Planète surdoués | Un espace d'information et de recherche sur la douance

Sep/11

20

témoignage

Voici le témoignage d’une femme de 44 ans. Elle a écrit la totalité du texte, elle nous livre ce qu’elle a vécu et ressenti de son enfance. Ce qui est dit est d’une grande force et nous montre à quel point ne pas comprendre ce qu’est la douance peut avoir des conséquences pour la vie entière. Je préviens le lecteur que certains passages sont éprouvants. C’est assez long  mais quand vous aurez démarré la lecture, vous le lirez jusqu’au bout, happés par la justesse des mots.

Bleuenn, son histoire  

 Bon, je vais vous raconter l’histoire d’un lièvre qui se casse volontairement les pattes en croyant faire plaisir aux tortues. Car c’est malheureusement l’histoire de ma petite vie.

C’est d’ailleurs ainsi, un lièvre face aux tortues, que me décrivait mon père, incapable de prononcer le mot surdoué qui lui écorchait la bouche. Ce témoignage est décousu, je n’ai pas la force de le synthétiser: il est le fruit de divers mails avec Nadine qui tient ce site avec beaucoup de cœur. Il va un peu dans tous les sens, mais je n’ai pas la force de le travailler. Nadine souhaite garder la sincérité du premier jet. De mon côté, j’aurais aimé faire quelque chose de plus synthétique mais la souffrance du retour sur une vie gâchée m’en rend pour l’instant incapable. Alors, vous qui vous intéressez au sujet, vous aurez droit à des anecdotes décousues mais vraies et sincères et j’espère que malgré ce désordre vous pourrez en tirer quelque chose, sait-on jamais, à quelque chose gâchis est bon ?

Bof. En tous cas voici:

Je vais essayer de faire un petit résumé, je n’arrive pas à m’en sortir et je crois bien qu’il est trop tard pour moi mais je voudrais vraiment que l’Education Nationale et la société reconnaissent toutes les différences. Mon histoire est intéressante car mon père était un parfait serviteur de l’Education Nationale et il m’a sacrifiée au nom de son idéologie. J’ai 44 ans et  j’ai cessé d’être moi-même à l’âge de 11 ans. Je continue malgré tout de vivre mais je traîne ma croix tous les jours et je ferais beaucoup pour que cela n’arrive pas à d’autres. Comment faire comprendre que ce n’est pas de l’orgueil blessé mais un traumatisme identitaire puissant, celui de l’automutilation? Comment donner des faits précis (j’en passe pourtant plein) sans avoir l’air de se vanter, certains faits que je cite pourront passer pour un manque de modestie? Donc faire plus de mal que de bien à un problème qui a du mal à susciter de l’intérêt?

 

La suite se trouve dans la page étude 

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