de la chirurgie…
Bien sûr, Freud a inventé la psychanalyse pour se soigner! mais si ça n’avait été efficace que pour lui, comment cette pensée pourrait-elle être retravaillée par d’autres? car Freud ne résume pas à lui seul toute la pensée psychanalytique. C’est comme si je vous disais « si Michel Foucault a écrit l’histoire de la sexualité, c’est parce qu’il était homosexuel, et s’il a écrit l’histoire de la folie, c’est parce qu’il a été interné » c’est en partie vrai, mais si c’était seulement de lui-même que Foucault parlait, on ne pourrait pas faire grand chose de sa pensée, il serait difficile de se la réapproprier.
La pensée causaliste simpliste est effectivement un danger en psychanalyse, comme pour d’autres disciplines, mais peut être d’autant plus tentante que Freud a repensé cette catégorie de la causalité en la complexifiant (liée à la question de l’origine qui ne peut pas être purement externe ou purement interne mais est liée à un trajet d’aller-retour entre les deux, voir l’article de jean Guillaumin « La blessure des origines » dans son livre « entre blessure et cicatrice »)
enfin, quelques références critiques sur la théorie psychanalytique: « L’homme aux statues. Freud et la faute cachée du père » de Marie Balmary, « Un destin si funeste » de François Roustang, « Le petit Hans et la réalité » de Jean Bergeret, « La théorie comme fiction » de Maud Mannoni, et dans le livre de Jean Starobinski « La relation critique » les articles « sur l’histoire des fluides imaginaires », « psychanalyse et connaissance littéraire », « Hamlet et Oedipe » et « Freud, Breton, Myers »

Nadine Kirchgessner | 7 mai 2014 à 11 h 50 min

Je voulais écrire un article sur la psychanalyse depuis longtemps. Je n’ai pas le temps de polémiquer, c’est dommage. La psychologie se veut scientifique, actuellement. Je ne crois pas avoir stigmatisé la psychanalyse, je constate simplement avec d’autres, que seuls deux pays dans le monde, la France et l’Argentine n’ont pas délaissé la psychanalyse à cause de ces concepts désuets. On ne compte plus les dégâts de ces méthodes dans le domaine de l’autisme par exemple, pour ne citer que ce qui est si choquant. J’ai constaté aussi la nocivité de ces méthodes sur les personnes surdouées, par des expériences et témoignages douloureux. Vous prenez un exemple de la chirurgie, enseigne-t-on la médecine et la chirurgie comme on l’enseignait il y a 100 ans ? Non, on fait bénéficier les personnes des avancées technologiques. C’est très frappant en chirurgie cardiaque par exemple. Entre la chirurgie cardiaque d’il y a 40 ans et aujourd’hui, cela n’a rien à voir. Vous parlez de l’histoire de l’antiquité gréco-romaine, oui, c’est de l’histoire, enseignée comme appartenant au passé. Nous ne vivons plus comme ces ancêtres, non ? S’ils voyaient nos outils numériques, ils seraient drôlement étonnés ! Détrompez-vous je ne parlais pas des psychanalystes, mais de la psychanalyse en général. Mais je sais que ce sujet et polémique en France et sans fin. Je ne nie pas l’inconscient, il existe.
Les psychanalystes ne divulguent pas facilement leurs résultats…cf, rapport de INSERM 2004.
Lisez ce site, dans ce collectif, deux noms connus et des plus sérieux, Franck Ramus et Nicolas Gauvrit. http://kollectifdu7janvier.org/actualites/textes-fondamentaux/5-10-ans-de-science-et-de-liberte-d-expression-face-a-la-psychanalyse
J’engage tous ceux qui sont surdoués et qui ont eu à souffrir de la psychanalyse à témoigner.

julienselignac | 7 mai 2014 à 19 h 54 min

Alors… j’aurais des choses à répondre, mais juste pour préciser votre pensée, je vous poserais la question suivante: selon vous, qu’est-ce que la psychanalyse pourrait ou devrait faire pour, disons se moderniser au niveau du soin des personnes?

Nadine Kirchgessner | 7 mai 2014 à 22 h 07 min

Vous voulez dire dans les méthodes, je suppose. Je ne sais pas si c’est se moderniser, mais déjà être humaniste. Je sais que cela ne se passe pas partout d’allonger les analysés, mais obliger une personne à s’allonger en étant mis en situation d’infériorité pour cela est sans fondement, à mon sens. Cette position de « malade » est quand même désuète. Les surdoués ont besoin d’être « d’égal à égal » avec la personne à qui ils parlent, leur thérapeute ou leur médecin. Quand je dis, à qui ils parlent, c’est quand les psychanalystes parlent…
Accepter de divulguer ses résultats, ou sinon, ne pas dire qu’il s’agit de méthodes thérapeutiques.

julienselignac | 7 mai 2014 à 23 h 10 min

je vais quand même répondre à votre commentaire: vous placez le débat sur un plan très conflictuel et binaire, ce que je voulais justement éviter. Alors je vais plus expliciter mon propos: 1) je sais que la psychanalyse peut faire souffrir. J’ai un scoop pour vous: la psychanalyse m’a fait souffrir. J’en vois les limites, elle n’est pas à conseiller à tout le monde, peut empirer les choses dans certains cas, et n’est pas la solution ultime à tous les problèmes de l’humanité. Bien. Maintenant que j’ai précisé ma position là-dessus, voilà ce que je voulais dire: je pense que la psychanalyse s’occupe d’un objet précis, la psyché humaine, et que par conséquent, il ne devrait pas y avoir de conflit entre la psychanalyse et, au choix: 1) la psychologie scientifique 2)les neurosciences 3)les thérapies cognitives et comportementales. Tout simplement parce qu’elles ne s’occupent pas du même objet. Et si jamais la psychanalyse vous paraît désuète parce que manquant de scientificité, je vous dirais: c’est fait exprès. Question à 1000 euros: pourquoi Freud, qui avait une formation de neurologie, a-t-il abandonné cette discipline en plein essor pour inventer la psychanalyse? parce que les phénomènes qu’il observait n’étaient pas explicables par la neurologie et exigeaient un autre paradigme épistémologique. Je vous laisse méditer cette phrase d’André Green: »Le savoir scientifique n’est pas le savoir sur la réalité objective mais seulement le savoir de ce qui se prête au traitement par la méthode scientifique » (dans « Idées directrices pour une psychanalyse contemporaine »)
Vous dites dans votre article que la psychanalyse est issue d’une « théorie », manière de dire que ce n’est qu’un semblant de théorie, ou peut être, qu’il n’y en a aucune? ou qu’elle n’est pas une théorie parce qu’elle n’explique finalement pas grand chose… je pourrais vous énumérer ici les noms d’une bonne soixantaine de personnes ayant réfléchi et écrit pendant une partie de leur vie, sur ce qu’était la théorie psychanalytique, ce qu’elle permet ou pas d’expliquer, certains de ses présupposés épistémologiques, ainsi que la façon de les dépasser, de penser avec freud, contre freud, etc. Si cela ne vous intéresse pas, ce n’est pas grave, on peut s’intéresser à plein d’autres choses… mais parlez de ce que vous connaissez vraiment alors, un article sur la psychologie scientifique me semblerait bien plus intéressant que toutes ces polémiques ravivées ici, montrant en plus une connaissance de la psychanalyse très approximative et partielle/partiale (je précise au cas ou, que oui, les parents d’enfants autistes ont eu à souffrir de l’hégémonie d’une certaine psychanalyse sauvage. Et que je n’ai jamais remis en question le caractère scientifique de la psychologie actuelle, je voulais la réinscrire dans une généalogie intellectuelle, montrant qu’elle ne tombe pas du ciel des idées.) j’ai aussi l’impression que votre article est symptomatique d’une opposition historique extrêmement ambivalente et conflictuelle entre la psychologie scientifique et la psychanalyse, qui traverse pas mal d’universités… ( cf le livre d’Annick Ohayon que j’ai déjà mentionné)
ps;merci malgré tout d’avoir publié mes commentaires

julienselignac | 7 mai 2014 à 23 h 31 min

je vous re-répond du coup 🙂 la plupart des analystes que je connais laisse au patient le choix du divan ou du face-à-face. On peut aussi être allongé sur le divan et décider un jour de repasser en face-à-face pour une raison quelconque. Il y a également des personnes ayant une organisation psychique rendant dangereuse l’utilisation du divan et bien préférable le face-à-face (un article a été écrit sur cette question par René Roussillon, intitulé: »La conversation psychanalytique » je n’ai plus le numéro exact de la revue)
Sur les résultats et l’évaluation, il ressort de ce que je vous ai dit précédemment que la méthodologie scientifique pure d’évaluation ne convient pas. Mais on pourrait essayer d’en inventer une autre version adaptée à l’épistémologie spécifique de la psychanalyse

Nadine Kirchgessner | 8 mai 2014 à 11 h 57 min

Erreur, j’ai écrit l’article sur le fait que la psychanalyse puisse faire souffrir les personnes surdouées. Vous avez répondu par l’affirmative. Merci pour ce premier témoignage, oui la psychanalyse fait souffrir. Il ne me semble pas que l’on ait besoin d’être masochiste et de s’auto flageller? Vous avez bien noté les guillemets à « théorie ». Je note que c’est la deuxième fois que vous préjugez négativement de mon savoir ou de mes connaissances sans me connaître. Je ne prétends pas avoir lu tous les livres sur la psychanalyse, mais je connais bien le problème. Au final nous sommes assez d’accord. Vous argumentez et donnez sens à mon article, je n’en demandais pas tant.
J’ai écrit « Souvent les personnes surdouées se tournent vers des psychanalystes lorsqu’elles sont en mal-être ou en deuil. Elles pensent que c’est cela qui va résoudre leurs problèmes. » Je voulais les mettre en garde, car des personnes en grande souffrance ne connaissent pas forcément les fondements et méthodes de la psychanalyse et ne savent pas parfois que cela les fera souffrir encore plus ! C’est d’une très grande violence. Comme vous le mentionnez si justement.
Pour votre question, concernant l’abandon de Freud de la neurologie, car moins lucratif ?
Pour vous , raisonnement binaire= peu nuancé, peu réfléchi?
or raisonnement pragmatique : psychanalyse fait souffrir => à éviter si on est trop déprimé. CQFD
à moins d’être masochiste, ce qui es un autre problème

julienselignac | 8 mai 2014 à 18 h 17 min

hum, ok. Donc pas possible d’avoir une réflexion nuancée en fait? rassurez-moi, vous ne pensez pas réellement qu’une personne en souffrance pour qui la psychanalyse n’est pas adaptée en saura plus sur les fondements et méthodes de la psychanalyse après avoir lu votre article? sérieusement? je ne prétends pas non plus avoir tout lu, la littérature est immense sur ce sujet. Et qu’a-t’on appris en lisant votre article? 1)la psychanalyse, ce n’est pas la psychologie scientifique, qui est quand même un domaine vachement plus cool. Vous commencez par une pétition de principe qui voudrait que la psychanalyse ne soit plus enseignée (arguments? raisonnement? références? oui, on s’en fiche un peu) l’argument de fond étant « en 2014, cela parait surréaliste » (pourquoi? on sait pas)
Vous parlez ensuite de l’autisme et des récents débats en lien avec la psychanalyse (en 4 lignes, sacrée performance)
et on apprend dans le reste de votre article que la psychanalyse se base sur 1) le transfert (à vos lecteur de trouver la définition) 2) l’association libre (idem) manque de temps? ha oui, 3)Freud avait envie de coucher avec sa mère (je ne pense pas qu’il vous aurait dit le contraire, d’ailleurs 🙂 la psychanalyse est réduite à un causalisme naïf et des postulats très grossiers peu pertinents (le passage sur le secret de famille très grave et le traumatisme, très grave également, m’a plutôt fait penser à de la psychogénéalogie…) Vous avez lu Sandor Ferenczi? je pense que ça vous intéresserait (le « journal clinique » ou « réflexion sur le traumatisme » dans le tome 4 de ses oeuvres complètes)
merci d’avoir instrumentalisé ma souffrance (c’est vrai que la souffrance des parents d’enfants autistes a été également instrumentalisée, j’aurais pu m’y attendre… mais je suis quand même abasourdi) du coup je reformule: vous avez des connaissances concernant ce domaine, ok. Alors relisez posément votre article: s’il avait été écrit par quelqu’un d’autre, qu’en auriez-vous pensé?

julienselignac | 9 mai 2014 à 0 h 00 min

et une deuxième réponse sur le fait que freud a abandonné la neurologie car il voulait gagner plus d’argent. Ben oui, il a fondé toute une discipline et a passé sa vie à remanier ses concepts pour gagner plus d’argent, pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt? Bon, en vous accordant qu’en effet il n’y a très certainement pas qu’une seule raison à ce changement: la raison que je vous ai donné ne vous parait-elle pas, au minimum une des raisons possibles de ce changement?
ps: en même temps parfois je me dis que freud aurait bien mieux fait de rester un médecin conventionnel et ne pas se prendre la tête en inventant tout ça… il aurait écrit des bons bouquins sur l’anatomie du cerveau que tout le monde aurait plébiscité sans réserve, et peut être même qu’on le trouverait pertinent encore aujourd’hui tiens…

Nadine Kirchgessner | 10 mai 2014 à 11 h 50 min

On n’attaque pas le messager de la mauvaise nouvelle. Comme vous semblez confirmer cette nouvelle, (que la psychanalyse peut faire souffrir) vous vous attaquez vous-même. Je ne vous ai pas instrumentalisé et vous avez écrit spontanément. Si je n’approuvais pas vos messages, vous diriez que je vous censure. Ne lisez pas mon site si vous pensez que mes articles sont nuls.
Les traumatismes ne se passent pas forcément dans les générations antérieures.
Je ne donne pas la définition d’association libre et de transfert, car beaucoup de mes lecteurs sont des personnes surdouées, ayant un haut niveau de vocabulaire, et je m’en voudrais d’indiquer des définitions aussi basiques. Je pourrais donner à vous la définition de courtoisie : attitude de politesse raffinée, mêlée d’élégance et de générosité. Alors veuillez être courtois, non agressif et assertif. Vous avez votre opinion, j’ai la mienne.
Assertivité : qualité d’exprimer ses opinions sans entamer les droits d’autrui.
Je suis désolée pour vous que la psychanalyse vous ai fait souffrir, comme beaucoup d’autres, malheureusement.

julienselignac | 10 mai 2014 à 14 h 17 min

c’est à dire qu’en voyant le titre je me suis dit « tiens, un article sur la psychanalyse et les surdoués, intéressant » je ne pouvais pas deviner ce que je penserais de l’article avant de le lire… et c’était aussi dans l’intérêt de votre blog que je vous faisais part de mon opinion. Je n’ai pas dit que vos articles sont nuls, seulement celui-ci me semblait vraiment sujet à caution. ça me fait toujours bizarre quand quelqu’un est dans l’affectif pur et pense être dans la pensée argumentée et raisonnée. Je suis désolé d’avoir préjugé de vos connaissances sur le sujet après avoir lu l’article, mais si tel est le cas, c’est bien parce que vos connaissances sur le sujet n’apparaissent pas dans l’article en question, tout simplement. Il faut supprimer la psychanalyse parce qu’elle fait souffrir les surdoués? Bon, après tout vous avez le droit de soutenir cette opinion. Mais effectivement, je ne suis pas convaincu c’est le moins qu’on puisse dire.

julienselignac | 11 mai 2014 à 16 h 27 min

encore une chose néanmoins (et après, j’arrête de vous embêter) la psychanalyse propose une théorie du fonctionnement psychique. Vous pouvez ne pas y adhérer, avoir du mal avec ses postulats, mais c’est clairement une théorie, qui s’est enrichie en plus des apports postfreudiens (c’est pour ça que je vous disais que je pouvais vous citer une soixantaine de noms de personnes qui, etc. Onfray par exemple appelle de ses voeux une psychanalyse postfreudienne: mais elle existe déjà, depuis sandor ferenczi, depuis au moins 80 ans!) et les psychanalystes critiquent sans cesse les théories qu’ils reprennent: si vous avez du mal avec la neutralité bienveillante de freud qui vous parait potentiellement traumatisante et contradictoire, sandor ferenczi est en accord avec vous, et propose la notion de tact envers le patient. Si vous trouvez que mélanie klein fait quand même bon marché de l’influence de l’environnement, et que c’est un sacré problème, Winnicott est d’accord avec vous, et se propose de penser cet environnement de l’enfant si important que klein ne pense pas. Si vous trouvez que la durée moyenne d’une analyse est bien trop longue et que ça ne se justifie pas forcément, Wilhelm Stekel, psychanalyste contemporain de freud, vous approuve. Si vous êtes un peu énervée par le complexe d’Oedipe, qui vous semble n’être qu’une explication parmi d’autres et non pas l’explication ultime, petite veinarde il ne vous reste plus qu’à lire Juliet Mitchell, qui pense elle les relations fraternelles et sororales comme au moins aussi importantes. C’est pas génial tout ça? je rajoute que oui, j’ai écrit en effet que la psychanalyse m’avait fait souffrir. Vous en avez alors conclu un peu rapidement qu’elle ne m’avait que souffrir. J’ai un 2e scoop pour vous: ce n’est pas le cas. Et j’ai l’honneur de vous annoncer que la psychanalyse humaniste telle que vous la préconisez, respectueuse de la personne, traitant d’égal à égal avec le patient etc, existe déjà. Alors, peut être n’est-elle pas assez médiatisée, peut être qu’il faudrait plus de psys capable de la mettre en place, très certainement. Mais elle existe, je l’ai rencontrée.

Nadine Kirchgessner | 12 mai 2014 à 19 h 08 min

!

Nadine Kirchgessner | 12 mai 2014 à 19 h 17 min

Humaniste n’est pas systématiquement inclus dans la psychanalyse… alors …
C’est comme de la chirurgie sur le corps sans anesthésie mais sur le psychisme. C’est archaïque et barbare, vous en conviendrez.je n’ai pas conclu que cela ne faisait que souffrir. L’anesthésie , c’est bien non? mais il ne faudrait pas anesthésier son esprit critique.
Ce n’est pas parce que l’on n’étale pas ses connaissances que l’on n’en a pas. Je n’écrirais pas un tel article si je n’avais pas de connaissance…Désolée si tout le monde ne pense pas comme vous… cet article est écrit avec réflexion comme tous les autres, j’argumente. Si les arguments ne vous conviennent pas, ce n’est pas un manque d’arguments, nuance. Et non, je n’ai pas étalé toutes mes connaissances sur le sujet, non. C’est un article de mise en garde, pour les personnes surdouées qui sont hypersensibles, ce n’est pas une injonction à supprimer la psychanalyse.
J’ai écrit très précisément « La psychanalyse serait une sous-branche de la psychologie, et dans certaines universités françaises, elle est encore malheureusement enseignée comme une matière à part entière. En 2014, cela parait surréaliste. »
A mon sens il faudrait enseigner la psychanalyse en psychologie peut-être comme un fait historique et à l’origine de la psychologie clinique, mais pas comme une matière prépondérante parce qu’elle n’a guère évolué. Et je pourrais ajouter qu’elle peut-être nocive pour certains surdoués. Reconnaitre ce fait, c’est être dans le raisonnable.

julienselignac | 12 mai 2014 à 20 h 49 min

bon, comme vous avez l’air d’apprécier la discussion… dans ce que je viens d’écrire (ma dernière réponse) je n’ai pas vraiment l’impression d’avoir anesthésié mon esprit critique… c’est finalement ce que je pensais: vous avez une vision de la psychanalyse qui date d’il y a 100 ans… et vous ne prenez jamais en compte ce que j’ai écrit, c’est un peu fatigant. Elle n’a guère évolué???? je le répéte: elle n’a guère évolué??? vous avez lu ce que j’ai écrit? je répéte au cas ou: vous avez lu (je veux dire vraiment lu) ce que j’ai écrit? les profs que j’ai eu, qui étaient psychanalystes pour 95 pour cent d’entre eux, avaient des différences, mais une chose commune: ils ont tous énormément insisté sur l’importance de l’éthique. Je n’ai pas dit que la psychanalyse était totalement indolore et bonne pour tout le monde (vous avez lu ce que j’ai écrit? bis) finalement, notre désaccord porte vraiment là-dessus: la psychanalyse n’a guère évolué, et ne devrait pas être enseignée comme une matière à part entière. Et c’est là que je redis qu’à mon sens, votre article est symptomatique d’une opposition historique, extrêmement conflictuelle et ambivalente, entre la psychologie scientifique et la psychanalyse (cf le livre d’annick ohayon déjà mentionné, qui en plus a fait ses études.. à paris 8!) et me refaites pas le coup du « non mais en fait j’ai fait un article pour dire que les surdoués souffraient, gnagnagna » figurez-vous que j’avais remarqué, et que pourtant, à mon sens cela n’épuise pas le sens de ce que vous dites: on peut dire autre chose en croyant que nos propos n’ont qu’un seul sens possible (surprise!)

Nadine Kirchgessner | 12 mai 2014 à 22 h 20 min

j’ai pris en compte ce que vous avez écrit et les témoignages que je reçois, il ne suffit pas de dire qu’elle a évolué pour que cela soit vrai dans les faits.

julienselignac | 13 mai 2014 à 23 h 40 min

ho! je vois que vous avez rajouté un paragraphe à votre article. CMPP, c’est pas « Centres Médico-Psycho-Pédagogiques »? et parfois même, le directeur du CMPP est d’obédience psychanalytique, hé oui!

Nadine Kirchgessner | 14 mai 2014 à 7 h 57 min

c’est bien d’avoir tout relu. Merci d’avoir noté cette erreur d’inattention que j’ai corrigée. Vous pouvez lire ceci sur un nouveau site sur l’autisme, vous qui pensez que les parents d’enfants autistes sont instrumentalisés.

http://www.autisme-regards-croises.com/#!tsa-formation-psycho/c1v7

AILI YANG | 2 juin 2014 à 1 h 01 min

bonjour,
ego ego ego
j’ai fait des études de philo, mais j’ai décroché à cause de l’arrogance et de l’auto-satisfaction des profs et élèves avec leurs concepts déshumanisés

de même j’ai galéré avec les psy d’orientation psychanalytique, depuis mes 15 ans, desquels j’ai subi de nombreux jugements et théories culpabilisantes, et j’ai décroché…
j’ai compris il y a 1 mois d’où venait ma souffrance, je me reconnais dans ces profils de petits zèbres et autres, mal diagnostiqués, et condamnés à souffrir encore plus par la bêtise et l’absence d’humanité du psy (tiens j’ai d’abord écrit spy )
je n’ai pas lu tous vos échanges, mais j’ai envie de m’exprimer. élan spontané, un peu saccadé pardon

je suis une victime des psy
j’ai cherché de l’aide et au lieu de ça j’ai souvent trouvé des juges tout puissants

je penche donc pour le point de vue exprimé par Mme Kirchgessner. Sa position, qui exprime selon moi un désir de justesse et de liberté, semble être:
la psychanalyse maintient des concepts sclérosés, et n’intègre pas les avancées de la médecine en neuro-sciences.
en quoi pouvez-vous remettre en question ce fait? vous défendez la psychanalyse comme si votre monde allait s’écrouler.

il ne s’agit cependant que d’une THEORIE et selon moi, OUI elle trahit son but premier, libérer l’individu.

la majorité des psy opèrent comme des prêtres en confession, ou même comme une secte « avouez vos péchés », il se placent comme des observateurs soit-disant neutres mais souvent dans la froideur, et laissent leurs patients sombrer pendant qu’ils titillent des théories qu’ils plaquent allègrement
ou alors se contentent de le laisser couler
ego ego ego

pourquoi le patient doit-il souffrir, creuser sans fin, théoriser toujours plus, alors que d’un autre côté son interlocuteur -un « professionnel »- se permet de balancer des âneries, et ce avec la sensation du devoir accompli?
bref, comme j’écris ce commentaire spontanément, le fil conducteur de ma pensée ne se voit peut-être pas bien.

Il faut désacraliser la psychanalyse, et remettre la personne au centre, et pas le contraire.
sinon , ça ressemble à un rituel religieux, au Kgb, et à n’imprte quel totalitarisme: faites vos ablutions, cherchez vos fautes…il y en a toujours une, le patient est toujours fautif
je ne crois pas que c’est ainsi qu’on permet aux individus de développer une conscience et un sentiment d’âtre responsable de ses pensées et de ses choix…

ps,
de même que les philosophes ne sont pas toujours de bonnes personnes généreuses et bienveillantes, de même que les coiffeurs sont rarement bien coiffés, j’ai remarqué que pas mal de psy étaient fous ,et que la MAJORITE d’entre eux adoraient projeter leurs théories et tout filtrer sous le prisme de leurs constructions déjà préformatées

bon j’essayais d’être un peu drôle mais j’ai peut-être juste besoin d’un oreiller moelleux alors je quitte le divan pour l’édredon et fuyez les dogmes!

julienselignac | 2 juin 2014 à 20 h 49 min

je remets en question, ce fait, simplement car la psychanalyse et les neurosciences ne s’occupent pas de la même chose. Le point est aussi de s’informer en tant que psy car évidemment tout n’est pas dans la psychanalyse: ainsi on peut trouver facilement des informations sur le fonctionnement spécifique des personnes surdouées, et en faire part à la personne que l’on suit. Vous avez bien compris le but premier de la théorie psychanalytique et le fait que certains l’oublient trop vite.
Je sais que des personnes souffrent à cause des psys, ce n’est pas un scoop pour moi, et je sais aussi que pour ces personnes, d’autres prises en charge sont plus adaptées. Je crois que je suis simplement fatigué d’expliquer sans cesse en fait. Remettre la personne au centre est exactement mon objectif.

Nadine Kirchgessner | 3 juin 2014 à 20 h 00 min

Merci Aili yang pour ce commentaire très percutant. Il est désolant pour vous d’avoir vécu cela et à 15 ans…je sais que vous n’êtes pas la seule victime malheureusement. Le Code de déontologie doit défendre les personnes. Il est parfois vérifié que certains psys prennent leurs distances avec ce code. Dommage que vous ayez décroché de vos études de philo.
Extrait du code
« CODE DE DEONTOLOGIE
DES PSYCHOLOGUES
FRANCE
22 Mars 1996
Titre I : Principes Généraux
La complexité des situations psychologiques s’oppose à la simple application systématique de
règles pratiques. Le respect des règles du présent Code de Déontologie repose sur une réflexion
éthique et une capacité de discernement dans l’observance des grands principes suivants :
1 – Respect des droits de la personne
Le psychologue réfère son exercice aux principes édictés par les législations nationale,
européenne et internationale sur le respect des droits fondamentaux des personnes, et
spécialement de leur dignité, de leur liberté et de leur protection. Il n’intervient qu’avec le
consentement libre et éclairé des personnes concernées. Réciproquement, toute personne doit
pouvoir s’adresser directement et librement à un psychologue. Le psychologue préserve la vie
privée des personnes en garantissant le respect du secret professionnel, y compris entre
collègues. Il respecte le principe fondamental que nul n’est tenu de révéler quoi que ce soit sur
lui-même.
2 – Compétence
Le psychologue tient ses compétences de connaissances théoriques régulièrement mises à jour,
d’une formation continue et d’une formation à discerner son implication personnelle dans la
compréhension d’autrui… »
Savoir que des personnes souffrent à cause des psys ne peut être acceptable. Si les psychanalystes s’occupent d’autre chose, dans ce cas, il faudrait prévenir les personnes, qu’ils pourront être « face » à un psy de formation psychanalytique (et c’est l’objet de mon article pour les surdoués). Cela n’est pas souvent spécifié. Ces personnes à haut potentiel en errance étant en souffrance, et c’est pour cela qu’elles se dirigent vers un psy, ne s’attendent pas à cela. Et si pour vous Julien, Remettre la personne au centre est votre objectif, alors je vous félicite. Mais prévenez les personnes qu’elles peuvent souffrir. Le témoignage de Aili yang est très loin d’être un cas isolé, je reçois beaucoup de témoignages comme le sien. D’où « le consentement libre et éclairé des personnes concernées ». et un dernier point : « connaissances théoriques régulièrement mises à jour ».

julienselignac | 6 juin 2014 à 19 h 06 min

Mais heu, je n’accepte pas que des psys fassent souffrir sciemment des personnes! Je ne crois pas avoir dit cela??? Soyez sûre que je combattrais activement toute personne, psy ou autre, qui se permettrais un tel comportement sous prétexte de soin. Au cas où, regardez les références critiques que je vous ai données dans mon premier commentaire, je peux vous assurer que ça vaut la peine…

Surdoué et psy... | 12 juin 2014 à 13 h 08 min

Bonjour en tant que surdoué, père de surdoués… Et psychanalyste… J’ai un peu de mal avec ce que je lis là.

La douance entraîne certaines difficultés spécifiques certes. Mais avoir une migraine n’empêche pas d’avoir mal aux pieds. On peut être surdoué ET avoir une famille dysfonctionnelle. Il est évidemment difficile de faire la part des choses, d’autant que l’enfant précoce perçoit avec plus d’accuité que les adultes qui l’entourent ce qui dysfonctionne autour de lui.

Réduire la souffance éventuelle d’un enfant doué à sa simple douance ne l’aide d’ailleurs pas tant que cela.

Nadine Kirchgessner | 20 juin 2014 à 23 h 00 min

On peut être surdoué et avoir une famille dysfonctionnelle. Je n’ai jamais écrit le contraire. Mais j’ai écrit un article sur la psychanalyse et les surdoués. Je ne crois pas que cet article réduise la souffrance à la douance. Si vous lisez bien ce blog au-delà de cet article, tous mes articles ne cessent de dire que la douance n’est pas souffrance ou en tous cas ne devrait pas l’être. Mais elle peut l’être pour certains qui sont mal compris dans leur entourage familial et scolaire. La souffrance des surdoués n’est pas obligatoire, (ne devrait pas). Pour les problèmes familiaux ou traumatismes, les familles dysfonctionnelles, la psychologie clinique peut être très suffisante et efficace, ce n’est pas le cas de la psychanalyse (qui ne divulgue pas ses résultats). Et c’est le rôle du psychologue d’aider à faire la part des choses. D’ailleurs, les personnes surdouées savent mieux que quiconque s’extraire de ces familles dysfonctionnelles car elles sont très lucides. Il ne me semble pas que ce sont les enfants qui se tournent vers la psychanalyse, mais les adultes. Je reçois des témoignages de personnes déçues, voire très déçues ou pire, par la psychanalyse, parce qu’elles ne savent pas ce que cela recouvre.
@Julien, je lirai dès que je peux, mais…je relis « le livre noir de la psychanalyse », cela me suffit amplement. Les « mensonges freudiens » sont ..comment dire ?

katell | 16 mars 2015 à 13 h 57 min

C’est une discussion déjà un peu ancienne, mais en passant, je voulais moi aussi témoigner de ce que j’ai été diagnostiquée « surdouée » ET que je suis devenue psychanalyste.

La psychanalyse m’a certainement sauvé la vie, et je rends ma dette en permettant à d’autres personnes d’en faire l’expérience. Pour ma part je pense qu’il faut dissocier la question sociale de la douance, qui peut devenir un handicap dans une société très normalisatrice et générer de la souffrance psychique, du traitement de cette souffrance.
Il faut donc agir sur les deux aspects. La psychanalyse permet de renégocier sa place dans la société, dans les limites de ce que cette société tolère…
La psychanalyse a donc toute sa place dans le traitement de ce type de souffrance, mais elle ne résoudra pas en tant que pratique clinique la question de la normalisation au plan politique. Ce qui n’empêche pas les psychanalystes, avec d’autres, de dénoncer en masse cette normalisation oppressante de l’humain qui flambe dans notre société (http://www.appeldesappels.org/)

pour finir, une petite question: que peuvent les neurosciences pour les surdoués, à part les normaliser encore plus?

Nadine Kirchgessner | 17 mars 2015 à 11 h 10 min

Je ne doute pas que vous soyez bonne psychologue si vous êtes surdouée, car vous avez sûrement de l’empathie. Par contre j’ai des doutes sur la théorie psychanalytique, comme vous avez pu le lire dans mes articles. Si la psychanalyse ou un psychanalyste a su vous aider, tant mieux pour vous, ce n’est pas le cas pour tous. Il y a beaucoup de dégâts. La question sociale est effectivement une grande question. Faut-il apprendre aux gens à se comporter pour en définitive « ne pas être eux-mêmes » dans une société normalisante ou faut-il apprendre par soi-même (ou avec un psychologue) à se connaître soi et à être soi. Et oser dire, « je suis doué ». Je pense qu’il s’agit d’hypocrisie, la société n’est pas si normalisante que cela. Certains enseignants qui « cassent du surdoué » à l’école, sont soulagés lorsqu’ils vont voir un bon psychologue ou chirurgien ou avocat (doués) lorsqu’ils en ont besoin.
Quant aux neurosciences, elles ne normalisent pas, au contraire. Elles cherchent à comprendre le fonctionnement du cerveau. Tous les cerveaux sont différents. Mais je vous rejoins, elles ne tiennent pas compte du vécu. C’est pour cela qu’il faut des sciences (de vraies sciences) qui collaborent pour comprendre l’humain. Des psychologues, des médecins et des neurosciences, et des psychologues qui connaissent les neurosciences. On peut aussi consulter un psy pour des conséquences de traumatismes (les surdoués ont aussi parfois des traumatismes). Le site memoiretraumatique.org explique très bien tout cela avec les neurosciences. Ce que la psychanalyse n’explique pas ou explique uniquement à travers le prisme de la sexualité.

demitra | 24 avril 2015 à 11 h 32 min

bonjour
je subis de plein fouet actuellement l’emprise psychanalytique des CMP…
la psy qui suivait pourtant mon fils à ma demande depuis un an (entre ses 3 et 4 ans donc) vient de me signaler au procureur de la république pour maltraitance psychologique et physique sur mon enfant…
et le papa a sauté sur l’occasion pour demander la garde exclusive…
Tout cela est juste une horreur et une longue bataille s’annonce…
je cherche donc un maximum de documents pour étayer ma thèse de l’incompétence de cette psy…si vous pouvez m’y aider (et mon avocate) je prends

Nadine Kirchgessner | 27 avril 2015 à 15 h 48 min

demitra , vous pouvez lire aussi les articles les surdoués et la psychanalyse et innés-psys, vous aurez plus d’arguments.

Heloise | 5 mai 2015 à 7 h 22 min

Pour un article sur l’intelligence, c’est embêtant que le propos soit aussi rapide et réducteur. Partir de concept archi-vulgarisés comme le complexe d’Oedipe ou le transfert pour en dire des choses fausses, c’est souvent le signe que si la psychanalyse fait peur, c’est qu’elle est infiniment plus complexe que la cognitive ou que la compilation de symptômes qui constitue la psychopathologie. La psychanalyse ce n’est pas avoir envie de coucher avec sa mère, si vous n’avez pas compris ça, ouvrez un livre et arborescez un peu.

Nadine Kirchgessner | 5 mai 2015 à 11 h 10 min

Votre ton est très condescendant, et je remarque que la psychanalyse ne semble pas vous avoir appris à dominer votre agressivité. La psychanalyse ferait peur. C’est un argument fallacieux. La psychanalyse est parfois (souvent) dangereuse et obsolète. Si elle détruit des gens, oui, elle doit faire peur. Si on écrit contre la psychanalyse, votre argument est, « vous n’avez rien compris, vous avez peur »…et contester la psychanalyse est en soi un symptôme, comme c’est facile. Cela me fait penser aux arguments des sectes.
Mais je vais répondre. Je lis, je lis, je vis, je ne cite pas toutes mes lectures sur ce blog, puisque d’une part, je cite les indispensables par esprit de synthèse, et d’autre part, je n’ai pas l’habitude d’étaler ma culture, que je trouve toujours insuffisante, je le concède.
Néanmoins cet article est court, je l’ai écrit il y a un an, mais j’ai écrit deux autres articles sur ce sujet, et ce n’est pas une thèse. J’avais écrit cet article, car je reçois de nombreux témoignages de gens doués détruits par la psychanalyse. De nombreux psychanalystes ne connaissant pas le haut potentiel. Vous pouvez lire aussi les commentaires sous les articles, notamment le commentaire très instructif de Aily Yang. Je cite «je suis une victime des psy… la majorité des psy opèrent comme des prêtres en confession, ou même comme une secte « avouez vos péchés », il se placent comme des observateurs soit-disant neutres mais souvent dans la froideur, et laissent leurs patients sombrer pendant qu’ils titillent des théories qu’ils plaquent allègrement
ou alors se contentent de le laisser couler… », et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg des « malfaits » de la psychanalyse pour les surdoués.

Il faut apprendre et pouvoir penser par soi-même et remettre en cause les dogmes
en vivant, en observant, en réfléchissant et pas seulement en lisant et acceptant tout sans esprit critique
Vous pouvez lire aussi Lionel Naccache, Le Nouvel Inconscient. Freud, Christophe Colomb des neurosciences, un peu ancien mais passionnant, pour une critique sur
http://lhomme.revues.org/20782
et tous les livres indiqués dans les commentaires constructifs.
J’ai écrit deux autres articles sur ce sujet :
http://planetesurdoues.fr/index.php/2014/06/30/les-surdoues-et-la-psychanalyse/ 30.06.2014
http://planetesurdoues.fr/index.php/2014/08/05/inne-psys/ 5.08.2014
extrait de mon aticle : « ou si la précocité intellectuelle prend la place d’un phallus, »… Ne croyez pas que je divague soudainement…je ne fais que recopier un extrait d’un article de Catherine Weismann-Arcache Maître de Conférences associé à l’Université de Reims. Membre associé au Laboratoire de Psychologie clinique et de psychopathologie, Université Paris Descartes (Paris-5).
CQFD

esco | 26 juin 2015 à 10 h 50 min

Perso, je trouve que ce billet a un contenu limite et même « dangereux » pour les personnes qui ont un profil de « surdoué » qui n’irait pas bien et qui souhaiterait essayer d’aller mieux en entreprenant une démarche psychanalytique ou commencer une psychothérapie.

Aucun argument ne tient ! c’est bourré d’amalgame, de cliché, de comparaison entre des choses qui n’ont rien à voir et basé sur une expérience personnelle (me semble-t-il) qui ne peut en aucun cas servir de modèle à tous. En plus être surdoué, cela ne veut pas dire que l’on est immunisé contre les « problèmes » psychologiques, la dépression et la maladie mentale.

Un bon psychanalyste saura s’adapter au sujet, pour lui permette de s’en sortir au mieux dans ce qui le perturbe au point de vouloir consulter… une analyse n’est pas de tout repos… faut s’accrocher… mais ça vaut la peine… qd on ne va pas bien et on en ressent le besoin.
…ça peut même sauver une vie aussi lors d’une grave décompensation.

Bref, ce billet n’est pas très malin… pour ne pas dire… pas très intelligent… ce n’est pas parce que ça ne marche pas pour une personne que ça ne marche pas pour TOUS les autres… à chacun de trouver ce qui lui convient. Et c’est important d’essayer d’aller mieux… les psychiatres d’orientation freudienne ne sont pas spécialement des charlatans, loin de là !

Nadine Kirchgessner | 27 juin 2015 à 0 h 00 min

L’agressivité n’est pas un argument. Cet article renvoie à des livres très documentés, et qui soulèvent bien le problème du manque de transparence dans les résultats de la psychanalyse.
Mon expérience personnelle importe peu…cet article n’est pas basé sur une expérience mais sur de très nombreuses expériences et études, documentaires, livres.
Une personne surdouée qui ne va pas bien peut démarrer une psychothérapie chez un psychologue sans psychanalyse. C’est l’utilité de La psychologie clinique qui étudie la psychopathologie, et personne ne détient la science dans ce domaine si complexe.
Lisez les deux autres articles que j’ai écrit et tous les commentaires, peut-être vous comprendrez un peu mieux le marasme dans lequel on veut engluer les personnes à haut potentiel.
http://planetesurdoues.fr/index.php/2014/06/30/les-surdoues-et-la-psychanalyse/
http://planetesurdoues.fr/index.php/2014/08/05/inne-psys/
http://planetesurdoues.fr/index.php/2014/12/01/a-lire-mon-patient-sigmund-freud-de-tobie-nathan-perrin-2006/

Michèle | 28 juin 2015 à 8 h 05 min

bravo Nadine , bien répondu! c e n’est pas votre article qui est dangereux , c’est la psychanalyse qui est dangereuse! je suis maman d’un enfant autiste , et j’en sais quelque chose…mon enfant est intelligent et comme vous le dîtes, c’est positif ! et vos deux autres articles ( la psychanalyse et les surdoués et innés-psys) sont incroyables, je n’avais jamais lu quelque chose comme ça, et je n’avais pas eu le courage ni le temps de lire ce livre noir…MERCI, MERCI

esco | 4 juillet 2015 à 12 h 50 min

Je ne suis en aucun cas agressive dans mon commentaire, j’essaie de nuancer ce billet sur le point de vue sur la psychanalyse… qui semble réduit à… 1) c’est pas bon pour un surdoué 2) regardez , certains le disent … 3) conclusions, c’est pour tout le monde pareil, la psychanalyse c’est mauvais pour le surdoué…

je passe sur la digression sur l’autisme, désolée ce n’est pas de l’agressivité non plus, mais à la vue du titre du billet, on est quand même un peu à coté, non ?

Bref, ce que je voulais souligner dans mon commentaire, c’est l’intention de ce billet avec un ton contenant un certain mépris pour celle-ci qui me semble radical et férocement contre la psychanalyse EN GENERAL (pas uniquement dans un contexte de douance, en passant… et pourtant ce billet s’intitule « La psychanalyse et les surdoués » . …

Je persiste à dire qu’une démarche psychanalytique peut être utile voir même vitale, pour mieux se comprendre et sortir d’un marasme psychologique (surdoué ou pas d’ailleurs) et éliminer des symptômes qui peuvent rendre une vie insupportable.

C’est bien loin d’être plus mauvais qu’un médoc, ou un autre type de thérapie (qui aura aussi son taux d’échec) et une bien meilleure solution que de tomber dans une addiction, de tenter à ses jours …

Vous en déplaise… un travail psychanalytique, c’est un travail sur soi qui peut être une forme de thérapeutique réussie pour un surdoué (ou pas). Ce n’est pas l’unique façon d’aller mieux pour un surdoué, mais ça peut marcher aussi pour eux … il y a juste à prendre en considération des spécificités singulières au surdoué dans son rapport au « monde » et à la parole.

Cordialement,

Soleil | 8 juillet 2015 à 14 h 50 min

Je rejoins les interventions de Esco et de Héloïse. Je n’y lis pas d’agressivité, juste une opposition d »idée/de croyance, qui me semble saine dans un débat. Votre site est informatif (voir le titre) mais puisque les commentaires sont ouverts, n’est-ce pas là permettre le débat et les échanges (autre mot du titre : « recherche »)
De manière générale c’est tout ce qui tourne actuellement autour de la douance,devenue à la mode, qui est dangereuse. Siaud Facchin qui réduit la personne à un zèbre, les groupes (forums), les prétendus experts, les surdoués tellement stupéfaits qu’ils font de leur douance le sujet de leurs études voire de leur vie entière. Je vous inclus, Nadine, dans cette dernière catégorie. N’y voyez pas une agression. Le fait de faire de son drame/de sa chance bref de sa douance l’objet de ses études et du message qu’on souhaite transmettre aux autres fait qu’on n’a forcément aucun recul sur l’objet de son discours. On ne pourra parler que de soi. Tournez cela comme vous voulez on n’en sortira pas. C’est là que peut intervenir un psychanalyste (ou autre aidant je ne suis pas sectaire 😉 ) pour servir de réponse à la projection de soi-même.

Par ailleurs, dans tous les domaines il y a de bons spécialistes et de mauvais, que ce soit un plombier, un dentiste, un instituteur, … La vie est remplie de personnes assez bien mais pas parfaites et nous, individus, devons vivre en société. Croire qu’on est la seule personne à y voir une difficulté est une erreur : on a tous des difficultés plus ou moins fortes. La personne moins intelligente se sent aussi en décalage, la personne grosse aussi, la trop grande, l’immigrée, etc.

Pour finir je dirais que certain écrit sur la douance prend en compte une origine réactive, non pas innée mais construite dans la petite enfance et l’enfance. Exemple : tout enfant maltraité développe une hypervigilance devenant une hypersensibilité, soit une adaptation au danger.
Je tends vers cette idée de manière intuitive (je n’ai pas encore pris le temps de lire vraiment sur le sujet)
Quoiqu’il en soi ça ma parait plus sain que de penser que la personne douée est une sorte d' »élu » par le hasard/Dieu autour duquel on devrait penser les choses parce qu’il ne s’adapte pas. Une personne, surdouée ou pas, a une histoire prénatale, postnatale qui le construit de manière normée ou pas à la société.

Nadine Kirchgessner | 8 juillet 2015 à 23 h 18 min

Je réponds rapidement car je n’ai pas de temps… Mais qui est stupéfait ? Qui n’a pas de recul ? Qui fait un drame de sa douance ?
Certainement pas moi, mon site se veut positif mais vous ne l’avez sans doute pas lu en entier…
Ne le comparez pas avec d’autres auteurs, sites ou blogs qui font un drame de la douance, et là je suis d’accord avec vous. La douance est une chance.
Deuxième point que vous soulevez, la maltraitance des enfants, c’est la thèse de Caroline Goldman entre autres.
Dans ce cas précis pourquoi tous les enfants maltraités ne sont-ils pas à haut potentiel ?
résonnement par l’absurde: pourquoi ne maltraite-t-on pas les petits enfants pour qu’ils deviennent surdoués ?
@esco et Soleil, lisez bien tous mes articles, j’apprécie le débat mais on ne peut pas débattre avec des commentaires agressifs et péremptoires qui prétendent que mes articles ne sont pas intelligents, voire dangereux.
Sachez que je ne passe pas ma vie à m’occuper de ma douance mais j’apprécie d’apprendre sur ce sujet et je ne prétends pas savoir tout sur tout
C’est exactement l’objet de la recherche en psychologie (d’apprendre sur l’humain) et évidemment il est utile parfois de réfléchir sur soi, son parcours, ses traumatismes.

Article intéressant:
http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2477

Psy | 13 octobre 2015 à 19 h 46 min

Que d idioties dans cet article… C est pathétique venant d une bac+5, psychologue qui plus est….
Pour parler de la psychanalyse, encore faut il en avoir tâté ne serait ce qu un peu. Ce qui n est semble t il pas le cas de cette psychologue.
Elle parle de croyance en la psychanalyse de certaines personnes, je dirai moi qu elle parle de sa propre croyance à elle à ne pas vouloir aller y voir d’un peu près. C est plus simple. Mais c est vraiment dommageable pour une personne sortie de l’université, qui est censée avoir appris à penser… Et qui en plus est psychologue !
La psychanalyse ne recherche pas de traumatisme ou de secret de famille inavouable. Elle cherche à soigner et amener un soulagement. À toute personne capable d un peu d introspection et d ouverture au monde et aux autres.
La psychanalyse ne se base pas sur des théories obsolètes. Les écoles de psychanalyse poursuivent les recherches et les exégèses. Eh oui ! Et tentent de suivre l évolution de l homme dans la société, pour ajuster son approche et sa pratique.
Je dit bien « tente » car c est un travail perpétuellement remis sur le métier, contrairement aux recettes toutes faites et si efficaces de tant d autres thérapies, faciles et rapides.
Enfin, une psychologue qui ne sait pas que la vie est jalonnée de « traumatismes » (séparation, deuil,…) de divers ordres et de profondeur variée, qui ne sait pas que les histoires de familles sont remplies de secrets, eh bien, je me questionne sur son travail qui me semblerait du « béni oui-oui » bien gentil, et loin d une réalité de vie humaine….
Nota Bene : je suis psychologue moi-même, surdouée et psychanalysée, et heureuse de cette aventure unique.
Mais encore faut il être aventurière !

Nadine Kirchgessner | 14 octobre 2015 à 8 h 15 min

Quelle agressivité dans ce commentaire. Si vous êtes surdouée, vous pourriez suivre les déconvertis de la psychanalyse, afin de ne pas continuer à ridiculiser les psys Français avec cela…

A visionner:
LES DECONVERTIS DE LA PSYCHANALYSE par dragonbleutv

http://planetesurdoues.fr/index.php/2015/10/09/la-psychanalyse-analysee/

France inter à 14 h
http://www.franceinter.fr/emission-la-tete-au-carre-depasser-la-psychanalyse?fb_action_ids=10206479391536658&fb_action_types=og.likes

A lire mes articles et les commentaires : http://planetesurdoues.fr/index.php/2014/08/05/inne-psys/
http://planetesurdoues.fr/index.php/2014/06/30/les-surdoues-et-la-psychanalyse/

Patrick Duchemin | 14 octobre 2015 à 12 h 02 min

Bravo pour cet article. La psychanalyse est une théorie tombée en désuètude et dont la place se trouve exclusivement dans les cours d’histoire de la psychologie (et éventuellement de la philosophie).

L’échec de la psychanalyse vient du fait que c’est une théorie totale et qui essaie de tout expliquer à partir de dogmes.

Un bon exemple de la façon dont la psychanalyse est traitée dans l’enseignement académique hors de France est très bien illustré par la petite heure de cours consacrée à Freud par le professeur Paul Bloom, de la prestigieuse université de Yale, au cours de laquelle on voit que les concepts psychanalytiques amusent beaucoup les étudiants, qui rient parfois aux éclats devant tant d’âneries (voir la vidéo de cet excellent cours – https://youtu.be/7emS3ye3cVU?list=PL6A08EB4EEFF3E91F )

Illel Kieser 'l Baz | 14 octobre 2015 à 20 h 51 min

@Psy Je cite : « Pour parler de la psychanalyse, encore faut il en avoir tâté ne serait ce qu un peu »
Puis : « Elle parle de croyance en la psychanalyse de certaines personnes, je dirai moi qu elle parle de sa propre croyance à elle à ne pas vouloir aller y voir d’un peu près. C est plus simple. Mais c est vraiment dommageable pour une personne sortie de l’université, qui est censée avoir appris à penser… Et qui en plus est psychologue ! »

C’est un grand classique de défense des psychanalystes, La psychanalyse se nourrit des critiques qui lui sont adressées. Et la meilleure manière de le faire est de croire surprendre en retournant l’argument critique comme fondé sur la projection personnelle de l’interlocuteur impétrant.
Enfin on interpelle en recourant à l’argument infaillible : «  Que connaissez-vous de la psychanalyse ? Vous y ‘avez tâté’ ? » Critiquer la psychanalyse c’est en redouter les implications sur soi. C’est ce que ça dit.
Cette méthode rhétorique est usitée en francophonie hexagonale depuis plus de 50 ans. Rien de neuf !
À partir de là l’interpellant n’a plus le droit de dire quoique ce soit. Qu’il aille se faire divaner !

C’est pourquoi avant de donner le corps de mon commentaire je vais décliner mon certificat de baptême : 11 ans de psychanalyse personnelle, 3 de didactique, au-delà je me suis défroqué…
Formé dès 1967 à la Sorbonne puis à Censier dans ce qui deviendra l’UER de psychologie clinique et de psychopathologie, avec des des professeurs comme Revault d’Allones, Laplanche, Gagey, plus tard Gantheret, Prevost et bien d’autres, fief des freudiens après la grande scission qui verra poindre la Cause Freudienne avec comme professeur à Censier Ginette Michaud. J’ai lu, ingurgité, commenté, traduit…du Freud durant 6 ans car il y eut pour conclure le diplôme de l’Institut de formation des psychologues cliniciens dont la vie fut très éphémère. Il n’y eut que du Freud car les autres acteurs de la psychanalyse étaient ignorés. Avec quelques amis nous avons été exclus d’une unité de valeur après avoir traduit un livre de Reich..
Déjà à cette époque fin 60/début 70 était amorcé le mouvement de dogmatisation qui allait conduire la psychanalyse hexagonale aux excès que l’on dénonce actuellement.
45 ans après !
C’est vous dire le poids du monopole qui s’est établi dès ce moment, surtout sous l’égide de la Cause Freudienne (Lacaniens purs et durs). Monopole de l’enseignement, monopole de l’édition (Petite visite à la librairie ‘Le divan’) puis monopole de la prise de parole dans les médias largement infectés et toujours contaminés. Voir l’émission de ce jour ‘La tête au carré’ et l’attitude condescendante de l’animateur, Mathieu Vidard qui a laissé Sophie Robert bien seule, courageuse quand même, lequel avait pris soin d’inviter Roudinesco la semaine précédente – contre-feu. La fameuse autoproclamée historienne de la psychanalyse et qui est à la psychologie ce que les historiens du parti communiste soviétique étaient à la vérité historique.
Ce phénomène est spécifique à la France et à l’Argentine. Ailleurs et surtout sur le continent américain, francophone, anglophone – c’est là-bas que l’on peut trouver un grand nombre de travaux de recherche d’un excellent niveau –, lusophone et hispanophone, la psychanalyse est rapidement devenu un OGM consommé sans modération et largement métissé avec  «  tant d autres thérapies, faciles et rapides. »
Puisque notre interlocutrice semble en recherche constante, je me permettrais, sans acrimonie aucune, de lui suggérer de reprendre l’histoire de la découverte de l’inconscient, de la naissance et l’évolution du concept de libido. Pour conclure, puisqu’elle fait référence, à une sorte de normalité humaine, un petit tour du côté de l’anthropologie.
Voilà pour un premier commentaire. Je reviendrai sur certains éléments fondamentaux de la psychanalyse qui posent problème depuis longtemps et que peu de ‘déconvertis’ semblent pointer,

Illel Kieser 'l Baz | 15 octobre 2015 à 10 h 23 min

Suite de la réponse au commentaire de @psy du 13 octobre

La psychanalyse ne soigne pas, Freud, dès les premiers temps expliquait que la psychanalyse était une méthode d’analyse et de compréhension des mécanisme de la psyché humaine, la cure l’outil adapté. Que la parole et les associations libres puissent, à un moment, alléger les souffrances du patient vaut pour toute forme d’extériorisation de ce qui fait souffrance, la confession catholique comprise… Et si l’on a, un moment, créé des psychothérapies analytiques, c’est bien qu’il fallait un outil complémentaire à la cure.
Freud expliquait de surcroît que le jour ou la neurologie aurait fait assez de progrès pour comprendre les mécanismes à la base de tous les comportements, nous n’aurions plus besoin de la psychanalyse…
Cette heure a sonné depuis quelques années. Les neurosciences nous apportent désormais un éclairage intéressant sur les mécanismes de la psyché humaine, même si de nombreuses questions demeurent en suspens.
Et sur certains points les neurosciences apportent un démenti formel sur certains fondamentaux de la psychanalyse :

L’hégémonie de la conscience, le Moi est maître du jeu psychique. On savait, mais désormais les neurosciences en apportent de nombreuses preuves, la conscience est divisée, elle n’est que l’épiphénomène de nombreux mécanismes complexes du cerveau. (Je n’entre pas ici dans le détails des courants des neurosciences)
Outre le fait que nous connaissons maintenant l’existence de différents niveaux de conscience. Le petit ‘Moi/Je’ est loin d’être unique.

L’inconscient comme lieu du refoulé… poubelle de l’histoire individuelle, des frustrations aux désirs inaccomplis. Or selon tous les courants des neurosciences, cela ne fait aucun doute, l’Inconscient est le ferment, l’agent de la vie psychique, puisque la conscience n’est qu’un outil supplétif. Pour certains neurophysiologistes (A. Damasio) l’inconscient serait bien plus, il aurait la capacité d’imaginer le futur ;

Le pansexualisme, si tout est sexuel, il ne reste à l’espèce humaine que la frénétique pulsion de reproduction. L’archéo-antrhopolgie, l’éthologie animale et humaine, l’Histoire nous montre que l’humanité est mûe par bien d’autres tendances

L’universalité de l’œdipe, grande prétention, dans la droite ligne de l’ethnocentrisme des ‘sociétés premières’. L’occident, à cette époque et encore maintenant s’est pensé comme propagateur d’une civilisation universelle. L’ethnologie a, depuis longtemps apporté des éléments de relativisation de cette volonté de puissance.

Enfin,
La femme continent noir de la psychanalyse, la mère matière noire. La psychanalyse a pensé le féminin dans la ligne du néoplatonicisme, comme l’être porteur des malheurs du monde. D’où ce mythe de la mère dévoratrice qui serait à l’origine de nombreuses psychoses, de l’autisme, des privations sexuelles portant le pauvre mâle de la maison à coucher avec sa fille. F. Dolto)

Au plan de l’idée : la psychanalyse donne un discours total, ce que relève plus haut @Patrick Duchemin. La psychanalyse a réponse à tout sur ce qui fait l’humain. Ce qui la range du côté des représentations du monde, du mythe, et par suite, par sa dérive dogmatique, du côté du religieux. Le monopole que la psychanalyse a exercé sur les publics argentins et français relève de la fascination, celle que l’on éprouve quand une vérité devient totale, C’est le mysterium fascinans tremendum que chacun peut éprouver face au merveilleux ou bien quand un grand mystère est levé par révélation.
Sous ce versant toute intrusion d’une vérité étrangère, vécue comme hérétique donc, apparaît comme une menace.
Ce caractère religieux explique la rigidité et la violence des réactions aux critiques. C’est pourquoi je parle souvent de talibans de la psychanalyse en évoquant ces praticiens qui n’ont pas su s’ouvrir à une sorte de métissage, autrement dit à l’interdisciplinarité. Avec eux pas de discussion possible et quand on croise un de ces talibans sur le terrain – expertise, suppléance à une décision de justice, … – on croise une fermeté rendue d’autant plus implacable qu’elle se trouve renforcée par un juge, un éducateur ou un enseignant… Le pouvoir institutionnel ou hiérarchique renforce ce qui aurait dû prendre la poussière dans les archives de la science.

Nadine Kirchgessner | 15 octobre 2015 à 12 h 15 min

Merci pour tous ces commentaires hyper intéressants sur mon article ! Je vais répondre en plusieurs fois
@patrick Duchemin merci pour cette vidéo que je vais visionner ! J’ai fait mes études à paris VIII et fort heureusement, comme ces étudiants, nous n’avons entendu parler de Freud que dans le cours d’Anglais en L1 et d’une façon historique mais pas humoristique encore. Dommage ! En L1 nous apprenons de façon fort intéressante d’ailleurs ce qui a fait la psychologie actuelle, et donc toute l’Histoire de la psychologie. Je connais des étudiants qui quittent leur université près de chez eux à cause de la psychanalyse, comme Grenoble, Strasbourg, etc…des étudiants qui recherchent des stages, premier entretien : quel est votre obédience ? Inutile de vous dire que ces étudiants tombent des nues et s’enfuient en courant MAIS les stages sont obligatoires…

Nadine Kirchgessner | 15 octobre 2015 à 12 h 48 min

@illel merci pour vos deux commentaires très argumentés.
Le premier :
Merci pour votre certificat de baptême, je ne sais pas si cela donne du poids pour psy à votre argumentation, mais elle va en donner à mes lecteurs. Vous avez eu Laplanche comme professeur ah!

Très Classique effectivement, on les connait ces méthodes culpabilisantes et honteuses, une fois encore, mais qui n’ont pas de sens. Est-ce qu’un cancérologue doit avoir le cancer pour argumenter sur le cancer ? Ce qui est comique et pathétique, c’est que cette personne ne me connait pas, ne connait pas ma vie…et n’a pas lu mon site ! Je reprends ce qu’elle écrit « Enfin, une psychologue qui ne sait pas que la vie est jalonnée de « traumatismes » (séparation, deuil,…) de divers ordres et de profondeur variée, »
http://planetesurdoues.fr/index.php/2013/05/20/traumatismes-et-surdoues/
Est-ce qu’une aplasie médullaire (grave maladie du sang) à 19 ans, (entre autres) être proche de la mort durant une année à cet âge, est-ce que cela suffit pour pouvoir argumenter sur la psychanalyse ? Mais alors, il me sera dit « ah mais vous, c’est trop quand même ! » Et comme l’écrit Selignac dans l’article « la psychanalyse analysée » « quand on veut en produire une critique argumentée (et point n’est besoin d’être analyste ou analysé pour cela) »
Ce qui surprend vous avez raison, c’est ce monopole dans les medias dont voit l’influence.
Les commentaires après l’émission de Sophie robert et D Pleux sont virulents et le mien a été censuré !
J’ai écouté avec ennui l’émission avec Rudinesco pour m’informer et comparer. J’avais écrit un commentaire sous l’émission de Sophie robert et D Pleux qui n’est pas paru ! Est-ce parce que j’ai cité mon site ? Est-ce parce que j’ai cité Weisman Arcache avec le mot « phallus » mot si infâme !?
Je ne sais pas quel problème vous voulez soulever, mais je voudrais en soulever un, c’est la soi-disante bienveillance de la part des psychanalystes. Elle ne l’est pas toujours dans les faits, loin de là, dans les témoignages.
Le deuxième :
C’est bien le problème, les gens se dirigent en croyant que la psychanalyse va les soigner, et c’est toute l’ambiguïté, qui est à mon sens une malhonnêteté intellectuelle. Pire les gens vont vers un psychologue ne sachant pas qu’il est psychanalyste.
Le fonctionnement du cerveau n’est encore pas connu !
L’universalité de l’œdipe, totalement d’accord avec vous
Et enfin la femme …quand on écoute Lacan sur les femmes, c’est à mourir de rire…je pense que ce sont des personnes qui ont une vie sexuelle assez pauvre et qu’ils doivent la théoriser. J’ai lu hier un livre de Christine Angot qui m’a bouleversée et je vais en faire un article. Christine Angot victime d’inceste a eu recours à un (ou des) psychanalystes. Mais heureusement pour elle il y a la littérature.

selignac | 15 octobre 2015 à 14 h 25 min

pour reprendre un point de l’argumentation d’illel, qui me surprend, le premier argument que vous donnez au niveau des neurosciences, prouvant la non-hégémonie du moi dans le jeu psychique. Mais heu, la psychanalyse dit très exactement cela en fait (mot connu de freud, « le moi n’est pas maître dans sa propre maison ») et la conscience est divisée, c’est pratiquement du lacan dans le texte (par-delà les critiques qu’on peut lui faire) il n’y a pas d’unicité du moi en psychanalyse… comme dans les neurosciences. La multidimensionnalité du psychisme est tout à fait importante, et il me semble que ce premier argument permet de rendre compte de cela (et donc appuyer cette vision psychanalytique de: la non-unité du moi, la pluralité des niveaux psychiques entre autre) ou j’ai mal compris?

Nadine Kirchgessner | 15 octobre 2015 à 15 h 40 min

ouhla Julien selignac , il faut que je relise deux ou trois fois ! 🙂

la psychanalyse dit que l’on serait envahi par son inconscient (mauvais le plus souvent)
et qu’il faut absolument passer trois fois par semaine chez son psychanalyste (en le payant grassement) pour
essayer d’atteindre cet inconscient et le dompter…rien que cela …
ce qui est certain , c’est qu’on ne sait pas grand-chose en fait sur le psychisme et nos façons de penser…

Illel Kieser 'l Baz | 15 octobre 2015 à 16 h 58 min

@Nadine Kirchgessner
Sur le fonctionnement du cerveau et l’apport des neurosciences à la psychopathologie et la psychologie clinique. Il faut bien comprendre la frilosité héxagonale à l’encontre du courant le plus connu ici, à savoir le courant ‘computationnel’ selon lequel le cerveau serait un gigantesque ordinateur. Cependant les neurosciences proposent d’autres courants dont celui que représentent Antonio Damasio, Ernesto Varela, Allan Hobson, Robert Changeux…
Tout en sachant qu’il reste un immense continent à connaître, les apports sur la régulation des émotions, les rapports inter-personnels – neurones miroirs –, les relations avec le milieu, nous permettent d’envisager la création de nouveaux outils de compréhension, d’accompagnement et/ou de thérapie de personnalités qui posaient problème car hors cadre ; Je cite : les rescapés de traumatismes, les hyperactifs, les doués, les autistes, et j’en oublie.
Sans parler des apports en matière d’éducation…
En rapport de ce que nous connaissions il y a à peine 30 ans, c’est considérable car cela donne aux praticiens une liberté d’invention et de conceptualisation qu’ils n’avaient pas avant du fait de l’imprégnation des théories analytiques. Encore faut-il la plupart du temps aller aux sources des publications en anglais. Les traductions en français tardent et ont parfois au minimum 5 ans de retard pour ce qui concerne les travaux les plus récents. Et il serait bien plus intéressant de créer des réseaux d’échanges sur ces points plutôt que de s’écharper sur la survie des fossiles.

Nadine Kirchgessner | 15 octobre 2015 à 18 h 50 min

@Illel
On progresse, on progresse mais tellement lentement. Un gros bémol à votre commentaire, « personnalités qui posaient problème car hors cadre ; Je cite : les rescapés de traumatismes, les hyperactifs, les doués,… »
Les doués ne posent problème que si on les empêche d’avancer à leur rythme ou si on ne les reconnaît pas…sur ce point, on ne progresse pas, on régresse depuis 20 ans…D’ailleurs vous venez de citer des gens à problèmes, en y intégrant les doués ! Comme si être doué et être intelligent était un problème…

Et bizarrerie ! L’étude que je viens de réaliser est mise sous le boisseau par des gens qui disent qu’ils diffusent « tout sur la douance », ou « tout sur le surdouement », parce que l’étude ne va pas dans leur sens, c’est-dire qu’elle ne va pas dans le sens de 1/3 d’échec scolaire pour les EIP (précoces).
Alors il y a aussi un autre continent à découvrir : la motivation, l’honnêteté intellectuelle, la manipulation de l’information !

http://planetesurdoues.fr/index.php/etude/etude-2015-partie1/

mieux que « de s’écharper sur la survie des fossiles » !

Illel Kieser 'l Baz | 15 octobre 2015 à 20 h 54 min

« Les doués ne posent problème que si on les empêche d’avancer à leur rythme ou si on ne les reconnaît pas…sur ce point, on ne progresse pas, on régresse depuis 20 ans…D’ailleurs vous venez de citer des gens à problèmes, en y intégrant les doués ! Comme si être doué et être intelligent était un problème… »

Je précise qu’il s’agissait du point de vue de la doxa. Pas du mien. Il y a belle lurette que j’ai rompu avec cette vision.

Psy | 15 octobre 2015 à 22 h 33 min

Comment

Nadine Kirchgessner | 15 octobre 2015 à 23 h 00 min

@Illel
c’est comme cela que je l’avais compris ! 🙂

Illel Kieser 'l Baz | 17 octobre 2015 à 8 h 25 min

Des pistes à discuter, dans une perspectives pluridisciplinaire.

‘Enfant doué et autres curiosités’
http://hommes-et-faits.com/Dial/spip.php?article256

Nadine Kirchgessner | 18 octobre 2015 à 8 h 18 min

Merci Illel, je vais lire ! Vous aviez déjà écrit sur le sujet !
Je reprends une phrase « Enfants, ils s’ennuyaient dans le système scolaire » pas tous, les enfants qui peuvent avancer à leur rythme vont mieux…il faut dire que l’école n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui avec un tel nivellement par le bas.
Et je reprends celle-ci « les similitudes surprenantes qui apparaissent entre les troubles des enfants doués devenus adultes et ces rescapés de traumatismes sexuels précoces »
Vous pouvez lire l’article « traumatisme et surdoués »
http://planetesurdoues.fr/index.php/2013/05/20/traumatismes-et-surdoues/
Et des témoignages dans mon livre « Des femmes surdouées » qui montrent que l’intellect n’est pas seul, elles ont aussi un corps.

Marie-Lise EHRET | 7 novembre 2015 à 10 h 55 min

Droit de l’Homme en France actuellement, juristes, société, santé sectaire, des DMS européenne, juriste sectaire, où est la démocratie en France et de l’Europe sur l’Ethique humaine, quand elle permet de tuer certains ?
J’interpelle_ membre suppléant à la commission européenne – Santé _sujet très important de médecine en France, de psychiatrie sectaire dans ses hôpitaux, de société et de laisser aller à tuer et les DMS à la norme européenne

Quand les sectes en France dirigent la médecine c’est grave, très grave

_ La mort et le suicide légalisés en France dans ses hôpitaux publics et exportés à l’Etranger

Voici un dossier qui montre bien le silence hégémonique depuis quarante ans dans la santé publique à l’heure actuelle et dans nos hôpitaux publics, une rescapée de Freud dans un dispensaire et de Lacan à deux reprises et de justesse de ce système, qui refuse d’exercer
La mort et le suicide légalisés en France

Le grand scandale du jeu de la mort-la santé pervertie est paru à ce jour dénonçant le système de soins
Addenda y fait suite à la situation rencontrée en aout 2015, dans l’agir les deux parus chez EDILIVRE
J’y interpelle les généralistes quand les psychiatres veulent enseigner aux généralistes comment soigner les pathologies mentales avec des DMS5 à l’heure actuelle, et des psychiatres qui se cachent derrière les mythes quand ça les arrangent pour justifier la mort de l’homme. Dans les dispensaires d’Etat aussi
l faut un temps pour réfléchir, un temps pour dire et écrire un autre pour agir, ce moment est venu, je rassemble les preuves actuellement
J’accuse la psychanalyse freudienne et lacanienne d’être une secte démocratisée depuis 1900 qui tue certains en silence
J’interpelle le gouvernement les personnes citées dans addenda devront comparaître
Je demande qu’un débat public démocratique libéral soit ouvert au public
Parce que cela entraîne la médecine mentale à l’heure actuelle et les hôpitaux publics
Je fais de la Recherche Action recherche pour aider l’homme de façon humain ici et maintenant
Ce système de soins ne doit plus exister pour nos enfants actuels, il est strictement contraire aux droits de l’homme, sa façon de penser, et porte atteinte au corps Ce système est encore pratiqué dans les dispensaires à l’heure actuelle et entraîne la médecine derrière elle
L’organisation sociale n’explique pas tout surtout les morts qui n’ont jamais pu parler
On peut cacher cent ans de théorie, la troisième génération si elle a survécu, parle
Êtes-vous prêts à me suivre dans mes démarches ?
Connaissez-vous des journalistes du droit de l’homme ?
Après le scandale du sang, le scandale des esprits des têtes

Et on veut soigner à la norme Européenne les hommes comme des légumes génétiquement modifiés, DMS5
Il y a des idées qui tuent en France
Une chercheure en psychothérapie humaniste-existentielle non règlementée canadienne
Une chercheure en psychothérapie humaniste-existentielle Action Recherche en France ici et maintenant

Le 13 octobre j’ai reçu le témoignage au téléphone d’un Algérien en psychanalyse lacanienne au bord du désespoir.
Marie-Lise EHRET
m.ehret@sfr.fr
Marie-Lise EHRET
17 rue Baudoin
75013 Paris
FRANCE
01 44 24 37 75
Les DMS pourquoi ? L’homme et sa santé n’est pas une marchandise

Sujet très important pour la santé humaine qui dénonce les DMS européenne ou l’on soigne avec des médicaments pour toutes les pathologies, des molécules neurologiques pour en cacher les défauts et d’autres correcteurs de tous ces médicaments réunis. Le cerveau de l’homme n’est pas un légume
Avant de vouloir diriger l’homme, l’Europe et le Monde, pour que l’histoire ne se répète pas, il faut une éthique morale en France et une recherche sur l’entité humaine, ça m’éviterait de crier à l’Europe des soins humains stop
Le Droit de l’Homme où est-il dans l’Europe et dans le Monde ?

Qu’est-ce qu’une Démocratie libérale socialiste française

Il y a des hommes étrangers qui font confiance en cette démocratie où est-elle ?

Message envoyé à l’UNESCO, à l’ONU, à l’Europe, aux députés, aux Sénateur, au droit de l’homme et aux généralistes

Si les généralistes nous soignaient pour toutes les pathologies, serait-ce gérable ?
Avec leurs molécules à eux et celles des spécialistes ça donne quoi sur l’ensemble du corps ?

L’enseignement psychiatrique par des professeurs neurologues, veut-on faire avoir des crises d’épilepsie à l’Europe ?

Vous passez du 38 au 44 ce n’est pas grave vous ferez appel à SOS médecin pour votre colonne vertébrale coincée, ou passerez chez un diététicien. Vous vous rhabillerez. Perte pondérale six mois à huit mois après l’arrêt du traitement.

Vous chutez dans la rue, ce n’est pas grave, risque de fracture, c’est que vous êtes fatiguée…ah ?

Avec les DMS 5 tout est gratuit, combien de molécules un corps humain peut accepter sans danger ?

Et puis après…ce sera les DMS mondiales … ?

Il n’y a pas d’histoire des sciences sans l’Etique humaine et l’histoire de l’homme actuel

Et ça ne dérange personne que ces soins psychiques mortels et physiques soient promulgués en Chine, au Japon, en Afrique, dans les pays musulmans ?

Pourquoi aucune statistique n’a jamais été faite en France depuis quarante ans, c’est ce qui aurait montré le problème Non ?
Les psychiatres-psychanalystes à la Pitié Salpêtrière, France, montrent a plus b que nous sommes tous psychotiques, avec un noyau qui n’existe pas, dans dix ans ça va donner quoi que nos enfants sont tous paranoïaques et schizophrènes pour justifier la pharmacopée ?
Quand les psychiatres français me disent d’exercer sans rien dire, je refuse, on ne fait pas passer à l’acte les hommes en leur faisant voir la folie, ça c’est de la prévention, j’ai toujours tiré les hommes vers la vie et non vers la mort
La Belgique, la Norvège, la Suède, le Danemark, la Suisse…sont plus respectueux des droits de l’homme c’est vers eux que j’oriente mes recherches.
Ce n’est pas au patient de se méfier des dérives sectaires des psychiatres et psychothérapeute, dans les établissements de soins français et dans les hôpitaux, (circulaire pour les patients à Paris 13) le patient n’en a pas la compétence, il voit un établissement d’Etat, on lui demande d’avoir confiance et après ? De plus les médecins la pratiquent et prevention.secte@orange.fr me dit que ce n’est pas une secte. Le gouvernement ne prend ainsi aucune responsablité.
Le coma ou la boucherie il ne la verra qu’à la fin du travail. Si je vais à l’hôpital je ne méfie pas si les outils sont stériles ou les médicaments appropriés !
Que certains meurent apparemment en France tout le monde s’en fou
Quand des sectes tuent en grand on en parle à la télé, quand elles tuent un à un, avec le silence de la science, personne ne dit rien
Quand des médecins psychiatres me disent d’exercer sans rien dire je réponds : celui qui sait se tait et ne dit rien est un criminel, l’escroquerie dont parlait le psychiatre Lacan plus les DMS ça fait beaucoup pour la santé humaine de tous !
Et on exporte tout ce bordel à l’Etranger en se faisant tout à fait bienpensant et aidant
Quand on veut enseigner la Shoa à l’Etranger et que l’on tue certains en toute impunité où est la morale ?

Hapifiou | 10 novembre 2015 à 16 h 51 min

Je ne suis pas d’accord avec votre article. Je suis surdouée adulte en souffrance pour de nombreuses raisons notamment celle de ne pas avoir été détectée enfant et je me retrouve a l’aube de mes 50 ans avec une construction psychique « bancale » non d’un point de vue théorique mais plutôt ressenti. J’ai passé des années à osciller entre la psychologie, la psychothérapie, les médicaments contre la dépression, les régulateurs d’humeur car on a fini par »identifier » une bipolarité avec 4 ans de traitement lourd avant de réaliser, grâce à un psychanalyste et aux test qu’en fait je suis surdouée. La psychanalyse n’est une réponse en rien, c’est une méthode de décorticage, un moyen de revenir à sa propre source afin d’en connaître et d’en comprendre la structure. Je souffre toujours et je pense que je souffrirai toujours mais aujourd’hui je ne prends plus de médicaments, j’avance à petit pas dans la connaissance de ma personne et de ma personnalité en intégrant les paramètres propres à la surdouance. La psychanalyse ne m’apporte pas de réponse mais m’aide à trouver mes propres réponses ou du moins à me poser les bonnes questions, c’est à dire celles qui correspondent à mon besoin et c’est en cela que je crois en son présent et en son avenir.

Nadine Kirchgessner | 23 novembre 2015 à 14 h 00 min

Bonjour Hapifiou
Vous êtes tombée sur quelqu’un qui a su détecter votre haut potentiel , mais c’est peu courant. De très nombreuses personnes à haut potentiel ont souffert et souffrent de la psychanalyse.

Anna | 16 décembre 2015 à 8 h 56 min

Ma mère, âgée à ce jour de 80 ans, grand-mère très haut potentiel, orpheline de père à l’âge de 3 ans, s’en est sortie grâce à la psychanalyse, alors que le suicide (et non pas la »TS-appel au secours ») lui était devenue la solution évidente.
Ma fille est haut potentiel, nous vivons outremer et la psychologue en charge des HP ici, rencontrée il y a peu, ne nous a vraiment, mais alors vraiment rien apporté, toute « scientifique » soit-elle. En sortant, ma fille m’a demandé pourquoi cette personne lui avait « fait la morale » et m’a dit que cet entretien ne lui avait rien apporté. Sans oublier d’ajouter « elle avait une aura jaune-marron bizarre » ….. merci Sainte Synesthésie! Les conseils ont étés les suivants: 1)aller voir une pédo-psychiatre inconnue qui doit arriver dans les prochains mois;
2) aller voir une esthéticienne « qui est une jolie personne » et qui fait de la sophrologie
3) aller voir un psychologue qui se prend pour un psychanalyste (a-t’il fait lui-même une analyse, elle n’en sait rien) et qui passe son temps à dire mmmmm voire oui? Un psychanalyste ça n’est pas ce genre de bouffon, tout le monde sait dire mmmmmmmmmmmmm ou oui.
Consulter un psychanalyste (un vrai) ne se fait pas en choisissant un nom dans l’annuaire! Un « vrai » psychanalyste a des références, a fait lui même une analyse (une vraie!). La psychanalyse est une aventure personnelle; c’est comme un compagnonnage… ça,ça NE PEUT PAS être enseigné sur les bancs de la faculté (quelle mascarade!). La profession n’est pas réglementée … et peut-être pas réglementable. Du coup, avant d’aller consulter, il est prudent de BIEN se renseigner. Vous avez probablement consulté un « psychanalyste » qui sortait de cette escroquerie.
Je consulte votre site avec beaucoup d’intérêt car je suis en recherche d’une aide pour ma fille qui éprouve actuellement quelques difficultés. Alors, un énorme s’il vous plait, vous qui avez de grandes connaissances sur les personnes à haut potentiel, ne dîtes pas n’importe quoi sur ce que vous croyez connaître et ne connaissez, en fait, pas du tout.Si je faisais comme vous, j’écrirais un blog sur la nullité des psychologues! Je sais tout simplement que ma fille et moi avons rencontré une personne incompétente, toute psychologue, c’est sûr « très scientifique » qu’elle soit! Mais je n’ai aucun doute quant à l’idée de rencontrer
un/une vraie professionnelle compétente. Je ne lâcherai pas le morceau (comme vous l’avez fait envers la psychanalyse)

Nadine Kirchgessner | 17 décembre 2015 à 11 h 50 min

Bonjour Anna,
vous prenez un cas isolé, votre cas, qui a trouvé une solution avec la psychanalyse, mais malheureusement on ne peut généraliser. Je reçois beaucoup de témoignages très dramatiques. Pour votre fille apparemment vous êtes aussi « mal tombée », avec une psychologue, vous ne pouvez généraliser également. La question que vous soulevez est intéressante et en soulève une autre : « c’est quoi un vrai psychanalyste ? » quelqu’un qui a fait une analyse ? Allons allons un peu de sérieux…détrompez-vous, la psychanalyse (du moins la théorie fumeuse et obsolète ) est encore enseignée dans certaines universités…vous remarquerez également que je n’ai aucunement parlé de mon expérience personnelle dans cet article, alors ne projetez pas sur moi votre méconnaissance des méfaits de la psychanalyse…
Pour parfaire votre connaissance de la psychanalyse :
http://planetesurdoues.fr/index.php/2014/08/05/inne-psys/
http://planetesurdoues.fr/index.php/2014/06/25/la-psychanalyse-devoilee-documentaire-de-sophie-robert/
http://planetesurdoues.fr/index.php/2015/10/14/depasser-la-psychanalyse/
http://planetesurdoues.fr/index.php/2015/10/09/la-psychanalyse-analysee/
dragonbleutv : http://www.dragonbleutv.com/documentaires

sainkho | 25 avril 2016 à 23 h 18 min

Je pense exactement comme vous. Par chance ou instinct j’ai su éviter les psychanalystes vers qui je me suis très brièvement tourné à 25 ans. J’ai finalement trouvé les thérapies adaptées à quasi 30 ans : hypnothérapie ericksonnienne et mieux encore l’approche de l’hypnose humaniste : pour éviter de rester dissociée quand on l’est déjà par des traumatismes et aussi par tendance « cerveau droit » chez les zèbres. Notre côté « perché » gagne à travailler l’ancrage au quotidien. J’aurais aimé ne pas avoir mis 10 ans à trouver le bon accompagnement, et je ne dis pas merci à la psychanalyse qui a gangrèné le monde psy en France. Il est grand temps d’en sortir

ecureuil | 1 mai 2016 à 21 h 48 min

Bonjour Nadine ,
Quelle joie de lire sur votre site et ici vos observations « frappées »au coin d’un bon sens, que je partage pleinement. Pour ma part, adulte de 51ans ayant erré de nombreuses années avant de trouver il y a quelques mois avec le passage du test une explication enfin parfaitement cohérente à l’ensemble des symptômes de souffrance psychique que j’ai rencontré, je suis assez d’accord même si je ne l’ai pas testée,avec votre point de vue que la psychanalyse risque d’être peu efficace tant que le dialogue interne et la gestion des émotions n’ont pas retrouvé ou trouvé la façon d’atteindre l’apaisement; mes formations en Pnl et thérapies avec des psychologues d’orientation humaniste Mélanie Klein ou Alice Miller ont par contre, elles, été particulièrement soutenantes;la généalogie,la compréhension de la structure familiale que je découvre elle aussi « touchée » par la douance et plus spécifiquement Asperger ajoutent encore à la compréhension et donc à l’apaisement; voilà mon témoignage et merci pour ce que vous dites sur l’accompagnement des enfants qui vient me conforter dans ce que j’ai mis en « place » pour mon fils qui est un adolescent surdoué et heureux d’être intelligent!!

Nadine Kirchgessner | 7 mai 2016 à 23 h 17 min

Merci écureuil ! C’est un très beau compliment que vous me faites : le bon sens ! Vous citez Alice Miller, j’apprécie beaucoup ses livres. Elle a su prendre ses distances avec la psychanalyse pour se tourner vers la psychologie.

isabelle | 30 mai 2016 à 10 h 39 min

C’est honteux de casser un courant psy de cette manière!
Il faut laisser le choix aux patients du courant qui leur convient, tout simplement!!
La psychanalyse, la systémique, les théories cognitivo-comportementales, la neuropsy… sont autant d’approches COMPLEMENTAIRES qui ont chacune qqch à apporter aux patients!!
Votre article me met hors de moi et nie la liberté des patients en souffrance à trouver leur solution!
Il y a bien une chose qui est à garder en tête: le psy ne sait pas ce qui est bon pour ses patients. Si vous oubliez ce principe de base, vous n’êtes plus professionnels…
A bon entendeur…

Garreau | 8 octobre 2017 à 9 h 07 min

Merci…. peut-être qu’un travail psychanalytique digne de ce nom permettrait à certaines personnes d’avoir une position éthique sur ces questions, entre autres.

Nadine Kirchgessner | 1 juin 2016 à 11 h 18 min

@Isabelle Vous n’avez sans doute pas lu les articles :
http://planetesurdoues.fr/index.php/2014/06/30/les-surdoues-et-la-psychanalyse/

http://planetesurdoues.fr/index.php/2014/08/05/inne-psys/

http://planetesurdoues.fr/index.php/2015/10/09/la-psychanalyse-analysee/

http://planetesurdoues.fr/index.php/2014/06/25/la-psychanalyse-devoilee-documentaire-de-sophie-robert/

Vous pouvez aussi de visionner les vidéos de Sophie Robert.

http://www.dragonbleutv.com/

La psychanalyse n’a aucun besoin de moi pour se décrédibiliser, elle le fait très bien toute seule. Vous soulevez un point épineux qui est la liberté du patient…Mais le patient ne sait pas à quoi il s’attend quand il va chez un psy, il ne connaît pas en général sa formation. Si la formation est psychanalytique, s’il est surdoué, il ne sait pas que ce psy pense : le haut potentiel est un «surinvestissement de la pensée». Pour peu qu’il soit très déprimé, sa liberté se réduit comme peau de chagrin.
C’est pour cela que j’ai écrit ces articles. Vous remarquez qu’ils sont peu controversés, et s’ils le sont, la compréhension du scandale de la psychanalyse face à l’autisme suffit à faire comprendre le problème. Pour le haut potentiel le problème se pose aussi, en moins dramatique, mais cela n’est pas sûr.

Mes articles ne sont pas contre la psychologie, (le fait de parler à un professionnel de ses problèmes en confiance et connaissance de cause) mais ils interrogent la théorie psychanalytique.

stop psykk | 1 juin 2016 à 20 h 45 min

Je constate que ce sont toujours les mêmes qui laissent des commentaires qui n’en finissent plus. Dire que l’on m’a reproché ma « logorrhée »au cours d’une enquête sociale, je me demande quel serait le verdict de cette personne avide de psychanalyse de comptoir qui m’a reproché (entre autres) d’être « volubile » au vu de ces commentaires. Bref, dire tout et son contraire, le paradoxe permanent, une spécialité de psychanalystes qui vont même jusqu’à écrire des titres racoleurs dans leur blog ou site attirant le chaland zététicien persuadé qu’il va trouver enfin une critique objective dans cette hégémonique théorie. Que nenni, c’est pour mieux vous berner…Enfin, pas tous et j’espère ne pas être de ceux-là.
Merci pour cet article et comme vous dites Nadine, nul besoin de ridiculiser la psykk, ils le font très bien eux-mêmes. Et je ne peux m’empêcher de mettre le lien intégré dans mon blog hier où par le plus curieux des hasards, je vois que ce sont souvent les mêmes intervenants qui commentent allègrement.http://patriciamillequant.unblog.fr/2007/05/26/salma-hayek-aide-les-femmes-victimes-de-violence-conjugale/

Brondel Caroline | 2 juin 2016 à 14 h 40 min

Attention!
Faisant une recherche sur cette fameuse Douance dont une copine instit me parle, je tombe sur votre article.
Il n’y a pas une seule orientation de la psychanalyse!
Vous faites mention des post-freudiens qui ont leur vision et leur interprétation du texte de Freud.
Et ce n’est pas parce qu’un enfant s’ennuie qu’il est surdoué, il a besoin d’une prise en charge singulière; c’est ce qu’amène la pédagogie différenciée au niveau de l’école mais qui n’est pas toujours comprise par les enseignants.

Nadine Kirchgessner | 3 juin 2016 à 8 h 48 min

Bonjour Caroline, cette fameuse douance, c’est-à-dire ? J’espère que vous avez trouvé la définition que vous cherchiez, dans la page Définition , issue de mes études récentes de psychologie cognitive et de développement. Comme vous avez pu le constater, il existe quelques courants négatifs qui ne définissent pas scientifiquement le haut potentiel. Si un enfant s’ennuie, il n’est pas forcément surdoué. Bien sûr, c’est pourquoi il existe des tests et des professionnels compétents.
Pour la psychanalyse, vous dîtes qu’il n’y a pas qu’une orientation, quelqu’un a dit ça ? Et donc ? Selon moi, il n’y en a pas une pour rattraper l’autre. Alice Miller l’avait compris depuis longtemps, et elle était psychanalyste.

Vous n’avez peut-être pas lu les articles :
http://planetesurdoues.fr/index.php/definition/

http://planetesurdoues.fr/index.php/2014/06/30/les-surdoues-et-la-psychanalyse/
http://planetesurdoues.fr/index.php/2014/08/05/inne-psys/
http://planetesurdoues.fr/index.php/2015/10/09/la-psychanalyse-analysee/
http://planetesurdoues.fr/index.php/2014/06/25/la-psychanalyse-devoilee-documentaire-de-sophie-robert/

Vous pouvez aussi de visionner les vidéos de Sophie Robert.
http://www.dragonbleutv.com/

La psychanalyse n’a aucun besoin de moi pour se décrédibiliser, elle le fait très bien toute seule

Nadine Kirchgessner | 7 juin 2016 à 11 h 10 min

Merci stoppsykk pour votre commentaire. Sur la psychanalyse, je suis d’accord avec vous. Mais pas sur le fait que ce sont toujours les mêmes intervenants ! il y en a plus de 60 !
Visionnez cette video critique. On oscille entre l’hilarité et l’angoisse. Cela montre bien le pouvoir de la suggestion et pose bien le problème de la psychanalyse.
lapsus https://www.youtube.com/watch?v=QSJjXRHgXjM

lisez aussi mes autres articles sur le sujet
http://planetesurdoues.fr/index.php/2014/06/30/les-surdoues-et-la-psychanalyse/

http://planetesurdoues.fr/index.php/2014/08/05/inne-psys/

Hervé Njoya | 25 juin 2016 à 19 h 55 min

Je suis un adulte surdoué de 46 ans. J’ai découvert mon don en classe de seconde grâce à la mathématique et j’ai 4 fils tous à haut potentiel. Depuis 20 ans, je suis passionné par le fonctionnement du cerveau. J’ai tellement envie d.ouvrir une école ou une institution pour les personnes à haut potentiel (enfants, hommes, femmes). J’ai remarqué que dans mon environnement ici au Cameroun,j’ai décelé un très grand nombre d’enfants jusqu’à l’adolescence à très haut potentiel.

Nadine Kirchgessner | 7 juillet 2016 à 23 h 40 min

Bonjour, je ne crois pas qu’il faille parquer les personnes à haut potentiel dans des écoles. Il vaut mieux les intégrer dans le monde. Les placer ensemble est périlleux apparemment. J’ai l’expérience de cela lors d’un stage, et franchement , c’était une expérience très négative.

http://planetesurdoues.fr/index.php/2014/10/14/des-ecoles-differentes-oui-mais/

Vous pouvez lire cet article sur l’école Corbilo

http://www.lechodelapresquile.fr/2016/06/15/ecole-corbilo-fermee-sans-preavis/

Nadine Kirchgessner | 20 octobre 2017 à 20 h 10 min

Un travail psychologique vous voulez dire sûrement, Garreau. Car la démonstration est faite que la psychanalyse est obsolète.Comme Alice Miller, qui a su prendre ses distances avec la psychanalyse pour se tourner vers la psychologie.
les commentaires ne se placent pas selon les dates, je ne sais pas pourquoi 🙁

SLEV | 24 décembre 2017 à 17 h 11 min

la douance est tabou en france car peut-être que peu de gens sont intelligents et qu’il y a une jalousie ?…

annika nilsson | 15 janvier 2018 à 13 h 44 min

Bonjour,
votre article me fait pitié. La psychanalyse est la seule thérapie travaillant sur l’inconscient. Faites donc une analyse lacanienne vous même et vous verrez que vous vous trompez avant montrer votre bêtise en étant négative!

cordialement
AN

Nadine Kirchgessner | 20 janvier 2018 à 23 h 04 min

Avant de répondre, je signale que des commentaires avaient disparu de certains articles. C’est dû à une erreur de paramètre sur le wordpress. L’erreur est corrigée !

@ annika Vous écrivez que « La psychanalyse est la seule thérapie travaillant sur l’inconscient » …vous semblez ignorer le travail des psychologues cliniciens. Nul besoin de théories erronées et désuètes pour travailler sur son inconscient et/ou sur les traumatismes. Alice Miller a d’ailleurs compris son erreur, elle.

Vous supposez de façons stéréotypée et erronée que je n’aurais jamais côtoyé des psychanalystes, sans information aucune.
Je raconte un épisode sur le blog de Franck Ramus qui a dû échapper à votre sagacité « lacanienne ».
http://www.scilogs.fr/ramus-meninges/enfants-differents-temoignages/

Vous n’êtes pas la seule à écrire cela, comme isabelle ou Garreau, dès que l’on ose critiquer la psychanalyse, on est sommé de « faire une psychanalyse ». Comme si on ne pouvait réfléchir sur le sujet QUE si on n’avait pas été psychanalysé. C’est une réflexion un peu étrange. Comme si un ophtalmo devait être aveugle pour comprendre le mécanisme de la cécité.

Pour parfaire votre connaissance de mes articles sur la psychanalyse :

http://planetesurdoues.fr/index.php/2014/08/05/inne-psys/
http://planetesurdoues.fr/index.php/2014/06/25/la-psychanalyse-devoilee-documentaire-de-sophie-robert/
http://planetesurdoues.fr/index.php/2015/10/14/depasser-la-psychanalyse/
http://planetesurdoues.fr/index.php/2015/10/09/la-psychanalyse-analysee/
dragonbleutv : http://www.dragonbleutv.com/documentaires

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